Canton de Saint-Amarin

Saint-Amarin

2 500 hab., 1 161 ha dont 720 de bois, chef-lieu de canton du Haut-Rhin dans l’arrondissement de Thann, 9 km au NO de Thann. C’est la bourgade principale de la vallée vosgienne de la Thur, sur la route du col de Bussang. Sa population a assez peu varié, mais augmente depuis le niveau de 2 000 hab. qu’elle avait conservé à peu près durant un siècle jusqu’en 1975.

La bourgade a un musée Serret de la tradition industrielle locale, un collège public et une gare, un supermarché Simply (30 sal.), ainsi qu’un petit ensemble industriel avec les papeteries Navarre (enveloppes GPV, 250 sal.) et la biscotterie Cansimag (80 sal.), que complètent les usines de Moosch et Malmerspach en aval, Husseren-Wesserling et Fellering en amont. Mais l'usine textile Velcorex (ex-DMC), passée de 230 à 130 sal., a été fermée en 2010, et d'autres ateliers ont fortement réduit leurs effectifs.

L'habitat occupe tout le fond de la vallée, et se complète juste en amont par les hameaux d'Eva et de la Cité Stockematt. Il monte également vers le nord dans le vallon de Fistelhaeuser, jusqu'au hameau d'Hintervogelbach. Ce grand vallon repousse au NNE les limites du ban communal jusqu'au sommet du Hundskopf (1 237 m) où passe une route des Crêtes., et au nord-est jusqu'au Storkenkopf (1 352 m). En revanche, le ban n'a qu'un petit triangle sur le versant droit de la Thur.

Le canton a 13 300 hab. (13 100 en 1999), 15 communes et 16 777 ha, dont 10 272 de bois. Limitrophe du département des Vosges et entièrement dans le Parc des Ballons, il correspond au haut bassin de la Thur jusqu'à Moosch en aval. Il communique avec le bassin de la Moselle par les trois cols de Bramont, Oderen et Bussang et sa limite orientale suit la route des Crêtes, qu'il dépasse un peu au Markstein. Si la basse vallée autour du chef-lieu est plutôt industrielle, la haute vallée présente un ensemble touristique réputé, dont des stations de sports d'hiver et le lac de Kruth-Wildenstein. Le canton correspond exactement à la communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin, qui siège au chef-lieu et correspond a la «station verte de vacances» de la Haute vallée de la Thur.


Fellering

1 750 hab. (Fellerinois), 2 129 ha dont 1 371 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 5 km au NO du chef-lieu dans la vallée de la Thur, à la bifurcation des routes de Gérardmer par le col de Bramont et de la vallée de la Moselle par le col de Bussang. Quelques ateliers sont au village, avec un entrepôt de tissus Boussac (30 sal.), un négoce de tissus P. Frey (20 sal.), mais la fabrique de chaussures Gallus (160 sal.) at disparu; gare. La population, très stable depuis 150 ans, a augmenté un peu après 1999.

Le village étale et disperse ses maisons dans la plaine de la Thur au confluent du Seebach. Il y ajoute une file de maisons dans le vallon du Seebach au quartier de Seehaeuser, plus des hameaux de structure lâche dans la petite vallée du Rammersbach qui débouche juste au nord-ouest: Schiffels, Langmatt et Rammersbach. Vers l'est, le finage monte sur le relief au-dessus des hameaux de Steilpacker, Ebenacker et Siebach; puis il étire une très longue queue le long de la crête vers le nord, montant par le hameau de Treh (1 159 m) au Trehkopf (1 266 m), puis au Jungfrauenkopf (1 268 m) et entourant les champs de ski du Markstein jusqu'au-delà du lac de la Lauch: un très curieux dessin issu des anciens parcours pastoraux. Les écoles de ski et le tremplin du Markstein sont ainsi dans la commune de Felleing.

