Canton de Mauléon

Mauléon

8 300 hab. (Mauléonais) dont 290 à part, 12 064 ha dont 623 de bois, chef-lieu de canton des Deux-Sèvres dans l’arrondissement de Bressuire, 22 km ONO de Bressuire au bord de l’Ouin et sur la N 149. Accordée en duché au comte de Châtillon en 1736, Mauléon dut alors se nommer Châtillon, assorti de «sur Sèvre» alors que la Sèvre n’y passe pas; elle ne retrouva l’ancien nom de Mauléon que bien plus tard, en 1965, à la faveur d’une fusion de communes, élargie en 1973. Elle a donc absorbé Saint-Jouin-sous-Châtillon, petit faubourg au nord-ouest; puis plus tard et plus loin Le Temple, La Chapelle-Largeau et Moulins à l’ouest, à l’est Rorthais et Saint-Aubin-de-Baubigné; et même un moment Saint-Amand-sur-Sèvre au sud, mais celle-ci a repris son indépendance en 1991. La commune avait 1 250 hab. en 1962 (1 500 en 1886); les fusions l’on fait passer à 2 700 en 1968, 8 200 en 1975 et sa population est montée jusqu’à 8 800 en 1990 avant le départ de Saint-Amand. Elle s'est accrue de 600 hab. entre 1999 et 2008.

La ville conserve quelques ruines de l’ancien château fort; ce qui reste de l’ancienne abbaye de la Trinité est occupé par la mairie et le musée d’histoire et de préhistoire du BRHAM (Bureau de recherches historiques et archéologiques du Mauléonnais); musée du jouet, parc de la Mignauderie. De l’uranium a été extrait après 1952 au site de la Commanderie près du Temple; il en reste un étang profond. L’ancien village de Saint-Aubin-de-Baubigné expose une église à flèche de granite de 52 m de haut et, un peu au nord, les ruines du château de la Durbelière, où naquit le chef vendéen La Rochejacquelein (1772-1794).

La ville, fleurie (trois fleurs), a un collège privé et un hôpital local, une maison familiale rurale; et depuis 2008 un parc de 4 éoliennes (8 MW) à la société Eolfi (groupe Veolia), en partie avec Saint-Amand-sur-Sèvre (la Grelière). La principale usine est celle d’Heuliez Bus (480 sal.), carosserie qui a été cédée au groupe Irisbus (Fiat-Iveco et RVI, celle-ci passée de Renault à Volvo); elle est dans l’ancien village de Rorthais à l’est de Mauléon, où se trouvent une zone d’activités intercommunale et l’aérodrome dit de Mauléon-Bocage (code LFJB, piste en dur de 1 300 m, école de pilotage et aéroclub du Bocage). Ixapack (190 hab.) fabrique des lignes de conditionnement et emballage.

Les autres établissements sont Go Plast (menuiserie de plastiques, 80 sal.), Millet (menuiserie et charpente, 80 sal.), Norea (fabrique d’aliments pour volailles, 50 sal.), Micheletti (moules et modèles pour plastiques, 40 sal.), Boissinot (installations électriques, 40 sal.), Les Poseurs du Bocage (pose de préfabriqués, 30 sal.), Loiseau (chaudronnerie agricole Le Pratic, 25 sal.), Techni Composite (pièces de plastique, 25 sal.), Spam (plastiques, 25 sal.), Coutant (couverture, 20 sal.); négoce de vêtements Kerlin’s (40 sal.), élevage et négoce de volailles Val' lance (30 sal.); magasin Super U (75 sal.). Mauléon est le siège de la communauté de communes du Delta Sèvre-Argent (14 communes, 28 500 hab.).

Le canton a 16 700 hab. (15 400 en 1999), 6 communes, 29 367 ha dont 991 de bois; il forme l’angle NO du département, ce qui le rend limitrophe du Maine-et-Loire et de la Vendée. Saint-Pierre-des-Échaubrognes (1 400 hab., 2 892 ha), 8 km au nord de Mauléon, est juste à la limite du Maine-et-Loire à 2 km au sud de Maulévrier; sa population s'est accrue de 130 hab. depuis 1999; le château de Touvois est aussi dans la commune, et en limite, à l’une des extrémités du lac de retenue du Verdon dans un vallon affluent de la Moine; vitrages isolants Glassver du groupe Saint-Gobain (190 sal.), menuiserie Legeais (50 sal.), transports Terrien (20 sal.).

La Petite-Boissière (650 Pivardais, 1 292 ha), 4 km au sud de Mauléon, a un atelier de carrosserie Aubineau (140 sal.) depuis 1959. Saint-Amand-sur-Sèvre (1 330 Saint-Amantais, 3 236 ha) est à 8 km au SSO du chef-lieu à la limite du département, et bien sur la rive droite de la Sèvre nantaise; une minoterie. Le site minéralogique de la Dorgissière recèle des minéraux rares et de l’uranium, mais n’a pas été exploité. La commune était en déclin continu depuis le maximum de 2 030 hab. en 1891, mais le comptage de 2008 lui donne 50 habitants de plus qu’en 1999. À l'est du canton rayonne Nueil-les-Aubiers.


Nueil-les-Aubiers

5 000 hab. (Nueillais), 9 883 ha dont 295 de bois, commune des Deux-Sèvres dans le canton de Mauléon, 14 km à l'est du chef-lieu. La commune ne date que de 2001 et a gagné 400 hab. depuis; elle est issue de la fusion de Nueil-sur-Argent (2 200 hab., 4 956 ha) avec Les Aubiers (3 000 hab., 4 927 ha). Nueil-sur-Argent s'était nommée Nueil-sous-les-Aubiers jusqu'en 1964. Leur population totale est relativement stable depuis le 19e s. Les deux bourgs ne sont séparés que par moins de 2 km; l'un est au bord de l'Argent, Les Aubiers sont un peu au nord sur la route de Mauléon à Thouars. La commune est dotée d'un collège privé et s'orne du château de Tournelay (19e s.) au sud de Nueil-sur-Argent; hébergement d'enfants en difficulté (La Chatrère, 25 sal.).

La ville est l'un des trois pôles de la communauté Delta Sèvre-Argent, avec un solide ensemble industriel. Elle a des usines d’abattage et découpage de volailles, l’une de canards, l’autre de poulets, toutes deux au groupe Gastronome (400 et 380 sal. au Proulin, plus 200 au Quaireau); plus les viandes de volailles Mondial Prestation (45 sal.), les aliments du bétail Arrivé-Bellanne (groupe Nutrico, 45 sal.) et de Bellavol (Le Gaulois, 30 sal.). Dans d’autres domaines apparaissent les meubles de bureau et scolaires SMM (100 sal.), les cosmétiques Bodynature (100 sal.), la sellerie-maroquinerie Sido (40 sal.), les emballages en bois Cam Nouvelle (35 sal.); plastiques PolyPlast (25 sal.); transports Vezo (50 sal.), magasin Intermarché (45 sal.).