Canton de Cernay

Cernay

11 400 hab. (Cernéens), 1 804 ha dont 405 de bois, chef-lieu de canton du Haut-Rhin dans l'arrondissement de Thann, 6 km à l'est de Thann (16 km au NO de Mulhouse), au bord de la Thur et à la limite du Parc des Ballons et du Bassin Potassique. La ville avait 4 300 hab. en 1876, 5 200 en 1911, 6 600 en 1954, 9 300 en 1975 et poursuit sa croissance (+600 hab. 1999-2007). Le maire est Michel Sordi, UMP, également député.

Cernay a trois zones d’activités, un hypermarché Leclerc (250 sal.). Le nouveau centre logistique Alsabail doit employer 75 personnes; transports Alloin (65 sal.) et Sifferlen (30 sal.). Desservie par la voie ferrée et le carrefour autoroutier des N 83 et N 66, elle est surtout une petite ville industrielle, dont le sort est lié à celui de Mulhouse. Elle a travaillé le textile, puis la chimie et la mécanique, et conserve d'assez nombeux emplois productifs, bien qu'elle ait perdu récemment les fabriques de caravanes Hymer (allemand, 240 sal.) et d'équipements d'automobiles Dalphimétal (220 sal., ex-Faurecia passé à un groupe espagnol), et que le projet de Continental Biscuits engagé en 2006 ne se soit pas réalisé.

Les principales entreprises sont la chimie agricole Du Pont de Nemours (370 sal.); les équipements industriels Emerson (vannes, 360 sal., groupe états-unien); les appareils de mesure Flowtec du groupe suisse Endress-Hauser (débitmètres, 240 sal.); les chaudières Stein du groupe Alstom (220 sal.); les blanchets en caoutchouc du groupe suédois Trelleborg (Rolin, 210 sal., réduits à 110 en 2010); les engins de levage Sogecofa (160 sal.); les cylindres pour papeterie Metso (Finlande, 120 sal.); impression sur films plastiques et thermoadhésifs Protechnic (110 sal.), teinture et blanchiment (TBC, au groupe Siat d’Altkirch, 75 sal.), corderie et isolants Landolt (Suisse, 45 sal.); carrosserie des Bennes Vincent (65 sal.), mécanique Odilis (100 sal.), Techlam (65 sal., groupe Hutchinson) et Angenstein (30 sal.), menuiserie métallique Fib Gensbittel (35 sal.), appareils de contrôle Kubler (25 sal.); cartonnages Sonoco-IPD (65 sal.), colorants Bima 83 (45 sal.), plastiques Stockmeier Uréthanes (30 sal.); installations d'eau et gaz Hug (50 sal.).

La ville, que les Allemands nommaient Sennheim, a beaucoup souffert des guerres; elle a cependant quelques restes romains et médiévaux, dont la porte de Thann qui abrite un musée historique évoquant notamment les batailles du proche Vieil Armand. L'Institut Saint-André (Association Adèle de Glaubitz des Sœurs de la Croix), dans la plaine au sud-ouest, créé en 1891 sur les terrains de l'ancienne ferme de l'Ochsenfeld et devenu un camp d'entraînment des troupes allemandes en 1940-1945, rassemble plusieurs unités de soins pour handicapés dont un institut médico-pédagogique, une entreprise adaptée (Esat, 270 personnes) et une maison de retraite; la ville a un centre hospitalier public (22 lits), un collège public, un lycée polyvalent du bâtiment.

Le plan du centre, en damier carré, date du 13e s.; mais la ville a été presque entièrement détruite au cours des deux dernières guerres. Aux environs se trouvaient les mines d'argent de la Silberthal à Steinbach, actives aux 15e-16e s.; une aire de loisirs y a été aménagée. La ville a créé aussi dès 1978 un parc pour le renouveau des migrations de cigognes.Le territoire communal est étendu au sud de la Thur alors que le centre-ville est au nord; du pont se déploie vers le sud un éventail de routes, traversé en arc par la voie ferrée. La N 83 à quatre voies contourne la ville par l'est et, au sud, croise la N 66 à quatre voies par un échangeur en trèfle presque parfait. Les sites industriels se dispersent dans la plaine, qui abonde en étangs de gravières; toute la partie sud-est est boisée dans le Graffenwald, où deux des étangs servent de plan d'eau pour les loisirs.

