Canton de Tremblay-en-France

Tremblay-en-France

35 600 hab. (Tremblaysiens) dont 250 à part, 2 244 ha, chef-lieu de canton de la Seine-Saint-Denis dans l’arrondissement du Raincy, 9 km au nord-est de celle-ci. Le territoire communal affecte le profil d’un champignon. La queue s’allonge sur 5 km en s’amincissant du SSE vers le NNO, jusqu’à n’avoir qu’un kilomètre de largeur à peine au passage de l’A 104, tandis que la tête s’élargit sur 5 km plus au nord. Cette partie septentrionale contient une large fraction de l’aéroport de Roissy (180 ha), dont toute la zone de fret du sud-ouest, l’aérogare 2 (sauf 2 F qui est au Mesnil-Amelot), la moitié occidentale de la piste n°2 et le centre Roissypôle autour de la gare du RER et des grands hôtels. Vers l’ouest, cette tête envoie une pointe jusqu’aux abords de l’autoroute A 1 dans la zac (zone d’aménagement concerté) de Paris-Nord 2, juste au nord de Villepinte, où est aussi un circuit pour motos.

Le vieux village de Tremblay, sous le nom de Petit-Tremblay ou le Vieux Pays, est un peu isolé au milieu d’une étendue de terrains vagues et de cultures qui borde au sud l’aérodrome. Il est flanqué par le parc du Château Bleu, le château et un parc intercommunal d’équitation où se tiennent des manifestations annuelles handisport, un IUT et deux instituts médico-éducatifs, une grange dîmière des 15e-16e s. avec une partie du 13e s., des restes de fortifications du 12e s. et le château de la Queue au sud, plus trois fermes.

Le centre-ville actuel est très différent et situé à plus de 3 km au sud, au sein d’un pentagone entouré d’un parc urbain nommé bois du Vert-Galant (28 ha) et qui s’appuie sur la D 40 (avenue de la Résistance). La voie ferrée Paris-Soissons et le canal de l’Ourcq traversent la commune au sud de ce centre, dans une longue coulée verte qui prolonge vers l’est le parc forestier de Sevran. La partie la plus méridionale de la commune est entre le canal et la D 44 (route de Meaux) et sa voirie a un dessin quadrillé régulier, autour d’un centre de quartier équipé; il porte encore le nom de Domaine du Vert-Galant et a commencé d’exister comme lotissement en 1925. Un tronçon ferroviaire le sépare, à l’est, des lotissements de Villeparisis. Son seul accès au reste de la commune était à l’ouest par la D 40, mais un passage a été établi à travers canal et voie ferrée plus à l’est, à partir d’une ancienne passerelle (passage Florimont).

Au nord de la coupure du canal et de la voie ferrée, se trouve un autre quartier de lotissements pavillonnaires à l’est du centre-ville, le Bois Saint-Denis, prolongé vers le nord par celui des Cottages. Leur plan très régulier est formé d’une suite d’«avenues» parallèles de direction OSO-ENE, conformes à la direction générale des grandes voies transversales; au nord, elles portent même des numéros comme à Manhattan, près de la zone d’activités de Central Park... Ces lotissements s’arrêtent à la D 115 (rue des Petits Ponts), de même direction générale. Entre celle-ci et l’A 104, qui lui est parallèle, s’étend le parc d’activités Charles-de-Gaulle (38 ha). Un grand projet d’urbanisation de la plate-forme aéroportuaire est en discussion sous le nom d’Aéroville selon des dessins de Christian de Portzemparc, sur 5 ha au sud de la zone de fret dans le nord-ouest de la commune, avec un hypermarché Auchan.

La commune est desservie par la gare RER B du Vert-Galant, qui est toutefois sur le territoire de Villepinte, mais assez près du centre-ville. Elle propose un théâtre Louis-Aragon, une scène culturelle Jean-Roger-Caussimon avec rencontres musicales, et bénéficie d’un chauffage urbain par géothermie depuis 1983. La ville a trois collèges et deux lycées publics dont un professionnel, un institut médico-éducatif, deux maisons de retraite et l’hôpital privé du Vert-Galant (170 lits, 250-400 sal.).

