Canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Saint-Gilles-Croix-de-Vie

7 400 hab. (Gillocruciens) dont 230 à part, 1 025 ha, chef-lieu de canton de la Vendée dans l'arrondissement des Sables-d'Olonne, 30 km au NNO des Sables et 42 km à l'ouest de La Roche-sur-Yon. Son petit territoire se cantonne en bord de mer sur la rive gauche de la Vie, face à Saint-Hilaire-de-Riez qui est beaucoup plus étendue et désormais plus peuplée. Le centre-ville conserve de belles maisons anciennes et des restes (16e s.) de l'ancienne abbaye, plus des éléments de façade inachevés du 18e s. La commune est née de la fusion, en 1966, de Saint-Gilles-sur-Vie (3 300 hab. en 1962) avec Croix-de-Vie (2 400 hab.). Sa population, après avoir baissé en 1982, a repris sa croissance; elle a gagné 400 hab. entre 1999 et 2009. La ville anime la communauté de communes du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (14 communes, 42 600 hab.).

Le port de pêche, abrité dans le dernier méandre de la Vie, est le second de la façade vendéenne après celui des Sables-d'Olonne, avec environ 70 bateaux et 250 marins, et le premier pour le tonnage débarqué (environ 10 000 t/an, 18 M€), mais en poissons ordinaires (anchois en tête, chinchards et sardines). Le Comptoir de la Mer, coopérative d'approvisionnement des marins-pêcheurs, a 25 salariés; les services portuaires (Semvie) en emploient 35. Le port de plaisance offre 600 places. Le port de passagers voit passer 90 000 voyageurs par an, pour l'île d'Yeu ou la promenade. La plage, au sud de la côte rocheuse de la Corniche vendéenne, est très fréquentée et épaulée par un casino (Royal Concorde, indépendant, 70 employés) et un aquarium marin. La commune offre six hôtels (150 chambres), deux campings (400 places) dont un de luxe (225 places), et 3 900 résidences secondaires pour 4 100 résidences principales.

Mais la ville a aussi des industries, en partie liées aux ports et au tourisme: chantier naval de plaisance SPBI (Jeanneau, 300 sal.), conserves de poisson et plats cuisinés Gendreau (250 sal.) et Vif-Argent (90 sal.); NV Equipement (bâches et capotes pour la plaisance, 100 sal.); construction métallique Favreau (40 sal.). Les autres ateliers sont les prothèses dentaires Bertin (65 sal.), les confections Mât de Misaine (35 sal.) et J. Brémaud (30 sal.). Le bâtiment et les services associés sont bien représentés: installations électriques Allez (150 sal.), finitions de bâtiment Roger (45 sal.), plâtrerie Guigne (25 sal.), maçonnerie Bongibault (20 sal.), travaux publics Girase (45 sal.).

Cet ensemble est complété par le siège du groupe de plaisance Bénéteau (20 sal.), la gestion comptable BDO (30 sal.), le travail temporaire Manpower (60 sal.), l'aide à domicile Covia (30 sal.), l'immobilier Satov (25 sal.); mareyages de la Marée Vendéenne (20 sal.) et Arpevie (20 sal.), deux magasins Hyper-U (125 sal.) et Leclerc (210 sal.), un Intermarché (30 sal.); négoce d’appareils ménagers Gateau (Expert, 40 sal.); transports Rivière (40 sal.), services portuaires Semvie (25 sal.). Saint-Gilles a un collège public et un privé, une maison familiale rurale; un hôpital local (10 lits), centre antialcoolique, hôpital privé et centre de rééducation (140 sal.).

Le canton a 44 400 hab. (34 700 en 1999), 14 communes, 29 224 ha; il occupe 28 km de littoral de part et d'autre de l'embouchure de la Vie dont 12 km au nord dans la commune de Saint-Hilaire-de-Riez, la plus peuplée du canton. Givrand, Brétignolles-sur-Mer et Brem-sur-Mer tout au sud, Coëx, Commequiers et Le Fenouiller à l'intérieur, ont beaucoup progressé aussi. Saint-Révérend (1 340 Révérendais, 1 582 ha), au bord du Gué Gorand à 8 km à l'est de Saint-Gilles, propose une roseraie de Vendée et le moulin à vent des Gourmands, un camping; la commune a gagné 520 hab. dans la période 1999-2009, soit +57%!

