Cantons de Limoges

Limoges

142 400 hab. (Limougeauds) dont 2 300 à part, 7 745 ha, préfecture de la Haute-Vienne. Elle fut le gué d'Auguste (Augustoritum), chef-lieu des Lémovices, tribu dont elle a pris le nom. Le centre-ville est au nord de la Vienne, que traverse encore un pont médiéval. Comme souvent, il était en deux parties, celle du pouvoir ecclésiastique et celle du pouvoir civil. Le Château, ou le Bourg, correspond à la vieille ville active, dans un cercle de boulevards; il s'édifia et se fortifia autour de l'abbaye saint-Martial et du château, tous deux disparus; il conserve des hôtels bourgeois, des rues étroites en partie piétonnes, autour de la place du Présidial, de l'église de Saint-Michel-aux-Lions et des halles; dans la partie nord, théâtre, conseil général et préfecture; vers la pointe sud, écomusée de la Maison de la Boucherie et aquarium du Limousin. La Cité, en face au sud-est, était le quartier de la cathédrale; il comprend aussi les jardins de l'évêché, dont un jardin botanique, les musées de l'Évêché et de la Résistance, l'hôtel de région. Entre les deux ensembles, la place du Forum rappelle une structure romaine; tout près, l'hôtel de ville trône au milieu de jardins où se trouvaient les thermes romains.

Autour de cette organisation triple, deux points forts de repère à l'ouest et à l'est: le premier est formé par le grand musée Adrien-Dubouché, consacré surtout à la porcelaine, et les jardins d'Orsay qui le bordent, à l'emplacement de l'amphithéâtre romain; le second correspond au grand parc du Champ de Juillet qui mène à la gare des Bénédictins. Au nord de la ville, d'anciens bâtiments ont été réaménagés en espaces culturels: le Fonds régional d'art contemporain (FRAC) et le musée de la distillerie. Environ 2 km autour du centre, la ville s'est entourée d'une grande rocade, largement dépassée à présent par les habitations et les lieux de travail, par les hôpitaux et l'université au sud-ouest, où est aussi la superbe roseraie de la ville; et par les terrains de sports et le palais des expositions au nord; la vallée de l'Aurence, parallèle à la Vienne, y longe, au nord, le grand bois de la Bastide et le vaste cimetière.

Quatre grands ensembles spécialisés, prolongent la ville: la vaste zone industrielle ancienne au nord-est le long de la rive droite de la Vienne, maintenant doublée sur le plateau par le Technopole; la vaste zone industrielle Nord, entre l'A 20 et la commune de Couzeix; une grande étendue encore assez ouverte vers le nord-ouest, où ont été aménagés l'aéroport de Limoges et le parc de loisirs de Bellevue; enfin, de l'autre côté de la Vienne au sud de la ville, mais toujours dans la commune, la zone industrielle de Magré, où s'est notamment installé le centre de recherche du groupe Legrand, et qu'avoisine le terrain de golf.

Le petit village de Beaune-les-Mines, à la pointe extrême de la commune de Limoges tout au nord, déjà à 10 km du centre, fut connu pour ses mines d'or, encore exploitées de 1924 à 1931; lac de barrage de la Mazelle (10 ha), institut médico-éducatif. L'aéroport international de Limoges-Bellegarde (codes LIG et LFBL), équipé sur 140 ha d’une piste principale de 2 500 m et d’une piste secondaire gazonnée de 800 m, assure des liaisons quotidiennes avec Paris et avec Londres et quelques liaisons saisonnières ou vols charters; son trafic annuel est de l'ordre de 350 000 passagers dont 270 000 en trafic international (vols à bon marché); le total est de 30 000 mouvements annuels dont 6 500 commerciaux. Bien entendu, l'espace urbanisé a également débordé sur les communes voisines.