La commune totalise 55 000 emplois, largement liés à l’aéroport. Y sont présents Air France avec plus de 2 000 sal. (siège social), Aigle Azur (500-1 000 sal.), XL Star Airlines (250-400 sal.), Nippon Express (100-200 sal.), les services aéroportuaires Alyzia (filiale d’Aéroports de Paris, plus de 1 000 sal.), France Handling (à WFS, filiale du groupe d’investissement LBO France après être passée par Vinci, 500-1 000 sal.), Europe Handling (filiale du groupe de travail temporaire Crit, 200-500 sal.), Europe Airpost (filiale de l’irlandaise Air Contractors, 250-400 sal.), European Ramp Services (ERS, 250-400 sal.), TracPiste (VE Airport du groupe Veolia, 250-400 sal.), SFS (Société de Fret et Services, 250-400 sal., groupe WFS), Bag Flight (200-500 sal.), Ceva Freight (australo-états-unienne, 250-400 sal.), City Flight (états-unienne, 100-200 sal.), Air Terminal Handling (100-200 sal.), la Société de Distribution Aéroportuaire (filiale d’Aéroports de Paris et Hachette, 250-400 sal.), SDV Logistique Air Service (500-1 000 sal.) et SDV Aerospace (100-200 sal.), les deux au groupe Bolloré; Servisair (100-200 sal.), Aquaraile (100-200 sal.), Manupiste (100-200 sal.), Echopiste (100-200 sal.), les manutentions Nettec (100-200 sal.), Orly Flight (250-400 sal.), Paris Customers Assistance (100-200 sal.), Passerelle (filiale d’Air France par Servair, 250-400 sal.); restauration Servair (groupe Air France, 200-500 sal.) et Select Service Partners (groupe Compass, 250-400 sal.), hôtel Sheraton (200-500 sal.) et Société d’exploitation hôtelière de Roissy (SER, groupe espagnol Elba, 200 sal.); transports Sodexi fret (filiale d’Air France et La Poste, 250-400 sal.), DHL Global (groupe allemand Deutsche Post, 200-500 sal.) et DHL Aviation (100-200 sal.), Panalpina (suisse, 100-200 sal.), Aeropiste (VE Airport du groupe Veolia, 100-200 sal.), Michel (100-200 sal.), UPS (100-200 sal.), transports par autocars Transroissy (groupe Keolis, 100-200 sal.), Groupement Pétrolier Aviation (200-500 sal.).

Dans d’autres domaines se signalent à Tremblay les cosmétiques L’Oréal (100-200 sal.), articles de voyage Delsey (100-200 sal.), chauffe-eau ELM Leblanc (100-200 sal.), les installations électriques Snef (100-200 sal.), les réparations du groupe Darty (100-200 sal.); les négoces d’équipements pour automobiles Delphi (500-1 000 sal.), d’équipements d’imprimerie Heidelberg (200-500 sal.), d’ordinateurs Natis (100-200 sal.), de machines-outils Amada (100-200 sal.), de matériel électrique Wago Contact (100-200 sal.), d’emballages Raja (250-400 sal.); nettoyages Sin et Stes (1 000-2 000 sal.), Onet (250-400 sal.), GSF (250-400 sal.), Veolia (250-400 sal.), ISS Abilis (200-500 sal.), Derichebourg (100-200 sal.), Servcleaning (100-200 sal.); gardiennages Alyzia Sûreté (Aéroports de Paris, 1 000-2 000 sal.) et Securus (100-200 sal.); Hub Telecom (filiale d’Aéroports de Paris, 250-400 sal.), imprimerie de presse Roissy Print (Le Figaro, 200 sal.), papeterie SCA Hygiene France (250-400 sal.) et SCA Hygiene Products (250-400 sal.) du groupe suédois Svenska Cellulosa.

Tremblay, qui fut une possession de l’abbaye de Saint-Denis, s’est jadis nommée Tremblay-Saint-Denis ou Tremblay-en-France; elle fut Tremblay-Sans-Culottes en 1793, puis Tremblay tout court, Tremblay-lès-Gonesse à partir de 1887, et a pris son nom actuel en 1989. La commune avait seulement 720 hab. entre 1856 et 1881, 840 en 1911; puis elle a commencé sa croissance: 6 200 hab. en 1936, 13 800 en 1962, 26 800 en 1975; sa population continue d’augmenter. La municipalité a une direction communiste depuis 1935. Le maire est depuis 1991 François Asensi, qui est aussi député depuis 1981. Le canton correspond à la commune et son conseiller est également communiste.