Canton d'Argenton-Château

Argenton-les-Vallées

1 630 hab. (Argentonnais), 2 906 ha, chef-lieu de canton des Deux-Sèvres dans l'arrondissement de Bressuire, 18 km au NNE de celle-ci et à 21 km à l'ouest de Thouars. Le village est sur la rive gauche de l'Argenton, au confluent de l'Ouère qui vient du nord-ouest, et sur la route de Thouars à Mauléon (D 759). Il est considéré comme «station verte de vacances» et «petite cité de caractère»; on y voit une église du 12e s. avec portail saintongeais à voussures sculptées, les ruines de la citadelle (panorama) et un champ de Foire sur les anciennes terrasses du château. Une base de loisirs profite du lac d'Hautibus (10 ha), aménagé dans la vallée affluente de l'Ouère dès la fin du 15e s. puis abandonné à la prairie avant d'être remis en eau derrière un nouveau barrage en 1968; un camping (65 places).

Le village a un collège public et un privé; plastiques pour bâtiment Sonac (50 sal.). La commune se nommait Argenton-Château jusqu'en 2006 et n'avait qu'un très petit territoire (106 ha) et 1 100 hab. en 1999; elle a alors fusionné avec Boësse à l'ouest et Sanzay au sud-est, et ainsi changé son nom. Boësse, au SO, avait 540 hab. et 1 519 ha en 1999, dont 110 hab. à part en raison d'une maison familiale rurale, et avait restauré un moulin à vent du 18e s., qui fait un petit écomusée. Sanzay avait 250 hab. et 1 282 ha, un château à douves du 13e s. avec tour-donjon. Argenton est le siège de la communauté de communes de l’Argentonais, qui associe 16 communes réunissant 10 300 hab. et 36 100 ha.

Le canton a 10 100 hab. (9 700 en 1999), 16 communes, 33 496 ha dont 2 167 de bois; il est limitrophe du Maine-et-Loire et traversé du SO au NE par l’Argenton. Au nord-ouest, Saint-Maurice-la-Fougereuse (560 hab., 3 584 ha dont 470 de bois) à 8 km du chef-lieu, donne au sud sur la rive gauche de l’Ouère et englobe quelques étangs et une partie du bois d’Anjou; charpentes Coppet (60 sal.). Saint-Clémentin (560 510 Saint-Clémentinais, 1 382 ha), 7 km au SO du chef-lieu, est au confluent de l’Argent et du Ton; église du 15e s. et chapelle du 16e s.; maçonnerie Dubreuil (25 sal.); sa population s'est accrue de 50 hab. depuis 1999.

Un peu au sud-est, Saint-Aubin-du-Plain (550 Saint-Aubinois, 1 406 ha), 7 km au sud du chef-lieu sur la route de Bressuire, a une fabrique de matériel agricole (Suire, 65 sal.) et un fabrique de kits pour bâtiment Equip'Home (20 sal.), les transports TCL (25 sal.); l'atelier de confection Monneau (45 sal. en 2005), en redressement en 2007, est devenu une coopérative ouvrière de production, mais avec 15 salariés seulement. On y voit le château de la Roche Jacquelin, objet de culte des nostalgiques des guerres vendéennes, ainsi que le château de Muflet (14e au 17e s.). Moutiers-sous-Argenton (570 Moutiérais, 3 640 ha), 8 km au sud-est du chef-lieu, a un finage étendu, qui englobe au sud les dolmens du Gât et de la Pierre Levée du Grand Gât; atelier de fermetures Alu Inov (25 sal.); la commune a perdu 60 hab. depuis 1999.

Au nord du village de Breuil-sous-Argenton (420 hab., 1 955 ha), qui est à 2 km ENE d’Argenton, se voient les restes du château de l’Ébaupinaye, du 15e s. en granite rose, à grandes douves et tours; site d’escalade dans la vallée de l’Argenton. Massais (620 560 Massaisiens, 2 114 ha), 9 km ENE d’Argenton-le-Château, domine la rive gauche de l’Argenton, où a été aménagée une base de loisirs avec lac de 10 ha (la Balastière) et village de vacances; l’encaissement de la vallée de l’Argenton offre à Massais le site d’escalade du Chiron des Douves Chaudes; la commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008.

Argenton-l’Église (1 660 Argentonnais, 2 586 ha) est tout à l’est du canton, à 9 km NNO de Thouars et sur le côté droit de l’Argenton; bétons Alta (50 sal.), distribution de surgelés Argel (50 sal.), ateliers et négoces dans la mouvance de Thouars, centre d’aide par le travail de l’Adapei. La commune s’est agrandie en 1972 en fusionnant avec Bagneux, qui est à 6 km au NE sur une petite butte, et avait alors 260 hab.; la population est assez stable depuis mais s'est accrue de 150 hab. après 1999.

Bouillé-Loretz (1 070 Bouillavins, 2 678 ha dont 294 de bois), 5 km plus au nord en bordure du Maine-et-Loire, a un collège public; c’est aussi la commune la plus viticole des Deux-Sèvres, avec 233 ha de vignes; fermetures pour bâtiment Martin (40 sal.), autocars Rousselot (30 sal.). La population communale a baissé dans le dernier quart du 20e s. (1 420 hab. en 1972).

Cersay (1 010 Cersaysiens, 3 678 ha), également riveraine du Maine-et-Loire à 8 km SO de Bouillé-Lorentz et 11 km NE d’Argenton-Château, est la seconde commune viticole du département, avec 228 ha de vignes. La petite vallée de la Soire, de 18 km de long, descend vers le nord en direction du Layon; meubles Sargam (Argentonnaise d’ameublement, 45 sal.), confection Fun (20 sal.). La commune a fusionné en 1972 avec Saint-Pierre-à-Champ, dont le village est à 3 km au NNO de Cersay sur la Soire; elle y a gagné près de 300 hab., mais rien gagné depuis. Juste au sud de Cersay à 3 km, un peu au nord de Massais, Bouillé-Saint-Paul (480 Bouilléens dont 70 à part, 2 038 ha) a une maison familiale rurale.