Cernay forme une conurbation avec les communes de Steinbach, Uffholtz et Wattwiller, toutes trois dans le Parc des Ballons; la communauté de communes de Cernay et environs (14 700 hab.) se limite à ces 4 communes. Le canton de Cernay a 33 600 hab. (33 500 en 1999) pour 11 communes et 13 135 ha (dont 4 445 de bois); il s'étire du nord (Vieil Armand) au sud (au-delà de la Doller). À l'est, le canton englobe le centre du Bassin de Potasse (Staffelfelden et Wittelsheim); au sud, où passe l'A 36, se trouvent les deux Burnhaupt.


Aspach-le-Bas

1 300 hab., 801 ha, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, 7 km SSO de la ville sur la N 83, qui contourne à présent le village; au sud sont des bois et l'étang de barrage de Michelbach avec sports nautiques, étangs de grévières au nord à la limite de Cernay, site biologique du Klingsee, station agronomique avec laboratoire d’expertises agricoles et analyses de sols Sadef (35 sal.). La population, abaissée à 500 hab. vers 1950 et 1960, augmente nettement depuis 1970.


Bernwiller

640 hab., 760 ha, commune du Haut-Rhin à la pointe méridionale du canton de Cernay, 15 km au sud du chef-lieu au bord du Spechbach, petit affluent de gauche de la Largue; la population était tombée à 350 hab. en 1936 et augmente depuis; ferme pédagogique, centre aéré. Des bois ferment la partie septentrionale du finage.


Burnhaupt-le-Bas

1 500 hab., 1 177 ha dont 271 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, 12 km au sud de la ville, 16 km OSO du centre de Mulhouse; négoce alimentaire Walch (25 sal.), quelques ateliers; transports TFE (70 sal.). La population croît depuis les 750 hab. des années 1950 et a encore gagné près de 300 habitants entre 1999 et 2007. Le nom Burnhaupt évoque une tête de source. Vers l'ouest, le ban communal atteint la vallée du Soultzbach près de Diefmatten et englobe la forêt du Buchwald, que traverse en tranchée l'autoroute A 36 (la Comtoise). Celle-ci y comporte une aire de service avec Autogrill (30 sal.). Elle offre en outre au nord-est du village un échangeur avec la N 466 et la D 26; un garnd étang et la ferme de la Hardt sont à la pointe nord-est de la commune.


Burnhaupt-le-Haut

1 600 hab., 1 249 ha dont 500 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, 12 km au SE de Thann et 16 km OSO de Mulhouse sur la route de Belfort. Proche d’un carrefour d’autoroutes, elle forme avec sa voisine Burnhaupt-le-Bas un ensemble de 2 700 hab. au bord de la Doller. Un ensemble forestier occupe la partie occidentale du finage. La population est en croissance (900 hab. en 1962), mais modérée (+ 150 hab. entre 1999 et 2007).

La commune est équipée de la forte zone industrielle du Pont d’Aspach, qui a reçu de nombreuses entreprises de tôlerie, mécanique, électronique et plastique, travaillant notamment pour l’automobile: circuits imprimés Gimflex (90 sal.), mousse polyétylène (Cellutec, 80 sal.), Taracell (25 sal.). Faurecia Bloc Avant (110 sal., groupe PSA) a repris pour ses fabrications de parechocs l'usine Cadence Innovation; celle-ci avait elle-même succédé à la fabrique Peguform de pièces plastiques, abandonnée par le groupe états-unien Venture et qui avait employé 300 salariés.