L’Aiguillon-sur-Vie (1 650 Aiguillonnais, 2 322 ha), 9 km ESE de Saint-Gilles, n’est nullement sur la Vie, qui passe à 8 km au nord, mais encadrée par les deux petits cours d’eau côtiers du Gué Gorand et du Jaunay, et elle n’atteint pas la plage; lac de barrage sur le Jaunay, golf de Fontenelle, villages de vacances; un camping, 400 résidences secondaires (35% du parc). La commune avait fusionné en 1974 avec sa petite voisine du sud La Chaize-Giraud et s’est alors nommée L’Aiguillon-la-Chaize, mais la fusion a été dissoute dix ans après. La commune a gagné aussi 520 hab. depuis 1999 (+46%).

La Chaize-Giraud, de l’autre côté de la vallée encaissée du Jaunay, a 890 hab. (Chaizois) et seulement 270 ha; elle accueille un gros atelier de menuiserie du groupe Lapeyre (Ouest Production, 330 sal.), un camping de 130 places, et a gagné 280 hab. entre 1999 et 2009 (+46%). Landevieille (1 200 Landevieillois, 1 357 ha) est le site du barrage sur le Jaunay, dont le plan d’eau s’étire sur 6 km et occupe 114 ha, pour un volume de 3,7 Mm3, et dont l’autre rive est à L’Aiguillon-sur-Vie. La commune a une entreprise de bâtiment (Cantin, 30 sal.), quatre campings (800 places) dont un de luxe (230 places) et 350 résidences secondaires (39% des logements); elle vient de gagner 400 hab. (+48%) entre 1999 et 2009.

Les deux autres communes du canton sont Saint-Maixent-sur-Vie (890 Saint-Maixentais, 1 071 ha), sur la rive gauche de la Vie à 11 km ENE de Saint-Gilles, qui n'est pas balnéaire, et Notre-Dame-de-Riez (1 950 Riezais, 1 462 ha), qui est à 5 km au NE de Saint-Hilaire-de-Riez et dont le finage comporte des marais et s’appuie au sud sur la rive droite de la Vie. Cette commune abrite trois campings (260 places) mais n'a que 16% de résidences secondaires. Elle conserve deux menhirs. Une usine de volailles Léon Dupont (85 sal.) se tient à la Bourine. La commune se nommait Riez jusqu’en 1956; elle n’avait que 620 hab. à cette date et elle a encore gagné 730 hab. de 1999 à 2009, soit 60%! Quoique plus éloignée de la mer, Saint-Maixent en a gagné 370 dans le même temps (+71%!).


Brem-sur-Mer

2 610 hab. (Bremois), 1 585 ha, commune de la Vendée dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 14 km SSE du chef-lieu. La commune résulte de la fusion, en 1973, de Saint-Martin-de-Brem (830 hab.) et de Saint-Nicolas-de-Brem (200 hab.). Leur population cumulée fut de 1 200 hab. en 1975 et elle augmente depuis; elle s'est accrue de 530 hab. entre 1999 et 2009, donc d'un quart. Son finage touche au sud au marais d’Olonne; il est bordé par le cours de l’Auzance, qui se termine au havre de la Gachère; mais il n’atteint pas la mer, dont le bord et la plage sont occupés par le territoire de Bretignolles-sur-Mer.

Sa singularité tient à son vignoble, apparu dès l’époque romaine et entretenu par les abbayes; il a obtenu un label vdqs en 1984, qui porte sur 150 ha, et Brem affiche un musée du vin. Elle accueille un négoce de matériel de travaux publics (Coutaud, 20 sal.), les transports Brisseau (25 sal.), et conserve le menhir de la Crulière. Elle a reçu quatre campings (1 100 places)- dont un de luxe (330 places) et abrite 900 résidences secondaires (43% des logements). Un parc de 5 éoliennes (la Nisandière) a ouvert en 2005 au-dessus de la Frémière; la Compagnie du Vent y exploite 5 machines Gamesa (4,3 MW).


