Canton de Draguignan

Draguignan

34 800 hab. (Dracénois), dont 2 600 à part, 5 375 ha dont 4 863 de bois, sous-préfecture du département du Var, 81 km au NE de Toulon. La ville est dans une petite plaine encaissée, traversée par la Nartuby et dominée au nord par le relief du Malmont, qui se hisse à 551 m et offre un large panorama. Elle offre des maisons médiévales, une tour de l'horloge (17e s.), des jardins; bourg castral du Dragon, dolmen de la Pierre de la Fée; théâtre, musées des arts et traditions, musée d'histoire municipal, musée du canon à l'École d'application de l'artillerie, cimetière et mémorial américains.

Draguignan dispose d'un bon équipement éducatif: trois collèges publics et un privé, deux lycées publics dont un professionnel; antenne de l'université de Toulon (droit), IUT tertiaire (gestion, finances et tourisme) et institut de formation des maîtres (IUFM), Institut méditerranéen des Géosciences et centre départemental de documentation archéologique. La ville accueille un centre hospitalier (210 lits médicaux, 620 en tout), une polyclinique (140 sal., 70 lits) et la clinique Medicis (45 sal., 65 lits), un centre ambulatoire de dialyse (Serena, 30 sal.), des maisons de retraite dont Tonus Vitamine (45 sal.).

Draguignan a perdu sa fonction de préfecture en 1974, mais ce départ fut en partie compensé par la promotion de la ville parmi les grandes garnisons françaises, et l'extension du camp de Canjuers. Sont ainsi installés dans la ville l'École d'application de l'artillerie, le CDNBC (Centre de défense nucléaire, biologique et chimique) qui assure des formations, le 5e bataillon du Matériel, le Ctei2 (Centre de télécommunications et de l'informatique, du 28e régiment du Train), les deux Commissions nationales d'évaluation de l'artillerie. L'ensemble, avec les familles, serait évalué à 10 000 personnes.

Les entreprises privées sont relativement discrètes, surtout du côté des productions où n'émerge guère que la petite fabrique de peintures Sterma (25 sal.). Dans le tertiaire figurent un hypermarché Carrefour (200 sal., vers Trans-en-Provence) et les magasins Intermarché (45 et 35 sal.) et Leader Price (30 sal.), les négoces alimentaires DGF (Berthet, 60 sal.), de bois et bricolage Laugier (55 sal.), de fournitures horticoles Promoflora (40 sal.); travail temporaire Adecco (70 sal.), nettoyage urbain Sgea (250 sal.), Sma (Pizzomo, 110 sal.) et Varoise (50 sal.), nettoyages de bureaux Dlts (100 sal.) et Brunel (40 sal.), publicité Adrexo (45 sal.); peinture et vitrerie Baptista (45 sal.), maçonnerie Gebatis (35 sal.), autocars des Rapides du Var (65 sal.).

La commune contient 230 ha de vignes et une cave coopérative. La population dracénoise a oscillé autour de 10 000 hab. de 1830 à 1930 puis s'est mise à croître, montant à 13 400 hab. en 1954, 21 400 en 1975. Elle est évaluée à 35 900 hab. en 2005. La perte de la fonction préfectorale en 1974 a peut-être ralenti sa progression, mais n'a donc pas empêché la hausse; toutefois, en 1999, la ville avait 1 500 logements vacants pour 500 résidences secondaires. Le maire est Max Piselli (UMP), également conseiller général, chef d'entreprise. Draguignan est le siège de la communauté d'agglomération Dracénoise (16 communes, 80 400 hab.). L'unité urbaine est donnée pour 41 500 hab., l'aire urbaine pour 44 900 seulement… L'arrondissement a 264 600 hab., 12 cantons, 58 communes, 241 654 ha.

