Canton de l'Isle-Jourdain

Isle-Jourdain (L')

1 250 hab. (Islois), 592 ha, chef-lieu de canton du département de la Vienne dans l’arrondissement de Montmorillon, 33 km au SO de celle-ci. Le village occupe au bord de la Vienne un site rocheux attrayant; le clocher de l’église est l’ancien donjon du lieu. Le village a un collège public; atelier de tôlerie (Trametal, 40 sal.), Intermarché (45 sal.). L’Isle-Jourdain et trois communes voisines dont Le Vigeant et Millac forment ensemble une «station verte de vacances». La population communale est stable depuis 1936, un peu au-dessus du niveau du 19e s.; elle a diminué de 70 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 5 100 hab. (5 300 en 1999), 10 communes, 33 981 ha dont 2 901 de bois; il est limitrophe de la Haute-Vienne et de la Charente et mord sur les roches anciennes du Massif Central à l’est. À Luchapt (310 Luchaptais, 2 639 ha), 10 km SE du chef-lieu, est établi un élevage de cervidés; la commune avait plus de 1 000 hab. en 1900. Adriers (750 Adriauds, 6 809 ha dont 397 de bois), 11 km NE du chef-lieu, sert de village-centre dans une contrée un peu isolée, et a un centre d’aide par le travail, ainsi qu’une fonderie d’aluminium Adial (20 sal.); mais sa population, qui avait dépassé 2 000 hab. en 1890, baisse encore et a diminué de 70 hab. depuis 1999.

Les abords de la vallée de la Vienne ont été plus plus peuplés. Millac (540 Milhacois, 4 059 ha dont 375 de bois), 5 km au sud du chef-lieu, a toutefois perdu 60 hab. après 1999; barrage et usine électrique de Jousseau sur la Vienne. La commune s'est agrandie en intégrant Paixent en 1820; elle a culminé à 1 260 hab. en 1856 et en avait encore plus de 1 000 dans les années 1920. De l’autre côté de la rivière face à L’Isle-Jourdain, Le Vigeant (740 hab., 6 436 ha dont 486 de bois), qui a perdu 120 hab. depuis 1999, a un gros abattoir d’ovins de la Sodem (Société des éleveurs de moutons, 60 sal., 7 000 t/an), un atelier de démantèlement d'épaves et affinage d’aluminium Decons (Aldevienne, 30 sal.); et, au sud-ouest, un circuit d’entraînement de 3 800 m pour autos et motos avec école de pilotage. Le Vigeant a dépassé les 2 000 hab. de 1886 à 1906, et avait encore 1 400 hab. en 1968.

Tout au nord du canton sur la rive gauche de la Vienne, à 12 km du chef-lieu, Queaux (620 Caïocains, 5 264 ha dont 780 de bois) est une commune étendue qui englobe à l’ouest le bois de la Bougrière, avec étangs, et au sud en bord de Vienne les ruines du château de Messelière; église romane au village; le gentilé est une préciosité récente fondée sur une écriture possible du nom du village au 9e s. (Caioca), le sens duquel est fort incertain. La commune a eu plus de 1 700 hab. vers 1880, 1 200 en 1954, mais semble avoir interrompu son dépeuplement depuis 1999. Entre Queaux et L’Isle-Jourdain, à 7 km au nord de celle-ci, Moussac (510 Moussacois, 2 469 ha) est un agréable petit village au bord de la Vienne, rive droite, avec hébergement de loisirs (un camping de 40 places, un quart de résidences secondaires); elle avait 1 200 hab. vers 1900, mais sa population est stabilisée depuis 1990.