Canton d'Estrées-Saint-Denis

Estrées-Saint-Denis

3 750 hab. (Dionysiens), 808 ha, chef-lieu de canton de l’Oise dans l’arrondissement de Compiègne, 16 km à l’ouest de Compiègne sur la N 17. La ville, dont le nom rappelle évidemment une ancienne chaussée, a un collège public et un lycée agricole privé; une gare et plusieurs entreprises, dont le laboratoire pharmaceutique Pharmatis (150 sal., groupe F&D, notamment pour le Phosphalugel), la plasturgie JSP (90 sal.), un fabricant de protections pour pompiers (Gant Maille, 50 sal.) et un de joints (le Plomb Français, 45 sal.); travaux publics Eiffage (80 sal.), nettoyage urbain Veolia (40 sal.); transports MG (25 sal.); semences Belloy (25 sal.). La population a fortement augmenté entre 1954 (1 500 hab.) et 1982, puis s’est à peu près stabilisée; elle a augmenté de 90 hab. entre 1999 et 2008. La communauté de communes de la Plaine d’Estrées dépasse légèrement le canton et siège à Estrées-Saint-Denis (19 communes, 16 400 hab.).

Le canton a 15 600 hab. (14 900 en 1999), 15 communes, 13 305 ha; étiré du sud au nord, il est traversé tout du long par l’A 1 accompagnée de la ligne de TGV Paris-Lille, et dans l’autre sens par la voie ferrée de Compiègne à Amiens. Longueil-Sainte-Marie est le principal centre d’activités. Moyvillers (620 Médiovillarois, 906 ha), juste au sud-est d’Estrées, accueille un Intermarché (45 sal.) et a gagné 100 hab. depuis 1999. Francières (520 Francisiens, 823 ha), 4 km au NE d’Estrées, a gagné 40 hab. de 1999 à 2008; imprimerie Media-6 de 80 employés, négoce de pièces d’automobiles FMC (170 sal.), négoce d’informatique Seferis Lille (35 sal.).

Remy (1 820 Remynois, 1 997 ha dont 399 de bois), 6 km ENE d’Estrées, a une gare sur cette ligne; elle a perdu en 2010 l’usine du groupe suisse Rieter Automotive pour la correction acoustique des cabines de poids lourds (150 sal.); il lui reste une fabrique de flaconnages en plastique (Alpla, 120 sal.) et un transporteur (Pihen, 50 sal.); église classée des 13e et 15e-16e s., belle ferme Beaumanoir du 18e s.; la commune n’avait encore qu’un millier d’habitants en 1960 et a poursuivi sa croissance jusqu’en 1999, mais aurait perdu 80 hab. en 2008. Lachelle (620 Lachellois, 907 ha), 3 km à l’est de Remy, a une petite fabrique d’emballages plastiques Valsem (20 sal.) et a gagné 40 hab. après 1999.

Canly (780 Canlysiens, 800 ha), 7 km au SE d’Estrées, a gagné 80 hab. après 1999; son territoire englobe les échangeurs de l’A 1 et de la N 31, avec le péage et une base logistique Intermarché (250 sal.) et les transports Samat (40 sal.). Arsy (820 Arsiens, 727 ha) est un village-rue juste à l’ouest du carrefour, qui a fixé quelques activités: un hypermarché Carrefour (100 sal.), isolation Techni-Isol (25 sal.), négoce de bâches et chapiteaux Thuillet (30 sal.); sa population a doublé de 1970 à 1999, mais elle aurait perdu 120 hab. de 1999 à 2008. Le Fayel (240 Fayelois, 256 ha), 2 km au SO de Canly, se signale par un château du 17e s. avec parc, de style Louis XIII, en brique et pierre et un jardin à la française dessiné d’après des plans du 17e s.

Au sud du canton, qui atteint l’Oise, Chevrières (1 780 Civriériens, 1 240 ha dont 198 de bois), 10 km SSE d’Estrées, qui a gagné 70 hab. de 1999 à 2008, a un institut médico-éducatif et conserve la dernière sucrerie de l’Oise, au groupe Tereos (130 sal., 110 000 t/an), ainsi que la métallerie Plakards du groupe Prévost Industries qui a racheté Krieg & Ziwy (130 sal., portes pliantes Kazed); négoce de matériel de levage Fraco (20 sal.), entreposage RM 60 (25 sal.); nombreuses grévières au sud de la commune dans la vallée de l’Oise, aire de repos de l’A 1.

Rivecourt (550 Rivecourtais, 387 ha) est une commune de la plaine de l’Oise au sud-est de Longueil-Sainte-Marie, entre les territoires du Meux et de Chevrières, avec un nœud ferroviaire; château, église inscrite du 16e s. Grandfresnoy (1 670 Fracnésiens, 1 057 ha) est un gros village à 6 km au sud d’Estrées et 4 km NO de Chevrières, dont elle partage au sud-est la sucrerie; le village s’étire sur plusieurs chemins au pied de la butte de la Montagne (130 m).


Longueil-Sainte-Marie

690 hab. (Longueillois), 1 700 ha dont 343 de bois, commune du département de l’Oise dans le canton d’Estrées-Saint-Denis. Le village est à 11 km au sud-est du chef-lieu, et le finage s’étend au sud dans la plaine de l’Oise et ses étangs de grévières, dont l’un, de 44 ha (l’Abbaye), sert à des compétitions de pêche sportive. Le village de Port-Salut y fait face à Verberie sur la rive droite de l’Oise, complété dans la plaine par le hameau du Bois d’Auge et la ferme de l’Abbaye. Le centre de la bourgade est à l’écart de la plaine de l’Oise, et flanqué au sud par le hameau de Bailly, au nord par celui de Rucourt. La population communale augmente lentement depuis 1960; elle était alors de 1 000 habitants, et s’est accrue de 220 hab. entre 1999 et 2008.

La commune abrite plusieurs sociétés de matériaux (granulats de Picardie, Holcim, etc.) et fabriques de matériaux dont les tuiles de béton Monier (ex-Lafarge Couverture, 80 sal.) et les bétons Rector Lesage (65 sal.). Longueil a d’autres ateliers, dont un centre d’aide par le travail, une menuiserie (Sopimep, 30 sal.), une fabrique d’engrais (CEL, 40 sal.) et tout particulièrement les rasoirs du groupe Bic (190 sal.); enlèvement de déchets Sita (70 sal.).

Surtout, Longueil a dans son territoire un ample nœud ferroviaire avec gare, et un gros échangeur de l’A 1, qui ont conduit à la création d’une plate-forme logistique dite Paris-Oise en plein développement; la firme FM Logistic (Faure-Machet) en a fait sa base régionale d’opérations (410 sal.) et y traite notamment les productions d’Alcatel. Plusieurs autres transporteurs s’y sont établis, comme TND (Dentressangle, 260 sal.), Schenker-Joyau (90 sal.), TDLP (80 sal.), DHL (45 sal.), Doman (45 sal.), ainsi que les négoces interentrises de produits de ménage et d’hygiène LBD (170 sal.), de produits alimentaires Codifrais (55 sal.), les entrepôts des magasins de vêtements C&A (50 sal.).