Vers l'ouest, le territoire communal est encore plus étendu. Côté nord, il atteint presque le Grand Ventron, mord sur le lac de Kruth-Wildensteina, inclut le Petit Ventron (1 155 m) et la Tête du Chat Sauvage (1 153 m), ainsi que les hauteurs de Felsach (1 167 m), englobant toute la vaste forêt de Fellering sur le versant droit de la Thur et dominant la station de ski de Kruth-Fellering au-dessus de Frenz, qui offre 4 pistes de descente et 4 téléskis, et 10 km pour le ski nordique. Le col d’Oderen, à 875 m, relie la vallée de la Thur à celle de la Moselotte, entre Kruth et Cornimont. Un peu plus au sud, le finage atteint la Tête de Fellering (1 223 m) et le Drumont (1 200 m), doté d'une table d'orientation.


Geishouse

4900 hab. (Geishousois), 728 ha dont 410 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, au-dessus de la ville à 3 km NE, dans le Parc régional. Le village éparpille ses maisons sur un chaume d'altitude dont les pentes sont exposées au sud et dont les quartiers se nomment la Vue des Alpes, Huehe, Bramaly, Langmatt, sous les hauteurs du Haberkopf (872 m) et du Bessayfels (1 049 m). Le finage est tout entier en altitude, son accès depuis la vallée de la Thur étant occupé par Moosch. Au nord-est, il monte jusqu’au Storkenkopf (1 366 m) et au Grand Ballon (1 424 m). La population a repris depuis 1975 (350 hab.) mais elle atteignant 900 hab. dans les années 1860.


Goldbach-Altenbach

310 hab., 914 ha dont 401 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, à 700 m, née d’une fusion de 1972. Les deux anciennes communes avaient atteint ensemble le millier d’habitants en 1851; la commune a gagné 60 hab. entre 1999 et 2007. La maréchale Lefebvre (Catherine Hubscher, dite Madame Sans-Gêne, 1753-1835) est née à Altenbach mais s’était établie comme blanchisseuse à Paris où elle se maria en 1783. V. le site http://www.mairie-goldbach-altenbach.fr.

Goldbach est usur n versant domiant le large vallon du Mittelbachranz qui descend vers Willer-sur-Thur et a pour anneexe le hameau de Blanschen en amont, sur une route qui monte vers le col Amic (828 m) et la route des Crêtes; à l'angle NE, le Sudelkopf se hausse à 1 012 m mais la crête atteint 1 245 m au nord du village. Altenbach, plus à l'ouest, est dans une position différente, sur une croupe vers 750 m face au Grand Ballon, qui culmine au nord à 1 424 m; la route qui vient de Goldbach se termine dans un hameau en contrebas et un peu au-delà du village.


Husseren-Wesserling

1 040 hab., 509 ha dont 245 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 3 km en amont dans la vallée de la Thur. Elle propose un musée du textile et des costumes; mais l’usine textile Boussac, qui a occupé jusqu’à 450 personnes, et qui était devenue CDT, avec 230 employés, a fermé en mars 2003, ce qui a provoqué une émeute et l’incendie des stocks; il en reste un magasin d’usine (30 sal.). La commune s’étend peu sur le relief; elle dispose d’une gare. Un Festival des jardins se tient à l’emplacement d’une ancienne manufacture royale d’impression d’étoffes. Le nombre d’habitants, qui n’avait guère changé depuis plus de cent ans, a augmenté de 60 hab. entre 1999 et 2007.

Le finage est compliqué. Il comprend une partie de la plaine de la Thur rive gauche, avec le quartier de Wesserling et les usines. Juste au nord, il monte un peu sur le relief en direction du Dangelberg. Dans une dépression qui débouche sur la rive droite de la Thur, au milieu de laquelle se dresse la petite butte du Bannwehr, s'étirent les maisons de Winkel et Husseren. Côté ouest, le finage occupe la plus grande partie du massif boisé du Huselberg, qui culmine à 708 m et domine la vallée du Seebach. Vers l'est, il monte sur une autre crête et s'étend assez loin en direction du sud jusqu'au Grunerwaldkopf à plus de 800 m, le long d'un versant exposé à l'ouest et portant le bois d'Husseren.


