Canton de Pavilly

Pavilly

6 300 hab. (Pavillais), 1 419 ha dont 280 de bois, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l’arrondissement de Rouen, 21 km au NO de la préfecture, dans la vallée de l’Austreberthe; gare, collège public; couverture et plomberie Gautier (170 sal.), informatique Athic (50 sal., logiciels de paiement), serrurerie NFI (35 sal.); supermarché Champion (50 sal.), négoce et pose de quincaillerie MCP (30 sal.). La ville prolonge l’urbanisation de Barentin, qui l’a supplantée au 19e s.; elle avait 3 000 hab. en 1900, 4 400 en 1954 et croît depuis, mais n'a plus guère gagné que 120 habitants depuis 1999.

Le canton a 30 700 hab. (30 400 en 1999), 22 communes, 17 518 ha dont 2 113 de bois; il s’étend sur le plateau de Caux, profondemént incisé par l’Austreberthe et, à l’ouest, par la vallée qui débouche à Saint-Wandrille. Barentin en est de loin la principale ville. Au SO de celle-ci, Villers-Écalles (1 830 Villers-Écaillois, 741 ha) a une fabrique de chocolats et pâtes chocolatées appartenant au groupe italien Ferrero (320 sal.); installée depuis 1959 dans une ancienne filature, elle fabrique notamment les pâtes Nutella et les chocolats Kinder Bueno.

Limésy (1 520 Limésiens dont 120 à part, 1 501 ha dont 199 de bois), 7 km NNO de Pavilly, abrite un institut médico-pédagogique et une petite métallerie (Acierinox, 40 sal.), ainsi que le château d’Étennemare (17e-18e s.); sa population s'est accrue de 130 hab. entre 1999 et 2008. Sainte-Austreberthe (590 Austreberthais, 613 ha), dans la vallée à 5 km au nord de Pavilly, a un atelier de mécanique (Biard et Noblesse, 25 sal.), transports Metot (35 sal.).

Saint-Ouen-du-Breuil (770 Saint-Ouennais, 630 ha), Beautot (120 Beautotais, 350 ha) et Butot (290 Butotais, 551 ha), à l’extrême NE du canton, forment une quasi-enclave entre les cantons de Yerres et de Clères, autour du gros échangeur de l’A 29 et de la N 27 de Rouen à Dieppe. La première héberge un négoce de matériel agricole (Ducastel, 60 sal.) et a gagné 80 hab. après 1999. Beauteot accueille un négoce de surgelés Davigel (130 sal.).

Fréville (870 Frévillais, 580 ha), qui en a gagné 50, est à 10 km à l’ouest de Pavilly sur les traces de l’ancienne voie romaine qui menait à Fécamp, est un village-centre pour l’ouest du canton et accueille le siège de la communauté de communes du Plateau Vert, la moins peuplée du département (10 communes, 5 200 hab.), tandis qu’à l’est la communauté de communes de Caux-Austreberthe est nettement plus étoffée (23 100 hab. pour 7 communes).


Barentin

12 600 hab. (Barentinois) dont 230 à part, 1 274 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Pavilly, juste en aval de celle-ci dans la vallée de l'Austreberthe, à 18 km NO de Rouen, au passage de la N 15 et sur la voie ferrée qui mène au Havre. La ville a un centre hospitalier (20 lits), deux collèges et trois lycées publics, dont deux professionnels. Un «Musée dans la rue», formé de nombreux sculptures et objets d'art épars, y a été lancé par André Marie (1897-1974), ancien ministre et maire de 1945 à sa mort; Barentin a aussi un théâtre depuis 1960, plus un théâtre de verdure.

Le principal groupe d’emplois relève de la construction électrique, principalement sur le pôle industriel du Hoquet au NO de la ville: Société d’appareillage électrique Gardy (disjoncteurs, groupe Schneider), passée de 500 sal. à 260 entre 2005 et 2010, Tecumseh (moteurs d’appareils ménagers, états-unien, passée de 540 à 330 al.), appareils frigorifiques Norma Froid (25 sal.). S’y ajoutent de petites productions métallurgiques: tricots métalliques Jacques Dubois (35 sal.), métalleries Ganaye (45 sal.) et Générale de Métallerie (35 sal.). D’une ancienne tradition du textile étoffée, ne reste plus guère que la confection de lingerie Fashion Paradise (30 sal.); maçonnerie La Maintenance (40 sal.), installations électriques ETDE (45 sal.), travaux publics Lesueur (35 sal.).

Le secteur tertiaire s'est en revanche étoffé; Carrefour a un hypermarché de 440 emplois, dans un complexe commercial de 1 000 emplois au total, à la sortie de Barentin vers Rouen, au sein d’un parc commercial de 12 ha au ras de la N 15 et de l’A 150 (le Mesnil-Roux-la Carbonnière); magasins Castorama (125 sal.), Decathlon (85 sal.), Boulanger (75 sal.) But (45 sal.), Kiabi (45 sal.), jardinerie de Barentin (40 sal.), meubles Rapp (Fly, 35 sal.); négoces de livres Cultura (35 sal.), de bureautiue Alterburo (25 sal.), de jouets Pickwick (25 sal.); travail temporaire Adecco (70 sal.) et Alinea (95 sal.) nettotyage Sin et Stes (150 sal.), garages.

Barentin est le siège de la communauté de communes Caux-Austreberthe, qui groupe 7 communes et 24 000 hab. de la moitié orientale du canton de Pavilly. L’unité urbaine Insee serait de 20 200 hab., donc la 6e du département, et elle est censée faire partie de l’aire urbaine de Rouen. La commune avait 1 500 hab. au début du 19e s., 5 600 à la fin, 6 400 en 1954; sa population a dépassé 10 000 hab. en 1970, ralenti ensuite un peu sa croissance; puis elle aurait perdu 500 hab. entre 1999 et 2008. La mairie a une majorité de gauche; le maire est Michel Bentot, radical de gauche.