Cantons de Thouars

Thouars

10 100 hab. (Thouarsais) dont 280 à part, 1 209 ha, chef-lieu de canton des Deux-Sèvres dans l'arrondissement de Bressuire, 28 km au NE de celle-ci sur la rive droite du Thouet. La ville est située au contact même du massif ancien armoricain et des bas plateaux sédimentaires du début du Bassin Parisien. Juché sur un éperon de méandre, le grand château du 17e s. domine la ville et forme sa pointe méridionale; il fut collège, centre de détention, et il est devenu collège public, flanqué d'une chapelle du gothique flamboyant et de la renaissance. Les anciennes écuries abritent le Centre régional Résistance et Liberté et le Centre d'interprétation géologique du Thouarsais.

La vieille ville s'étend au nord, dans une ellipse reliée au promontoire du château par la rue du Château et la rue de la Trémouille. Elle contient, au sein de ses petites rues, l'hôtel de ville, d'anciens hôtels bourgeois, des écoles et l'hôpital, le musée Henri Barré, et deux belles églises: Saint-Médard, romano-gothique, qui vaut surtout par sa façade à porche sculpté; Saint-Laon, à clocher roman, qui est issue d'une abbaye. Cette vieille ville a conservé des parties de remparts et de superbes portes de ville, dont la tour-porte circulaire du Prince de Galles (ou de la Grainetière) et la puissante tour-porte Prévost à donjon carré et tours rondes.

Au nord, la vieille ville est bordée par un ensemble attractif composé d'un parc floral en bordure du Thouet, d'un jardin public et de la grande place Lavault, des halles, du théâtre, de la médiathèque et du centre culturel. La ville du 19e siècle s'étend au nord vers la gare, largement dépassée au 20e siècle. Le moulin de Crevant a été réaménagé en écomusée sur les promenades au bord du Thouet. Thouars soigne sa renommée: ville fleurie 4 fleurs, festival Atout'Arts, et ambitionne d'organiser une cité internationale de la gastronomie et des vins.

Son potentiel d’activités, qui bénéficie de huit zones équipées, n’est pas négligeable. Le fleuron en est une grosse usine de viandes de volailles, lapins et chevreaux et plats cuisinés Lœul-Piriot (550 sal.); s'y ajoutent en agro-alimentaire la charcuterie Delpeyrat (160 sal.), l’entreprise France-Champignon (140 sal.), coopérative saumuroise qui a traversé une période difficile en 2002-2004, les viandes Sovileg (45 sal.) et les cailles Rocvent (30 sal.). Thouars produit aussi un apéritif localement renommé, Duhomard, à la gentiane et au quinquina.

Le reste offre un éventail assez ouvert de fabrications: sacs et gobelets en plastique CEE (groupe français Schisler, 360 sal.); menuiseries Asselin (120 sal.), Charpente thouarsaise (50 sal.) et Isoreno (30 sal.), emballages en bois Doc (25 sal.),; peintures en poudre Inver (90 sal., rachetée en 2008 par le groupe italien au groupe suédois Becker); mécanique TMR (Talbot, 60 sal.); installations électriques Ineo (45 sal.), et Fradin-Bretton (30 sal.), constructions Denis (45 sal.), nettoyage Aber (140 sal.); négoce de matériel agricole (Semat, 40 sal.); transports THT (Dentressangle, 65 sal.), Pierrick Leau (30 sal.) et Landry (25 sal.).

Sans être chef-lieu d’arrondissement, la ville est un actif centre de services, qui rivalise avec Bressuire: deux collèges publics et un privé, un lycée général et un lycée professionnel publics, un lycée privé, un centre hospitalier, un magasin Super U (130 sal.). Thouars avait 2 000 hab. au début du 19e s., 5 000 à la fin, 10 000 en 1936-1950 et a poursuivi sa croissance jusqu’en 1975 (12 100 hab. sdc) mais a perdu des habitants depuis, dont 1 100 entre 1999 et 2008. La majorité municipale est fluctuante. Elle est repassée à gauche en 2008; le maire est Patrice Pineau, socialiste, médecin. Bon site www.ville-thouars.fr. La communauté de communes du Thouarsais siège à Thouars et groupe 12 communes, 22 300 hab., 22 400 ha. Thouars est aussi le siège du pays Thouarsais, qui groupe 45 communes, dont les trois communautés de communes de l’Argentonais, du Saint-Varentais et du Thouarsais (41 100 hab., 826 kme). L’unité urbaine est de 15 100 hab., l’aire urbaine de 26 800 hab.

