Canton de Comps-sur-Artuby

Comps-sur-Artuby

280 hab. (Compsois), 6 349 ha dont 4 356 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l'arrondissement de Draguignan, 37 km au nord de la ville à 900 m; le petit village est perché et a une église en partie des 11e et 12e s., des chapelles dont une aux templiers, classée. La mention «sur Artuby» date de 1920. L'Artuby traverse la commune du nord au sud; en aval de Comps, il s'enfonce dans le plateau de Canjuers, dont le camp militaire englobe la moitié méridionale de la commune. Celle-ci est longée à l'est et au sud-est par la vallée encaissée de la Bruyère, qui coule vers le sud-ouest le long de la forêt de Duou et rejoint l'Artuby au hameau de Chardan. Le Jabron fait une petite incursion au nord-ouest de la commune, au hameau de Jabron; quelques traces du bourg castral de Castel-Boubon subsistent au nord. Le point culminant monte à 1 152 m (butte de Chamay). La commune a eu plus de 900 hab. vers 1840 et encore en 1886 et a connu son minimum à 200 hab. en 1975. Elle a gagné 40 hab. de 1999 à 2004 et a autant de résidences secondaires (140) que de résidences principales, et autant de places de camping.

Le canton a 1 100 hab., 9 communes, 25 710 ha dont 14 416 de bois. Il n'a que de petites communes. Trois d'entre elles, à l'est du chef-lieu, sont dans le bassin de la Bruyère. Bargème (120 Bargémois, 2 795 ha dont 2 600 de bois), 10 km au ENE du chef-lieu, à 1 100 m, classé parmi les «plus beaux villages de France», a des restes d'enceinte et une porte, ainsi que des ruines castrales. Le relief s'y élève à 1 592 m à la montagne de Brouis, au nord-est; les petites gorges de l'Artuby longent la commune au nord-ouest, le camp de Canjuers mord sur sa partie méridionale. Bargème a eu 470 hab. en 1831, 60 en 1975 et a gagné 25 hab. de 1999 à 2007; elle a 85 résidences secondaires pour 60 résidences principales.

La Roque-Esclapon (190 Roquois, 2 698 ha dont 475 de bois), 12 km à l'est de Comps à 960 m, est dominée au sud par la montagne de Malay (1 426 m) dans le camp de Canjuers, et atteint 1 715 m à la montagne de Lachens, lieu d'escalade et de vol libre à la pointe nord-est de la commune et point le plus élevé de tout le département. Le château et le hameau d'Esclapon, sous un ancien bourg castral du 11e s., sont à l'extrémité orientale de la commune, et ne sont accessibles que par l'est, à partir de Mons. La Bastide (120 Bastidans, 1 176 dont 390 de bois) est juste à 1 500 m au nord de La Roque, à 1 025 m d'altitude, et conserve des traces d'un bourg castral du 13e s. à 1 235 m; son finage est divisé en deux de part et d'autre du col de Clavel: le sud et le village donnent sur la Bruyère, le nord est bordé par l'Artuby. Le point culminant est à la montagne de Brouis. Sa population était descendue à 60 hab. de 1926 à 1954.

Plus au nord, au-delà de la montagne de Brouis, La Martre (140 Martrois, 2 037 ha dont 1 200 de bois) est au bord de l'Artuby, à 18 km au NE du chef-lieu à 1 000 m. La commune abrite l'hôtellerie de luxe et le golf du Château de Taulane (50 sal.) à l'est, et des colonies de vacances; château Rima à l'ouest, anciens bourgs castraux de la Martre (13e s.) et de Pierrelongue (12e s.). La Martre a eu 380 hab. en 1856, 50 à peine autour de 1970; elle a gagné une trentaine d'habitants de 1999 à 2006 et a deux fois plus de résidences secondaires (120) que de résidences principales. Châteauvieux (70 Castelvieillencs, 1 497 ha dont 843 de bois, à 1 050 m) et Brenon (22 hab., 559 ha dont 250 de bois, à 900 m) sont de minuscules villages un peu à l'ouest de La Martre. Le premier, tombé à 26 hab. en 1975, a des restes d'un bourg castral du 12e s. à la Vire, et la grotte de la Fée. Brenon, qui avait 15 hab. en 1975, donne sur le bassin du Jabron, comme Le Bourguet (22 Bourguetians, 2 539 ha dont 1 802 de bois) au nord-ouest, qui est à 12 km au nord de Comps, à 840 m, et conserve des traces des anciens bourgs castraux de Bagarry (11e s.) et de Soleils (13e s.), plus une chapelle du 12e s., et une auberge dans un château renaissance; à la pointe nord-ouest de la commune, le château ruiné de Valcros fut un site de recherche de l'improbable trésor des templiers et autres fantaisies dérivées.

Trigance (150 Trigançois, 6 060 ha dont 2 500 de bois), est à 10 km au nord-ouest de Comps au bord du Jabron, à 800 m; restes du château à tours du 11e s. en partie réaménagé dans les années 1960 et 1970 en hôtellerie, sentier botanique, petit musée. Son finage est beaucoup plus étendu et bordé au sud-ouest par le canyon de l'Artuby, que franchit audacieusement le pont de l'Artuby, l'un des sites majeurs du tour des gorges du Verdon, partagé avec Aiguines. Le relief monte à 1 279 m à l'ouest du village, au Breïs. La partie méridionale de la commune est dans le camp de Canjuers. La colline d'Estelle (1 185 m) y porte des traces de l'ancien bourg castral d'Estelle (13e s.). Trigance a eu jusqu'à 800 hab. au début du 19e s., et 100 seulement en 1968.