Canton de Lavaur

Lavaur

11 000 hab. (Vauréens) dont 510 à part, 6 283 ha dont 636 de bois, chef-lieu de canton du département du Tarn dans l’arrondissement de Castres, 37 km ENE de Toulouse sur la rive gauche de l’Agout. Le chef-lieu du Vaurais se tient dans la plaine de l’Agout au milieu des collines de terrefort; une église cathédrale gothique fortifiée de 1254, dont la flèche a disparu, a été édifiée après la croisade contre les Albigeois; jardins de l’évêché et square Bressolles, maison du Vieux Lavaur, musée du Vaurais; au sud-ouest de la ville, château Poudreux (Poudéous), du 18e s., avec expositions. La publicité a trouvé deux mots-clés positifs: c’est «la cité cathare en pays de cocagne»…

La ville a eu au 18e s. une manufacture d’étoffes et un grand hôpital, dont il reste un centre hospitalier de 90 lits, mais menacé; polyclinique, centre d’aide par le travail, deux instituts médico-éducatifs dont celui d’En Dûmes (fédération des œuvres laïques, 100 sal.); lycée et collège publics, collège privé, lycée agricole. La municipalité est passée à droite en 1995; depuis, le maire est Bernard Carayon, UMP, avocat et ancien député. La population communale a dépassé les 7 000 hab. durant la plus grande partie du 19e s.; elle s’est abaissée à 5 500 en 1936 et augmente depuis; elle s'est acrue de 2 000 hab. (+22%) entre 1999 et 2009.

Centre principalement tertiaire, Lavaur s’est toutefois étoffé et diversifié: la nouvelle zone industrielle des Cauquilhous, à l’extrémité NO de la commune à 5 km de l’échangeur de Saint-Sulpice sur l’A 68, a accueilli le siège international du Centre dermo-cosmétique Pierre Fabre avec une usine de cosmétiques du groupe (Derma, 250 sal. et bureaux, 110 sal.) et des fabriques de cosmétiques des laboratoires associés Avène (45 sal.), Ducray (40 sal.), Klorane (35 sal.) et Galenic (25 sal.), soit un ensemble de plus de 500 personnes.

S'y ajoutent plusieurs ateliers et commerces: imprimerie Art et Caractère (100 sal.), menuiserie Pierre et Bois (35 sal.), silos de la coopérative agricole et coopérative de fruits et légumes des Deux Vallées (35 sal.); confection TNT (40 sal.), métallerie Fabre & Redon (25 sal.); gardiennage Icare (30 sal.), négoces de produits chimiques agricoles Amiflor (40 sal.), de matériaux Chausson Trialis (35 sal.) , de matériel agricole L'Occitane (20 sal.); magasins Super U (90 sal.), Intermarché (75 sal.), MrBricolage (25 sal.); autocars Teste (55 sal.).

Le canton, à l’angle SO du département, est limitrophe de la Haute-Garonne; il a 26 500 hab. (19 400 en 1999), 19 communes, 27 237 ha dont 2 742 de bois. Labastide-Saint-Georges (1 730 Bastidiens, 623 ha) fait face à Lavaur dans la grande boucle de l’Agout; fabrique de vêtements Veyrier (60 sal.), travaux publics Rigal (50 sal.); sa population croît sensiblement depuis les 400 hab. des années 1950; elle a augmenté de 460 hab. (+36%) entre 1999 et 2009. Ambres (950 Ambrais, 1 911 ha) tient toute la boucle au nord de Lavaur, entre Agout et Dadou jusqu'au confluent; ruines d'une chapelle Saint-Jean de la Commanderie; travaux publics Rossoni (30 sal.); la commune a gagné 200 hab. (+27%) de 1999 à 2009.