Les 2 cantons de Thouars ont 25 400 hab. (25 900 en 1999), 19 communes, 29 681 ha dont 3 177 de bois; ils touchent au nord au Maine-et-Loire et sont à l’est limitrophes du département de la Vienne. Ils ouvrent le Bocage sur les paysages de Loire, où apparaissent des vignes et des cultures de fruits et de légumes, spécialement de melons. Thouars est entourée d’une demi-douzaine de communes en partie urbanisées qui renforcent son agglomération et ses activités. Sainte-Radegonde et Mauzé-Thouarsais, à l’ouest, ont dépassé 2 000 ha.

Sainte-Verge (1 510 Sainte-Vergeois 1 283 ha), au nord sur la route de Saumur, contient l’hippodrome de Villeneuve et une réserve naturelle du Toarcien. Le nom de cet étage géologique du Jurassique vient de Thouars même, Toarcium en latin. Celui de la commune vient d’une jeune bergère des environs, Virgana. Sainte-Verge cultive une vingtaine d’hectares de vignes; fabrique de pièces plastiques Plasti Service (20 sal.), moules et modèles Apsys (30 sal.), centre Leclerc (135 sal.) et MrBricolage (40 sal.). La population croît lentement depuis 1954 (940 hab.), et a augmenté de 150 hab. entre 1999 et 2008.

Louzy (1 250 Louzéens, 1 864 ha), 4 km au NE de Thouars, ajoute à la ville une zone industrielle en partie thouarsaise, où figurent notamment la fabrique de cosmétiques et produits d’hygiène Rivadis (famille Rival, 250 sal.) et sa filiale Laboratoire Phagogène (30 sal.); l'usine de plasturgie-menuiserie Leul (marque Ublo, 320 sal.), les meubles Morin (25 sal.) et le négoce associé Sesame (45 sal.), l'atelier de mécanique Fradin (35 sal.); fabrique d’aliments du bétail Bellanne (140 sal.), magasin Point P (Trouillard, 20 sal.), coopérative d’autocars Scodec (20 sal.). Louzy croît depuis 1968 (640 hab. , gagnant 100 hab. de 1999 à 2008.

Au sud, Saint-Jean-de-Thouars (1 400 Saint-Jeantais, 496 ha) fait face à l’éperon du château de Thouars, et fait figure de faubourg de la rive gauche du Thouet; fabrique d’échantillons, monodoses et emballages de cosmétiques Socoplan (200 sal., groupe Ileos); installations thermiques Migeon (25 sal.), transports Fabien (30 sal.); la croissance de la population semble arrêtée (600 hab. en 1968, 1 370 sdc en 1990). Missé (910 Misséens, 1 234 ha), 5 km au SE de Thouars, domine sur la rive gauche un beau méandre encaissé du Thouet, dénommé cirque de Missé, avec un ancien moulin fortifié; l’élevage de Marsay (Selac, œufs, faisans et perdrix), à l’est du village dans un château des 17e et 18e s., emploie 25 personnes. La commune n’avait que 470 hab. en 1968; elle en a gagné 60 depuis 1999.

Une deuxième couronne de villages plus éloignés entoure Thouars. Brion-près-Thouet (790 Brionnais, 806 ha), qui aligne ses maisons sur la grande route de Saumur à 8 km NNE de Thouars, héberge une maçonnerie (Ceuta Nessi, 25 sal.) et s'est accrue de 60 hab. depuis 1999. Un peu plus au nord, Saint-Martin-de-Sanzay (950 hab., 2 469 ha dont 212 de bois), à 12 km du chef-lieu, au bord du Thouet et à la limite de la région, a gagné aussi 60 hab. depuis 1999; elle a une église romane du 12e s. et dispose d’un plan d’eau au confluent du Thouet et de l’Argenton; quelques vignes aux franges de l’Anou (41 ha). Au SE du village, apparaît le beau château du Bois de Sanzay, du 15e et du 18e s. Brion et Saint-Martin avaient fusionné entre 1972 et 1983. Tourtenay (140 hab., 772 ha), 10 km NE de Thouars, est connu pour ses souterrains hérités de carrières de tuffeau, en partie transformés en champignonnières, et ses habitats troglodytes; il y a même un pigeonnier souterrain du 18e siècle, équipé de 1 875 boulins; la commune est bordée à l’est par le cours de la Dive, que suit la limite du département.

