Canton de Wittenheim

Wittenheim

14 600 hab., 1 901 ha dont 666 de bois, chef-lieu de canton du Haut-Rhin en banlieue nord de Mulhouse, incluant de nombreuses cités ouvrières près de la forêt de Nonnenbruch, et le site de l’ancien couvent cistercien de Schœnensteinbach. La ville a deux collèges publics, un lycée professionnel privé Don Bosco, des magasins et plusieurs entreprises. Sa population était de 2 000 hab. en 1905, 4 500 en 1926, plus de 7 000 en 1931; elle a atteint les 10 000 en 1967 et a crû ensuite, mais aurait perdu 600 hab. de 1999 à 2007. La majorité municipale est à gauche depuis 1989; le maire est Antoine Homé, socialiste, conseiller à la Cour des comptes et membre du Conseil régional.

Dans la production, où une usine de plastiques a fermé, se remarquent l'imprégnantion du bois du Centre d'Entretien de l'Habitat (80 sal.), les engrais chimiques KS Kali (40 sal.), la robinetterie Metso Automation (50 sal.), la menuiserie métallique PEA (30 sal.), les mousses plastiques Frima (20 sal.); les pâtes alimentaires Valfleuri (85 sal.) et la chocolaterie PH (30 sal.); les bétons H. Bock (25 sal.); installations électriques Forclum (35 sal.).

Wittenheim a reçu un hypermarché Cora (500 sal.) et de nombreux magasins comme Decathlon (120 sal. et logistique du groupe Oxygene Village, 180 sal.), Conforama (55 sal.); les négoces d'électroménager Saturn (50 sal.), de matériel électrique Burkle (Elektis, 40 sal.), de luminaire Eglo (35 sal.), de boissons France Boissons (35 sal.), de tabacs Poeschl (20 sal.), une jardinerie Truffaut (40 sal.); et le gros négoce de fournitures du groupe Frima (siège, 70 sal.). Dans les services, ingénierie ECML (35 sal.), analyses et inspections Tradest (35 sal.); publicité Mediapost (80 sal.). Le bâtiment et l'entretien sont représentés par les constructions Pontiggia (50 sal.),l'étanchéification Smac (40 sal.), les travaux publics Schnider (45 sal.); nettoyage LNA (110 sal.), récupération de déchets Relais Est (60 sal.).

L'ancien noyau villageois, sur la D 20, ne se distingue plus guère. Il est toutefois au centre d'un premier agrégat de cités et lotissements, dont la cité Kullmann au sud-est. Au sud-ouest, l'ancien puits Fernand a donné un mont de déblais et la cité Fernand. Juste au nord de celle-ci a été aménagée une zone d'activités autour d'un centre commercial et du Pôle 430; un peu plus au nord sont la cité Jeune Bois puis une nouvelle zone d'activités, enfin le hameau de Schœnensteinbach. La partie nord-est du finage est occupée par les installations des puits de potasse Eugène et Théodore, et par la veste cité Sainte-Barbe, que traverse la D 20. La voie rapide D 430 longe à l'ouest toute cette partie urbanisée du finage, et offre deux accès. Au-delà vers l'ouest, le territoire communal s'étend dans la forêt de Nonnenbruch jusqu'au triage ferroviaire de Richwiller; au sud, le long de la limite de Richwiller et de Mulhouse-Kaligone, il est encore encombré de déblais miniers.

Le canton a 45 500 hab. (6 communes) et 6 359 ha dont 1 804 de bois; une petite «zone urbaine sensible» a été délimitée au nord de la ville (cité Jeune Bois). Il englobe les banlieues nord-ouest de Mulhouse au nord de l’A 36 et de la vallée de la Doller, ainsi que la forêt de Nonnenbruch; les autres communes sont, au sud-ouest de Wittenheim, Richwiller, Pfastatt et Lutterbach et, tout à l’ouest, Reiningue. Wittenheim était le siège de la communauté de communes du Bassin Potassique avant son intégration à la communauté d’agglomération de Mulhouse.


Kingersheim

13 400 hab., 669 ha, commune du Haut-Rhin dans le canton de Wittenheim, en banlieue nord de Mulhouse. Sa population est passée de 800 hab. avant 1914 à plus de 3 000 en 1936, 5 600 en 1962, 9 700 en 1982, et continue à croître, gagnant 1 300 hab. entre 1999 et 2007. Le territoire communal est presque entièrement urbanisé. Il est traversé du NO au SE par la voie rapide (D 430) qui y a un gros échangeur au quartier du Kaligone, entouré par toute une zone d'activités et dont le nom est évidemment un jeu de mots associant potasse (kali) et polygone. L'habitat se divise en blocs de lotissements distincts, souvent arborés, comme la cité Fernand Anna au nord, construite pour les mineurs dans les années 1930; les lotissements Dahlia, Croix-Marie et Vert-Village au nord-est, plus récents; la Cité-jardin de 1925 et le quartier Davério des années 1960 au centre-sud-est.

