Canton de Villefranche-d'Albigeois

Villefranche-d'Albigeois

1 120 hab. (Villefranchiens), 2 209 ha dont 452 de bois, chef-lieu de canton du département du Tarn dans l’arrondissement d’Albi, 18 km ESE de la préfecture sur le plateau du Ségala. C’est une bastide de 1269, fondée par la seigneurie de Castres aux limites extrêmes de son domaine; installations thermiques Lagrèze et Lacroux (40 sal.). La commune a culminé à 1 600 hab. en 1861 et a connu un minimum de population en 1968, à 780 hab.; elle croît tranquillement depuis, gagnant 150 hab. entre 1999 et 2009, ce qui lui a fait largement franchir le cap des mille habitants. Elle est le siège de la communauté de communes du Villefranchois, qui lui associe 4 autres communes.

Le canton a 13 300 hab. (11 700 en 1999), 9 communes, 13 766 ha dont 3 122 de bois; il s’étire d’ouest en est entre les gorges du Tarn au nord et la vallée de l’Assou au sud. Ambialet (460 Ambialetois, 3 004 ha dont 932 de bois), 11 km au NE du chef-lieu, occupe au bord du Tarn un magnifique site de méandre encaissé presque entièrement recoupé, dont le pédoncule est réduit à une assez mince paroi dominée par une file de maisons du village, et que la route du fond de vallée traverse en tunnel; restes d’un prieuré, centrale hydroélectrique. La commune a augmenté de 70 hab. depuis 1999.

À l’extrémité occidentale du canton, Saint-Juéry appartient à l’agglomération d’Albi, ainsi que Cunac (1 550 Cunacois, 638 ha) et Cambon (1 950 Cambonnais, 771 ha) plus au sud, toutes deux en croissance sensible: Cunac n’avait pas 500 hab. en 1962, Cambon en avait alors moins de 400; la première a gagné 360 hab. entre 1999 et 2009 (+30%), la seconde 530 hab. (+37%) . Cunac a une société de services aux transports (ISS Logistique, 45 sal.) et un négoce de véhicules (Reva, 35 sal.), Cambon une chaudronnerie (MMI, 20 sal.), transporteur (Roucayrol, 50 sal.) et une entreprise de logiciels (Sylob, 75 sal.).


Saint-Juéry

7 000 hab. (Saint-Juériens), 921 ha, commune du département du Tarn dans le canton de Villefranche-d’Albigeois, 5 km ENE d’Albi sur la rive gauche du Tarn. La commune s’est développée comme site d’une aciérie qui utilisait la chute du Tarn au saut du Sabo, où la rivière quitte le massif ancien, et qui fut dotée d’une centrale électrique en 1890. Elle occupait encore 1 800 personnes en 1973; mais elle a disparu dans les années 1980, entraînant avec elle d’autres fermetures. Il ne reste qu’un atelier des Aciers et Énergies du Tarn, fabriquant des aciers durs pour outillages (limes), avec 30 salariés, et les Forges du Saut du Tarn (50 sal.).

Mais Saint-Juéry a diversifié quelque peu ses emplois, accueillant notamment la fabrique de robinetterie et valves Flow Control (160 sal.); menuiserie Ballario (45 sal.), boulangerie Alby’Pam (20 sal.); peinture Taroux (25 sal.); recyclage de déchets Briane (40 sal.); supermarché Carrefour (35 sal.), négoce d'articles de ménage et d'hygiène P. Le Goff (25 sal.); autocars JLC (65 sal.).

La ville est aussi devenue une grosse banlieue résidentielle d’Albi, dont elle héberge le siège de la communauté d’agglomération; elle a un collège public. Classée, l'ancienne centrale électrique est aménagée en musée d’histoire industrielle et espace culturel. La commune avait atteint 2 000 hab. en 1891, 4 000 en 1963, 6 000 en 1975 et conservé la même population de 1982 à 1999; elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2009.