Limoges, qui avait pu passer pendant un temps comme le type même de la ville de province un peu triste, puisque «limoger» était dégrader en envoyant à l'écart un général ou un préfet qui avait déplu, est en fait une ville très active et en pleine expansion. Elle n'a pas rompu avec l'activité qui fit sa gloire, la production de porcelaines et de céramiques; mais cette activité même lui a ouvert d'autres horizons, et la formation supérieure, la recherche et les nouvelles technologies y sont dynamiques. Les «arts de la table» sont nés de l'émaillerie médiévale, renouvelée par l'industrie de la porcelaine avec la découverte des gisements de kaolin après 1750. La première manufacture royale a été ouverte en 1771 et c'est donc seulement au 19e siècle que cette industrie a pris toute son ampleur, recevant même l'appui de capitaux venus des États-Unis dans la firme Haviland. Cette industrie a occupé jusqu'à 12 000 personnes, contribuant à faire de Limoges à la fin du siècle une «ville rouge», au prolétariat très organisé et d'esprit socialiste, développant mutuelles et coopératives en abondance - et c'est à Limoges que s'est tenu en 1895 le congrès constitutif de la Confédération générale du travail.

Mais la concentration et la concurrence ont ensuite beaucoup réduit l’activité, qui n’employait plus que 3 000 personnes dans les années 1980, et 1 800 dans les années 2000. Haviland (140 sal.) a même été en redressement judiciaire en 2004. Les autres entreprises sont Bernardaud (170 sal.), Allia (groupe Sanitec, 230 sal., céramiques sanitaires), Raynaud (100 sal.), Royal Limoges (75 sal.). Une École nationale supérieure de la céramique industrielle (Ensci), un Laboratoire des sciences des procédés céramiques et de traitements de surface (SPCTS), un Centre d’ingénierie en traitements et revêtements de surface avancés (Citra), un Groupe d’étude des matériaux hétérogènes (GEMH), un Centre de transfert de technologies céramiques (CTTC) et un réseau malheureusement nommé Ceramic Network en 1996 contribuent à la résistance et à la notoriété de la branche. Le musée national Adrien Dubouché est consacré à la porcelaine; le musée Haviland se visite.

C’est en partie de la céramique pour boutons et prises électriques qu’est venue la réussite spectaculaire de la firme Legrand, spécialiste d’appareillages électriques et qui reste basée à Limoges où elle emploie quelque 3 000 personnes dans l’aire d’emploi de la ville, dont 1 800 dans la commune.

Legrand en Limousin

Legrand était un artisan charentais, qui s'est associé au porcelainier Bétoulle au début du 20e siècle et a orienté l'entreprise vers les pièces de céramique nécessaires aux réseaux électriques. Toutefois, l'entreprise a été rachetée dès 1944 par les entrepreneurs nordistes Decoster et Verspieren. Ils ont été les véritables auteurs de l'expansion, mais ils ont misé sur le développement local et régional: Legrand a essaimé alentour, racheté la firme Devoye qui avait aussi en Limousin plusieurs ateliers. Néanmoins, dans la période récente les usines Legrand se sont plutôt multipliées dans l'Ouest et le Nord-Ouest de la France, et bien sûr à l'étranger, la firme employant au total 31 000 personnes et ayant absorbé de nombreux concurrents ou sous-traitants, dont le groupe Arnould. Elle est la première du monde pour les prises et interrupteurs et pour les cheminements de câbles, offrant au marché 178 000 produits différents, et son chiffre d’affaires approche de 4 milliards d’euros. En 2002 toutefois, un projet de fusion avec Schneider Electric en 2001 ayant été rejeté par la Commission Européenne, elle a été reprise par des fonds d’investissements (Wendel et l’états-unien KKR, Kohlberg Kravis Roberts), ce qui entraîne des remaniements dans la hiérarchie des sites, supprimant Rochechouart et Saint-Yrieix, puis Saint-Junien, confortant Châlus et Chabanais (Charente). La politique d'acquisitions à l'étranger se poursuit.

Une troisième base industrielle a été fournie par l’arsenal, où l’on produisait des moteurs de chars; il a été repris par Renault et orienté vers les poids lourds, successivement Saviem et RVI, puis Renault Trucks, dévolu à Volvo au moment de la dissolution des accords de 2001; les établissements Renault Trucks Défense emploient à Limoges 150 sal. (route du Palais) et 130 sal. (rue Amédée-Gordini), notamment pour la rénovation de véhicules militaires; une autre usine issue de Renault Trucks, consacrée aux «petites séries» (ponts, transmissions, etc.), emploie 310 personnes sous le nom de Texelis, route du Palais; une quatrième, passée à Valeo, fabrique des embrayages (350 sal.) dans la zone industrielle Nord.

