Canton de Saint-Romain-de-Colbosc

Saint-Romain-de-Colbosc

3 880 hab. (Romanais), 1 174 ha, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l’arrondissement du Havre, 18 km ENE du Havre sur le plateau de Caux, au passage de la N 15. Le bourg anime un canton peuplé et industriel, mais fait de petites communes, et justifie ainsi un collège public et un hôpital local (5 lits), un centre de soins spécialisé pour enfants. La population communale a crû lentement depuis deux siècles; elle a atteint 2 000 hab. en 1905, 3 000 en 1968. Elle aurait perdu toutefois 120 hab. depuis 1999. La communauté de communes du canton de Saint-Romain-de-Colbosc correspond à peu près au canton (16 communes, 17 000 hab.) et siège au chef-lieu.

La commune a plusieurs industries, dont Plastic Omnium (190 sal., pièces pour automobiles), Sofedit (110 sal., pièces mécaniques pour automobiles, groupe Thyssenkrupp); menuiseries Parmentier (55 sal.), Simp (50 sal.) et Sicb (45 sal.); maintenance de tuyauterie (Prestofuites, 50 sal.), métallerie Mouquet (25 sal.); carrosserie Preudhomme (25 sal.); installations électriques Cegelec (20 sal.); informatique Trace (25 sal.), ingénierie Petroval (30 sal.); analyses et contrôles Intertek OCA (35 sal.), transports de voyageurs Veolia (85 sal.), nettoyage GSF Neptune (130 sal.); négoce de matériel de levage Fenwick (Normandie Manutention, 40 sal.); supermarchés U (45 sal.) et Carrefour (40 sal.).

Le canton a 19 600 hab. (18 700 en 1999), 18 communes, 18 708 ha dont 1 262 de bois; il s’étend largement sur le plateau de Caux entre Le Havre et Bolbec, ainsi que dans les marais de l’estuaire de la Seine, et totalise 13 800 emplois, pour une population active de 8 400 personnes. Au nord du chef-lieu, à 4 km, Gommerville (720 Gommervillais, 739 ha) se distingue par le petit aérodrome du Havre-Saint-Romain (code LFOY), avec aéroclub, vol à voile et ULM, deux pistes gazonnées de 890 et 840 m, et par le château de Filières, du 17e s., avec un grand parc. Étainhus (1 070 Stainhusiens, 822 ha), 8 km NO de Saint-Romain, a reçu une plate-forme logistique de transports; la commune avait moins de 600 hab. avant 1980. Gommerville a gagné 60 hab. depuis 1999, Étainhus 50.

À 2 km à l’ouest de Saint-Romain, Saint-Aubin-Routot (1 290 Saint-Aubinais, 663 ha) est desservi par la N 15 et son territoire est traversé par l’A 29; la commune est surtout résidentielle et a gagné 150 hab. de 1999 à 2008. À Épretot (750 Épretotais, 684 ha), 4 km au NO de Saint-Romain, qui en a gagné une centaine dans le même temps et dispose d’un échangeur de l’A 29, un parc de loisirs dit Canyon Park utilise un vallon encaissé affluent de la Lézarde.

Saint-Laurent-de-Brèvedent (1 460 Saint-Laurentais, 779 ha), 8 km à l’ouest de Saint-Romain, est la commune la plus proche du Havre; son curieux nom signifierait en fait «vallée des castors» (bièvre-dalle); elle offre un beau pigeonnier ancien polygonal, et le parc d’activités d’Aplemour, avec la métallerie Debris du groupe Roget (75 sal.) et la plomberie Buquet (40 sal.), et depuis 1999 les installations du centre technique du Havre Athletic Club (football, 100 sal.), l’un des plus anciens de France (1872), plus son gardiennage sportif Océane Sécurité (20 sal.). La population communale a crû régulièrement depuis les années 1930, mais pas après 1999. S

ix communes se partagent le coteau de Seine et les marais qu’il domine. La partie méridionale de ces marais, le long de la Seine, est érigée en réserve biologique naturelle sur 18 km de long et 2 à 3 km de large. Toutes ces communes ont leur vieux centre sur le plateau et leur population ne croît que modérément: les emprises industrielles sont l’essentiel, et attirent de l’extérieur de nombreux travailleurs tous les jours.