S’y trouvent aussi la verrerie moderne Glas Trosch (groupe suisse, verre plat, 110 et 30 sal.), les fabriques de matériel de levage Kaltenbach (45 sal.), moules et modèles Danly (35 sal.), meubles de bureau Techalu (Techorma, 30 sal.), lmachines-outiils Manurhin KMX (25 sal.); installations électriques Sdel (55 sal.) et CET (40 sal.), maçonnerie Bleyer (45 sal.); gare, supermarché U (90 sal.), négoce de matériel éectrique Helukabel (35 sal.), aire de service autoroutière (Autogrill, 30 sal.), transports TFE (70 sal.) et Wolfersperger (25 sal.).


Schweighouse-Thann

730 hab., 1 078 ha dont 264 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, 8 km au sud de la ville, séparée d'Aspach-le-Bas par la voie rapide (N 83); son territoire est boisé au sud sur la colline au-dessus du cours de la Doller, qui traverse à l'est le finage; celui-ci atteint au sud-est l'A 36.


Staffelfelden

3 600 hab. (Staffelfeldois), 742 ha dont 238 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, au NE, et à 17 km au NO de Mulhouse. C'était l'un des centres organisateurs du Bassin Potassique, sur la Thur, composé d'un ancien village et de la grande cité ouvrière Rossallmend, près de la mine Marie-Louise, fermée en 1998; gare. On y a exploité aussi du pétrole entre 1951 et 1963, mais le gisement n'a donné au total que 55 000 t de brut. Ce n'était qu'une petite commune encore en 1911 (250 hab.), mais elle est passée à plus de 2 000 hab. en 1931 et sa population est à peu près stable depuis 1975. L'ancien noyau villageois est sur la rive gauche de l'Ill au passage de la D 19, mais il a a été submergé par les cités, surtout à l'est; et encore plus à l'est, au-delà de la voie ferrée, la cité Rosallmend est trois fois plus étendue que l'urbanisation proche du village. La mine a laissé d'énormes déblais au nord; l'autoroute A 35 frôle à l'est la limite communale.


Steinbach

1 300 hab., 609 ha dont 318 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, 2 km au NO de la ville; son ban, inclus dans le Parc régional, est peuplé au sud-est par les extensions de l'agglomération de Cernay, ainsi que tout le long de la D 35 au pied du relief à sa limite sud, où est le hameau d'Enchenberg. Vers le nord-ouest, il monte dans les Vosges jusqu’au Becherkopf (822 m). La population a augmenté entre 1954 (790 hab.) et 1999.


Uffholtz

1 600 hab., 1 191 ha dont 597 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, juste au nord du chef-lieu et en continuité avec son habitat. Elle est incluse dans le Parc régional des Ballons et cultive quelques vignes (18 ha). Un abri-mémoire des combats de la Grande Guerre est installé au départ de la route des Crêtes, dans un ancien hôpital de campagne. La population, assez stable depuis longtemps, a gagné près de 200 hab. entre 1999 et 2007. Le finage dépasse nettement à l'est le tracé de la voie rapide N 83, englobant ainsi une zone d'activités de l'est de Cernay; agrochimie Du Pont de Nemours (40 sal.); l'atelier de plasturgie Airepur a quitté Uffholtz pour Soultz. Un collège public et un cimetière national du nord de Cernay sont sur le territoire communal d'Uffholtz. Celui-ci, portant une forêt communale, monte au nord-ouest jusqu'au Molkenrain (1 125 m), au Camp Turenne (922 m) et au Becherkopf (922 m).


Wattwiller

1 800 hab., 1 361 ha dont 670 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, 3 km au nord de la ville. Elle est connue par sa source minérale sulfurée calcique, surtout depuis que celle-ci a été reprise en 1993 par le groupe Danone comme eau de table de haut de gamme (50 millions de litres par an); elle a été cédée en 2004 au groupe belge Spadel (également titulaire en France des eaux de Saint-Amand) et emploie 50 personnes. La Fondation F. Schneider, qui possède une forte part des actions et investit dans le mécénat artistique, crée à Wattwiller un centre d’art contemporain.