Les autres grands établissements industriels sont ceux de Catalent (300 sal., états-unien, ex-Cardinal) pour les médicaments, Schneider Electric (240 sal.) pour le matériel basse tension; mais la fabrique de colorants Cerdec pour la céramique et le verre (210 sal. en 2005), à l'états-unien Ferro après être passée par Harshaw, Rhône-Poulenc et Degussa, a fermé en 2010. Le groupe Madrange est également un gros employeur avec une usine de charcuteries de 230 emplois, mais le siège et l’essentiel des fabrications sont à Feytiat. La tradition du cuir survit avec les chaussures J.M. Weston (210 sal., groupe EPI)L La fabrique de matelas Copirel (Pikolin du groupe belge Recticel) emploie 190 sal. En dépit de compressions, l’imprimerie est bien représentée par Rivet (100 sal.), Exigence (80 sal.), Miller (flexographie et sérigraphie, 65 sal.), Disatech (décalcomanie, 55 sal.), à quoi s’ajoute la Manufacture moderne d’enveloppes (MME, 120 sal.). Dans d'autres domaines se signalent à un moindre niveau d'emploi les vêtements France Confection (90 sal.), la fabrique d'outillage mécanique Innodec (70 sal.), les pièces plastiques Plast Avenir (Stratinor, 65 sal.) et Perfecta (formes pour chaussures, 40 sal.), la fabrique de cosmétiques Arsène Valère (60 sal.), les traitements de surfaces Sulzer Sorevi (60 sal.), la menuiserie Concept Habitat (55 sal.).

La zone du Technopole, au NE de Limoges, est animée depuis 1993 par l’Ester (Espace scientifique et technologique d’échanges et de recherches) et abrite l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Limoges (Ensil), d’architecture originale, en forme d’avion. L’Université de Limoges est une université très complète, qui reçoit 20 000 étudiants. Outre l’Ensil et l’Ensci, et les institutions travaillant sur les céramiques et traitements de surface, existent aussi un IUT, un Institut d’ingénierie informatique (3I), un Institut de recherche en communications optiques et micro-ondes (Ircom), un Centre régional d'essais en électronique et électromagnétisme (CR3E), le Creape (Centre de recherche en électromagnétisme sur les antennes à pointage électronique), ainsi qu’une École nationale des arts décoratifs (Enad) qui fonctionne avec Aubusson. Le Théâtre de l’Union, centre dramatique national, emploie 85 personnes. Les hôpitaux totalisent plus de 1 300 lits, les cliniques plus de 500 lits (et 800 emplois) dont Fr. Chenieux (460 sal.) et Émailleurs-Colombier (280 sal.); maisons de retraite dont Orpea (55 sal.).

Dans le secteur du commerce figurent notamment les hypermarchés Leclerc (320 sal.), Cora (260 sa.), Géant Casino (160 sal.), Coop-Carrefour (160 sal.) et deux Carrefour Market (60 sal. chacun), un Intermarché (115 sal.) et Super-U (90 sal.), à quoi s’ajoutent des magasins comme Leroy-Merlin (120 sal.), les Galeries Lafayette (95 sal.), Monoprix (80 sal.), Decathlon (75 sal.), Alinea (75 sal., meubles), Conforama (70 sal.), Metro (55 sal.), la Fnac (55 sal.), ainsi que la base logistique Easidys des magasins Casino (220 sal.), et plusieurs grossistes dont Legrand (matériel électrique, 400 sal.), Pénicaut (quincaillerie, 100 sal.), Plainemaison (viandes, 95 sal.), GPDis (électroménager, 75 sal.), Quadria (informatique, 75 sal.), GDA (surgelés, 60 sal.) Pomona (fruits et légumes, 55 sal.); location de matériel médical Alair-AVD (55 sal.), vente à domicile Tupperware (Belado, 50 sal.).

