Canton de Neufchâtel-sur-Aisne

Neufchâtel-sur-Aisne

440 hab. (Neufchâtelois), 286 ha, chef-lieu de canton de l’Aisne dans l’arrondissement de Laon, 22 km au nord de Reims sur la rive droite de l’Aisne à son entrée dans la région, face au confluent de la Retourne. Son nom a été complété en 1894; la commune avait alors 650 hab.; sa population a augmenté un peu entre 1982 et 1999, mais vient de reperdre 70 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 9 900 hab. (9 100 en 1999), 28 communes, 28 296 ha; il est limitrophe des départements des Ardennes et de la Marne et s’étire sur 35 km du NE au SO, de part et d’autre de la vallée de l’Aisne. Il est à peu près entièrement dans la plaine de Champagne crayeuse, sauf pour quelques portions de communes qui mordent au SO sur le plateau. Guignicourt, à l’ouest du chef-lieu, est de loin la commune la plus peuplée du canton. Au nord, La Malmaison (430 Malmaisonnais, 2 561 ha) et Amifontaine (420 Amifontenois, 2 790 ha), 10 km au NNO et 10 km à l’ouest de Neufchâtel, ont une partie de leur finage occupée par le camp militaire de Sissonne, autour du quartier de bâtiments dit de la Malmaison; mécanique Agronomic (25 sal.) à Amifontaoine; La Malmaison avait 780 hab. en 1856, 300 en 1962; elle a gagné 60 hab. de 1999 à 2008.

Prouvais (390 Prouvaisiens, 1 822 ha) et Proviseux-et-Plesnoy (110 Provisiolains, 1 121 ha) sont deux petits villages au pied du flanc nord de la grosse butte de la Montagne (171 m) au nord du chef-lieu; Proviseux et Plesnoy ont été réunies après 1790; il ne reste de Plesnoy, dans la plaine au nord-est, qu’une grosse ferme. Évergnicourt (550 Évergnicourtois, 915 ha), 2 km au NE du chef-lieu au bord de l’Aisne, a une papeterie Everbal (130 sal.), au groupe vosgien Clairefontaine. Menneville (400 Mennevillois, 729 ha), 3 km au SO du chef-lieu, abrite un terrain de golf et a gagné 120 hab. (+43%) depuis 1999.

L’A 26 franchit la vallée de l’Aisne à l’ouest de Guignicourt et offre un échangeurcôté nord avec la D 925 près de la butte de Mauchamp. Celle-ci est sur le territoire de Juvincourt-et-Damary (470 Juvincourtois, 2 982 ha), dont le village est à 6 km ONO de Guignicourt. Son finage contient un centre d’essais pour automobiles qui se sert des trois pistes d’une ancienne base militaire aérienne le long de la N 44, créée par la Luftwaffe puis utilisée en 1944 par les bombardiers britanniques; il fut un moment question d’établir là le fameux «troisième aéroport de Paris»; ingénierie Robert Bosch (25 sal.); La commune, qui s’est augmentée de 100 hab. entre 1999 et 2008, est née d’une réunion des années 1790; Damary, alors Damemarie, ne subsiste plus que sous la forme d’une ferme isolée au nord au bord de la Miette, ruisseau qui vient d’Amifontaine et atteint l’Aisne en aval de Berry-au-Bas; l’A 26 longe la limite orientale de la commune et y offre l’aire de service du mont de Nizy, avec une station-service Shell (20 sal.).

Au sud de Juvancourt au bord de l’Aisne, rive droite, Berry-au-Bac (530 Berryacois, 810 ha), à 13 km du chef-lieu, est à la connexion du canal de l’Aisne à la Marne, du canal des Ardennes et du canal latéral à l’Aisne; toutefois, sa fonction de navigation est surtout un souvenir. La commune fut le lieu de la première offensive de blindés de la Grande Guerre en avril 1917, autour de la ferme du Choléra, au nord-ouest du village, ce que rappellent un musée du général Estienne et un mémorial des chars d’assaut à la colline du «mont des Chars». Le finage empiète au sud de l’Aisne, où il englobe la ferme de Moscou, une nécropole nationale et monte sur la butte isolée de la cote 91 qui domine le confluent des canaux.

