Canton de Valmont

Valmont

1 020 hab. (Valmontais), 555 ha dont 231 de bois, chef-lieu de canton de Seine-Maritime dans l’arrondissement du Havre, 12 km à l’est de Fécamp, dans la vallée encaissée du ruisseau de Valmont. Le village a un collège public; ruines d’une abbaye bénédictine fondée en 1169, et d’un château féodal qui conserve un donjon du 11e s. et une aile renaissance rajoutée au 16e siècle et réaménagée au 19e; quelques commerces, dont un négoce de fruits (Soudry, 30 sal.), ambulances Coquelet (35 sal.). Valmont, dont la population a augmenté depuis les 840 hab. en 1954 et jusqu'en 1999, est le siège de la communauté de communes du canton de Valmont, qui correspond exactement au canton.

Le canton a 10 700 hab. (9 900 en 1999), 22 communes, 12 937 ha dont 1 216 de bois; il s’étend sur le plateau de Caux et inclut 8 km de la côte d’Albâtre à l’est de Fécamp. Les 22 communes sont réunies dans la communauté de communes du canton de Valmont. En aval de Valmont à 5 km, la sucrerie de Colleville (730 Collevillais) a fermé en 2003 mais un atelier d'installations électriques (SDEL du pays de Caux) est apparu (55 sal.). Thérouldeville (560 Thérouldevillais, 458 ha), juste au nord de Valmont, a une poissonnerie (Cornic, 30 sal.) et une partie des restes de l'abbaye de Valmont.

Au sud du chef-lieu, Thiétreville (390 Thiétrevillais, 533 ha), à 3 km sur le plateau, accueille une robinetterie D2FC (20 sal.). Limpiville (360 Limpivillais, 424 ha), à 7 km au sud de Valmont, offre le beau parc du château de Vaudroc. Vers l'ouest, Contremoulins (210 Contremoulinais, 438 ha), 8 km OSO de Valmont et 6 km au SE de Fécamp sur le plateau, a une fabrique de cheminées (Magnan, 35 sal.). Toussaint (750 Toussaintais, 449 ha), à l’extrême limite occidentale du canton, occupe le promontoire entre les vallées encaissées des ruiseaux de Valmont et de Ganzeville, qui fut le site d’un oppidum; machines d’assemblage (Techval, 30 sal.), armement de pêche SPES (20 sal.)sa population a ggané 60 hab. depuis 1999.

Trois communes se partagent le front de mer. Életot (630 Életotais, 681 ha), la plus occidentale, en a la plus grande part mais n’a pas guère d’accès commode au rivage, que domine une falaise de près de 100 m, précédée toutefois d'un large platier en croissant; sa population s'est accrue de 90 hab. entre 1999 et 2008. Le village de Saint-Pierre-en-Port (850 Saint-Pierrais, 389 ha), 9 km au nord de Valmont et 12 km ENE de Fécamp, est le plus proche du rivage, à la faveur d’un profond vallon; la commune a 200 résidences secondaires (34% des logements), 2 campings (170 places).

À l’angle nord-est du canton, les Grandes-Dalles et les Petites-Dalles occupent deux débouchés de vallons et dépendent de la commune de Sassetot-le-Mauconduit (960 Sassetotais, 881 ha), dont le village se tient à 2 km en arrière, sur le plateau, et qui est «station verte de vacances»; l’ensemble réunit 260 résidences secondaires (30% des logements), deux campings (160 places) et un hôtel (30 chambres). Les Grandes-Dalles ont un centre héliomarin; un projet d’éoliennes sur le plateau est très contesté. Les Petites-Dalles, partagées avec Saint-Martin-aux-Buneaux dans le canton voisin de Cany-Barville, abritent de grosses villas; la station fut fréquentée dès les années 1870 et lancée dans les années 1880, dès que la voie ferrée parvint à Cany-Barville et à Saint-Valéry (1880). Le site et été souvent dessiné et peint, notamment par Monet et Pissarro. Le grand château de Mauconduit, belle demeure du 18e s., accueillit en 1875 l’impératrice d’Autriche, dite «Sissi» et s’en sert encore pour sa publicité hôtelière.

Les Petites-Dalles aux débuts des bains

«Le hameau des Petites-Dalles, qui dépend de la commune de Saint-Martin-aux-Buneaux, est agréablement situé au débouché d'un vallon toujours vert, planté d'arbres, couvert de jardins, et protégé par son étroitesse contre l'irruption des vents. On peut y faire de charmantes promenades. De nombreuses maisons de campagne y ont été construites. La plage, de sable, resserrée au nord et au sud par les falaises, est abritée, du côté de la haute mer, par une digue naturelle de rochers; aussi les vagues n'y sont-elles pas très fortes, et des enfants de quatre ans peuvent s'y baigner sans danger. Il n'y a pas d'établissement de bains aux Petites-Dalles: on s'y baigne à sa guise, on pose soi-même ses limites. 15 à 20 cabines et un guide-baigneur sont néanmoins à la disposition des baigneurs. L'hôtel des Bains sert de casino. Il s'y donne des fêtes, des soirées dansantes, et les enfants trouvent dans le jardin des balançoires, des trapèzes, etc. Les Petites-Dalles sont un séjour tranquille, fréquenté par des familles paisibles, aimant le calme et une simplicité relative. Le boucher et les marchandes de légumes de Sassetot (marché le dimanche) approvisionnent suffisamment ce hameau.» (Guide Joanne de 1881, dans http://www.les-petites-dalles.org (riche site)