Canton de Clères

Clères

1 330 hab. (Clérois), 1 136 ha dont 345 de bois, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l'arrondissement de Rouen, 23 km au nord de la préfecture au fond de la vallée de la Clérette, affluent du Cailly; gare sur la voie ferrée de Dieppe. Clères figure parmi les «villages de charme»; parc zoologique de qualité, depuis 1920, en liaison avec le Muséum national d'histoire naturelle de Paris, autour d'un château à pans de bois des 14e, 16e et 19e s., et parc paysager; halles de bois du 18e s.; un collège public; musée de l'automobile. La principale entreprise est la Linière de Bosc Nouvel (50 sal.). La population communale a augmenté dans le troisième quart du 20e siècle: 780 hab. en 1931, 1 000 en 1962, 1 300 en 1975; elle est stable depuis.

Le canton a 22 500 hab. (21 100 en 1999), 22 communes, 19 257 ha dont 3 240 de bois; il va à l'est jusqu'à la vallée du Robec. Montville, au SO dans la vallée du Cailly, est de loin la commune la plus peuplée, suivie par Quincampoix au SE. Authieux-Ratiéville (340 hab., 516 ha), sur le plateau 3 km à l'ENE de Clères, a un négoce de matériel agricole (Mouchard, 60 sal.). Grugny (930 Grunyais, 318 ha), 3 km au nord de Clères, accueille un établissement hospitalier départemental pour personnes âgées qui emploie 410 personnes; mais le nombre d'habitants a diminué de 50 depuis 1999. Le Bocasse (750 hab., 862 ha), juste à l’ouest de Cléry, propose un parc d’attractions (40 sal.). Sierville (950 Siervillais, 1 591 ha) est à 7 km OSO de Clères et son village est le plus occidental du canton, séparé du chef-lieu par l'A 151; elle a plusieurs manoirs et le château du Bosc-Laurent, et a gagné 90 hab. depuis 1999.

Anceaumeville (690 Anceaunevillais, 468 ha), 7 km au sud-ouest de Clères sur le plateau, a plusieurs ateliers de finitions de bâtiment: revêtements Gamm (35 sal.) et Solution (30 sal.), couverture Durand (20 sal.). À l'angle sud-ouest du canton, Eslettes (1 540 Eslettais, 512 ha), juste à l’ouest de Montville, abrite une usine de verre plat (Normaver, 35 sal.), une petite fabrique d'automatismes (GND, 20 sal.) et une entreprise de transport (Sogep, 25 sal.); sa population a connu une forte croissance dans les années 1980 (660 hab. en 1975, 1 400 en 1990) et s'est encore augmentée de 120 hab. depuis 1999; un échangeur de l'A 151 est à l'ouest du village.

Bosc-Guérard-Saint-Adrien (860 Bosc-Guérardais, 1 041 ha dont 264 de bois), 3 km à l’est de Montville, a un colombier des 16e-17e s., une église du 13e remaniée au 19e en pierre et brique, et un golf dit de la Forêt Verte; celle-ci est tout près, mais extérieure à la commune et au canton, à Houppeville. La population communale s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2008. Mont-Cauvaire (620 Calvimontais, 902 ha dont 328 de bois), 4 km SSE de Cléry, conserve un colombier de 1730 et, à l'est, le château du Rombosc, de brique à pilastres (17e s.); un institut médico-éducatif est hébergé au domaine du Fossé (90 sal.), successeur du collège de Normandie, jadis très prisé par la haute société rouennaise. La commune a gagné 50 hab. de 1999 à 2008.

Authieux-Ratiéville (430 Authieusais, 516 ha), sur le plateau 3 km à l’ENE de Clères, a un négoce de matériel agricole (Mouchard, 35 sal.); la commune a gagné 90 hab. de 1999 à 2008. Claville-Motteville (260 Clavillais, 926 ha), 5 km à l'est de Clères, a plusieurs châteaux des 17e-18e s., dont le château de Claville et, à l'ouest, le hameau du Thil, au sud celui de Gouville doté d'un étang dans la vallée du Cailly, et d'un château qui la domine. Fontaine-le-Bourg (1 450 Bourguifontains, 1 220 ha dont 227 de bois), dans la haute vallée du Cailly à 6 km au SE de Clères, a perdu 50 hab. de 1999 à 2008; une usine de fournitures électriques du groupe Legrand (150 sal.) s'y maintient; plusieurs manoirs anciens se dispersent dans le finage.

