Canton de la Chapelle-de-Guinchay

Chapelle-de-Guinchay (La)

3 700 hab. (Chapellois), 1 244 ha, chef-lieu de canton de Saône-et-Loire dans l'arrondissement de Mâcon, 15 km au SSO de la préfecture. La commune borde la rive droite de la Saône et toutes les voies de circulation du couloir nord-sud la traversent; le bourg a un collège public, un atelier d'aéraulique Caladair (30 sal.), une menuiserie (Joseph, 20 sal.), des négoces de vins comme Loron (75 sal.) et Sapin (65 sal.); Atac (25 sal.); constructions Scob (80 sal.), génie thermique Guérin (40 sal.), recherche agricole Syntech (25 sal.), transports Durand (20 sal.). Sa population augmente depuis 1950 depuis 1950 et s'est accrue d'un millier d'habitants (37%) entre 1999 et 2008.

Le canton a 11 900 hab. (10 500 en 1999) et 11 communes pour 6 243 ha (seulement 227 de bois); il dessine le long de la Saône une pointe entre les départements du Rhône et de l'Ain. Il inclut au bord de la plaine les bourgades de Crèches-sur-Saône et Romanèche-Thorins et Saint-Symphorien-d'Ancelles (1 000 hab., 613 ha), 3 km au SE de La Chapelle, au passage de l'autoroute, qui n'a guère de vignes et a gagné 130 hab. de 1999 à 2008. Au NO, il s'avance en Beaujolais, dans le petit bassin de l'Arlois où se situent plusieurs villages viticoles, dont les plus connus sont Chasselas, Saint-Vérand et Saint-Amour. Chasselas (160 Chasseloutis, 256 ha dont 108 de vignes) est le lieu éponyme du cépage de ce nom; il a un château du 17e s. à tours anciennes, et une église du 12e s.

Leynes (510 hab., 483 ha dont 263 de vignes), qui a des restes d'enceinte et de châteaux, est juste en aval dans la vallée de l'Arlois. Au-dessus, Saint-Vérand (190 Sanvrounis, 245 ha dont 124 de vignes), considéré comme «village de caractère», est l'éponyme de l'appellation saint-véran (sans d), étendue à 8 communes dont les trois citées et des communes proches du canton voisin, en particulier Solutré et Prissé: il s'agit de vins blancs de cépage chardonnay, 35 000 hl/an sur environ 600 ha, en terroir surtout calcaire.

Saint-Amour-Bellevue (550 Santamoriens, 509 ha dont 367 de vignes) est au contraire sur les premiers terrains granitiques du Beaujolais, et titulaire depuis 1946 d'une AOC saint-amour de 280 ha (16 000 hl) en vins rouges apparentés au beaujolais; son nom s'est complété de Bellevue en 1903; la commune a gagné 80 hab. de 1999 à 2008. Le village est le siège de la communauté de communes du Mâconnais-Beaujolais, qui réunit 10 communes et 9 000 hab.

Chaintré (550 Chantréens, 331 ha dont 136 de vignes), au NE de Saint-Amour, a une cave coopérative. Chânes (560 hab., 224 ha), entre les deux précédentes sur la crête qui domine le cours de l'Arlois, a un atelier d'embouteillage et conditionnement (Sodemab, 75 sal.) et cultive 122 ha de vignes. Pruzilly (250 hab., 429 ha), moins connue mais qui cultive 127 ha de vignes au-dessus de Saint-Vérand, dans l'AOC juliénas, complète le nord-ouest du canton.


Crêches-sur-Saône

2 900 hab., 933 ha dont 74 de vignes, commune de Saône-et-Loire dans le canton de La Chapelle-de-Guinchay, 10 km SSO de Mâcon sur le passage de l’autoroute, de la voie ferrée et de la N 6; port de plaisance sur la Saône, et activités périurbaines: hypermarché Carrefour (320 sal.) avec quelques autres magasins (Brico-Dépôt, 65 sal.), négoces de vins, restaurant La Patate de Marie (25 sal.); serrurerie Rollet (30 sal.), plastiques Beoplast (30 sal.), maçonnerie Champale (40 sal.). Le nom était Crèches avant 1893; la commune avait alors 1 200 hab.; elle en avait 1 100 en 1954, et a subi depuis les effets de l'expansion mâconnaise, montant rapidement à 2 200 hab. en 1975, puis plus lentement ensuite.


Romanèche-Thorins

1 900 hab., 976 ha dont 477 de vignes, commune de Saône-et-Loire dans le canton de La Chapelle-Guinchay, à la limite du département du Rhône, 17 km au SSO de Mâcon. Situé juste en bordure du Beaujolais sur le versant qui domine la Saône, le village est un centre de négoce du vin, équipé aussi pour le tourisme: le «hameau du vin» de la maison Dubœuf (20 sal.), avec musée dans l’ancienne gare, reçoit près de 100 000 visiteurs par an; maison de Benoît Raclet, inventeur en 1841 de l’échaudage des vignes, procédé qui consiste à verser de l’eau assez chaude sur les ceps pour en tuer les insectes (les pyrales) — Raclet traitait les siens à l’eau de vaisselle; musée Guillon du compagnonnage; parc zoologique et d’attractions Touroparc dans la plaine au bord de la N 6 (R. Livet, 35 sal.); tonnellerie Dargaud et Jaeglé (30 sal.), maçonnerie Tournier (40 sal.), travaux publics Berthet (30 sal.).

La commune bénéficie des AOC mâcon, pinot-chardonnay-mâcon, beaujolais et moulin-à-vent. Son nom était Romanèche tout court jusqu’en 1972; les Thorins sont un hameau de crête au-dessus du village, près du fameux moulin à vent du 15e s. aménagé en cave de dégustation, dont le nom définit une AOC fameuse (v. Moulin-à-Vent); négoces de vins Pasquier Desvignes (30 sal.). La population de la commune, en légère baisse depuis 1968, reste inférieure aux niveaux du 19e siècle (2 500 hab.); mais elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2008. — Georges Dubœuf, à la tête de la principale entreprise vinicole du Beaujolais, né en 1933 à Chaintré dans le même canton, a fondé sa firme en 1964. Celle-ci vend 30 millions de bouteilles par an (plus de 100 M€ de chiffre d’affaires dont les trois quarts à l’exportation), approvisionnée par 400 vignerons et 15 caves coopératives; elle emploie 100 personnes à Romanèche.