Canton de Saint-Amans-Soult

Saint-Amans-Soult

1 760 hab. (Saint-Amantais) dont 80 à part, 2 487 ha dont 1 594 de bois, chef-lieu de canton du département du Tarn dans l'arrondissement de Castres, 10 km ESE de Mazamet dans le sillon du Thoré au pied de la Montagne Noire. Cette bastide du 13e siècle, appelée Saint-Amans-Labastide jusqu'au 19e siècle, fut en 1769 le lieu de naissance du maréchal Soult; on y visite le gros château de Soult-Berg (18e et 19e s.), où le maréchal mourut en 1851; puis elle devint une annexe industrielle de Mazamet.

Elle a quelques ateliers: mécanique (J. Ferrand, 35 sal., machines pour l'industrie textile), briqueterie Terreal (65 sal.), récupération de déchets Le Relais (40 sal.); lycée forestier privé. Le finage monte au sud sur le rebord de la Montagne Noire, atteignant 1 153 m peu au nord du pic de Nore. La commune a eu plus de 2 000 hab. durant tout le 19e s. (2 700 en 1846, 2 600 en 1896) et sa population s’était abaissée à 1 450 dans les années 1930 avant de reprendre un peu puis de se stabiliser.

Le canton a 6 600 hab. (6 800 en 1999), 8 communes, 16 427 ha dont 10 199 de bois; limitrophe de l’Aude et de l’Hérault, il s’étend de part et d’autre du sillon du Thoré, au passage de la faille qui sépare la Montagne Noire des autres plateaux du Massif Central. Saint-Amans-Valtoret (970 Saint-Amantais, 3 558 ha dont 2 187 de bois), exactement en face du chef-lieu de l’autre côté du Thoré, fut jadis «le Grand» (Villemage) par comparaison avec l’autre Saint-Amans, jadis appelé Villemoindre et qui a curieusement transformé ensuite le nom du Thoré en Toret; mais la hiérarchie s’est inversée. La commune conserve un château des 15e-16e s., refait au 20e, et une grande porte de 1715; usines textiles du Bascaud (30 sal.) et du Thoré (Sotextho, 25 sal.). Elle est le siège de la communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré, groupement intercommunal du Tarn associant 6 communes et 3 900 hab.

Elle a perdu en 1928 le territoire de Bout-du-Pont-de-Larn (1 070 Bout-du-Pont-de-l’Arnais, 763 ha), devenu alors une commune autonome de 630 hab. en banlieue même de Mazamet, et dont le village est près du confluent de l’Arn et du Thoré; centrale électrique du Baous (15 MW, 44 GWh/an), alimentée dpuis le barrage de Vintrou par une conduite forcée de 4 km; usine Valeo Vision de projecteurs popur automobiles (320 sal.), métallerie Amalric (55 sal.), contrôle Auto-Bilan (35 sal.); hypermarché Leclerc (175 sal.).

Albine (560 Albinois, 1 715 ha dont 1 369 de bois), 6 km ESE du chef-lieu, n’a été détachée de celui-ci qu’en 1910; son territoire s’étend surtout sur l’ombrée de la Montagne Noire où il culmine à 1 008 m au roc de Peyremaux; petite usine électrique près du village, négoce de matériaux Sicam (20 sal.). Le parc éolien des Trois-Évêques a été ouvert en 2009 par EDF à l'angle sud-est du finage avec 6 hélices Vestas (12 MW). Juste en face, Rouairoux (380 hab., 2 848 ha dont 1 355 de bois) est juchée sur la soulane du Somail; tannage de cuirs (Raynaud, 30 sal.), fabrique d’engrais Frayssinet (40 sal.).

Labastide-Rouairoux (1 610 Bastidiens, 2 367 ha dont 1 590 de bois), à l’extrémité du canton et de la région 15 km à l’est du chef-lieu, fut un centre textile mais a presque tout perdu de ses anciennes activités industrielles; il lui reste un musée du textile; fabrique d'appareils de chauffage électrique Acso (25 sal.), menuiserie Pistre (25 sal.), travaux agricoles et forestiers Averous (20 sal.); un collège public. La commune avait 3 300 hab. en 1962, plus qu’au 19e s., puis sa population s’est effondrée avec la crise du textile; elle a encore diminué de 160 hab. entre 1999 et 2009.