Canton de Cadenet

Cadenet

3 900 hab. (Cadenétiens), 2 508 ha dont 613 de bois, chef-lieu de canton du Vaucluse dans l'arrondissement d'Apt, 23 km au sud d'Apt. La petite ville est au bord de la plaine de la Durance; elle a des ruines de château médiéval avec théâtre de verdure et expositions, beffroi et tour de l'horloge, chapelles, ancien couvent (17e s.), fontaines et maisons des 16e-17e s.; musée de la vannerie d'art, quelques habitations troglodytes. Aux alentours, ancien oppidum du Castellar, château de Collongue (19e s.) avec parc et jardin, château de Malconseil au nord, château Double à l'est; parc animalier, pont sur la Durance à 3 km au sud du bourg. Celui-ci a un collège public et un grand terrain de camping (380 places); installations électriques Technica (80 sal.) et supermarché U (60 sal.); 311 ha de vignes, cave coopérative. La population communale a assez peu changé, entre un maximum de 2 700 hab. (1861) et un minimum de 2 000 dans l'entre-deux-guerres; elle a augmenté ensuite assez régulièrement jusqu'en 1999, mais n'a gagné que 80 hab. en 2007. Cadenet est le siège de la communauté de communes des Portes du Luberon, qui associe 7 communes et 11 500 hab.

Le canton a 16 200 hab., 9 communes, 18 782 ha dont 8 093 de bois. Il s'étire entre le cours de la Durance et la crête du Luberon, prolongée à l'ouest par celle du Petit Luberon. Outre Cadenet, trois communes de la vallée de la Durance sont peuplées: Villelaure, Lauris et Mérindol. Elles laissent entre elles de petits intervalles pour Puget (600 Pugétains, 1 790 ha dont 1 236 de bois), 10 km en aval de Cadenet, dont le finage monte à 697 m sur la crête du Petit Luberon et qui cultive 77 ha de vignes; et Puyvert (540 Puyverdans, 978 ha dont 239 de bois), dont le village est à l'écart de la Durance à 6 km au NO de Cadenet, où l'on cultive 47 ha de vignes et qui a reçu un échangeur routier complexe. Puget n'avait que 130 hab. en 1968 et croît de façon soutenue, comme Puyvert, qui n'avait que 150 hab. en 1962.

Trois autres communes, au nord-est du canton, n'accèdent pas à la plaine de la Durance mais se partagent l'adret du Luberon. Lourmarin (1 100 Lourmarinois, 2 018 ha dont 1 100 de bois) est à 5 km au nord du chef-lieu sur la route d'Apt, qui emprunte la combe de Lourmarin, une belle cluse de l'Argent-Brun tranchant le Luberon. Le bourg est au rang des «plus beaux villages de France» et offre un château des 15e-16e s., qui fut le premier château renaissance de Provence; beffroi sur un ancien château à motte, église des 11e et 16e s., clocher-mur du 17e s. avec horloge, grand temple du 19e s., plusieurs fontaines. Henri Bosco et Albert Camus y ont habité. Aux environs, on voit des traces d'un oppidum dit castel Sarrasin, la nécropole néolithique des Lauzières et le château des Baumelles au nord; jardins de la ferme de Gerbaud. La commune a 196 ha de vignes, une cave coopérative. Lourmarin était passée de 1 700 hab. en 1836 à 600 un siècle après; elle a doublé sa population de 1970 à 1999 et affiche 230 résidences secondaires. Vaugines (470 Vauginois, 1 555 ha dont 806 de bois), qui a suivi une évolution presque parallèle (580 hab. en 1851, 220 hab. en 1975) est un petit village à 8 km au nord-est de Lourmarin; quelques restes de château fort, 121 ha de vignes.

Cucuron (1 800 Cucuronnais, 3 269 ha dont 1 225 de bois) est à 9 km au NE de Cadenet; c'est un beau village avec restes de remparts et donjon, portes et tours, beffroi et horloge (13e et 16e s.), chapelles, maisons anciennes et hôtels particuliers, bassin de l'Étang, château de Gabaru; musée Marc Deydier de préhistoire et archéologie, moulin à huile dans une grotte; anciens sites castraux du Castellas et du Guet, le site actuel ayant été occupé vers l'an mil. Ses vignerons cultivent 625 ha de vignes et disposent d'une cave coopérative. Le territoire communal va au nord jusqu'au point culminant du Luberon, le Mourre Nègre. Cucuron avait 2 200 hab. en 1831, 950 dans les années 1830, et sa population a crû surtout dans le dernier quart du 20e s.; elle a stagné entre 1999 et 2007; 230 résidences secondaires.

Le canal de Cadenet, terminé en 1862, sert à l'irrigation de la plaine de la Durance; il prend ses eaux dans la Durance en amont de Pertuis près de la Loubière, et longe les collines jusqu'à Cadenet, puis Lauris.


Lauris

3 100 hab. (Laurisiens) 2 131 ha dont 997 de bois, commune du Vaucluse dans le canton de Cadenet, 6 km ONO du chef-lieu, au bord de la plaine de la Durance. Le finage s'étend de la rive de la Durance au sud à la crête du Petit Luberon au nord. Lauris a un château du 18e s. avec jardins et terrasses, qui accueille des festivals et expositions d'art contemporain; hôpital de pneumologie de Roquefraîche (130 sal., du centre hospitalier de Cavaillon), maison de retraite (20 sal.), caves Valdurance (Ravol, 25 sal.), 193 ha de vignes et une cave coopérative, 250 résidences secondaires. La population communale a varié de 1 700 hab. (1846) à 1 100 (1931) puis a augmenté, surtout de 1982 à 1999; elle a gagné 150 hab. de cette date à 2005.


Mérindol

1 800 hab. (Mérindolais), 2 659 ha dont 1 437 de bois, commune du Vaucluse dans le canton de Cadenet, 16 km à l'ouest du chef-lieu. Le village a été reconstruit en contrebas du Vieux Mérindol, ancien refuge de vaudois rasé en 1545 et où a été édifié un Mémorial vaudois; beffroi, restes de château fort, temple; musée historique la Muse. La partie méridionale de la commune est dans la plaine de la Durance au niveau du barrage de Mallemort; la partie septentrionale atteint la crête du Petit Luberon; travaux publics Roux (30 sal.). Mérindol n'avait que 670 hab. en 1954 et croît depuis; elle a gagné une centaine d'habitants entre 1999 et 2005.


Villelaure

3 000 hab. (Villelauriens), 1 825 ha dont 440 de bois, commune du Vaucluse dans le canton de Cadenet, 6 km ESE du chef-lieu au bord de la plaine de la Durance, qui occupe plus de la moitié du finage, au pied de collines boisées. Le peuplement est récent: le vieux village perché de Trésémines n'a laissé que de maigres ruines et le peuplement actuel vient d'une recolonisation du 16e s.; château de la Reine Laure (16e s.), 42 ha de vignes, institut médico-éducatif. Villelaure avait 1 400 hab. en 1861, 1 000 dans l'entre-deux-guerres et sa population augmente depuis.