L'ancien centre-ville se situe vers l'est, avec le quartier Tival, tandis que le centre des commerces est à présent au centre-nord du territoire dans le quartier Béarn. De nombreux petits étangs de gravières bordés de bois aèrent le sud du territoire au bord du Hagelbach, qui accompagne l'Ill à distance. Le quartier de Strueth est juste au-delà, en bordure de Bouxwiller et dans l'angle sud-ouest du finage. Une assez longue queue complète le territoire vers le nord-ouest, où elle atteint la forêt protégée du Nonnenbruch autour de l'étang du Seeboder, et longe d'anciens terrils des minnes de potasse. Le maire est Joseph Spiegel, socialiste, également conseiller général et président de la communauté d'agglomération de Muhouse et de la Métropole Rhin-Rhône.

Outre un collège public et un aquarium tropical (musée océnographique), la ville a ouvert un Espace Tival (spectacles et administrations) dans l'ancienne usine Sharp à l'est, et s'efforce de réaménager ses friches industrielles périphériques. Elle accueille de nombreux entrepôts et magasins: centres commerciaux E. Leclerc (130 sal.), Super-U (100 sal.), Castorama (140 sal.), Metro (75 sal.), But (45 sal.), Kiabi (40 sal.), Cibomat Point P (25 sal.), électroménager Boulanger (40 sal.), négoce de papeterie Sodival (Cultura, 35 sal.), de vêtements Magvet (25 sal.).

Elle a aussi des fabriques: salaisons Maurer (130 sal.) et surgelés Brake (65 sal.); siège international et usines des meubles Rapp (Mobilier Européen ME, 170 sal.) et Crozatier du même groupe Rapp (Atlas Fly, 110 sal.); mécanique Triest (40 sal.), installations électriques EIE-Actemium (90 sal.), peinture Onimus (35 sal.), travaux publics Eurovia (85 sal.) et TPHR (Haut-Rhin, 50 sal.), bétons Michel (70 sal.) et Pillon (20 sal.); nettoyage TFN (150 sal.), distribution électrique ERDF (45 sal.) et de gaz GRDF (30 sal.); gros poulailler du groupe Matines.


Lutterbach

6 100 hab., 856 ha dont 310 de bois, commune du Haut-Rhin en banlieue NO de Mulhouse, dans le canton de Wittenheim, membre de la communauté de communes de Mulhouse, sur la Doller. Elle s’étend en partie dans la forêt de Nonnenbruch, où le bois de Lutterbach occupe tout le nord du teritoire communal, et participe au bassin industriel mulhousien: plastiques pour bâtiment Technifen (Wehr, 80 sal.), Tissage du Moulin (35 sal.), articles en fil métallique Armatfer (35 sal.); maçonnerie Este (60 sal.), installations électriques Clémessy (60 sal.) et CIE 93 (25 sal.), négoce de bois et matériaux (Oesterlé, 25 sal.), gardiennage Securitas (Loomis, 130 sal.).

Elle est équipée d’un centre pour enfants, d’une maison de retraite (Sarepa, 50 sal.), d’un hôpital privé (30 lits) avec centre de cure (maladies respiratoires), d’un collège public; échangeurs routiers au sud, bifurcation ferroviaire. La commune avait 2 500 hab. en 1901 et 3 000 en 1954; la population a augmenté continûment depuis; elle a encore gagné 400 hab. entre 1999 et 2007. Le finage est traversé par des voies ferrées (gare), les N 66 et D 20 qui s'y croisent par un échangeur, et contient à l'extrême sud le gros échangeur en trèfle de l'A 36 et de la N 66. La partie habitée, dans la moitié sud, est dans le ried de l'Ill, dont les bras sinuent parmi les lotissements et cités ouvrières.


