Canton de Boves

Boves

2 890 hab. (Bovois), 2 537 ha dont 578 de bois, chef-lieu de canton de la Somme dans l’arrondissement d’Amiens, 8 km SE d’Amiens dans la vallée de l’Avre juste en aval du confluent de la Noye; ruines d’un château fort du 12e s., réserve naturelle des marais de Saint-Ladre, sur 13 ha. L'habitat dessine un H en deux files au pied des versants de la vallée, et une rue centrale qui les relie à travers la plaine alluviale, à étangs et marécages; réserve naturelle des étangs Saint-Ladre au nord. Le territoire s'étend de part et d'autre et à l'est l'excroissance du Quartier Saint-Nicolas, à l'ouest le Quartier Notre-Dame qui lui répond en moins étoffé, au nord le gros et complexe nœud routier de l’entrée SE d’Amiens, avec rocade et A 29, et une gare. La forêt de Boves est au sud-ouest dans les collines. La population de la ville était de 1 800 hab. en 1962, comme dans les années 1890; elle est montée à 3 200 en 1982 et s’est un peu tassée ensuite, mais a gagné 90 hab. de 1999 à 2008.

Boves abrite deux usines alimentaires, Metarom (120 sal., arômes et caramels) et Soussana (35 sal., boyauderie, au groupe danois Dat-Schaub); une fabrique de peintures Daw (allemand, 110 sal.), un atelier de plasturgie (Sogex-Omniplast, 70 sal., tubes et profilés, au groupe Legeais); des négoces de papiers peints et tissus d’ameublement Lutece SCE (60 sal.), de matériaux Conception et Edition (GPFB, 45 sal.), de fournitures agricoles Sodepi (50 sal.), les magasins d'informatique Anaveo (20 sal.) et de sport Terres et Eaux (25 sal.), constructions Sogea (20 sal.), les transports Gefco (25 sal.) et quelques petites entreprises périurbaines comme les services Elia-Médical (35 sal.), les installations thermiques Savelys (30 sal.), la comptabilité Cecop (20 sal.); hôtel Novotel (30 sal.).

Le canton a 20 500 hab. (19 600 en 1999), 23 communes, 18 406 ha; il flanque toute la partie méridionale de l’agglomération d’Amiens et va au NE jusqu’à la Somme. Blangy-Tronville (530 hab., 1 244 ha) occupe le nord-est du canton, partagé entre vallée de la Somme et plateau au sud; château de Tronville dans la vallée au bord de son étang, Grand Marais de la Queue à l'est, ferme de Bellevue au sud; les deux paroisses ont été réunies dans les années 1790.

Le village de Glisy (570 Gliséens, 555 ha) est à 4 km au nord de Boves sur le plateau au bord de la vallée de la Somme. La population communale a gagné 80 hab. entre 1999 et 2008. Sur son territoire se trouve juste à l'est de Longueau l’aérodrome d’Amiens (codes QAM et LFAY), qui s'étend sur 103 ha et offre sur le bas plateau entre Somme et Avre une piste revêtue de 1 300 m, une en gazon de 900 m utilisées par deux aéroclubs; le petit trafic de passagers (1 300 en 2006, 240 en 2008) a cessé en 2010 mais l'aérodrome enregsitre quelque 20 000 mouvements par an, dont 6 000 en voyages privés.

La firme de cosmétiques Clarins a une fabrique (120 sal.) et a établi dans la commune une plate-forme logistique pour ses produits de beauté (Alloga, 110 sal.), Devred (125 sal.) a des entrepôts; Johnson Controls vend des équipements frigorifiques (York et Dimafroid, 60 sal.) et s'occupe d'installations thermiques (50 sal.); menuiserie Plastalu (25 sal.), installations électriques Comutelec (25 sal.) et thermiques Missenard Quint (30 sal.), production de chaleur Elyo (GDF-Suez, 170 sal.), couverture Dambreville (25 sal.). Glisy a aussi un gros centre commercialqui juxtapose notamment un hypermarché Géant Casino (260 sal.), des magasins But (50 sal.), Kiabi (20 sal.); négoces de matériel informatique Serians (260 sal.), de matériaux Menulap (groupe Lapeyre, 30 sal.), d'articles de sport Prosport (25 sal.).

Dury, Salouël et Saleux forment un autre pôle d’emploi et d’habitat dans la vallée de la Selle à l’ouest du canton. Dommartin (380 ommartinois, 655 ha), 6 km au sud de Boves dans la vallée de la Noye, conserve un tissage (Bourgeois, 50 sal., sangles et joints). En face sur la rive gauche se trouve le village de Cottenchy (580 Cottenchynois, 1 073 ha), qui a perdu près de 200 hab. depuis 1991, sa population comptée à part passant de 390 à 150 hab. en raison des changements de définition; ce nombre est lié à la présence du gros lycée agricole public d'Amiens-le Paraclet, en aval au bord de la Noye, à 3 km au sud de Boves. Plus au sud dans la vallée de la Noye, Guyencourt-sur-Noye (170 Guyencourtois, 381 ha) et Remiencourt (190 hab., 482 ha), toutes deux à 7 km de Boves, se font face et rivalisent par leurs châteaux, de pierre et du milieu du 18e s.; celui de Boufflers est à Remiencourt; Guyencourt a perdu 40 hab. depuis 1999.

