Canton de Solliès-Pont

Solliès-Pont

10 900 hab. (Solliès-Pontois), 1 773 ha dont 512 de bois, chef-lieu de canton du département du Var dans l'arrondissement de Toulon, 17 km au nord-est de la préfecture. La commune est la partie de plaine, la plus active et la plus peuplée de l'ancienne communauté de Solliès, divisée au moment de la Révolution. Le centre est en plaine, sur la bordure externe de la dépression périphérique des Maures, au débouché du Gapeau. Il est traversé par le fleuve, et dans l'autre sens par la N 97; il est bordé à l'ouest et au nord par l'autoroute A 57 et son échangeur, à l'est par la voie ferrée (gare). il est le foyer d'une urbanisation diffuse qui a gagné le long des reliefs sur l'axe de circulation, et dans la vallée du Gapeau en direction du nord. Le finage traverse toute la plaine, atteignant à l'est le sommet de la grosse butte du Roucas de Monié, séparée du massif des Maures par la vallée du Réal Martin.

La ville a un gros château Forbin des 16e et 19e s. dans un grand parc, plusieurs chapelles, deux collèges publics, un institut médico-éducatif; magasins Casino (65 sal.), Intermarché (40 sal.), But (45 sal.) et Bricomarché (30 sal.); 92 ha de vignes et cave coopérative. La population communale avait un peu faibli de 1830 (3 500 hab.) à 1890 (2 700) et s'est ensuite tenue à ce niveau jusqu'en 1940; puis la croissance a été sensible dans la seconde moitié du 20e s.: 4 000 hab. en 1962, 5 500 en 1982 et un doublement en 1999. L'estimation pour 2005 est de 10 800 hab. (sdc). Il existe une «petite région agricole» dite des Régions fruitières de Solliès-Pont et de Fréjus (10 communes du Var). Le canton a 26 100 hab., 5 communes, 8 361 ha dont 4 061 de bois. Les quatre autres communes sont Solliès-Toucas et Solliès-Ville au centre, La Farlède au sud, Belgentier au nord.


Belgentier

1 700 hab. (Belgentiérois), 1 338 ha dont 619 de bois, commune du département du Var dans le canton de Solliès-Pont, 8 km au NNO du chef-lieu. Le village est bien abrité dans la vallée du Gapeau et entretient une réputation arboricole (cerises, figues, olives); coopérative d'huile d'olive. La commune a des restes des anciens bourgs castraux de Belgentier et des Beaumettes (11e s.), les parcs et jardins de Peiresc, de la Source et des Conférences (17e s.); site naturiste de l'Escride. Belgentier s'honore de la naissance de Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), grand érudit, archéologue et astronome, et lui consacre un musée. De 1 300 hab. au début du 19e s., sa population était descendue à moins de 600 entre 1931 et 1968; elle augmente depuis et a gagné 460 hab. de 1999 à 2006, soit +27%, dépassant nettement les 2 000 hab.


Farlède (La)