Dans les services se signalent plusieurs banques et assurances dont Tarneaud (140 sal.), la Banque Populaire (210 sal.), la Caisse d’Épargne (160 sal.), le Crédit Lyonnais (120 sal.), Allianz (50 sal.); la comptabilité KPMG (70 sal.); le contrôle technique Dekra-Norisko (190 sal.); le quotidien Le Populaire du Centre (150 sal.) et la station régionale de France-Télévisions (110 sal.), France-Télécom (290 sal.), un multiplexe de cinéma Horizon Grand Écran (SCEC, 50 sal.); gardiennages Securitas (180 sal.) et SIG (65 sal.), nettoyages Onet (280 sal.), GSF Phebus (260 sal.), ISS (200 sal.), TFN (130 sal.), Samsic (90 sal.), Limousin Entretien (55 sal.); blanchisserie Elis (Les Lavandières, 90 sal.); nettoyage urbain SVE (Veolia, 125 sal.), publicité Adrexo (180 sal.) et Mediapost (70 sal.).

Dans le bâtiment et les transports, les installations électriques l’Avenir électrique de Limoges (130 sal.), SPPIE (55 sal.) et IEP (55 sal.), les installations thermiques Hervé Thermique (55 sal.); coopérative ouvrière de plomberie SOPCZ (170 sal.), couverture Bougnoteau (75 sal.), étanchéification Smac Acieroid (75 sal.), constructions Socamip (60 sal.), maintenance d'ascenseurs Schindler (55 sal.); production de chaleur Cofely (GDF-Suez, 160 sal.), distribution d'électricité ERDF (140 sal.) et de gaz GDF-Suez (110 sal.); travaux publics Eiffage (190 sal.) et Eurovia (130 sal.). Les transports sont surtout représentés par la Régie municipale de transports urbains (STCL ou Limoges-Métro, 300 sal.) et la Régie des transports départementaux (RDTHV, 190 sal.), les transports de fret Bernis (200 sal.), Limousin Loctrans (110 sal.), Jammet (85 sal.), TFE (80 sal.), SNTV (70 sal.), Vaquier (55 sal.); la SNCF déclare 1 700 agents.

Limoges est passée de 25 000 hab. en 1820 à 60 000 en 1876, 92 000 en 1911; après un temps de stagnation, elle est montée à 133 000 hab. en 1968 après avoir absorbé Beaune-les-Mines qui avait alors 800 hab., et à un maximum de 144 000 (sdc) en 1975, avant de baisser jusqu’en 1990. La commune aurait gagné près de 5 000 hab. entre 1999 et 2008. Le maire de Limoges est Alain Rodet, député socialiste, économiste. La communauté d’agglomération de Limoges-Métropole rassemble 17 communes et 193 300 hab. (184 200 en 1999), en sensible croissance. Le pays de Limoges officiel associe 25 communes et 198 000 hab. L’unité urbaine Insee est donnée pour 173 300 hab., l’aire urbaine pour 248 000. L’arrondissement a 296 100 hab. (278 400 en 1999), 28 cantons, 108 communes, 294 479 ha.

Les 16 cantons de Limoges totalisent 188 700 hab. (179 100 en 1999) et 11 communes, 28 741 ha dont 3 591 de bois; sept communes dépassent 2 000 hab.: trois sont au nord de la Vienne, Isle à l’ouest, Couzeix au nord, Le Palais-sur-Vienne au nord-est; quatre sont au sud de la Vienne, Saint-Just-le-Martel, Panazol et Feytiat à l’est, Condat-sur-Vienne et Le Vigen au sud. Au sud dans la vallée de la Briance, Solignac (1 520 Solignacois, 1 654 ha dont 258 de bois) fut le siège d’une abbaye, où passa le futur saint Éloi; il en reste une abbatiale du 12e siècle à coupoles; le village, considéré comme «petite cité de caractère», a des maisons anciennes et un pont médiéval, et l’on y soigne un jardin non moins «médiéval»; en aval, le pont Rompu (en dos d’âne) est également médiéval. La population de Solignac augmente depuis 1968 (1 060 hab. sdc) et s'est accrue de 120 hab. depuis 1999.