Kruth

1 000 hab. (Kruthois), 2 206 ha dont 1 283 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin à 10 km du bourg au fond de la vallée de la Thur. Limitrophe du département des Vosges et incluse dans le parc régional des Ballons, elle comprend une partie de la réserve naturelle du massif du Ventron. Le Grand Ventron (1 204 m) la domine à l’ouest, la route des Crêtes à l’est, où la pointe nord-est du finage atteint le Schweisel (1271 m). Le lac de barrage de Kruth-Wildenstein est récent (1965) et c’est le plus étendu des Vosges alsaciennes (80 ha, 2 000 m de long); il sert de base de loisirs et s’orne des ruines du château de Wildenstein sur la butte isolée du Schlossberg, dans un paysage de forêts et de cascades; terminus ferroviaire au village, station de ski de Frenz-Fellering à mi-pente juste à l'ouest du village. La commune est bien moins peuplée qu'au 19e s., où elle a dépassé 1 600 hab. Le nom de la commune, qui fut Gereuth en 1342, désignait alors un essart.


Malmerspach

530 hab., 266 ha dont 183 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, presque face à celle-ci sur la rive droite de la Thur juste en aval, dans le Parc régional des Ballons. Elle fut un fief de la famille Schlumpf, industriels du textile, dont il reste une cité ouvrière et une villa patronale. Elle accueille une fabrique de fibre de verre Fibreglas (CS Interglas, allemand, passée de 130 à 50 sal.), une autre de linge de maison FNAPP (40 sal.). La commune, qui a perdu quelques habitants après 1999, n'a qu'un étroit tronçon de la vallée, plus qu'à moitié occupé par des installations industrielles. Le finage ne déborde pas sur le relief rive gauche, mais occupe un grand vallon de rive droite où il atteint le col des Dreimarkstein (756 m), dominé par un sommet à 868 m.


Mitzach

420 hab., 641 ha dont 374 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 2 km à l’ouest du bourg dans le vallon du Dorfbach, affluent de droite de la Thur. Son territoire est défini par le vallon et monte au sud jusqu’au Stiftkopf (1 055 m) dans la forêt communale de Mitzach. L'habitat suit le talweg jusqu'au hameau de Kunbach.


Mollau

430 hab. (Mollauviens), , 882 ha dont 600 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 6 km à l'ouest à 470 m. Le village est dans un vallon au sud d'Husseren. La commune, forestière, incluse dans le Parc régional, s'étend au sud jusqu'à la crête qui domine la vallée de la Doller (Rimbachkopf 1 195 m).


Moosch

1 900 hab., 1 525 ha dont 848 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 2 km en aval du chef-lieu dans la vallée de la Thur. L'habitat est surtout dans la plaine de rive gauche, mais s'insinue aussi le long de la rive droite (Brand), dans un vallon au nord et surtout dans le vallon du Waldrunz au sud-ouest, où est le hameau de la Fosse Aurore. Au nord, le finage n'est pas très étendu sur le relief; il l'est davantage au sud, où il va jusqu’au Rossberg (1 191 m) à travers la forêt communale de Moosch. Les hautes chaumes y ont plusieurs fermes-auberges, comme celles de Gsang et de Belacker. Moosch a quelques ateliers, et surtout la fabrique d’ouates et pansements Hydra (avec laboratoire) créée localement en 1939 et reprise en 2003 par le fonds Ixen (Natixis) qui l'a associée à Tetra Medical d'Annonay, mais qui est passée de 300 sal. à 140; travaux publics Royer (20 sal.). La population dépassait 2 000 hab. entre 1870 et 1936 et avait même atteint 2 500 en 1901; la population est à peu près stabilisée depuis 1975.


