Canton de la Crau

Crau (La)

14 800 hab. (Craurois) dont 340 à part, 3 787 ha, chef-lieu de canton du département du Var dans l'arrondissement de Toulon, 15 km à l'est de la préfecture. La commune s'est détachée d'Hyères en 1854, avec plus de 2 000 hab.; sa population a d'abord lentement progressé (3 300 hab. en 1901, comme 1926), puis bien plus rapidement après la guerre (5 800 hab. en 1975, 11 300 en 1990). Elle est estimée à 15 400 hab. (sdc) en 2005. Le bourg central est sur la rive droite du Gapeau, qui traverse la commune d'ouest en est. Celle-ci a un finage très allongé du NNE, où elle frôle Pierrefeu-du-Var, au SSO où elle est traversée par l'autoroute A 57b de Toulon à Hyères. Elle inclut le château Monache au nord, celui de la Roquette à l'est, héritier d'un bourg castral du 11e s.; le finage fut traversé par une voie romaine et conserve des traces de villas romaines.

La Crau a un collège public et un privé; maison de retraite (20 sal.), centre de convalescence, institut médico-éducatif, 400 places de camping. Les principales entreprises sont de gestion immobilière (Énergie Plus, 45 sal.), de commerce avec les supermarchés Champion (50 sal.) et Casino (25 sal.) et le négoce de fruits et légumes Massaferro (70 sal.), de bâtiment et de transport avec les constructions ACLB (45 sal.) et les travaux publics Vacotra (45 sal.), les transporteurs BC (50 sal.), Riquier (35 sal.), BST (35 sal.). La Crau affiche 782 ha de vignes, avec une cave coopérative et le vignoble du domaine de Montredon (25 sal.). Le canton a 32 300 hab., 4 communes, 13 164 ha dont 7 664 de bois; les trois autres communes sont Carqueiranne, La Londe-les-Maures et un grand secteur septentrional de la commune d'Hyères.


Carqueiranne

8 600 hab. (Carqueirannais), 1 448 ha dont 482 de bois, commune du département du Var dans le canton de La Crau, 10 km au sud du chef-lieu. Le centre-ville est en bord de mer, sur la côte nord du golfe de Giens, avec un phare et un port de plaisance de 360 places aux Salettes, le front de mer des Salettes et de Beau Rivage à l'ouest. L'urbanisation s'est étendue dans la dépression vers Toulon, entre la colline qui porte au sud les forts du Pradet et celui de la Boyarde, et les reliefs du Paradis au nord, du mont des Oiseaux à l'est, dont les pentes se couvrent de villas et qui porte un observatoire astronomique; jardin botanique Olbius Riquier, château Richet au nord-ouest, anciens fours à chaux au nord-est. La ville a un collège public, un supermarché Casino (25 sal.); village de vacances Vacanciel (40 sal.), maison de régime et convalescence (30 sal.). La plage de l'Almanarre attire les amateurs de planche à voile; site classé des Pins penchés juste à l'est du centre-ville. La commune s'est détachée d'Hyères en 1894, avec 1 300 hab.; sa population a augmenté lentement jusqu'en 1954 (2 800 hab.), puis vigoureusement ensuite. Elle avait 1 400 résidences secondaires en 1999, et 1 500 emplacements de camping.


Londe-les-Maures (La)

8 800 hab. (Londais), 7 929 ha dont 5 995 de bois, commune du département du Var dans le canton de La Crau, 10 km à l'est d'Hyères. La commune a été créée en 1901 à partir du territoire d'Hyères, avec 3 200 hab., mais n'en avait plus que 2 400 en 1911. Sa population a crû ensuite: 3 100 hab. en 1954, 5 200 en 1982. Elle a gagné 1 300 hab. de 1999 à 2006, passant ainsi les 10 000 habitants (sdc). Elle y ajoute 4 500 résidences secondaires et 1 500 emplacements de camping (7 terrains). Le centre ancien est à 2,5 km de la côte.

Sur celle-ci s'est installé un grand complexe mi-balnéaire mi-urbain, longtemps animé par une grosse usine Schneider, qui fabriquait des torpilles dans le quartier littoral des Bormettes et s'était pourvu d'une cité ouvrière d'une centaine de maisonnettes. Le site, acquis par la Marine en 1937 au titre de la Direction des constructions navales, continua à assembler des torpilles préparées à Toulon, puis servit d'école de canonnage, et plus tard d'école de transmissions, avant de passer à France-Télécom qui en fit un centre de formation. Autour sont les nouvelles urbanisations balnéaires des Bormettes et de l'Argentière et le port de plaisance de Miramar (1 000 places), avec embarcadère pour les îles d'Or.

La ville est ainsi installée dans une petite plaine, bordée à l'ouest par les salins d'Hyères et qui reçoit les torrents du Pansard et de la Maravenne. Ceux-ci descendent des Maures, où le territoire communal s'étend jusqu'à la crête principale des Maures, atteignant au nord-est le sommet de Laquina à 599 m. La Maravenne, dont l'embouchure maritime est aux Bormettes, est formée par la réunion des deux grands vallons de Tamury au nord et de Valcros au nord-est. Celui de Valcros surtout est apprécié par la promotion immobilière, qui y a suscité les lotissements de la Galinette et des Hauts de Porquerolles, proche du golf de Valcros-Hyères et bénéficiant d'un petit lac-réservoir. Plusieurs petites routes franchissent la crête septentrionale, notamment au col de Babou (415 m) au nord-est.

La Londe a une Maison du patrimoine, un musée de l'École publique, un Jardin d'oiseaux tropicaux avec arboretum; dolmen de Gautabry (on prononce Gaoutabry) au nord de la ville, ancien site du bourg castral des Bormettes où les Maures atteignent la côte, sentier sous-marin. Dans les collines des Bormettes, une mine de zinc fut activement exploitée de 1885 à 1929; il en reste une cheminée-tunnel d'un kilomètre. La Londe est dotée d'un collège public; supermarchés Rallye (35 sal.) et Casino (30 sal., même groupe), travaux publics Sottal (90 sal.); pépinières Jean Ray (170 sal.), villages de vacances. Le finage compte 1 005 ha de vignes, avec une cave coopérative et les vignobles des domaines Ott (45 sal.), deux moulins à huile, des cultures florales (plus de 20 exploitations).