Une autre nécropole nationale existe à Pontavert (610 Pontavertois, 1 337 ha dont 494 de bois), 6 km à l’ouest de Berry-au-Bac, à l’orée de la forêt du Beau Marais qui s’étend au pied de la côte d’Île-de-France et a gagné 160 hab. (+37%) depuis 1999. À La Ville-aux-Bois-lès-Pontavert (120 Villeboisiens, 832 ha dont 260 de bois), entre Juvincourt et Pontavert, une stèle a été élevée en mémoire de Guillaume Apollinaire au Bois des Buttes, où il fut gravement blessé en 1917; cimetière militaire britannique. Chaudardes (90 Chaudardais, 470 ha) est la dernière commune à l’ouest sur la rive droite de l’Aisne; elle a une églsie classée des 12e, 14e et 16e s.

Plusieurs communes du canton sont au sud de l’Aisne. À 2 km au sud-ouest de Guignicourt sur la rive gauche de l’Aisne, Condé-sur-Suippe (250 Condéens, 583 ha), comme son nom l’indique, marque le confluent de l’Aisne et de la Suippe; on y voit de gros silos de Champagne-Céréales, mais la sucrerie est fermée; elle s’est nommée Saint-Remy-sur-Suippe avant 1801. Aguilcourt (350 Aguilcourtois, 1 057 ha) est à 2 km en amont sur la rive gauche de la Suippe, complétée à l’est par le hameau de Merlet, et Orainville (480 Orainvillois, 869 ha) 4 km plus loin au sud-est sur la même rive, 7 km au sud du chef-lieu, qui propose un musée du machinisme agricole à la «Ferme 1900». Variscourt (200 Variscourtois, 556 ha) et Pignicourt (150 Pignicourtois, 701 ha) sont sur la rive gauche de l’Aisne, Bertricourt (140 Bertricourtois, 448 ha) sur la rive droite de la Suippe; Variscourt a les bassins de décantation de l’ancienne sucrerie de Condé, et partage avec elle des traces d’un oppidum.

Les huit petites communes de Gernicourt (65 Gernicourtois, 747 ha), Bouffignereux (110 Bouffignereusiens, 436 ha), Guyencourt (250 Guyencourtois, 420 ha), Roucy (410 Roucyens, 696 ha) qui aun ancien prieuré (13e et 17e s.) et un château, Concevreux (280 Concevreusiens, 1 251 ha dont 314 de bois), Meurival (60 Meurivalois, 289 ha), Muscourt (40 Muscourtois, 218 ha) dont le village est dominé au sud par la ferme de Beauregard, et Maizy (410 Maziacais, 709 ha) se succèdent d’est en ouest dans les replis du coteau septentrional des reliefs du Tardenois qui prolongent le massif de Saint-Thierry, ou au pied du coteau, flanquant l’Aisne côté sud. Le finage de Maizy s’étend même jusqu’à 5 km à l’ouest du village, le long du canal latéral à l’Aisne, englobant face à Œuilly une sucrerie qui a été fermée en 1998; sa population s’est accrue de 50 hab. depuis 1999. L’église de Maizy, des 16e et 17e s., est inscrite et a un donjon.


Guignicourt

2 180 hab. (Guignicourtois), 1 774 ha, commune de l’Aisne dans le canton de Neufchâtel-sur-Aisne, 5 km à l’ouest du chef-lieu sur la rive droite de l’Aisne; gare sur la ligne de Reims à Laon et échangeur de l’A 26 à 3 km. Bien placée, et seul point d’appui du canton, dotée d’un collège public, la ville reste un centre de service à l’agriculture mais sa sucrerie (Saint-Louis, groupe Südzucker), de 100 emplois permanents, a été fermée en 2009; fabrique de matériel de relevage pour tracteurs agricoles HDM (40 sal.), atelier de matériel agricole (Franquet, 30 sal.) et une pâtisserie industrielle (Florépi, 90 sal.), un supermarché Carrefour (25 sal.); maçonnerie Lebourcq (35 sal.). La commune a perdu 60 hab. depuis 1999.