Canton de Mamers

Mamers

5 800 hab. (Mamertins), 505 ha, sous-préfecture de la Sarthe à 46 km NNE du Mans, à la limite du département de l'Orne. La ville est traversée par la Dive, sous-affluent de la Sarthe, sur laquelle a été aménagé un plan d'eau avec espace de loisirs. Elle fut jadis fortifiée, et devint une place protestante. On peut y voir d'assez belles places, un reste de mur du 15e s., un ancien cloître du 17e, des halles et un théâtre du 19e et une reproduction au centième de la tour Eiffel réalisée en 1889 et restaurée; musée du chanvre, festival du film européen en mars. Mamers est «station verte de vacances» et porte du parc régional Normandie-Maine. D'une tradition de passementerie, reste une entreprise (Passementeries du Saosnois). La fermeture de l'usine Moulinex en 1997 a été durement ressentie, mais des efforts d'aménagement ont été engagés, avec un village d'artisans, un village d'entreprises et une zone d'activités.

Les principales entreprises industrielles sont à présent Raclet (matériel de camping, au groupe Trigano, 160 sal.), la cartonnerie LGR Rey Emballages (65 sal.), les plastiques Ouest Injection du groupe Plastiloire (100 sal.) dans l’ancienne usine Moulinex, l’imprimerie Auffret-Plessix (40 sal.). Mamers a aussi des entreprises de transport (Comptoir Maine-Normandie, 90 sal.) et de bâtiment comme les constructions Sosaco (30 sal.), la maçonnerie EBM (25 sal.), les finitions MS Ravalement (20 sal.); supermarchés U (90 sal.) et Intermarché (45 sal.).

La ville a un centre hospitalier (110 lits), un collège public, un lycée polyvalent et un lycée professionnel publics, un collège et lycée catholique, un centre de formation et le siège du groupe Via-Formation (100 sal.), implanté dans le département et alentour. La commune a eu 6 500 hab. en 1886 et seulement 4 300 en 1931; puis sa population s’est accrue jusqu’en 1980, avant de reperdre environ 400 hab. jusqu’en 1999, et encore 600 entre 1999 et 2009. Mamers est le siège de la communauté de communes du Saosnois, qui réunit 25 communes et 13 500 hab. L’arrondissement a 149 900 hab. (79 400 en 1999), 16 cantons, 202 communes, 2 847 km2; il a été agrandi en 2006 par l'adjonction de six cantons de l'arrondissement du Mans. et occupe ainsi toute la moitié nord du département.

Le canton a 11 500 hab., 18 communes, 18 189 ha; il est limitrophe de l’Orne et se déploie dans le Saosnois, mais mord à peine sur la forêt de Perseigne. Au nord, Contilly (150 Contillais, 1 248 ha) est aux sources de la Sarthe, sur le revers oriental du massif de Perseigne; château de Frébourg (19e s., sur une base médiévale). Villaines-la-Carelle (180 Villainois, 1 470 ha dont 711 de bois), 7 km NO de Mamers, a des champignonnières en des galeries creusées dans le calcaire. Le territoire communal dessine une longue queue dans la forêt de Perseigne, qui atteint le sommet et le belvédère.

Saint-Rémy-du-Val (580 Valois, 1 654 ha), 10 km à l’ouest de Mamers, issue d’une fusion de communes de 1965 entre Saint-Rémy-du-Plain et Le Val un peu plus au nord, a une Maison de la ruralité, un manoir du 16e siècle et un parc zoologique; chapelle mariale à pèlerinage, depuis le 14e s. Saosnes (210 Sagonentiens, 1 125 ha), 7 km OSO de Mamers, est l’ancien chef-lieu bien déchu du Saosnois, sur le site d’une ancienne cité des marais. Saint-Vincent-des-Prés (510 Viventiens, 1 051 ha), 7 km au sud de Mamers, a une entreprise de plastiques Samex (groupe Plastiloire, 25 sal.). Saint-Rémy a gagné 60 hab. depuis 1999, Saint-Vincent 110. Mais la commune la plus peuplée est Saint-Cosme-en-Vairais, plus au sud.


Saint-Cosme-en-Vairais

2 040 hab. (Cosméens), 3 263 ha, commune du département de la Sarthe dans le canton de Mamers, 12 km SSE de celle-ci, en bordure du département de l’Orne. Elle est issue d’une fusion de trois communes en 1965, Saint-Cosme-de-Vair au centre (1 200 hab.), Champaissant juste à l’ouest (450 hab.) et Contres-en-Vairais (300 hab.) plus à l’est. La population a peu changé depuis la fusion, s'élevant de 100 hab. entre 1999 et 2009.

La commune est l'une de celles qui connurent au 17e siècle une forte émigration vers le Québec, et organise un festival Euroquébec. Elle dispose d'un collège public et elle héberge une petite fabrique d'escaliers (20 sal.) et, surtout, une ancienne fabrique d'écrous, maintenant Simmonds au groupe Alcoa (Alcoa Fastening Systems) qui y emploie 530 personnes à la réalisation de pièces d'assemblage pour avions et automobiles.