Condat-sur-Vienne

4 760 hab. (Condatois), 1 547 ha dont 228 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Condat, en banlieue SO de Limoges sur le plateau entre la Vienne et la Briance, qui confluent à la pointe ouest de la commune. Celle-ci est surtout résidentielle: son principal employeur est le centre logistique des magasins Coop (120 sal., groupe Carrefour); travaux publics de la Screg (70 sal.), transports Ecofioul (25 sal.); château du 19e s., clocher-mur avec fresque, maison de retraite. La croissance récente est soutenue: 1 200 hab. en 1962, 2 100 en 1975, et encore + 450 hab. entre 1999 et 2008. Le finage atteint le cours de la Briance à l'ouest, où le hameau de Chambon se perche sur un promontoire de méandre; hameau de Veyrinas au sud, deux voies ferrées dont une avec tunnel.


Couzeix

8 100 hab. (Couzeixois) dont 190 à part, 3 069 ha dont 415 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Couzeix, en banlieue nord de Limoges; elle a pour axe la N 147; l’hippodrome de Limoges-Texonnières, à l’ouest, remonte à 1821; château du Mas de l'Âge (15e-16e s., inscrit), église en partie du 11e s. La ville avait 2 500 hab. en 1962, 4 000 en 1975, et elle a encore augmenté de 1 300 hab. entre 1999 et 2008; elle a un collège public, un établissement de rééducation de l’Association des paralysés de France; mais seulement de petites entreprises: fabrique d'adhésifs Lima (60 sal.), installations électriques Automatic Alarm est-Sud-Ouest Protection (45 sal.), entreprises de bâtiment dont la coopérative ouvrière Le Travail (25 sal.), EBCR (30 sal.), Villemontril (20 sal.), JFC Ravalement (20 sal.), travaux publics Colas (60 sal.), nettoyage Multirenov (20 sal.); négoce de matériaux Socomat (25 sal.), supermarché Casino (30 sal.). Couzeix est le siège de la communauté de communes de l’Aurence et Glane-Développement (10 communes, 15 800 hab.).


Feytiat

5 860 hab. (Feytiacois), 2 532 ha dont 332 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Panazol, au sud de Panazol à 6 km SE de Limoges sur le plateau; deux échangeurs de l’A 20; jardins du Ponteix, festival international de l’art du pastel. Le château du Mas Cerise de 1908, avec parc, a été très arrangé par la suite avec tours et créneaux par le porcelainier Bétoule, qui avait cédé son affaire à Legrand. La commune avait 1 300 hab. en 1962, 2 900 en 1975; elle a encore gagné 500 hab. entre 1999 et 2008. Feytiat est le siège de la grosse entreprise de salaisons Madrange, qui y emploie 630 personnes, et des abattoirs Bouchers Services (130 sal.).

Elle y ajoute un éventail assez large d’entreprises: étiquettes adhésives Martin (50 sal.), ingénierie et charpentes Champeau (45 sal.), imprimerie et gravure Centre-Impression (35 sal.) et Malinvaud (35 sal.); métallerie Brisard-Noguès (40 sal.), plasturgie Starplast (40 sal. spécialité de thermoformage de bulles, notamment pour télésièges), céramiques Mérigous (Les Poignées de Limoges, 25 sal.), carrières de Condat (TRMC, 30 sal.), menuiserie d’aluminium Nicolas (25 sal.); distribution de chaleur Dalkia (50 sal.), transports Leylan (25 sal.); maçonnerie L'Escabeau (30 sal.), travaux publics et réseaux Sade (40 sal.), enlèvement et traitement d'ordures Veolia (75 sal.), dépollution SDPlus (25 sal.); études de design A3D (20 sal.); ERDF (25 sal.); magasins Super-U (85 sal.), Castorama (130 sal.), Lapeyre (25 sal.).


Isle

7 660 hab. (Islois) dont 170 à part, 2 018 ha dont 216 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-1, en banlieue SO de Limoges, sur la rive droite de la Vienne. La commune est traversée par la vallée encaissée de l’Aurence, qui y a son confluent avec la Vienne. Seconde des banlieues de Limoges après Panazol, elle avait 3 100 hab. en 1962, 5 900 en 1975 et a crû jusqu'en 1999, mais aurait perdu 220 hab. depuis. Surtout résidentielle, dotée d’un collège public, d'une église inscrite du 13e s., elle abrite aussi d’assez nombreuses activités, mais dispersées: porcelaines Raynaud (70 sal.), Compagnie des Porcelaines de Limoges (30 sal., ancienne usine R. Haviland & Pardon reprise en 2010 par Jammet-Seignolles), miroiterie GBM (60 sal.), outils de découpe Faure (40 sal.), tannerie-mégisserie Hervy (50 sal.); distribution pharmaceutique Alliance-Santé (40 sal.), vente par automates La Pause Plaisir (30 sal.); travaux publics Pradeau (35 sal.), analyses et inspections Dekra (35 sal.), nettoyage ISS (25 sal.), traitement des eaux Saur (110 sal.).