Tout à l’ouest, Rogerville (1 260 Rogervillais, 950 ha), 8 km OSO de Saint-Romain, avoisine Gonfreville. L’A 29 s’insinue sur le Caux à la faveur d’un petit vallon et le gros échangeur A 29-A 131 a été aménagé au pied du village; il assure la liaison avec le pont de Normandie, à la limite des communes d’Oudalle et Sandouville. L’étroite part de marais de la commune (1 300 m de large) englobe une fraction de la raffinerie de pétrole. L’entreprise Citron (100 sal., suisse) dont le curieux acronyme cache le Centre international de traitement et de recyclage des ordures nocives, a disparu en 2011. Restent une métallerie Baudin-Châteauneuf (40 sal.), traitement de surfaces La Pie (30 sal.), levage Mediaco (30 sal.), chaudronnerie Friedlander (25 sal.), mécanique Hydrauhavre (20 sal.); fermetures en plastique Logi Fermetures (25 sal.); transports Daher (80 sal.), Malherbe (60 sal.), Ecu-Line (35 sal.), TGD (30 sal.) et entrepôts (Normandie Entrepôts Logistiques, 25 sal.) sur le parc logistique du Pont de Normandie; la firme états-unienne Dresser Rand (groupe First Reserve) y installe un centre mondial d’essais de compresseurs pour la liquéfaction de gaz naturel (70 sal. en 2007). La commune n’avait que 250 hab. en 1936 et a crû de 1950 à 1999.

Oudalle (370 Oudallais, 965 ha) se glisse entre Rogerville et Sandouville et n’a pas une plus large part de plaine, au pied du pont de Normandie; l’industrie chimique y est la mieux représentée, avec Lubrizol (200 sal., groupe Berkshire de W. Buffet) et Total Fluides (70 sal., fluides spéciaux); mécanique NMS (Normandie Maintenance Service, 35 sal.) et installations électriques Opteor du même groupe (75 sal.), Estuaire Électricité (35 sal.); ingénierie CTS Cable Tray (50 sal.); étanchéification Asten (100 sal.); négoce de métaux Arcelor-Mittal (30 sal.), de fournitures industrielles Transflex (25 sal.); transports SDV (Transcap, 360 sal.), De Rijke (130 sal.), Porte Océane (60 sal.), Carrion (35 sal.), Bradford (25 sal.), entreposage SD Log (50 sal.).

Sandouville (780 Sandouvillais, 1 480 ha), 6 km au SO de Saint-Romain, n’était qu’un petit village de plateau; mais la largeur relative de sa part de plaine (2 700 m) lui a permis de recevoir et de contenir à peu près la grande usine d’automobiles Renault, ouverte en 1964 pour la Renault-16, qui est montée jadis à 12 000 salariés, occupait encore 6 200 personnes en 2005 mais n'en déclare plus que 2 500 en 2011, et monte des Espace et des Laguna.

D’autres entreprises de poids sont à Sandouville: Siemar-Faurecia (sièges pour automobiles, groupe PSA, 400 sal.), Eliokem (résines et latex, groupe états-unien Littlejohn, 290 sal.), raffinerie de nickel Eramet (180 sal.), alimentée par les mattes de Nouvelle-Calédonie, mécanique et métallerie Samia (groue Eiffel, 170 sal.), ainsi que plusieurs entreprises d’équipements pour automobiles dont Inoplast (40 sal.), Plastic Omnium (35 sal.) et Faurecia (35 sal.) dans les plastiques); en métallerie et maintenance industrielle, tuyauteries MG, 50 sal.); chaudronnerie CATS Portuaire (50 sal.); emballages en bois Soflog Telis (30 sal.); installations électriques Cegelec (340 sal.), gaz industriels L'Air Liquide (25 sal.).

