Canton de la Ferté-Alais

Ferté-Alais (La)

4 100 hab. (Fertois), 455 ha, chef-lieu de canton de l'Essonne dans l'arrondissement d'Étampes, 16 km ENE de celle-ci sur la rive droite de l'Essonne. Le bourg a une église classée du 12e s., un collège public, une gare du RER D; supermarché Carrefour ex-Champion (40 sal.), maison de retraite. Le reste du finage, peu étendu, se limite à un élément de plateau juste à l'est de la ville, où se sont établis les lotissements du Clos des Manoirs, des Vieilles Vignes et du Domaine du Tertre. De moins de 1 000 hab. avant 1940, la population est montée à 2 000 en 1982, 3 200 en 1990 et poursuit sa croissance.

Le canton a 21 800 hab., 12 communes, 11 022 ha. Il a pour axe la vallée de l'Essonne, élargie à la dimension d'une petite plaine par l'érosion du plateau. L'oléoduc Donges-Metz, établi à l'origine par l'Otan, passe dans le canton, où ont été installés quatre dépôts d'hydrocarbures d'une capacité totale de 300 000 m3, à Cerny, Guigneville, D'Huison et Orveau; propriétés d'État depuis 1994, ils ont été confiés à la Société Française Donges-Metz (SFDM) du groupe Bolloré. Itteville, Cerny et Boutigny-sur-Essonne ont dépassé les 2 000 hab.

Boissy-le-Cutté (1 300 Boissillons, 458 ha dont 183 de bois) est à 6 km OSO du chef-lieu dans un vallon qui entaille le plateau; le relief de la commune est assez accidenté, avec les sites de rochers du Rocher Bizet et de Trompe Vache, et l'habitat se limite à la plaine; travaux publics STRF (La Francilienne, 150 sal.). La commune avait 370 hab. en 1954, 810 en 1982.

D'Huison-Longueville (1 300, 1 004 ha dont 450 de bois) est au sud-ouest du chef-lieu et associe deux villages distincts; D'Huison est à l'est, sur la rive gauche de l'Essonne et la D 449, Longueville à l'ouest à la source du ruisseau d'Huison, qui rejoint l'Essonne à La Ferté et prolonge la dépression de Bouville. Le nom de la commune était simplement D'Huison jusqu'en 1903; elle n'avait que 350 hab. en 1954 et croît depuis; le millier d'habitants a été atteint en 1986. Elle conserve un ancien château des 16e et 19e s. avec parc; stockage d'hydrocarbures de la SFDM au sud de Longueville. Deux buttes séparées et boisées, montant à 125 m, dominent le relief au sud: celle du plateau du Bulou au sud de Longueville, couverte par le bois Charron; celle du bois de Misery au sud-est de D'Huison, partagée avec Vayres-sur-Essonne. Le finage monte à l'ouest sur le plateau entre Boissy-le-Cutté et Orveau.

Orveau (210 Orvallois, 430 ha dont 231 de bois) est à 6 km au sud-ouest du chef-lieu dans un repli du talus du plateau de Beauce et a une église inscrite; sa population était descendue à 80 hab. en 1954. Son petit finage s'étend aussi dans la plaine de la Justice, qui fait le lien entre le petit bassin de Bouville et celui de la Ferté-Alais-Cerny; le stockage d'hydrocarbures de la SFDM, au sud, est partagé avec Bouville.

Vayres-sur-Essonne (950 Vayrois, 846 ha dont 415 de bois) est à 4 km au sud du chef-lieu dans une sorte de reculée du plateau sur la rive gauche de l'Essonne, élargie en un petit bassin où se tient tout l'habitat. Le finage se limite à l'est à la rive gauche de l'Essonne, et monte à l'ouest et au sud sur le plateau, dont le talus est très contourné et offre quelques sites rocheux. Le nom était seulement Vayres jusqu'en 1931. La commune avait 260 hab. à son minimum de 1954 et croît depuis.

Guigneville-sur-Essonne (980 Guignevillois, 919 ha) est juste au sud du chef-lieu sur la rive droite de l'Essonne et leurs habitats principaux sont jointifs; mais Guigneville comprend aussi au sud, également sur la rive droite de l'Essonne, les grands et longs hameaux de Clercy et de Jouy, et possède une fraction de plateau à l'est. La mairie est isolée au centre géométrique de ces habitats, non loin du château de Vaugrigneuse, et près des réservoirs de la SFDM. Le finage mord à l'est sur le plateau, entre ceux de La Ferté et de Boutigny. La commune a un collège public; la mention «sur Essonne» date de 1967; le nombre des habitants était alors de 130; il est passé à 760 en 1990 et augmente encore.

Videlles (640 Videlliers, 870 ha) est à 7 km ESE du chef-lieu au fond d'une reculée qui descend à l'est vers la vallée de l'École à Dannemois dans le canton voisin, et qui est bordée au sud par le coteau boisé du mont Moyen. Le finage est surtout sur le plateau, où sont les petits hameaux des Roches sur un promontoire au nord du village, de Marbois et Retolut dans les champs au nord-ouest, du Chêne Bécart à la limite occidentale. La commune a un clocher inscrit et un site archéologique néolithique, plusieurs rochers d'escalade. La population est passée par un creux en 1962 (380 hab.) et remonte depuis, mais lentement.

