Canton de Valence

Valence

5 300 hab. (Valenciens), 1 344 ha, chef-lieu de canton du Tarn-et-Garonne dans l'arrondissement de Castelsarrasin, 18 km à l'ouest de Moissac dans la plaine de la Garonne. La ville, plus souvent nommée Valence-d'Agen, qui n'est cependant pas son nom officiel, est issue d'une bastide de 1283 au plan en damier, à laquelle a été donné le nom d'une ville espagnole prestigieuse, selon la mode d'alors. Située sur le tracé de la N 113, elle est serrée entre le canal latéral à la Garonne au sud, doublé par le canal d'amenée de la centrale de Golfech, et la voie ferrée de Toulouse à Bordeaux (gare); un collège et un lycée professionnel publics, hôpital-maison de retraite public.

La ville est un peu le fief de la famille Baylet, propriétaire de La Dépêche du Midi à Toulouse et influente dans la tradition radicale-socialiste. L'usine de céramiques Villeroy et Boch (groupe allemand) emploie 250 personnes; supermarchés Intermarché (60 sal.) et Casino (30 sal.), métallerie Agro Process (25 sal.), Garonne Transports (35 sal.), entreposage ID Logistics (25 sal.). La population a crû de 1931 (3 100 hab.) à 1990, puis encore gagné 300 hab. de 1999 à 2009; elle avait déjà atteint 3 700 hab. en 1876. Valence est le siège de la communauté de communes des Deux-Rives, qui groupe 24 communes des cantons de Valence et d’Auvillar (16 900 hab.).

Le canton a 10 500 hab. (9 700 en 1999), 11 communes, 12 537 ha dont 1 168 de bois, est limitrophe du Lot-et-Garonne. Il combine une part de la plaine de rive droite de la Garonne, sur une quinzaine de kilomètres, et une extension de même ampleur dans les serres, en direction du nord. La vallée de la Barguelonne débouche ici dans la plaine de la Garonne, celle de la Séoune traverse le nord du canton.

Golfech (890 Golfechois, 972 ha) est à 3 km à l’ouest de Valence près de la Garonne et sa population augmente modérément (+170 hab. de 1999 à 2009); une centrale nucléaire y a été mise en service en 1990 et doublée en 1993, ce qui lui assure deux fois 1 300 MW de puissance; desservie par un canal d’amenée de 13 km, elle emploie près de 600 personnes et occupe 260 ha au bord du fleuve; menuiserie métallique Futurol (95 sal.), peinture industrielle Vallée Anticorrosion (45 sal.), isolation thermique Kaeffer Warner (40 sal.), caron ondulé Smurfit Kappa (20 sal.). Un peu en aval, Lamagistère (1 220 Magistériens, 910 ha) se tient juste au bord du fleuve. Son peuplement n’a guère profité de la centrale: il stagne depuis 1920.

Trois communes se partagent l’est du canton dans la plaine. Espalais (420 Espalaisiens, 787 ha), 4 km au SE de Valence, est au bord de la Garonne face à Auvillar; golf, château du 19e s.; la commune a gagné 130 hab. (+45%) de 1999 à 2009. Pommevic (530 Pommevicois, 575 ha), 4 km ESE de Valence au bord du canal et de la N 113, est un village de vergers; la commune s'est accrue de 90 hab. depuis 1999; centre d’aide par le travail, métallerie des Armatures d’Aquitaine (85 sal.), transports Navettes et Voyages (25 sal.).

Juste au nord, Goudourville (910 Goudourvillois, 1 127 ha) se tient sur les basses collines entre Garonne et Barguelonne; un assez gros château du 12e s. a été réaménagé au 17e (hôtellerie); chaudronnerie Services Industries (25 sal.), travaillant pour le nucléaire, emballages en bois Terrieux (20 sal.); institut médico-éducatif; la commune a gagné 60 hab. depuis 1999.

Au nord du canton, Castelsagrat (550 Castelsagratois, 2 250 ha), 12 km NNE de Valence, est une bastide de 1270, perchée sur une serre du Bas-Quercy, avec une belle place à arcades; retable signalé dans l’église; la commune avait atteint 1 350 hab. en 1841. À 3 km au NO de l’autre côté de la vallée de la Séoune, Montjoi (180 Montjoviens, 1 467 ha) est également une bastide perchée, créée en 1268, avec d’anciennes maisons à pans de bois et encorbellements; elle eut 900 hab. en 1800, moitié moins vers 1900…