Canton de Saint-Jean-de-Monts

Saint-Jean-de-Monts

8 300 hab. (Montois), 6 172 ha dont 731 de bois, chef-lieu de canton de la Vendée dans l'arrondissement des Sables-d'Olonne, 49 km au NO des Sables, et station balnéaire renommée. Le bourg se cache à l'abri du massif dunaire littoral, à 1 km de la plage, mais l'urbanisation a largement envahi les dunes boisées et même débordé sur le territoire de Saint-Hilaire-de-Riez au lotissement des Demoiselles. Son territoire occupe 8 km de côte exposée au SO et bordée de dunes. Il s'étend largement dans le Marais Vendéen, jusqu'à 7 km au nord, et 8 km vers le SE.

La station a eu ses premières installations à la fin du Second Empire, et a connu un nouvel élan après 1925, un autre après 1960. Elle dispose d'un casino (groupe Émeraude, 50 sal.), d'un palais des congrès, d'un centre nautique, d’établissements de thalassothérapie (40 et 20 sal.), d'un golf (25 sal.) et d'un hippodrome, plus un ensemble de distractions, sports et jeux de plage très complet, et plusieurs villages de vacances. Elle a deux collèges, l'un public et l'autre privé, un hôpital gériatrique, un centre antialcoolique, un centre de rééducation physique et un centre hospitalier de la Croix-Rouge, une maison familiale rurale; hôtel le Robinson (35 sal.). La commune enregistre treize hôtels (350 chambres) dont aucun de luxe, 47 campings (9 300 places) dont 18 de luxe (5 500 places), 12 400 résidences secondaires pour 4 300 résidences principales.

OOutre un supermarché U (120 sal.), un Intermarché (40 sal.), un Lidl (25 sal.), plusieurs entreprises y travaillent: pâtisserie industrielle Monts-Fournil (La Mie Câline, 270 sal.), abattage de volailles Freslon (60 sal.); amendements organiques Or Brun (20 sal.), revêtements (Laidin, 30 sal.); immobilier Foncia (25 sal.); autocars Sovetours (50 sal.), nettoyage urbain Coved (50 sal.). La population communale a atteint 4 000 hab. dès 1846, est doucement montée à 4 700 autour de 1910 et restait à ce niveau en 1962; elle croît depuis et a encore gagné 1 200 hab. de 1999 à 2009. L’unité urbaine Insee serait de 11 900 hab., comme l'aire urbaine.

Le canton a 18 000 hab. (15 200 en 1999), 5 communes, 18 446 ha et coïncide avec la communauté de communes Océan-Marais-de-Monts, qui siège au chef-lieu. Au nord de Saint-Jean, La Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts se partagent le littoral, qui fait face à l'ouest. Le Perrier (1 890 Prérois, 3 322 ha) est au milieu du marais à 6 km au NE de Saint-Jean; elle a une fabrique de bétons (IPM, 25 sal.); la commune a eu plus de 2 000 hab. en 1896 puis était descendue à 1 200 en 1975 et sa population augmente un peu depuis; elle a gagné 340 hab. de 1999 à 2009. Soullans occupe la partie orientale du canton et du marais.


Barre-de-Monts (La)

2 180 hab. (Barriens), 2 781 ha dont 688 de bois, commune du département de la Vendée dans le canton de Saint-Jean-de-Monts, 13 km au NNO du chef-lieu. Le centre de La Barre est un peu à l’écart du rivage, derrière un massif dunaire élargi; il est doublé sur la côte exposée au nord, face à Noirmoutier et au débouché des eaux du marais, par le village balnéaire de Fromentine. L’accueil estival est estimé à 20 000 places et la commune a 2 000 résidences secondaires pour 900 principales, deux petits hôtels, six campings (1 800 places). Elle offre un centre de loisirs, le festival théâtral de Fromentine, des courses de chars à voile et des liaisons régulières en été avec l’île d’Yeu; un Intermarché (20 sal.).

La commune contient 1 200 ha de marais, où la métairie de Daviaud est aménagée sur 9 ha en écomusée et centre de découverte du marais, avec ferme, potager et marais salant. Elle a été créée en 1853 à partir de Notre-Dame-de-Monts, avec 1 600 hab., et sa population a assez peu varié, passant par un minimum de 1 400 hab. en 1936. Elle a gagné 350 hab. de 1999 à 2009.


Notre-Dame-de-Monts

1 890 hab. (Montois), 2 062 ha dont 300 de bois), commune de Vendée dans le canton de Saint-Jean-de-Monts, à 7 km au NO du chef-lieu. L’agglomération montoise touche à la plage, au plus étroit du cordon dunaire qui sépare les marais de l’océan. Village et église ont été ensevelis en 1741 et reconstruits plus tard; le tourisme est plus récent qu’à Saint-Jean et a surtout commencé dans les années 1930. Le château d’eau offre une plate-forme panoramique du haut de ses 70 m; centre régional de char à voile, cercle nautique, festival des avant-premières et arts de la rue, maison de la dune et de la forêt. Le groupe Gastronome a un atelier de soupes de poissons et plats cuisinés (Gastromer, 100 sal.); plâtrerie Averty (25 sal.).

Au sud, une barre rocheuse émergeant à marée basse prolonge le cap sur 3 km en direction du SO: c’est la partie émergée du pont d’Yeu, un haut fond qui se suit sur 17 km jusqu’à l’île d’Yeu. La commune comporte aussi une partie du marais et partage avec La Barre-de-Monts la forêt domaniale de Monts, sur les dunes. La Barre faisait jadis partie de son finage, mais a obtenu son autonomie en 1853, avec 1 600 hab. La population de Notre-Dame est alors descendue à 1 400 hab. et a peu évolué depuis ensuite; mais elle a augmenté de 300 hab. entre 1999 et 2009. La commune compte deux hôtels, 14 campings (1 900 places) dont deux de luxe (300 places) et 2 300 résidences secondaires pour 900 résidences principales, ces dernières en augmentation tandis que les premières ont diminué en nombre récemment.


Soullans

4 160 hab. (Soullandais), 4 109 ha, commune de la Vendée dans le canton de Saint-Jean-de-Monts, 6 km SSO de Challans mais à 18 km de Saint-Jean par la route; la commune occupe le fond du Marais Vendéen et sa partie orientale est légèrement au-dessus du marais; la limite méridionale de la commune suit le cours du Ligneron. Soullans fut un centre de foires dans la mouvance de Challans, et en garde quelques festivités. Un musée y est consacré au peintre Milcendeau (1872-1919).

Les trois industries sont deux abattages de volailles Couthouis (70 sal.) et Favreau (45 sal.), une fabrique d’étiquettes adhésives Etik Ouest (35 sal.); constructions Voisin (25 sal.), transports Pajot Elineau (40 sal.). Soullans a eu 2 500 hab. en 1911, a baissé à moins de 2 000 dans les années 1960, puis a entamé une croissance sensible, gagnant encore 660 hab. de 1999 à 2009.