Au nord de l’Agout, Giroussens (1 370 Giroussinais, 4 167 ha dont 1 056 de bois), 10 km NNO de Lavaur, est au bord de la rivière et la commune s’étend sur les hautes terrasses anciennes du Tarn, où subsiste la forêt de Giroussens; beau parc floral des Martels, village et marché de potiers et maison de la céramique contemporaine. La commune fait partie de la communauté de communes du Rabastenais et tire parti de l’échangeur de l’A 68 et de la zone industrielle des Massiés, 4 km au NNO du village, ce qui lui fait quelque peu tourner le dos à Lavaur; 3 km de voie ferrée ont été conservés et rénovés, pour un train touristique; location de matériel Viguier VMS (25 sal.). La population a culminé à 2 000 hab. en 1856, puis baissé, et elle est restée stable de 1920 à 1999; elle a augmenté de 320 hab. depuis (+30%).

Saint-Lieux-lès-Lavaur (860 Léonciens, 954 ha), en face de Giroussens de l’autre côté de l’Agout, a équipé une base de loisirs dite Ludolac et accueille le terminus du chemin de fer touristique, elle a gagné 310 hab. depuis 1999, soit +56%!

La pointe nord-ouest du canton est occupée par Saint-Sulpice. Au sud de Lavaur règnent les collines des Terreforts, dont l’agriculture a été très rénovée et qui sont parsemées de lacs collinaires. Belcastel (200 Belcastelois, 1 081 ha), 8 km SO de Lavaur, a un château du 19e s. et une église fortifiée ancienne, ainsi qu’un lac de 28 ha. Un autre lac de taille voisine égaie la campagne de Veilhes (120 Veilhois, 559 ha), 11 km au sud de Lavaur; château de Venac (19e s.).

Marzens (320 Marzinois, 1 126 ha), 5 km au sud de Lavaur, est une commune d’habitat totalement dispersé, qui a augmenté de 50 hab. depuis 1999 et qui abrite le siège de la communauté de communes du Sescal. Vénès (740 Vénessiens, 2 742 ha dont 235 de bois), dans la plaine à 6 km ENE de Lautrec, a un château néogothique du 19e s. à tours anciennes, et 150 hab. de plus qu'en 1999 (+25%).


Saint-Sulpice (Tarn)

8 100 Saint-Sulpiciens dont 200 à part, 2 399 ha, commune du département du Tarn dans le canton de Lavaur, 15 km au NO de Lavaur au bord de l’Agout, juste en amont du confluent avec le Tarn. La ville, à l’origine une bastide, est en relais entre Toulouse et Albi sur la N 88, en situation de carrefour et de bifurcation ferroviaire (voie vers Castres). Elle est souvent désignée comme Saint-Sulpice-la-Pointe, la Pointe étant le lieu-dit du confluent. La commune contient un échangeur de l’A 68, accompagné d’une plate-forme logistique du groupe allemand de distribution Aldi. La ville a des ruines du vieux castellas, avec souterrains; église fortifiée; un collège public.

L’éventail d’ateliers s’est élargi: matériels électriques Afelec (100 sal.), plastiques Sleever (115 sal., emballages) et Bormioli Rocco (55 sal., flaconnages, groupe italien), imprimerie Sud Graphie Rotative (45 sal.), traitement de surfaces Galvacier (35 sal.); installations électriques Citel (110 sal.) et Ronco (40 sal.), constructions de voies ferrées Egenie (35 sal.), travaux publics Routière Grand Sud (25 sal.); nettoyage urbain Coved (70 sal.); négoce de surgelés Davigel (80 sal.), de produits chimiques Brenntag (30 sal.); supermarchés Aldi (80 sal.) et Carrefour (60 sal.); travail temporaire Adecco (75 sal.).

Saint-Sulpice a passé les 2 000 hab. en 1876, les 3 000 un peu avant 1975, les 4 000 en 1986. Sa population a fait un nouveau bond de 3 100 hab. entre 1999 et 2009, soit de 62%! Elle est le siège de la communauté de communes Tarn-Agout (13 communes, 25 400 hab.).