Estrées-sur-Noye (290 Estrésiens, 596 ha) est sur le plateau juste à l'ouest de Guyencourt, sur le tracé d'une ancienne voie romaine venant de Clermont, dite Chaussée Brunehaut, reprise par la D 7, d'où son nom; elle n'a aucun contact avec la vallée de la Noye, en dépit du complément de son nom, ajouté au 19e s.; société de service Picardie Conseil (20 sal.). Sur la même voie un peu au nord, campé au milieu du plateau, Sains-en-Amiénois (1 230 Sainois, 992 ha), qui est à 11 km SSE d’Amiens, croît continûment: le village avait 450 hab. en 1968, et a encore gagné 140 hab. entre 1999 et 2008. Un peu au nord sur la même chaussée et donc plus près d’Amiens, Saint-Fuscien (940 hab., 992 ha dont 237 de bois), parti de 360 hab. en 1962, était monté à 1 030 hab. en 1982 et 1990, mais curieusement a baissé ensuite et a encore perdu 40 hab. après 1999.

Au sud, Saint-Sauflieu (890 Sessoliens, 776 ha), plus éloigné d’Amiens (16 km) mais sur la N 1 et une autre Chaussée Brunehaut qui vient de Beauvais, poursuit une tranquille croissance depuis les 490 hab. de 1936 (620 en 1962), comme ses voisins plus petits Rumigny (590 Ruminois, 783 ha), Hébécourt (510 Hébécourtois, 504 ha) et Grattepanche (300 Grattepanchois, 643 ha). Vers-sur-Selles (700 hab., 1 118 ha) est à 10 km SO d'Amiens sur les deux rives de la Selle, en amont de Saleux, et son finage s'étend de part et d'autre de la vallée; il est traversé par l'A 16, qui y a un échangeur avec la rocade sud d'Amiens (A 29). Dury . Hébécourt a gagné 140 hab. (+38%) de 1999 à 2008.


Dury

1 330 hab. (Duryens), 1 099 ha, commune du département de la Somme dans le canton de Boves, 10 km à l'ouest du chef-lieu et 6 km SSO d’Amiens sur la N 1. Fleurie (trois fleurs), elle a reçu un complexe commercial suburbain, avec hypermarché Auchan (410 sal.) et de nombreux magasins associés comme Brico Dépôt (50 sal.). Dury a aussi un hôpital psychiatrique et un institut médico-éducatif avec centre de formation; un petit camp militaire subsiste. Pourtant la population communale, qui a beaucoup oscillé et qui était montée à 1 700 hab. en 1975, a nettement baissé ensuite; mais elle a repris 140 hab. de 1999 à 2008.

La commune est en outre devenue un respectable pôle d’emploi de banlieue avec une fabrique d'articles de sports Prosport (300 sal.), une fabrique de bétons Unibéton (25 sal.); signalisations Girod (25 sal.), constructions Quille (80 sal.), Icone (25 sal.) et SML (Massy-Louandre, 20 sal.), revêtements Sanisol (25 sal.). Dans le secteur tertiaire, promotion et gestion immobilières Finaxiome (190 sal.), Pierre et Locatif (35 sal.) et Seven (30 sal.); des garages et marchands de voitures dont Sovim (Queudet, 180 sal.); des sociétés de nettoyage comme ISS Abilis (300 sal.), Onet (160 sal.), Sin Stes (150 sal.) et Samsic (65 sal.); des négoces d'accessoires ménagers Tupperware (50 sal.), de bois et matériaux Roger-CDB (25 sal.). Dans les bureaux, assurances Generali-Vie (500 sal.), cabinet comptable Van den Bossche (45 sal.), courtage Credialys (Finaxur, 20 sal.), informatique Arcole (20 sal.), conseil Pegase (20 sal.), bureau Veritas (25 sal.), services Elia-Médical (40 sal.), France-Télécom (20 sal.).


Saleux

2 410 hab. (Saleusiens), 802 ha dont 155 de bois, commune de la Somme dans le canton de Boves, 6 km au SO d’Amiens dans la vallée de la Selle, à l’intérieur de la rocade périphérique; fabrique de mousse de latex, matelas et sommiers, Sapsa Bedding, ex-Pirelli, au groupe états-unien Sealy, 190 sal.; ingénierie ECS 80 (35 sal.); constructions BHF Delaplace (70 sal.), maçonnerie Ates (30 sal.), installations thermiques Sellier (20 sal.); transports Jacot (90 sal.); un Intermarché (30 sal.): négoce de matériel agricole Deboffe (40 sal.). La population communale était de 1 200 hab. entre 1880 et 1960, et a progressé ensuite, mais au ralenti dans les années 1990, et a perdu 100 hab. entre 1999 et 2008.


Salouël

4 650 hab. (Salouasiens), 458 ha, commune de la Somme dans le canton de Boves, en banlieue SO d’Amiens dans la vallée de la Selle, surtout résidentielle; mais elle héberge des installations du centre hospitalier universitaire et du campus universitaire d’Amiens, ainsi que des commerces et entrepôts suburbains, dont un centre Leclerc (120 sal.), et un terrain de golf; installations thermiques Savelys (20 sal.), conseil de gestion BDL (20 sal.), négoce de fournitures de plomberie (25 sal.). La commune a été créée en 1864 à partir du territoire de Saleux; elle est longtemps restée autour de 1 000 hab., a fait un bond à 2 000 dans les années 1960, puis a continué sa croissance; elle a gagné 440 hab. de 1999 à 2008.