Cantons de Lure

Lure

8 600 hab. (Lurons) dont 300 470 à part, 2 431 ha dont 1 064 de bois, sous-préfecture de la Haute-Saône, 28 km à l’est de Vesoul. La ville s’étire le long de la N 19 et dispose d’un carrefour ferroviaire. Née autour d’une abbaye, elle en conserve quelques legs, qui abritent la sous-préfecture. Sa situation géographique lui a valu d’être une place militaire, et elle anime une contrée où l’industrie n’est pas négligeable: les deux Chambres de commerce et d’industrie de la Haute-Saône (l’autre était à Gray) ont été réunies en 2001 au profit de Lure. Le quartier du Mortard, à l’est, est «zone urbaine sensible». Les casernes ont disparu, Lure n'ayant plus qu'une unité de gendarmerie mobile.

Si Faurecia a quitté Lure pour Magny-Vernois (ci-dessous), il doit encore dépolluer son ancien site en 2011. Restent à Lure même l'usine Swedspan ex-Isoroy (panneaux, 140 sal.); une fabrique d’outillage du groupe Lisi (50 sal.); la scierie Simec (25 sal.), les viandes Mennouvrier (20 sal.); finitions de bâtiment SPEP (25 sal.), réseaux électriques Haefeli (35 sal.), travaux publics SMBTP (45 sal.); transports de voyageurs Gillot (25 sal.); nettoyage TNI (25 sal.).

Lure a un hypermarché Leclerc (240 sal.), un Intermarché (45 sal.) et un supermarché Match (25 sal.), un négoce de matériaux Gedimat (25 sal.); un collège public et un privé, un lycée polyvalent public et deux lycées professionnels, dont un privé, ainsi qu’un hôpital (85 lits), mais menacé par un regroupement avec Vesoul. Le maire de la ville est Eric Houlley, socialiste, conseiller régional. La commune a eu 6 000 hab. en 1900 et a connu une certaine croissance entre 1960 (6 400) et 1982 (9 100 hab. sdc) mais sa population diminue depuis; elle a perdu encore 500 hab. entre 1999 et 2008. La communauté de communes du Pays de Lure groupe 22 communes (18 300 hab.). L’arrondissement a 109 500 hab. (106 500 en 1999), 13 cantons, 194 communes, 184 833 ha.

Les deux cantons de Lure ont 20 100 hab. (19 000 en 1999), 28 communes et 23 401 ha dont 9 131 de bois. Ils sont traversés par la vallée de l’Ognon et, au sud-est, par son affluent le Rognon. Le pays de Lure s’étend dans la dépression marneuse du pied des Vosges, en terrains triasiques, et a profité jadis de ce contact et du petit bassin de charbon de Ronchamp. De nos jours, la proximité relative de Montbéliard est sans doute plus décisive, tant dans la sous-traitance que dans les migrations de travailleurs. Lure s’appuie sur quelques actifs et proches satellites.

Saint-Germain (1 350 Germinois, 1 412 ha dont 529 de bois), 5 km NNE de Lure, près de la vallée de l’Ognon, a une boulangerie (Caput, 25 sal.), les transports Valdenaire (20 sal.), mais le tissage Kohler a fermé en 2005; une tourbière protégée, des étangs et un champ de tir; la population s'est accrue de 120 hab. entre 1999 et 2008. Les finages de La Neuvelle-lès-Lure (340 Neuvellois, 488 ha) et Malbouhans (390 Camboillots, 780 ha dont 373 de bois), tout à côté, sont en partie occupés par un ancien aérodrome militaire désaffecté, qui doit être aménagé en zone d’activité; en attendant, il a servi à des rassemblements de tziganes et de musique «techno», et au stockage de bois après les tempêtes de 1999. La Neuvelle a gagné 60 hab. après 1999, Malbouhans 40.

La Côte (530 Cotais, 693 ha dont 377 de bois), 6 km à l’est au bord du Rahin sur la route de Ronchamp et Champagney, a une fabrique de panneaux isolants de fibrociment (Knauf, 75 sal.), le Tissage de la Côte (30 sal.), une métallerie (Valmétal, 30 sal.), une petite industrie du bois. Magny-Danigon (450 hab., 752 ha dont 431 de bois), 3 km au SE de La Côté et voisine de Ronchamp, qui a gagné 50 hab. après 1999, est la seule commune des cantons à être incluse dans le Parc régional des Ballons des Vosges; l’entreprise de travaux publics STPI y emploie 45 personnes. Un ancien puits de mine du bassin houiller de Ronchamp est allé jusqu'à 694 m de profondeur; il a été le dernier exploité, jusqu'en 1958. Roye (1 290 Royoulots, 1 037 ha dont 363 de bois), 3 km SE, a une maison de retraite et exploite des gravières; elle s'est accrue de 100 hab. entre 1999 et 2008.

Frotey-lès-Lure (650 hab., 721 ha dont 283 de bois), juste au sud de Roye dont elle est séparée par la voie rapide (D 438) vers Montbéliard, accueille les transports Ballet (45 sal.). Moffans-et-Vacheresse (620 Moffanois, 1 409 ha dont 773 de bois), au sud de Frotey10 km au SE de Lure, gagné 80 hab. après 1999; le village de Moffans est le principal du petit bassin du Rognon; il est issu d’un défrichement tardif, du 17e s.; le hameau de Vacheresse, au sud, lui a été attribué en 1923. La commune se signale au sommet des villages fleuris (quatre fleurs).

Magny-Vernois (1 270 Vernoisiens, 638 ha dont 249 de bois), 2 km au SO de Lure, se signale par la présence de deux grosses unités de l’usine de sièges d’automobiles Faurecia (450 sal.) du groupe PSA et de la fabrique de produits vétérinaires Vetoquinol (540 sal.); elle a gagné 210 hab. de 1999 à 2008. À Vy-lès-Lure (660 Vy-lès-Lurons, 1 600 ha dont 707 de bois), 8 km au SO de Lure, qui a gagné 90 hab. dans le même temps, Sonotel construit des réseaux électriques (55 sal.). Les Aynans (300 hab., 782 ha), 4 km au sud de Vy, est un long village-rue au bord de l’Ognon, qui accueille un atelier de traitements de surface Galvanoplast (60 sal.).

Au NO des cantons, à 10 km de Lure, la commune d’Adelans-et-le-Val-de-Bithaine (320 Adelanais, 1 730 ha dont 735 de bois) a gagné 90 hab. de 1999 à 2008; elle résulte d’une fusion de 1994 qui a associé à Adelans les 20 habitants de Bithaine-et-le-Val, où se trouve un terrain militaire, et qui reste attribuée à son ancien canton (Saulx). Au nord d’Adelans, la mairie et l’école de Quers (360 Querçois, 993 ha dont 516 de bois) occupent un château des 15e et 17e s. sur la route de Luxeuil, où siège aussi la communauté de communes des Franches-Communes (14 communes, 4 200 hab.). Vers le sud, quelques vieilles pierres classées (puits et lavoir) agrémentent Amblans-et-Velotte (370 Ambellipontains, 976 ha dont 352 de bois), 7 km à l’ouest de Lure sur la route de Vesoul, qui a gagné 70 hab. après 1999 et dont les deux villages ont été réunis dès les années 1790.