Bretignolles-sur-Mer

4 180 hab. (Brétignollais), 2 732 ha, commune de la Vendée dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 10 km au SSE du chef-lieu. La commune tient toute la côte au sud de Saint-Gilles sur une douzaine de kilomètres de sables avec quelques passages rocheux, et étale généreusement ses villas et ses campings. Encore, jusqu’en 1854, allait-elle jusqu’à la Vie avant de céder 3 km de littoral à Saint-Gilles. Au nord, la dune de la Sauzaie est un site classé; base nautique et port de plaisance à la Normandelière, nouveau parc vert des Morinières au centre de la station, parc d’attraction des Dunes; Institut supérieur des métiers du tourisme, constructions Biron (20 sal.), magasin Super-U (75 sal.).

La commune a deux hôtels, 11 campings (2 600 places) dont 4 de luxe (1 350 places), et 5 800 résidences secondaire, soit les trois quarts des logements; elle a atteint 1 000 hab. en 1886 et n’en avait encore que 1 100 en 1954, mais croît depuis; elle a encore gagné 1 450 hab. de 1999 à 2009 (+53%!). La commune fut le siège de la communauté de communes de la Côte de Lumière, qui réunissait 5 communes et 23 500 hab., mais qui s'est fondue en 2010 dans la nouvelle communauté du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.


Coëx

3 050 hab. (Coexiens), 3 956 ha, commune de la Vendée dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 15 km à l’est du chef-lieu sur la route de La Roche-sur-Yon; le nom serait un diminutif de «queue». Elle offre plusieurs sites d’intérêt: lac de barrage du Gué Gorand, parc Perrocheau, jardin des Olfacties; une piste cyclable jusqu’à La Roche-sur-Yon utilise le tracé de l’ancienne voie ferrée. Coëx avait 1 900 hab. dans les années 1950 et croît depuis; sa population a augmenté de 600 hab. entre 1999 et 2009.

Une zone d’activités dite Pôle technique Odyssée a été aménagée, et la commune accueille une fabrique de machines à vendanger New Holland (CNH, groupe Fiat, 190 sal.), les constructions mécaniques ABCM (Atelier et Bureau de Construction mécanique, 80 sal.) et JBM (60 sal.), chadronnerie Poly Industrie (20 sal.); menuiserie Samibois-Samiplast (55 sal.), charpentes Erable (20 sal.); prothèses et appareils dentaires Dental Cap Océan (25 sal.), confection LG Couture (Deslandes, 35 sal.); négoce de constructions en bois Arcadial (25 sal.), nettoyages Aqualyss (35 sal.) et VMS (20 sal.); autocars des Voyages Nombalais (40 sal.).


Commequiers

2 980 hab. (Commequiérois), 4 026 ha, commune de la Vendée dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 12 km au NE du chef-lieu. Elle forme l’angle NE du canton et elle est bordée au sud par la vallée de la Vie. Elle offre les ruines de l’ancien château avec remparts, tours et douves; le grand dolmen des Pierres folles et le menhir de la Palissonnière; un vélorail. Les principales entreprises sont un chantier de bateaux de plaisance SPBI (Jeanneau, 200 sal.), l'abattage de volailles Péridy (50 sal.), la confection Socovet (40 sal.), les travaux publics et canalisations Socova-TP (40 sal.). La commune avait moins de 1 800 hab. en 1954 et sa population augmente depuis; elle a gagné 660 hab. (+28%) de 1999 à 2009.


Fenouiller (Le)

4 400 hab. (Fénolétains), 1 781 ha, commune de la Vendée dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 4 km NE du chef-lieu. La commune est bordée au nord par la vallée de la Vie; transports Altead Agizeau (190 sal.), un magasin Bricomarché (20 sal.). Le Fenouiller, dont le territoire borde Saint-Gilles et Saint-Hilaire-de-Riez, avait à peine 1 000 hab. en 1950 et croît sensiblement depuis; elle a passé les 2 000 hab. en 1978 et a gagné 1 140 hab. de 1999 à 2009, soit +35%. Commune de banlieue résidentielle sans rivage maritime, elle participe toutefois à l’activité balnéaire; elle a quatre campings (620 places) dont deux de luxe (440 places), et 830 résidences secondaires (31% des logements).


