Canton de Luçon

Luçon

10 160 hab. (Luçonnais) dont 380 à part, 3 152 ha, chef-lieu de canton de la Vendée dans l'arrondissement de Fontenay-le-Comte, 30 km à l'ouest de Fontenay et à 32 km au SE de la préfecture, au contact de la Plaine et du Marais Poitevin. Luçon a commencé comme village de pêcheurs, et fut un port jusqu'au début du 15e siècle; elle dut ensuite se contenter d'un canal de 15 km menant tout droit à la baie de l'Aiguillon. Le lieu avait reçu une abbaye dès 682, qui fut active dans le drainage des marais; puis un évêché en 1317, dont Richelieu fut titulaire mais ne s'en flatta que modérément. La cathédrale est en centre-ville à l'emplacement de l'abbaye, proche du jardin public Dumaine. La ville a un centre hospitalier (130 lits), deux collèges publics et un privé, deux lycées privés et un public.

Les entreprises sont surtout de négoce et de bâtiment: maisons mobiles et chalets IRM (Idéale Résidence Mobile, 100 sal.), serres et métallerie Marchegay (150 sal.), métalleries Louineau-HLR (75 sal.), Atoll (40 sal.) et Luçonnaise de Montage (30 sal.), mécanique SMP Baudry (25 sal.) et Luçonnaise de Montage (30 sal.), ingénierie Huguet (60 sal., automatismes); imprimerie Pollina (100 sal.) plus reliure et brochure Pollina (110 sal.); fromagerie Eurial (100 sal.), marbrerie Funepro (45 sal.), bétons Libaud (110 sal.) avec négoce de matériaux (Bigmat, 30 sal.), maçonneries H. Brunet (30 sal.) et Balineau (20 sal.).

Luçon a aussi une entreprise de travail temporaire agricole du groupe Eurial (140 sal.), des agences de travail temporaire Adecco (110 sal.), Synergie (100 sal.) et Manpower (50 sal.), deux hypermarchés U (180 sal.) et Leclerc (130 sal.), des magasins Intermarché (40 sal.) et Mr.Bricolage (30 sal.); téléventes Stenico (35 sal.). Au sud dans le marais, l’espace de loisirs des Guifettes offre 42 ha de plan d’eau et un village de vacances. Luçon avait 3 000 hab. en 1820, 4 800 en 1851, 6 700 en 1901, 7 800 en 1954 et a poursuivi sa croissance jusqu’en 1975, puis la population est restée à peu près étale, mais elle a augmenté de 480 hab. de 1999 à 2009. Le maire est Pierre-Guy Perrier (UMP).

Le canton a 21 100 hab. (19 500 en 1999), 10 communes, 29 472 ha; il inclut au sud les gros bourgs de Saint-Michel-en-l’Herm et L’Aiguillon-sur-Mer, au nord-est Sainte-Gemme-la-Plaine. À 6 km à l’ouest de Luçon dans la commune de Chasnais (660 Chasnaisiens, 1 077 ha), s’est installé un aérodrome privé avec un village aéronautique Atlantic Air Park (28 chalets et hangars), créé en 2001 et doté d'u!ne piste en herbe de 720 m et de l'aéroclub des Voureuils; façonnage et brochure AFBO (groupe Pollina, 110 sal.), cuisinettes et éviers Moderna (35 sal.). La commune a 170 hab. de plus qu'en 1999. Aux Magnils-Reigniers (1 540 Magnilais, 1 796 ha donbt 160 de bois), 5 km au NO de Luçon, belle église classée des 12e-13e s., petite forêt de Barbetorte; transports Poireau (20 sal.); la commune a gagné 120 hab. depuis 1999.

Le bourg de Triaize (1 030 Triolais, 5 880 ha), 7 km au sud de Luçon, se niche sur trois îles au milieu du marais, d’où son nom, jadis Triacia; le clocher de l’église, du 18e s., a aussi trois renflements. Le finage s’allonge sur 14 km du nord au sud, entre le canal de Luçon à l’est et le Chenal Vieux à l’ouest, jusqu’à la digue des Wagons, de 1899, au bord de la baie; constructions métalliques Sicom (35 sal.); la commune a gagné 50 hab. depuis 1999.