À l’est du canton, Cailly (740 Caillais, 544 ha), 11 km à l’est de Clères, est à la source du Cailly au creux d’un vallon; couverture Rémy Dupuis (30 sal.). Juste au SE de Cailly, La Rue-Saint-Pierre (380 Rue-Saint-Pierriens, 768 ha) tire son nom de sa forme de village-rue et bénéficie d’un échangeur de l’A 28; boulangerie industrielle Cocagne (JMP-La Toque Normande, 70 sal., apéritifs surgelés), ingénierie d’automatismes Sepra (30 sal.), installations électriques LPE (25 sal.), travaux publics TPA (20 sal.), transports AGT (35 sal.).

Vers le sud aux environs de Quincampoix, Saint-André-sur-Cailly (870 Saint-Andrésiens, 1 228 ha), qui n’a aucun rapport avec la rivière mais voisine avec Cailly, et mieux encore Saint-Georges-sur-Fontaine (870 Fontigeorgiens, 909 ha dont 198 de bois) qui est au-dessus de Fontaine-le-Bourg, reproduisent le modèle du village-rue de plateau, au point que l'habitat de Saint-Georges se décompose en le Bout d'Amont, le Village et le Bout d'Aval. Saint-André a plusieurs petits châteaux et des restes d'un amphithéâtre gallo-romain; elle a absorbé en 1823 Saint-Jean-sur-Cailly à l'est et Pibeuf au sud, à présent au-delà de l'A 28. Saint-Georges s'orne au nord du château du Varat (17e-18e s.). Chacune des deux communes a gagné 40 hab. depuis 1999.


Montville

4 640 hab. (Montvillais), 1 085 ha dont 408 de bois, commune de Seine-Maritime dans le canton de Clères, 6 km au SSO de celle-ci et 16 km au nord de Rouen, au fond de la vallée du Cailly au confluent de la Clérette. C'est le dernier foyer industriel de la vallée du Cailly vers l'amont; le principal établissement est une usine de fournitures électriques du groupe Legrand (170 sal.); négoce chimique Brenntag (allemand, 75 sal.), ingénierie Serimatec (35), pisciculture, Intermarché (30 sal.). La ville, très fleurie (4 fleurs) a un espace de loisirs de 10 ha avec étang, et un musée des Sapeurs-pompiers de France; complexe culturel et sportif, gare sur la voie de Dieppe à Rouen, collège public. Montville est le siège de la communauté de communes des Portes Nord-Ouest de Rouen (23 communes, 26 800 hab.).


Quincampoix

3 300 hab. (Quincampoisiens), 2 034 ha dont 475 de bois, commune de Seine-Maritime dans le SE du canton de Clères à 12 km NE de Rouen. La bourgade domine la vallée du Robec et croît avec l’expansion de l’espace périurbain rouennais; manoir de brique du 18e s., et la maison natale du cycliste Jacques Anquetil (1934-1987); menuiserie métallique Fermalu (55 sal.), installations thermiques Lacheray (35 sal.), maçonnerie (Aux Bâtisseurs Régionaux, 45 sal.), espaces verts Créavérit (45 sal.). La commune avait eu un peu plus de 800 hab. au 19e s. et dans la première moitié du 20e. Elle a commencé à croître au cours des années 1960, a passé 1 000 hab. en 1968, 2 000 en 1989, et poursuit son ascension, gagnant 600 hab. de 1999 à 2008. Le nom de la commune, comme d'une douzaine d'autres lieux-dits souvent (mais pas toujours) attachés à des moulins, viendrait de cui qu'en poïst, expression ironique et de sens discuté, pour les uns «quoi qu'il vous en pèse» (même si cela vous gêne), voire laborieusement «quoi qu'il écrase» pour tel autre, ou plutôt par défi «qui qu'en rie» (riez si vous voulez, j'existe…) selon une incise de Léopold Pannier (École des Chartes) de 1874.