Nombreuses sont les entreprises de transport: TND Normandie-Bretagne (110 sal., Dentressangle) et Dentressangle-Chimie (75 sal.), Lecercle (115 sal.), Hesnault (100 sal.), CNMT (45 sal.), ESN (45 sal.), STAT (Trégor, 45 sal.), CAT (40 sal.), GBE (35 sal.), Tier Port (30 sal.), Trans Inter (30 sal.), DHL (25 sal.), Sosea (25 sal.); enlèvement d'ordures Sedibex (55 sal.). L’usine de tabacs du groupe Altadis (ex-Seita, 110 sal.) fait un peu figure d’exception dans cet ensemble, avec le restaurant L'Armada (45 sal.). Le pont de Normandie commence juste à la limite des finages de Sandouville et d’Oudalle.

Saint-Vigor-d’Ymonville (990 Saint-Vigorais, 2 943 ha), 5 km au sud de Saint-Romain, occupe la plus large part des marais, plus de 5 km. Le site du Hode, une pointe restant des anciens recoupements de méandres, correspond à une avancée du coteau de Seine et signale, en somme, le passage du domaine proprement maritime à celui du val de Seine, et même le début du port du Havre et de son Grand Canal: à l’est du Hode, le rebord du plateau dessine une large courbe correspondant au versant concave d’un ancien méandre. Des grottes ont été habitées dans le coteau: des silex taillés du néolithique y ont été trouvés, qui en font le plus ancien habitat connu de Haute-Normandie.

La commune contient quelques entreprises industrielles au parc du Hode, dont la plus connue est la cimenterie Lafarge (150 sal., depuis 1965), à l’extrémité même du Grand Canal; parmi les autres dominent les conteneurs Mertz (140 sal.); les chaudronneries , réparations et maintenances métalliques ACVR (85 sal.), Foure-Lagadec (45 sal.), TCA (Anjou, 30 sal.), mécanique Endel (50 sal.); nettoyage Industrielle de Service (25 sal.). Les transports sont bien représentés: Gefco (200 sal.), Geodis (70 sal.), Daher (65 sal.), XP Log (65 sal.), Inger (45 sal.), Schenker (45 sal.), Sagarep (35 sal.), DSV (35 sal.), Calberson (30 sal.), Aubin (20 sal.), Sotraga (20 sal.). Dans un autre domaine, figurent les entreprises d’importation et négoce d’épices et cafés O. Langlois (45 sal.); conditionnement Kusmi (55 sal.); collecte de déchets Ipodec (Veolia, 70 sal.). La population communale a augmenté de 120 hab. de 1999 à 2008, mais reste bien inférieure à la somme des emplois locaux (1 300).

Le village de La Cerlangue (1 330 Cerlanguais dont 100 à part, 2 793 ha dont 372 de bois), 5 km au SE de Saint-Romain, est un peu plus éloigné du coteau, mais a aussi une bonne part de marais drainé et poldérisé (3 500 m de large). Toutefois, la plaine de la Seine est ici un peu moins large et l’industrie ne s’est pas étalée; une maison familiale rurale est installée au château de Bellevue. Enfin, à l’est, s’avance l’éperon de Tancarville. La commune a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008.


Tancarville

1 310 hab. (Tancarvillais), 742 ha, commune de Seine-Maritime dans le canton de Saint-Romain-de-Colbosc, 10 km au SE du chef-lieu. Le village occupe un éperon entre deux anciennes courbes de méandres. Ici la Seine touche le coteau, qui fait face au marais Vernier; c’était un excellent site pour un château: il reste des tours et des parties de l’enceinte de l’ancienne forteresse du 12e s., remaniée au 15e s. et complétée au 18e s. par un nouveau château et un parc. La commune avait 560 hab. en 1931 et sa population a crû ensuite jusqu’en 1999 et semble stabilisée.

Le village perché domine le pont de Tancarville, ouvert en 1959, de 1 410 m de long et formé de trois travées dont une de 608 m de portée à 51 m au-dessus du fleuve. Le canal de Tancarville file jusqu’au port du Havre dans la plaine puis le long du coteau, sur 25 km, et facilite la navigation des péniches de Seine; il date de 1887 et a bénéficié depuis de quelques aménagements: la nouvelle et grande écluse de Tancarville (200 m de long) permet le passage de convois poussés de 10 000 t. Tancarville est incluse dans le parc naturel régional.