Saint-Denis-du-Payré (380 Saint-Denisolais, 1 624 ha), 13 km au SO de Luçon, est aussi dans le marais, mais au bout d’une longue presqu’île ancienne entre le Lay, qui fixe la limite ouest de la commune, et le marais de Luçon; le bourg a une jolie église romane (11e-12e s.) à chapiteaux ornés; réserve naturelle ornithologique au SE du bourg. Au SO de Saint-Denis à 3 km, Grues (810 Gruaulais, 4 718 ha) s’est établie sur une petite île et son territoire occupe la grande surface de marais à l’est du Lay et au nord de L’Aiguillon, dont il frôle les premières maisons; la commune a 40 hab. de plus qu'en 1999.


Aiguillon-sur-Mer (L')

2 340 hab. (Aiguillonnais), 847 ha, commune de la Vendée dans le canton de Luçon, 20 km au SO de la ville. Le bourg n'est pas en bord de mer, mais sur la rive gauche du grand estuaire du Lay, que le cordon sableux de La Faute a progressivement reporté vers le SE. La ville a ainsi 7 km de côte, son territoire s'étirant en queue vers le sud-est jusqu'à la pointe de l'Aiguillon, englobant le hameau des Sablons mais extrêmement étroit entre celui-ci et le bourg, où le finage de Saint-Michel-en-l'Herm vient à 40 m du rivage. Aléas des partages dans la conquête des polders, L'Aiguillon ne touche ainsi que par une digue à la pointe et à la baie qui portent son nom, tandis que ses plages relèvent de La Faute, qui est dans un autre canton…

Elle n'en est pas moins devenue une station balnéaire active, avec un centre nautique bien abrité, école de voile, centre de vacances; élevages d'huîtres et de moules, magasin Super-U (75 sal.). La commune a un hôtel, deux campings (310 places, 1 150 résidences secondaires et à peu près autant de résidences principales. Elle avait 2 000 hab. vers 1910 et 1 500 en 1954, a crû tranquillement jusqu'en 1980 puis est restée étale; elle a gagné 110 hab. de 1999 à 2009. La commune a été gravement touchée par la tempête Xynthia du 28 février 2010; v. Aiguillon (baie ou anse de l').


Sainte-Gemme-la-Plaine

2 120 hab. (Gemmois) dont 200 à part, 3 252 ha dont 261 de bois), commune de la Vendée dans le canton de Luçon, 6 km ENE du chef-lieu. Elle se signale par le logis de la Popelinière (16e s.) et par un lycée agricole au sud de la commune, à Pétré, au bord des marais; métallerie Simpson (85sal.), charpentes SNB (30 sal.), matériel agricole Ouest-Agri (35 sal.), travaux publics (Nopal, 25 sal.); négoce de produits d’entretien Deslandes (30 sal.). La commune est en légère croissance depuis un minimum à 1 170 hab. en 1975; elle a gagné 290 hab. entre 1999 et 2009.


Saint-Michel-en-l'Herm

2 210 hab. (Michelais), 5 480 ha, commune de la Vendée dans le canton de Luçon, 15 km au SO du chef-lieu dans le Marais Poitevin. Le bourg y occupe une ancienne île, où fut établie en 682 une abbaye; il en reste des bâtiments du 17e s. La commune a un collège public, une maison familiale rurale et une laiterie de l’Usval (240 sal.), au groupe coopératif GLAC, devenu Terra Lacta en 2012; maçonnerie Sautreau (35 sal.); musée du sculpteur André Deluol (1909-2003), dit Temple du soleil. La commune a deux campings (320 places) et 400 résidences secondaires (27% des logements).

Le finage a été célèbre pour ses imposants amas d’huîtres ou buttes coquillières, de plusieurs mètres de haut et plusieurs centaines de mètres de long; leur origine a été longtemps controversée; il a été prouvé qu’elles étaient anthropiques (d’origine humaine), issues de l’entassement de coquilles d’huîtres ouvertes au Moyen Âge, pour la consommation sur place et surtout l’expédition en saumure, organisée par l’abbaye. Mais leur exploitation en carrière de 1924 à 1964, pour la production de poudres et granulés, les a fait presque complètement disparaître.

Les digues parallèles soulignent bien l’extension progressive du territoire de la commune vers le sud, dans l’un des plus beaux ensembles de polders français. Le territoire communal touche ainsi aux abords de la pointe de l’Aiguillon, à plus de 10 km du bourg, et inclut le hameau de la Dive, mais laisse celui des Sablons à L'Aiguillon. Le Chenal Vieux limite la commune à l’est. La commune est le siège de la communauté de communes du pays Né de la Mer (7 communes, 15 900 hab.). La population communale, qui avait atteint 3 200 hab. en 1866, a décliné jusqu’en 1954 (1 800 hab.) et n’a que peu repris depuis; elle a augmenté de 200 hab. entre 1999 et 2009.