Oderen

1 300 hab. (Oderinois), 1 912 ha dont 1 089 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 7 km au NO du bourg dans la vallée de la Thur. Sur le versant nord-oriental, la commune possède une bonne part des installations de sports d’hiver du Markstein auprès du Trehkopf (1 266 m). Le ban communal s'étend fort loin vers le nord, jusqu'au Hundskopf (1 237 m), au col d'Hahnenbrunnen (1 186 m, ferme-auberge) et au Breitfirst (1 280 m) où il culmine. Les vallons qui débouchent du nord-est sur Oderen sont peuplés, dans les quartiers de Bel-Air et des Corbeaux surtout. Vers l'ouest, le ban est beaucoup plus limité, et s'arrête au Bergenbach (877 m) au-dessus du hameau de Raingott et des cascades et de la chapelle Saint-Nicolas. Le village a un hôpital privé, et dans la plaine en aval un centre-école de vol libre; plastiques Garhin (50 sal.), gare. La population est stable, un peu au-dessous du niveau des années 1870 (1 600 hab.).


Ranspach

870 hab., 1 140 ha dont 738 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 2 km en amont de celle-ci dans le Parc régional, juste à l'est de Wesserling. Le village est dans le vallon du Bruscherrunz, à son débouché dans la vallée de la Thur; ses maisons s'alignent dans le vallon jusqu'au hameau de Pfaffmatt; le petit hameau de Delgel est sur le relief un peu à l'est. Le territoire communal monte au nord jusqu’au Trehkopf (1 266 m) et au Jungfrauenkopf (1 268 m) et donc jusqu'au champ de ski du Markstein, à la faveur de deux grands vallons boisés se terminant en cuve sous le sommet. Au sud, le ban est limité par le cours de la Thur; qui toutefois est repoussé vers le flanc sud de sa vallée, ce qui laisse à Ranspach une large part de plaine, où les maisons sont nombreuses. La commune a perdu une trentaine d'habitants de 1999 à 2007.


Storckensohn

260 hab., 510 ha dont 330 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 8 km ONO du bourg juste au sud d’Urbès. Le finage monte à l'est sur le Chauvelin (684 m) mais s'étend surtout vers le sud-ouest dans le grand vallon du ruisseau du Vert, où il contient le hameau de Schirlematt et où le relief monte jusqu'à la Tête du Rouge Gazon vers 1 160 m, à la Tête des Perches (1 222 m) et au Rimbachkopf (1 195 m); maison paysanne avec moulin à huile restauré.


Urbès

490 hab., 1 268 ha dont 958 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Saint-Amarin, 8 km ONO du bourg sur la route du col de Bussang (731 m). Le nom est le même qu’Urbeis. Le village est sur le fond plat de la large vallée du Seebach, contigu à celui de Starsckensohn; transports Weber (65 sal.). La limite occidentale de la commune est celle du département des Vosges, du Steinkopf (Tête des Russiers, 1 187 m) au nord-ouest à la Tête des Neuf Bois (1 226 m) et à celle du Rouge Gazon (1 188 m) au sud; la route (N 66) y franchit le col de Bussang à 727 m; le versant d'adret porte la ferme-auberge du Gustiberg à 950 m.


Wildenstein

200 hab., 986 ha dont 722 de bois, commune du Haut-Rhin tout au nord du canton de Saint-Amarin, à 15 km du chef-lieu au fond de la vallée de la Thur. Le village est au fond de la vallée de la Thur, qui a une direction nord-sud. Le finage s'étire du sud au nord; il est limitrophe du département des Vosges et inclus dans le parc régional, dominé au nord-est par le Rainkopf (1 305 m), au nord par la Ronde Tête (1 160 m) et le Bramont (1 119 m); il comprend une partie de la réserve naturelle du massif du Ventron. Le col de Bramont (956 m) mène à Gérardmer par les vigoureux lacets de la D 13 bis (D 34 dans les Vosges). À l'est, la limite communale suit la crête, par le Rothenbachkopf qui est le point culminant (1 318 m) et le Batteriekopf (1 311 m); la route des Crêtes, ici sur le territoire communal, passe dans les chaumes et offre de larges vues. Vers le sud, le ban ne parvient pas tout à fait jusqu'au lac de Kruth-Wildenstein. Quelques constructions s'éparpillent en montagne mais sans former de véritables hameaux. La commune avait 600 hab. en 1876.