Le village, aux rues en damier, est sur le plan incliné du piémont au débouché d'un petit vallon et s'est étoffé de lotissements, surtout vers l'est (Saint-Sébastien). Le ban communal, inclus dans le Parc régional, dépasse au sud-est la voie rapide N 83. Au nord-ouest, il monte jusqu’au Vieil Armand (956 m) et au cimetière national du col du Silberloch (908 m) et atteint à l'ouest le Molkenrain (1 125 m). La maison familiale d'Hirtzenstein, centre de vacances sur le site d'un ancien château de l'abbaye de Murbach, est sur ses pentes derrière le rocher du Quartzite. La population augmente nettement depuis les 880 hab. de 1962.


Wittelsheim

10 800 hab., 2 363 ha dont 901 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Cernay, 15 km au NO de Mulhouse. C’est le centre et la ville principale du bassin potassique, avec le siège de la société et le carreau Joseph-Else, et encore 200 employés. La population n’atteignait que 1 500 hab. avant la guerre de 1914, puis a bondi à 2 800 en 1926, 7 100 en 1936; elle a atteint les 10 000 en 1968 et avait peu varié depuis mais a gagné 500 hab. de 1999 à 2007. La commune comprend plusieurs grandes cités ouvrières, et une mine-musée; deux gares; deux collèges publics, lycée polyvalent; un bowling (Cristal, 30 sal.); une petite «zone urbaine sensible» au nord de la ville (la Thur). Le maire est Denis Riesemann (UMP). La commune n'a pas intégré la communauté d'agglomération de Mulhouse.

L’incendie du dernier puits de potasse a accéléré la fermeture des mines, qui a pris effet au 31 décembre 2002. La société Stocamine avait enterré dans les anciennes galeries minières, à – 600 m, une grosse quantité de déchets ultimes mais a arrêté en 2005. La commune a accueilli plusieurs ateliers, en partie au titre de la reconversion: électronique Cerberus (groupe Siemens, 65 sal.), d’emballages de bois Batembal (45 sal.), d’emballages de carton Corrupad (45 sal.), de plastiques Isler et Walter (30 sal.); menuiserie métallique Herzog (25 sal.), mécanique SMES (25 sal.). Dans d'autres domaines: plâtrerie Stepec (35 sal.), travaux publics Ferrari (120 sal.) et Werny (40 sal.), réseaux pour fluides SMCE Reha (20 sal.); négoces de produits pharmaceutiques Schneider et Boisson (30 sal.), de matériel de nettoyage DME (20 sal.), publicité Elpev (30 sal.); transports Paul Laiss (70 sal.), Chronopost (40 sal.), TNT (40 sal.), Calberson (35 sal.); vente à domicile Maximo (40 sal.); Super-U (50 sal.); fourniture d'électricité RTE-EDF (35 sal.), traitement des eaux Sanest (25 sal.), collecte de déchets Sita (45 sal.).

Le village originel se voit encore au centre du finage, étiré sur la D 2 au croisement de la D 19, un peu au sud du cours de la Thur. Il a pour voisines au sud les cités ouvrières Langenzug, Grassegert et Amélie I. Celle-ci est proche du puits Amélie et d'énormes déblais miniers, assortis d'installations ferroviaires et de bâtiments industriels. La partie méridionale de la commune est boisée. Le puits Amélie II et la cité Amélie II sont juste au sud-est de la ville, proches du puits Max et d'un triage ferroviaire qui sont dans le ban de Richwiller.

Au sud-ouest sont les cités Joseph Else et Graffenwald, les puits Joseph et Else, un grand étang de gravière et un échangeur de la voie rapide N 66 qui suit la limite sud de la commune. Au nord-est du finage sont la gare et la cité de la Gare; la voie ferrée nord-sud laisse à l'est une fraction de finage boisée, qui contient au nord la frange méridionale de la grande cité-jardin de Rossalmend, dont la plus grande partie est à Staffelfelden. Au nord-ouest, le territoire communal déborde le cours de la Thur, autour du moulin de Wittelsheim. Une voie romaine traverse le nord-ouest du finage.