Saint-Léger-de-Montbrun (1 230 Montbrunois, 3 072 ha dont 730 de bois), à l’est de Thouars, est une grande commune comportant plusieurs villages dispersés et le dolmen de la Pierre Levée; au sud près d’Orbé, elle abrite le terrain d’aviation de Thouars (code LFCT), doté d'une piste gazonnée de 950 m et d'un aéroclub, où l’on fait du parachutisme; non loin, un ancien établissement de matériel de l’armée (Etamat) pourrait être converti en site d’éoliennes, ce qui risque de perturber les activités de l’aérodrome. Saint-Léger accueille la maçonnerie Leite (30 sal.); la population était de 810 hab. en 1975 mais sa croissance est arrêtée.

Le sud-est du canton est un peu à part, au-delà de la grande forêt du Parc d’Oiron. Taizé (780 Taizéens, 2 123 ha dont 275 de bois), 11 km au SE de Thouars près du Thouet, abrite un gros négoce de fruits et légumes, surtout de melons (Le Rouge Gorge, 95 sal.), et une carrosserie (Matex, 45 sal.); la commune a absorbé en 1972 celle de Maulais, à l’ouest de l’autre côté du Thouet, qui avait 220 hab. Brie (190 Briolais, 1 196 ha), 6 km plus à l’est près des marais de la Dive, proche de Moncontour, abrite un autre négoce de melons, fruits et légumes (Soldive, 80 sal.); la commune avait été réunie à Oiron entre 1972 et 1983. Pas-de-Jeu (390 Jovinais, 1 111 ha), se tient à la limite du département sur la route de Loudun, 14 km à l’est de Thouars, au bord de la Dive; fabrique d’aliments du bétail Safcab (25 sal.).

La commune la plus connue des cantons de Thouars est certainement Oiron (970 Oironnais, 3 675 ha dont 716 de bois), 12 km ESE de la ville, classée parmi les «petites cités de caractère»; c’est surtout en raison de son château, l’un des plus beaux du Poitou: construit au 16e et au 17e s. près du village, il comporte deux tours rondes, une grande galerie peinte et plusieurs pavillons autour d’une cour carrée, et de superbes appartements, ainsi qu’une collection d’art contemporain à la façon des anciens cabinets de curiosités (Curios et Mirabilia); au village, collégiale à façade renaissance. La commune est bordée à l’est par le cours de la Dive, et englobe à l’ouest la forêt du Parc d’Oiron, sur une butte dominant le bas plateau. La commune d’Oiron avait fusionné en 1972 avec Bilazais et Noizé au sud, Taizé au sud-ouest; cette dernière a repris son indépendance en 1983, mais les deux autres sont restées, ce qui donne au finage un dessin très étiré vers le sud.


Mauzé-Thouarsais

2 100 hab. (Mauzéens), 4 953 ha dont 583 de bois, commune des Deux-Sèvres dans le canton de Thouars-2, 5 km à l’ouest de Thouars; bois du Parc Challon, étang de Juigny, quelques vignes (30 ha); menuiserie de plastiques Sothoferm (Thouarsaise de fermetures, portes et volets, 160 sal.), couverture Lopez (35 sal.),, carrières Roy (25 sal.). La commune s’est agrandie au sud en 1972 en intégrant celle de Rigné, qui avait 275 hab. La croissance de la population est continue depuis 1962 (1 470 hab.), mais s'est limitée à 60 hab. entre 1999 et 2008.


Sainte-Radegonde

2 020 hab. (Radegondais), 752 ha, commune des Deux-Sèvres dans le canton de Thouars-2, juste à l'ouest de Thouars; le centre est sur la rive gauche du Thouet mais englobe rive droite le quartier de Vrines, où se trouve un institut médico-éducatif; blanchisserie industrielle et location de linge Anett (140 sal.), nettoyage Aber (30). La commune n'avait que 730 hab. en 1954 et a connu une croissance de banlieue, stabilisée toutefois depuis 1990 (-60 hab. de 1999 à 2008).