6 900 hab. (Farlédois), 831 ha, commune du département du Var dans le canton de Solliès-Pont, 3 km au sud du chef-lieu en direction de Toulon. Elle s'est nommée Solliès-Farlède à sa création en 1799 et a pris son nom actuel en 1877. Elle avait alors un millier d'habitants et sa population est restée à ce niveau jusqu'à la dernière guerre. Puis elle a beaucoup crû, avec l'expansion de l'agglomération de Toulon; elle n'a toutefois rien gagné entre 1999 et 2004. On voit encore la forme du vieux village-rue étiré le long de la N 97 au pied des reliefs. Mais ce noyau a considérablement grossi. Il s'est complété au sud par un échangeur complexe et la partie septentrionale de la grande zone industrielle de Toulon-Est, que La Farlède partage avec La Garde. Le finage atteint à l'est la rive gauche du Gapeau et frôle l'agglomération de La Crau. Vers l'ouest, au pied du mont Coudon, ont pris place de nombreuses villas. Mais le finage monte peu sur le relief, où se déploie le finage de Solliès-Ville. La Farlède a un collège public et d'assez nombreux établissements industriels et commerciaux; matériel chirurgical et implants Wright Medical (120 sal.), produits pharmaceutiques Boiron (55 sal.), matériel de traitement des eaux Perrier Sorem (55 sal.), construction de bateaux de plaisance Hobie Cat (65 sal.); ingénierie informatique Thales (50 sal.), ingénierie de systèmes optiques Optis (45 sal.), comptabilité Secpa (Pascail, 35 sal.), installations électriques Degreane (85 sal.), Sotrindeq (70 sal.) et ECS (40 sal.), installations thermiques Proxitherm (100 sal.). Dans les commerces figurent les magasins Intermarché (50 sal.) et Lidl (25 sal.), un centre de distribution Casino (Easydis, 110 sal.), les négoces de bois et matériaux Lapeyre (45 sal.) et Pasini (40 sal.), d'équipements pour automobiles Charreton (35 sal.), d'alimentation Lutinise (35 sal.); nettoyage Estra (390 sal.) et Cogen (150 sal.), gardiennage Securi France (70 sal.), publicité Mediapost (95 sal.) et Adrexo (45 sal.), routage Arum (40 sal.); transports Getex (80 sal.), TPL (35 sal.) Var Ouest (30 sal.) et Chevallier (30 sal.).


Solliès-Toucas

4 400 hab. (Toucassins), 3 009 ha dont 2 000 de bois, commune du département du Var dans le canton de Solliès-Pont, 2 km au nord du chef-lieu dans la vallée du Gapeau. Le finage s'étend peu sur le versant gauche du fleuve, où se voient les traces d'un oppidum du Castellas; mais il va assez loin vers le nord-ouest, où il englobe la forêt domaniale des Morières, où s'isolent les trois petits hameaux de Morières, et touche aux limites du finage de Signes; site vert de la source d'Octon (Font de Thon). La galerie de Montrieux du canal de Provence a été creusée sous cette partie de la commune. Celle-ci héberge la clinique des Trois Solliès (80 sal.), les maisons de retraite la Belle Gensière (50 sal.) et Soleil d'Or (30 sal.), un institut médico-éducatif; dépôt d'autocars des Lignes du Var (80 sal.). La commune avait moins de 800 hab. dans l'entre-deux-guerres; elle est passée à 2 100 en 1982 et poursuit sa croissance.


Solliès-Ville

2 300 hab. (Solliès-Villains), 1 410 ha dont 930 de bois, commune du département du Var dans le canton de Solliès-Pont. Le village originel est perché sur une étroite butte qui domine la dépression périphérique des Maures et la ville de Solliès-Pont, à 236 m. Il conserve des ruines castrales, une église des 11e-12e s. et héberge un centre de culture et traditions provençales, un musée Jean Aicard (l'écrivain a été maire de la commune de 1919 à 1921) et un musée du vêtement provençal. La chapelle mariale du Deffens est juchée au sommet d'une autre butte juste au sud, montant à 422 m. Au-dessous, le haut talus qui descend vers le Gapeau est strié de chemins et couvert par les villas du Logis Neuf.

Le territoire communal est très contourné. Il s'étend vers le sud-ouest dans les reliefs jusqu'au Coudon (702 m) qui porte le fort du Lieutenant Girardin; de là, il lance une queue vers le nord-ouest dans les terrains militaires du nord de Toulon, le long du finage du Revest-les-Eaux. Il comprend aussi une autre queue dans la plaine vers le sud-est, le long de la rive gauche du Gapeau, jusqu'aux abords de La Crau, et y contient le château de Castille, entouré de vignes. La commune abrite une menuiserie Catalver (25 sal.), une maison de retraite (30 sal.). Elle avait plus de 800 hab. avant 1850, 480 seulement en 1926; sa population a crû ensuite jusqu'en 1999 mais semble plafonner (-20 hab. de 1999 à 2004).