Mondeville (670 Mondevillais, 670 ha dont 350 de bois) est à l'angle nord-est du canton, à 6 km ENE du chef-lieu et se cantonne au plateau; son église (12e-13e s.) est inscrite. La partie occidentale du finage est accidentée et boisée et offre les sites de rochers réputés de la Roche aux Dames (camping).

Baulne (1 400 Baulnois, 817 ha) est la seule commune du canton au nord de La Ferté-Alais et aligne ses maisons sur la rive droite de l'Essonne et sur la rive des étangs qui la bordent, notamment dans les quartiers de Mauny et Boigny; le finage s'étend à l'est dans une large dépression et ne monte sur le plateau qu'à sa limite orientale, près de Mondeville. La rive gauche de l'Essonne appartient à Itteville. Baulne avait 460 hab. en 1954 et sa population a sensiblement augmenté depuis.


Boutigny-sur-Essonne

3 100 hab. (Botignacois), 1 620 ha dont 403 de bois, commune de l'Essonne dans le canton de La Ferté-Alais, 7 km SSE du chef-lieu. Le cours de l'Essonne fixe la limite du finage à l'ouest. L'habitat s'étire tout au long de la rive droite de l'Essonne, jusqu'aux Audigers en amont au sud, aux Provenchères en aval; une voie ferrée suit cette rive et propose une gare. Le plateau à l'est est nu, à part une file de maisons au hameau de Marchais sur le tracé d'une ancienne voie romaine au nord du village. Les terrains accidentés au sud-est sont boisés, dans le prolongement de la forêt de Milly. Le village est fleuri (trois fleurs) et son église des 12e et 14e s. est inscrite; maison de retraite, moulin en activité près du village. Le château de Bélesbat, souvent annexé par l'imagerie communale, est au bord de l'Essonne face au village, mais sur la rive gauche et dans la commune de Courdimanche. La mention «sur Essonne» date de 1937. La commune avait 800 hab. en 1954 puis sa population a augmenté, passant à 1 500 hab. en 1975, 2 600 en 1990.


Cerny

3 300 hab. (Cernois), 1 713 ha dont 611 de bois, commune de l'Essonne dans le canton de La Ferté-Alais, 2 km au sud-ouest dans la petite plaine drainée par le ruisseau d'Huison. Le bourg, minuscule mais augmenté de lotissements de pavillons, est sur la rive gauche du ru, longé au nord par la N 191 et dominé à l'ouest par la petite butte Chaumont.

Le finage s'étend vers le nord-ouest, et monte à l'ouest sur le plateau d'Étampes où sont les hameaux d'Orgemont et de Boinvau. À l'extrême nord-est sur un élément de plateau au-dessus d'un rétrécissement de la vallée de l'Essonne, l'aérodrome de La Ferté-Alais est situé dans la commune et accompagné d'un musée d'aéronautique J.-B. Salis, du nom du créateur du site, également porté par une Amicale; on y restaure des avions anciens; la piste gazonnée mesure 1 000 m et sert notamment au vol à voile et aux ULM.

Cerny s'orne d'une église inscrite (13e-14e s.), des deux châteaux de Villiers (18e s. avec parc) et de Presle dans la plaine, où sont aussi les hameaux du Pont de Villiers, de Montmirault et de Tanqueux. Elle accueille un lycée professionnel public, qui prépare en particulier à la maintenance aéronautique et doit recevoir un nouvel internat de 240 places, une maison de retraite, une fabrique d'éléments en béton (Le Béton Mécanique, 45 sal.). Un stockage d'hydrocarbures de la SFDM (oléoduc Donges-Metz) s'étend au nord de la butte Chaumont sur la route d'Étampes, sur 67 ha (75 000 m3). Cerny avait environ 900 hab. durant tout le 19e s., 1 000 hab. en 1954, 2 300 en 1982 et poursuit sa croissance semi-séculaire.


Itteville

6 300 hab., 1 220 ha dont 431 de bois, commune de l'Essonne dans le canton de La Ferté-Alais, 4 km NNO du chef-lieu, la seule du canton à ne pas faire partie du parc régional du Gâtinais Français. Le bourg est au pied du talus qui borde le plateau de Beauce, et près de la rive droite de la Juine, dont le fond de vallée est occupé par le marais d'Itteville; il a une église classée du 13e s.

Le territoire communal est limité par les cours de la Juine et de l'Essonne, qui confluent à son extrémité nord-est. Le grand lotissement de pavillons du domaine de l'Épine occupe au nord de la commune une boucle de la Juine, et la croissance de l'habitat a fini par réunir les deux foyers principaux de peuplement en suivant l'ancienne rive de la Juine; les hameaux d'Aubin, les Murs et le Moulin du Gué le complètent au sud-est le long de l'Essonne, dont le cours est bordé d'une file continue d'étangs.

La ville a un collège public, un Intermarché (35 sal.), les constructions Destas et Creib (45 sal.). Le plateau apparaît au sud de la commune, où il porte une partie de l'aérodrome de La Ferté-Alais. Une réserve naturelle de 0,3 ha a été délimitée. Itteville avait 1 000 hab. en 1931, 2 100 en 1968, 3 500 en 1982 et a encore gagné près d'un millier d'habitants de 1999 à 2006.