Canton de Saint-Jeoire

Saint-Jeoire

2 800 hab. (Saint-Jeoiriens), 2 275 ha dont 1 181 de bois, chef-lieu de canton de Haute-Savoie dans l'arrondissement de Bonneville, 18 km au NNE de celle-ci (8 km à vol d'oiseau) en Faucigny, à 588 m; elle se nomma Saint-Jeoire-en-Faucigny jusqu'en 1860. La ville est dans un vallon descendant vers les gorges du Risse à l'est. Le finage, assez étendu, va du Môle au sud (1 863 m) au massif des Brasses au nord (1 502 m à la pointe des Brasses), où est une station de sports d'hiver.

La population n'avait guère diminué entre 1861 (1 800 hab.) et 1921 (1 500), et elle augmente régulièrement depuis; elle s'est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2004. La ville, qui s'orne d'une tour carrée de 1741, a un collège public et une maison de la Mémoire associée à l'écomusée de Viuz; un centre de vacances, site de parapente aux gorges du Risse; château de Beauregard au-dessus du bourg, avec une tour du 12e siècle.

Saint-Jeoire conserve une usine chimique du groupe suisse Ciba (Clariant Masterbatches, 130 sal.) qui fabrique des colorants pour matières plastiques; le groupe allemand Suss Microtec (SMT, 50 sal.) élabore des instruments de mesure et de tests et s'intéresse aux nanotechnologies; espaces verts Natur'Décor (25 sal.), Intermarché (50 sal.).

Le canton a 9 800 hab., 7 communes, 10 784 ha dont 4 207 de bois. Il comporte plusieurs sous-ensembles assez distincts. Le Faucigny s'y manifeste sous la forme du sillon est-ouest dans lequel se tiennent Saint-Jeoire, Viuz-en-Sallaz et, entre les deux, les villages de La Tour (1 100 Tourinois, 773 ha dont 349 de bois, à 621 m) et Ville-en-Sallaz (680 Villageois, 337 ha, à 634 m), qui se partagent le petit lac de barrage du Môle (11 ha), riche en carpes, et qui se déverse vers l'ouest en direction du Foron. La Tour a un hôpital public départemental (10 lits de médecine, 240 en tout) et un atelier de maintenance de remontées mécaniques (Coppel, 25 sal.); la commune avait 620 hab. en 1954 et croît depuis, comme Ville-en-Sallaz, qui n'en avait que 290 à la même date.

Au sud, Saint-Jean-de-Tholome (750 Tholoméens, 1 237 ha dont 421 de bois, à 804 m) occupe une partie du plateau entre ce sillon et la vallée de l'Arve, et qui se prolonge vers l'ouest dans le canton de Bonneville; le territoire communal atteint le sommet du Môle à l'est; transports Gevaux (35 sal.); la commune a gagné 110 hab. de 1999 à 2006.

Onnion (790 hab., 1 897 ha dont 617 de bois), 5 km NNE de Saint-Jeoire à 803 m, est l'une des communes constituant la station de sports d'hiver des Brasses; si le ski alpin (14 pistes sur 50 km, 14 remontées) s'y pratique surtout sur l'ubac de la pointe des Brasses (1 502 m) et donc dans les communes de Saint-Jeoire et Viuz, le plateau de la Plaine de Joux, plus au nord et surtout dans la commune d'Onnion, est un vaste domaine de ski de fond (50 km de pistes), vers 1 350 m; la commune a deux centres de vacances, dont le village-club de Chavannes (80 chambres), ce qui donne à la commune 560 résidences secondaires et une population croissante depuis les 340 hab. de 1975 (1 100 en 1845); jolie église à bulbe.

Enfin, tout au nord dans le haut bassin du Risse, Mégevette (370 Mégevans, 2 166 ha dont 939 de bois), dont le nom évoque un confluent local («entre les eaux»), est une discrète station un peu isolée, à 844 m, qui compte 120 résidences secondaires. Toutefois elle est desservie par la route de Saint-Jeoire à Bellevaux, qui franchit la crête au nord de la commune par le col de Jambaz (1 027 m); une petite route donne aussi accès à la Vallée Verte par la Plaine de Joux; complexe de grottes à la Culaz au sud du village.


Viuz-en-Sallaz

3 400 hab. (Viuziens), 2 099 ha, commune de Haute-Savoie dans le canton de Saint-Jeoire, 5 km à l'ouest du chef-lieu à 680 m. Son finage occupe la partie occidentale du canton, drainée par le Foron vers l'Arve, et le bourg n'est qu'à 14 km ESE d'Annemasse, à laquelle le relie une bonne route. C'est pourquoi sa population est en nette croissance: déjà peuplée de 2 600 hab. en 1861, elle avait baissé jusqu'à 1 400 en 1954, mais augmente régulièrement depuis (2 300 hab. en 1975, 2 900 en 1990); elle a gagné 370 hab. de 1999 à 2006. Elle n'a que de petits ateliers - dont une fabrique d'outils diamantés issue d'un atelier de pierres précieuses de 1907, DSD (Diamants Sallaz-Deffayet); mais elle participe activement à la station de ski des Brasses, enregistre 320 résidences secondaires et accueille l'actif écomusée paysan Paysalp, dans une maison de la communauté de communes des Quatre-Rivières ouverte à des entreprises; école technique privée.