Palais-sur-Vienne (Le)

5 980 hab. (Palaisiens), 1 033 ha dont 242 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Le Palais, en banlieue NE de Limoges le long de la rive droite de la Vienne. Sa population croît: elle était de 2 200 hab. en 1962, 3 900 en 1975; elle a augmenté de 120 hab. entre 1999 et 2008. Originellement Jocondica, elle tirerait son nom actuel d’un palais mérovingien disparu. Le groupe d'usines Renault Trucks, spécialisée dans la rénovation des véhicules militaires et les pièces pour poids lourds, est largement dans la commune et a été récemment rénové (v. Limoges).

Le Palais a aussi tout un ensemble d’ateliers de moindre taille: Imerys-Tableware à Juriol (100 sal.), la Fonderie de cuivre du Palais, héritière de la raffinerie de cuivre installée en 1918 pour raisons stratégiques et associée à une centrale hydroélectrique, ex-CGEP (Compagnie générale d’électrolyse du Palais), réduite à 40 salariés; retraitement de métaux Valdi du groupe Ugine (50); prépresse Profil Press (45 sal.) et Flexocolor (60 sal.), imprimerie Les Presses du Centre (25 sal.), mécanique Lacotte (20 sal.); travaux publics JV Group (20 sal.), transports Exapaq (25 sal.), routage Arum (25 sal.); un Intermarché (30 sal.).


Panazol

9 900 hab., 2 005 ha dont 336 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Panazol, en banlieue est de Limoges sur le plateau qui domine la rive gauche de la Vienne. C'est la plus peuplée des banlieues de Limoges; elle avait déjà un peu plus de 2 000 hab. en 1946 et était passée à 5 300 en 1975; surtout résidentielle, elle a néanmoins deux imprimeries du même groupe, Charles Lavauzelle et Lavauzelle-Graphic, chacune de 80 à 90 salariés, plus une autre, Formeurop (30 sal.); plus quelques petites entreprises diversifiées dont Malefond (bâtiment, 45 sal.), et une fabrique de céramiques du groupe Legrand; métallerie Jouandou (35), entreprise de bâtiment Malfond (45), Intermarché (45 sal.).


Saint-Just-le-Martel

2 440 hab., 3 170 ha dont 830 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Panazol, 12 km ENE de Limoges sur le plateau qui domine les rives gauches de la Vienne et du Taurion, et leur confluent; une imprimerie Beyrand (50 sal.) est spécialisée dans l’impression des céramiques et chromos; festival et salon international du dessin de presse et d’humour; église inscrite du 13e s. La commune avait 1 200 hab. en 1975, 1 800 en 1990, et sa population a encore augmenté de 450 hab. entre 1999 et 2008.


Vigen (Le)

2 080 hab., 2 951 ha dont 367 de bois, commune de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Condat, au bord de la Briance à 10 km SSE de Limoges. La commune, qui avait été réunie en 1818 à Solignac alors qu'elle avait 1 800 hab., s'en est séparée en 1872 avec 2 030 hab.; descendue à 1 040 hab. en 1968, sa population augmente depuis et s'est encore accrue de 360 hab. de 1999 à 2008, ce qui lui a fait repasser la barre des 2 000 hab. Au Vigen a été installé, dans un ancien domaine du porcelainier Haviland, avec château du 19e s., le zoo du Reynou; au sud de la commune, château de Puy Mathieu; au sud-est, le château de Ligoure appartint à la famille de l’économiste Frédéric Le Play; beaux jardins au parc de Ligoure, ruines du château féodal de Chalucet. Le Vigen accueille deux magasins Decathlon (30 sal.) et Kiabi (25 sal.).