Canton de Poix-de-Picardie

Poix-de-Picardie

2 390 hab. (Poyais), 1 166 ha dont 208 de bois, chef-lieu de canton de la Somme dans l’arrondissement d’Amiens, 30 km au SO de la préfecture. Le bourg se tasse dans le vallon du ruisseau de Poix, sous-affluent de la Selle, au passage de la voie romaine d’Amiens à Rouen; il a dû être reconstruit après les destructions de juin 1940. «Station verte de vacances», il a un collège public, un hospice et a inventé récemment une fête de la gastronomie; un hôtel (35 chambres, un camping (145 places). Plusieurs établissements industriels y travaillent: moulages plastiques Rehau (allemand, 130 sal.), carton ondulé et papier d’emballage Emin-Leydier (110 sal.), menuiserie métallique DAR (vérandas, 45 sal.), menuiserie bois-pvc Nollet (25 sal.), un constructeur (AG Bâtiments, 140 sal.); négoce d'équipements d'automobiles PNT (45 sal.); transports de voyageurs Keolis (Cariane, 40 sal.), supermarché Carrefour (45 sal.); une zone d’activités de 45 ha.

La commune possède à 6 km au sud une enclave avec les hameaux de Lahaye et Saint-Romain, résultat d’une fusion de 1974 avec la commune de Lahaye-Saint-Romain. Le nom de la commune était simplement Poix avant 1971; sa population fluctue depuis la fusion, mais plutôt dans le sens d’une petite croissance; 60 habitants s’y sont ajoutés entre 1999 et 2008. La commune est le siège de la communauté de communes du Sud-Ouest amiénois, qui réunit 63 communes et 21 000 hab.

Le canton a 7 500 hab. (6 900 en 1999), 28 communes, 20 167 ha; il est limitrophe du département de l’Oise, s'étire d'est en ouest et touche à la Seine-Maritime à Aumale. Son relief est accidenté par les deux petites vallées parallèles de Poix et des Évoissons, qui confluent avec la Selle à Conty dans le canton voisin. L’ensemble forme une petite contrée des confins, dotée d’assez de personnalité pour se nommer à l’occasion le Poyais.

Croixrault (420 hab., 896 ha), 2 km au nord de Poix, a gagné 60 hab. de 1999 à 2008; fabrique de manèges forains (Someplas, 20 sal.); un parc de 6 éoliennes (13,6 MW) s'y est ouvert en 2008 (Innovent). Moyencourt-lès-Poix (160 Moyencourtois 1 045 ha), 5 km au NE de Poix, a reçu en 2008 une éolienne de 2,3 MW, isolée, à la société Enercap; la mention «lès-Poix» est de 1908. Courcelles-sous-Moyencourt (140 hab., 678 ha), 7 km au NE de Poix, a un château des 17e-18e s. avec parc et arboretum.

À Famechon (230 170 hab., 484 ha), 5 km à l’est de Poix au confluent des rivières de Poix et des Évoissons, Sanafrance (45 sal.) conditionne des parfums. Blangy-sous-Poix (190 hab., 801 ha) juste à l'est de Poix dans la même vallée, a un haut clocher classé. Équennes-Éramecourt (320 Équenois, 908 ha dont 300 de bois) est à 6 km au SSO de Poix sur la D 901 (ex-N 1) et résulte aussi d'une fusion de 1972; Éramecourt, au sud, n'avait alors que 20 hab.; menuiserie Heulin (30 sal.). La commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2008. Caulières (210 Caulièrois, 541 ha), 9 km à l’ouest de Poix, a une fabrique de matériel agricole (Dangreville, 40 sal.); elle partage avec Lamaronde (80 hab., 255 ha), au nord, un parc de 7 éoliennes (17,5 MW) installé en 2009 pour le compte de l'allemand E.ON.

Lignières-Châtelain (350 Lignérois, 654 ha), 11 km à l'ouest de Poix également sur l'ex-N 29 (D 1029) accueille une fabrique de matériel agricole Dangreville (35 sal.) et les transports Dejardin (25 sal.); le nom de la commune était Lignières-la-Chaussée avant 1801; elle a gagné 80 hab. depuis 1999. Morvillers-Saint-Saturnin (370 hab., 1 278 ha), 13 km à l’ouest de Poix, résulte d'une fusion des années 1790. Elle propose à la visite le jardin floral du château de Digeon (19e s.), avec parc. Le finage, en arc, contient au nord les hameaux de Charny et Étotonne, au sud-ouest celui de Digeon. Gauville (400 hab., 732 ha), juste à l'ouest et proche d'Aumale, accueille un Intermarché (50 sal.) et les transports Rivière (55 sal.).

Hescamps (490 hab., 3 456 ha dont 537 de bois) est une vaste commune dont le finage occupe tout le sud-ouest du canton et contient de nombreux hameaux; elle a reçu en 2008 cinq éoliennes (5 MW) pour Innovent. Son étendue vient d'une fusion de 1972, qui a intégré à Hescamps les communes d'Agnières (140 hab.) au sud-est, Frettemolle (150 hab.) au nord et Souplicourt (50 hab.) au nord-est, elles-mêmes déjà pourvues de hameaux; les principaux sont Brettencourt à l'est de Frettemolle, Saint-Clair à l'ouest d'Hescamps, Handicourt à l'ouest d'Agnières; la nouvelle commune aperdu 50 hab. depuis 1999.