Givrand

2 000 hab. (Givrandais), 1 169 ha, commune de Vendée dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 4 km au SE de Saint-Gilles au bord du Gué Gorand. Son finage n'atteint pas le littoral; sa zone industrielle du Soleil Levant soutient les activités du chef-lieu, notamment avec les caravanes et habitations mobiles O Hara (160 sal., groupe Bénéteau) et un chantier de plaisance SPBI (Jeanneau, 25 sal.); entreprise de bâtiment Billon (30 sal.), préparations de poissons Fil Mer (25 sal.), informatique Oceanis (30 sal.), recyclage Tripapyrus (35 sal.). Givrand a une nécropole mérovingienne. Elle accueille une maison de retraite des Jardins de Cybèle (45 sal.), un hôtel, six campings (1 140 places) dont trois de luxe (860 places) et 200 résidences secondaires (22% des logements). Givrand n’avait encore que 540 hab. en 1975 et a crû assez vite. Elle a augmenté de 660 hab. entre 1999 et 2009 (50%), atteignant ainsi les 2 000 hab.


Saint-Hilaire-de-Riez

10 700 hab. (Saint-Hilairois), 4 885 ha dont 620 de bois, commune de la Vendée dans le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, face à Saint-Gilles de l'autre côté de la Vie. Le centre-ville occupe le lobe de méandre de Port la Vie et s'est entouré de nombreuses villas sur un bas plateau qui avance en mer et que borde la Corniche vendéenne, un fragment de «côte sauvage». Au nord, la plage de Sion-sur-l'Océan borde le massif de dunes qui court vers Saint-Jean-de-Monts et jusqu'à Fromentine. La commune possède 9 km de ce cordon dunaire, jusqu'aux abords de Saint-Jean, et quelques petits lotissements comme la Pège qui a un parc d'attractions, les Marines, les Becs où a été installé un parc aquatique Atlantic Toboggan. Ce fut l'un des fiefs des villas «Merlin», promoteur immobilier avisé pour budgets étroits et les Becs se nomma aussi Merlin-Plage.

En arrière du cordon, le Marais Vendéen se glisse jusqu'au cours de la Vie, entourant la longue et étroite crête d'une ancienne île qui sépare le marais de Saint-Jean-de-Monts de celui de Soullans, et porte de petits bois, des habitations et une route vers Le Perrier. À la limite de Soullans, la bourrine-musée du Bois Juquaud fait partie de l'écomusée du parc. Saint-Hilaire est, grâce à son étendue, la commune de Vendée qui offre la plus grande capacité d'accueil touristique, estimée à 80 000 places, avec des villages de vacances, plus deux centres naturistes.

C'est aussi le fief des chantiers Bénéteau (SPBI), qui y ont 550 emplois et plusieurs sous-traitants. Saint-Hilaire ajoute un hypermarché U de 150 emplois, quelques ateliers comme les forges Burgaud (quincaillerie de bâtiment, 65 sal.), le laquage Farges (20 sal.) ou la menuiserie Sidonie (45 sal.); imprimerie Tessier (25 sal.); ingénierie de mobilier Boistech (25 sal.), travaux publics CTCV (Charpentier, 40 sal.), constructions Bâti Construction (30 sal.) et Bâti 85 (25 sal.) du même groupe.

La commune offre trois hôtels (70 chambres) et un nombre exceptionnel de terrains de camping: 39 (6 900 places) dont 11 de luxe (2 700 places); plus 10 550 résidences secondaires (deux tiers du parc de logements). Elle avait déjà 2 300 hab. en 1851; elle a atteint les 3 000 hab. en 1900, les 4 000 en 1962; elle a plus que doublé sa population depuis. L'augmentation a été de 1 800 hab. entre 1999 et 2009. L'Insee accorde à Saint-Hilaire une unité urbaine de 23 800 hab., une aire urbaine de 27 000 hab., qui incluent Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le maire est Jacques Fraisse, socialiste.