Canton d'Ailly-sur-Noye

Ailly-sur-Noye

2 750 hab. (Aillysiens), 2 535 ha dont 466 de bois, chef-lieu de canton de la Somme dans l’arrondissement de Montdidier, 18 km au SSE d’Amiens sur la rive droite de la Noye; un collège public, un Intermarché (45 sal.), une gare; spectacle Son et lumière «Terre de Picardie» depuis 1986. La ville a un établissement de pisciculture, la fabrique d’échelles et échafaudages Tubesca (250 sal.), la métallerie Cottinet (80 sal., découpage et emboutissage pour l’industrie automobile). La commune s’est agrandie en 1965 en fusionnant avec Berny-sur-Noye en amont et Merville-au-Bois à l’est sur le plateau; la population est ainsi passée de 1 650 à 2 000 hab., et a augmenté ensuite jusqu’en 1990, puis a gagné 70 hab. de 1999 à 2008. Ailly est le siège de la communauté de communes du Val de Noye (26 communes, 8 800 hab.), un peu plus étendue que le canton.

Le canton a 7 700 hab. (7 000 en 1999), 22 communes, 18 978 ha; sa population croît assez régulièrement, au rythme de la périurbanisation amiénoise. Limitrophe du département de l’Oise, il est traversé du sud au nord par la vallée encaissée et humide de la Noye. Dans celle-ci à 8 km au sud d’Ailly, La Faloise (240 Faloisiens, 975 ha dont 184 de bois) a un château du 15e s.; gare et silo. Plus au sud-est à 10 km d’Ailly mais sur le plateau, Folleville (140 Follevillois, 609 ha) eut une puissante seigneurie, qui a peuplé de gisants et tombeaux sculptés l’église renaissance du 16e s.; il reste des ruines du château du 15e s., dont une tour.

Sur le plateau à l’ouest de la Noye, Lawarde-Mauger-l’Hortoy (170 hab., 932 ha), 10 km au SO d’Ailly, conserve un beau retable du début du 16e s. La commune résulte d'une fusion entre Lawarde-Mauger à l'est et L'Hortoy à l'ouest, conclue en 1826, rompue cinq ans après et rétablie pour le centenaire en 1926; sa population a gagné 40 hab. après 1999. Plus près d’Ailly, sur une ancienne Chaussée Brunehaut qui subsiste sous la forme de chemins ruraux, Chaussoy-Épagny (620 hab., 1 139 ha) a un haut château de pierre de la fin du 18e s., avec parc. Vers l'ouest, Flers-sur-Noye (380 Florigeois, 465 ha), qui est à 11 km du chef-lieu et n'a aucun contact avec la vallée de la Noye en dépit de la mention ajoutée à son nom en 1899, mais qui est sur l'ex-N 1 (D 1001) et dont le territoire est longé par l'A 16, a une maçonnerie Castro et Manuel (20 sal.) et s'est accrue de 40 hab. depuis 1999.

À l'est de la Noye sur le plateau, le parc éolien du Val de Noye groupe 12 éoliennes Siemens (27,6 MW) pour la société Volkswind; il chevauche, autour du croisement des D 14 et D 26, les limites des communes de Louvrechy (180 hab., 578 ha), 5 km au sud-est d'Ailly avec une église inscrite du 15e s., Thory (170 Thorysiens, 519 ha) 3 km plus à l'est, Chirmont (120 Chirmontois, 785 ha) et Sourdon (290 hab., 512 ha) dont les villages sont proches un peu plus au sud. Au sud-est, Grivesnes (360 Grivesnois, 1 875 ha dont 312 de bois), 12 km d'Ailly sur la D 26, qui a un château et une église inscrite du 19e s., s'est accrue de 60 hab. entre 1999 et 2008. Son finage, qui englobait déjà le gros hameau du Plessier au sud-ouest, s'est agrandi en fusionnant en 1965 avec Ainval-Septoutre au nord-ouest, commune qui résultait elle-même d'une fusion de 1826. Septoutre subsiste comme hameau entre Ainval et Grivesnes.