Canton de Saint-Mandrier-sur-Mer

Saint-Mandrier-sur-Mer

6 700 hab. (Mandréens) dont 1 500 à part, 512 ha, chef-lieu de canton du département du Var dans l'arrondissement de Toulon, 15 km au sud de la préfecture par la route, 5 km à vol d'oiseau. La commune a été créée en 1950 à partir de La Seyne. Son territoire se limite à la presqu'île de Saint-Mandrier, qui ferme au sud la rade de Toulon et qui est formée par trois anciennes îles rocheuses réunies par des atterrissements et formant jadis l'île de Sépet ou Cépet, de 4 km est-ouest sur 1,5 km nord-sud. Légèrement étranglée en son milieu, elle se termine au sud-est par le cap Cépet, au sud-ouest par la pointe de Marégau. Elle porte deux forts à ses extrémités, Saint-Elme à l'ouest (mais dans la commune de La Seyne) et la Croix des Signaux, de 1850, à l'est. La commune a deux phares, une nécropole nationale, un collège public et quatre plages; maison de retraite Les Pins Bleus (55 sal.). Sur la rive nord, sont un port de plaisance de 730 places et un espace de réservoirs d'hydrocarbures. L'ancienne île est très urbanisée mais conserve des zones de verdure. Elle est reliée au continent par l'isthme naturel réaménagé des Sablettes. La moitié orientale de l'île fait partie du périmètre militaire du port de guerre de Toulon. Elle abrite depuis 1971 le Centre d'instruction navale (CIN) de la Marine, sur 90 ha, qui enregistre 1 000 permanents et 1 400 élèves quotidiennement. Dans les locaux de l'ancien hôpital Saint-Louis, créé en 1670 et plusieurs fois transformé, a été installée en 1936 l'École des mécaniciens chauffeurs et scaphandriers, devenue École des apprentis mécaniciens de la Flotte, puis Groupement des Écoles Énergie de la Marine (Geem), réuni au CIN en 1993. La base aéronavale a été fermée en 2000. À l'ouest le port Pin Rolland, d'une capacité de 400 bateaux, sert aux chantiers navals IMS (45 sal., racheté par Couach pour les yachts) et Dufour (25 sal., repris par Poncin), orientés vers la construction et la réparation de plaisance. La commune avait 3 000 hab. en 1968 et sa population croît depuis; elle a gagné plus de 400 hab. de 1999 à 2004, date à laquelle on y a compté 2 300 résidences secondaires contre 2 600 résidences principales, plus un terrain de 470 emplacements de camping. Le canton comprend la commune et une partie de La Seyne; il a 28 400 hab.