Pfastatt

8 600 hab., 524 ha, commune du Haut-Rhin dans le canton de Wittenheim, en banlieue nord de Mulhouse. Elle est équipée d’un collège public, d’un hôpital civil (80 lits), de deux centres pour enfants, d’un actif club de gymnastique rythmique et son carnaval est suivi. De nombreuses entreprises y ont pris place: équipements plastiques pour automobiles Inergy (Solvay et Plastic Omnium, 200 sal.); fabrication de jeux Ravensburger (60 sal.), dont la distribution se fait à Attenschwiller; conserves de fruits Beyer (L'Hirondelle mulhousienne, 25 sal.). Dans les services, informatique Eureka Solutions (30 sal.) et IFS (30 sal.), ingénieries Segula (110 sal.) et Icat (25 sal.); installations électriques Brumer (50 sal.) et Werner (25 sal.), réseaux et canalisations Sade (100 sal.), travaux publics Colas (80 sal.) et Richert (85 sal.); supermarchés U (140 sal.) et Intermarché (30 sal.); négoce de fruits Pomona (80 sal.); mais la grosse usine textile DMC Texunion a dû fermer.

Pfastatt avait 2 000 hab. en 1881, 3 000 en 1906, 4 600 en 1954, 6 400 en 1975 (sdc): une belle progression continue, dont près de 500 hab. gagnés entre 1999 et 2007. L'essentiel de l'habitat est sur la terrasse qui borde la plaine de l'Ill. La limite communale dépasse un peu la rivière au sud, englobant ainsi un tronçon de l'A 36 qui suit la rive droite., et son échangeur avec la D 20, ainsi qu'une petite part du triage ferroviaire de Mulhouse. La plaine de rive gauche est occupée par des ateliers et des jardins ouvriers, mais les lotissements y sont descendus côté est. Au nord-ouest, le territoire communal s'arrête à l'orée des bois.


Reiningue

1 700 hab., 1 854 ha dont 511 de bois, commune du Haut-Rhin dans le canton de Wittenheim, en banlieue ouest de Mulhouse à 9 km du centre. Le village est sur la rive gauche de la Doller et s'est environné de nombreuses habitations dispersées, notamment au nord et au long de la route de Mulhouse (D 20). Au nord du finage, dans la forêt du Bassin Potassique, a été équipé depuis 1979 un grand étang avec base de loisirs et pratique de la voile; le quart nord-ouest du finage est boisé.

L'ancienne abbaye d’Œlenberg, nom dans lequel certains ont voulu voir un «mont des Oliviers» alors que le nom vient de Olruna (ruisseau pierreux), se perche à l'extrémité d'un éperon allongé à l'ouest du village, dominant la vallée de la Doller. Au sud, la limite communale dépasse l'autoroute Comtoise (A 36) mais s'arrête au pied des reliefs de rive droite, que longe le Steinbaechlein. La population a augmenté entre 1954 (1 350 hab.) et 1975 (1 760) et a peu évolué depuis.


Richwiller

3 400 hab., 555 ha, commune du Haut-Rhin dans le canton de Wittenheim, en banlieue NO de Mulhouse sur la route du Bassin Potassique. Le finage comprend trois ensembles distincts. Au sud, longeant la route de Pfastatt, le minuscule ancien village est submergé par une large bande de lotissements à jardins, cité ouvrière à l'origine. À l'ouest, la gare de triage et l'ancien puits Max des Potasses sont entourés d'autres cités, de bois et de bassins. Au nord-est, sur la D 155, s'est établie la zone d'activités de Meyers Hof, non loin de la ferme Grossacker et en extension du Kaligone de Mulhouse. Sa population a beaucoup augmenté depuis les 1 000 hab. de 1936, et surtout au cours des années 1950, mais s’est stabilisée.

La ville a d’assez nombreuses activités caractéristiques des banlieues, d’où émergent dans le secteur productif les viandes de boucherie Amural (70 sal.), les cartons ondulés Corrupad (groupe Amiquar, 40 sal.), les appareils de basse tension Murrelektronik (40 sal.), la mécanique Hameca (25 sal.), la métallerie Stalder (Bricofer, 35 sal.), les bétons du Seeboden (60 sal.). Dans les services à l'habitat et le bâtiment se signalent l'imprégnation du bois CEH (Centre d’entretien de l’habitat, 50 sal.), les installations thermiques Axima Seitha (55 sal.), les maçonneries Gherardi (65 sal.) et Zahm (50 sal.), les travaux publics Sogea (70 sal.) et Urban (35 sal.).

S'y ajoutent le gros négoce de plastiques PUM (350 sal.), les négoces de pièces de literie Blatt (70 sal.), de plomberie Ceder (35 sal.), de médicaments Alliance Healthcare (30 sal.), d'articles de bureau Dacty Buro du Cntre (20 sal.); les transports CI Alsace (40 sal.); les entreprises de nettoyage LNA (Les Nettoyeurs associés, 150 sal.) et TFN (Technique française du nettoyage, 170 sal.). Mais les ateliers ACRR (construction et réparation de wagons, matériel minier et moteurs électriques, 300 sal.), ancienne filiale des Potasses d’Alsace, n’ont pu subsister.