Canton de Villers-Bocage

Villers-Bocage

1 530 hab. (Villers-Bocagiens), 1 417 ha, chef-lieu de canton de la Somme dans l’arrondissement d’Amiens, 12 km au nord de la préfecture dans les collines de l’Amiénois; un collège public et une maison familiale rurale; plastiques PGS (30 sal.), charcuterie industrielle du Domaine Picard (50 sal.), supermarché Carrefour (45 sal.), transports Schenker-Joyau (40 sal.), espaces verts Picard (35 sal.). La population augmente depuis 1982 après quelques oscillations; elle était de 650 hab. au creux de l’entre-deux-guerres, et elle s'est accrue de 100 hab. après 1999. La commune est le siège de la communauté de communes du Bocage et de l’Hallue (26 communes, 13 400 hab.).

Le canton a 12 600 hab. (12 400 en 1999), 24 communes, 19 028 ha et borde tout le nord de l’agglomération d’Amiens; à l’est, la vallée de l’Hallue rassemble une dizaine de petits villages. Contay (380 hab., 841 ha), en amont, marque la source actuelle de la rivière, qui fut jadis bien plus au NE comme l’indique sa vallée sèche. Bavelincourt (120 Bavelincourtois, 775 ha), 4 km en aval, conserve à l'est sur le plateau le menhir de la Pierre d'Oblicamp. Beaucourt-sur-l'Hallue (240 Beaucourtois, 547 ha) et Montigny-sur-l'Hallue (210 Montignyens, 491 ha) rive droite, Béhencourt (360 Béhencourtois, 706 ha) rive gauche, sont très proches les uns des autres à 10 km à l'est du chef-lieu. La mention «sur l'Hallue» est de 1879 pour Beaucourt, de 1956 pour Montigny. Beaucourt a un château du 18e s., ainsi que Béhencourt.

Querrieu (690 Querrorivains, 1 003 ha), le plus proche d’Amiens (12 km) sur la route d’Albert, est aussi dans la vallée de l’Hallue; elle a un château du 16e s. en brique et pierre remanié au 19e et «plus Louis-Philippe que Louis XIII», avec parc à l’anglaise et activités culturelles et musicales estivales; la commune a une fabrique de vêtements de travail et de chasse LMA (Le Meilleur d’Amiens, Lebeurre, 35 sal.); trois agriculteurs, d’assez nombreux commerces et services. Pont-Noyelles (730 hab., 862 ha) fait face à Querrieu sur la rive gauche, et sur la même route; elle a perdu 60 hab. de 1999 à 2008.

Saint-Gratien (360 Gratienois, 695 ha), au-dessus de la vallée de l’Hallue à 10 km SE du chef-lieu, a un très beau château du 18e s. avec parc. Rubempré (790 Rubempréens, 1 008 ha) est à 7 km NE de Villers-Bocage et contient au sud-ouest le hameau de Septenville, qui lui a été associé après 1790; la commune a gagné 110 hab. depuis 1999. Talmas (1 140 Templemartiens, 1 920 ha), 4 km au nord de Villers, a gagné 80 hab. dans le même temps; elle conserve un notable réseau de muches (abris souterrains) qui a servi surtout durant la guerre de Trente ans; le hameau de Val-des-Maisons est au nord-est du finage.

À Bertangles (610 Bertanglois, 857 ha dont 201 de bois), 4 km au sud de Villers, se trouve le grand château régence de Clermont-Tonnerre, construit en 1734, en alternance de brique et de pierre, avec parc, et flanqué d’un très gros pigeonnier (1 900 places) et d’un, uits à noria restaurés; la commune a perdu 50 hab. depuis 1999. Coisy (290 hab., 608 ha), 8 km au nord d'Amiens, a une chaudronnerie (Comeco, 30 sal.) et s'est accrue de 40 hab. depuis 1999. Rainneville (770 hab., 711 ha), 4 km au sud-est de Villers-Bocage, accueille la plomberie Girard (25 sal.). À l’ouest, Flesselles est la seule ville du canton. Saint-Vaast-en-Chaussée (520 ha, 472 ha) en est la commune la plus occidentale, et la plus proche de la vallée de la Somme; elle est traversée par l'A 16; elle a perdu 50 hab. depuis 1999.


Flesselles

2 090 hab. (Flessellois), 2 049 ha, commune de la Somme dans le canton de Villers-Bocage, 13 km NO d’Amiens, commune résidentielle sur le plateau à 7 km des grandes zones d’activités du NO de la métropole, avec quelques commerces et services de détail mais dont aucun établissement n'atteint 20 salariés. La progression de la population a été spectaculaire: 650 hab. en 1962, 1 400 en 1982; mais elle s'est abaissée de 70 hab. depuis 1999. Le village ancien s'étirait sur deux routes perpendicvulaires (D 113 et D 117), et s'est complété de lotissements étendus vers le sud-ouest où subsistent deux bois.