Canton de la Ferté-Bernard

Ferté-Bernard (La)

9 600 hab. (Fertois) dont 340 à part, 1 496 ha, chef-lieu de canton de la Sarthe dans l'arrondissement de Mamers, 24 km SSE de Mamers. La ville est née d'un château au 11e siècle et a été bâtie dans les marais de l'Huisne, ce qui en fait l'une des nombreuses «venises» françaises et lui a valu jadis tissages et tanneries. Dans un site classé sur 34 ha, elle s'orne d'une église flamboyante de la fin du 15e siècle et de halles fermées des 15e-16e s., qui ont été rénovées; une porte Saint-Julien (15e s.) subsiste de l'ancienne enceinte, et quelques restes signalent le château, souvent remanié; maisons anciennes, certaines à pans de bois. La ville a un centre hospitalier (70 lits), lycée polyvalent et professionnel et collège publics, lycée et collège catholiques, lycée professionnel agricole catholique; maison de retraite (Le Foulon, 50 sal.); hippodrome et haras, plan d'eau sur l'Huisne; festival Arts et technologies (Artec), un aérodrome un peu au sud à Cherré.

La Ferté reste active dans l’industrie, avec un tableau impressionnant représentatif des glissements du travail vers la main-d’œuvre de l’Ouest. En mécanique et électricité se signalent les usines Johnson Controls (circuits pour automobiles, 500 sal.), Delta Composants (fils métalliques, 140 sal., ex-CFSE), Applimo (appareils électriques, 115 sal.), Faure-Herman (appareils de comptage de fluides, 95 sal.); machines à emballer Serac (140 sal.), moules et outillages Chastagner-Delaize (90 sal.), matériel de désenfumage Dupuy (30 sal.), moules et modèles Fertoise 3M (30 sal.); menuiserie métallique Dorison (30 sal.), appareils d'éclairage Securlite (25 sal.), marquage et gravage KLR (Ica Security, 25 sal.). Toutefois, l'usine de connecteurs de télécommunications Areva (FCI ex-Framatome, 350 sal. en 2005), a fermé en 2009.

S’y ajoutent l'informatique Segilog (160 sal., logiciels), les fabrications d’ampoules pharmaceutiques Sotapharm (80 sal.), de capsules pour cosmétiques et pharmacie JDC (95 sal.); reliure Façonnage du Perche (45 sal.), emballages plastiques Eliopack (40 sal.), articles en caoutchouc (Tupi, 25 sal.). En agro-alimentaire apparaissent, outre le gros abattoir de Cherré, les viandes et salaisons Prestige de la Sarthe (85 sal.), Saussereau (rillettes, 35 sal.) et Rillettes Bahier (25 sal.). Le bâtiment est représenté par les travaux publics Brûlé (110 sal.) et Fléchard (35 sal.), la maçonnerie Somare (40 sal.), les installations de plomberie Tarault §20 sal.).

Dans le commerce et les transports se signalent des négoces d'équipements pour automobiles SPX (90 sal.), d’emballages (Unisleeve, 75 sal.), de quincaillerie (Thoreau-Gitem, 45 sal.), d'alimentation Provinces et Traditions (40 sal.), de bovins Bovimaine (25 sal.); un hypermarché Leclerc (140 sal.) et les supermarchés Carrefour (40 sal.) et Intermarché (35 sal.), les autocars Mauger (75 sal.); dans les services, comptabilité Fiteco (45 sal.) et Segeca (20 sal.), travail temporaire Adia (100 sal.), nettoyage Yso (40 sal.) plus un centre d’aide par le travail.

La population communale était de 2 600 hab. entre 1840 et 1880; elle est brusquement passée à 6 200 en 1886 à la suite de l'intégration des communes voisines de Cherré et Saint-Antoine-de-Rochefort; Cherré a presque aussitôt retrouvé son indépendance (1888) quoique non sans réduction de surface, mais Saint-Antoine est restée et forme la partie de rive droite de l'agglomération, avec la gare et l'hippodrome. La population s'est ensuite abaissée à 4 500 hab. en 1926 (sdc), puis a connu une belle croissance de 1960 à 1980, avant de diminuer un peu; elle aurait perdu 200 hab. de 1999 à 2009. La Ferté-Bernard est le siège de la communauté de communes de l'Huisne sarthoise, groupement de 26 communes et 24 400 hab., ainsi que du pays du Perche sarthois. La ville se voit attribuer par l'Insee une unité urbaine de 11 700 hab., une aire urbaine de 22 200 hab.

Le canton a 17 300 hab. (16 100 en 1999), 13 communes, 17 230 ha; il est limitrophe de l'Orne, et même de l'Eure-et-Loir à l'est, et traversé du NE au SO par la vallée de l'Huisne; il est longé au sud par l'autoroute Océane. Cormes (900 Corméens, 1 900 ha), 5 km ESE de La Ferté, a une église des 11e et 16e s., et l'échangeur de l'A 11 Océane. À Dehault (290 Dehaultais, 894 ha), 7 km ONO du chef-lieu, château des 15e et 17e s., et 80 hab. de plus qu'en 1999 (+38%). Villaines-la-Gonais (530 Villainois, 1 034 ha), à l'angle SO du canton, sur la rive gauche de l'Huisne un peu avant le confluent de la Queune, s'orne du château de Beauchamps (19e s. avec des restes du 17e s.) et a une aire de service de l'autoroute Océane, avec restaurants Arche (55 sal.) du groupe Elior; elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2009.

Cherré (1 760 Cherréens, 1 873 ha), en banlieue SE de La Ferté, participe puissamment à son activité industrielle par l'usine de viandes et saucisses de la Socopa (Coopérative de Landerneau) qui occupe 1 300 salariés, ce qui en fait l'une des dix plus grandes usines de la région; la Socopa a été acquise par le groupe Bigard et l'usine affiche 1 600 salariés. Cherré accueille aussi un spécialiste de meubles et aménagements intérieurs de maisons, bureaux et usines (Agem, 200 sal.), l’entreposage frigorifique SEL-Cherré (surgelés Thiriet, 80 sal.), une fabrique d’équipements pour imprimeries (Recmi, 35 sal.) et une d’appareils de contrôle (Gallois-Duguer RGD, 40 sal.), ainsi que l’ancien aérodrome déseffecté de La Ferté. Le beau château du Buisson (19e s.), avec parc et bois, a été légué à la Sorbonne et abrite une station de biologie végétale de l’université de Paris-VI, transformée en 1994 en conservatoire botanique, avec station de recherche et d’enseignement sous la tutelle du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Des restes gallo-romains ont été explorés dans la commune. Celle-ci avait 1 700 hab. au milieu du 19e s.; tombée à 700 à la suite d’une fusion avortée avec La Ferté, qui a réduit son territoire, elle n’en avait plus que 530 en 1975, avant de connaître une nouvelle croissance; elle a gagné encore 430 hab. entre 1999 et 2009 (+32%).