Le canton a 44 600 hab., 5 communes, 22 758 ha dont 11 685 de bois. La Motte à l'est, Trans-en-Provence au sud et Flayosc à l'ouest appuient le développement de Draguignan et forment avec elle une agglomération discontinue. Plus loin au nord-ouest, la cinquième commune est Ampus (710 Ampusiens, 8 277 ha dont 3 270 de bois); son village est à 16 km au NO de Draguignan, à 630 m, et donne sur la Nartuby d'Ampus, qui rejoint la Nartuby dans les gorges de Châteaudouble. La partie nord de la commune est dans le camp de Canjuers, barrée par les trois crêtes est-ouest de la Cubrière au sud (1 131 m), de la Barjaude au centre (1 173 m) et de Lagne (ou Lagnes) au nord (1 108 m); ruines du château de Lagne. Un peu au nord du village, chapelle de Spéluque (11e s.); au sud, ruines du château de la Sigue. L'ancien bourg castral de Reynier est à l'extrême sud-est. Le petit canal de Fontigon, créé en 1497 sur 7 km et entretenu depuis, à servi à des moulins et lavoirs, et joue encore son rôle dans l'adduction d'eau et l'irrigation des terres agricoles. La population d'Ampus a dépassé 1 250 hab. entre 1830 et 1850, puis s'est effritée jusqu'à moins de 350 hab. en 1962; elle augmente depuis et a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2004. Ampus a 250 résidences secondaires.


Flayosc

4 000 hab. (Flayoscais), 4 595 ha dont 3 100 de bois, commune du département du Var dans le canton de Draguignan, 6 km à l'ouest du chef-lieu. Le village originel, perché en colimaçon, est décalé vers l'est du finage, et entouré de nombreux lotissements. La partie occidentale, en revanche, en direction de Salernes, est presque vide. Flayosc a des portes de ville, la belle place de la Reinesse, une église du 11e s. à campanile, des moulins à huile; monastère orthodoxe, parc du château du Deffends, canal d'arrosage du 14e s. On y cultive 149 ha de vignes; cave coopérative et domaine viticole du château de Berne (20 sal.). Flayosc a eu 3 000 hab. en 1851 puis s'est dépeuplée jusqu'à 1 040 hab. en 1954, avant de croître à nouveau, gagnant 600 hab. de 1990 à 1999 et 420 de 1999 à 2007. Elle a 400 résidences secondaires.


Motte (La)

2 400 hab. (Mottois), 2 812 ha dont 1 620 de bois, commune du département du Var dans le canton de Draguignan, 11 km au SE du chef-lieu. Le village, dominé par un bas plateau boisé, est dans la plaine de la Nartuby en amont du Muy et juste en aval du saut du Capelan, une belle chute de la Nartuby. La commune est bordée à l'est par le cours de l'Endre; golf de Saint-Endréol. Au nord, le château d'Esclans, avec parc (19e s.), dérive d'un ancien bourg castral d'Esclans, comme celui de Valbourges (parc) au sud-ouest. La Motte a 515 ha de vignes, une cave coopérative; restauration Endréol (50 sal.), négoce de matériaux Sosaca (35 sal.); musée d'histoire et traditions. La commune a 420 résidences secondaires. Elle n'avait que 620 hab. en 1954 et sa population croît depuis; elle est passée à plus de 2 000 hab. en 1997 et a gagné 430 hab. de 1999 à 2006.


Trans-en-Provence

4 900 hab. (Translans), 1 699 ha dont 832 de bois, commune du département du Var dans le canton de Draguignan, 5 km au SSE du chef-lieu au bord de la Nartuby. Le centre-ville est à la bifurcation des routes vers Fréjus et vers Toulon. La commune offre un beau parc parc et un hôtel de ville du 18e s., des cascades et fontaines, et la curiosité d'un «puits aérien» expérimental construit en 1932 par le Belge Knappen en forme de coupole à multiples ouvertures et ailettes d'ardoises à l'intérieur, conçu pour fournir de l'eau par condensation de l'humidité atmosphérique, mais dont le rendement s'est avéré bien trop faible aussi loin de la mer. Elle abrite l'hypermarché Carrefour de Draguignan et un magasin Decathlon (40 sal.), des garages et cultive 54 ha de vignes; centre d'interconnexion électrique, lotissement du Peïcal au sud-est de la commune. La population communale avait légèrement décliné de 1 700 hab. vers 1870 à moins de 1 100 en 1936, mais elle croît depuis la guerre. Elle a augmenté de près de 600 hab. entre 1999 et 2007.