Canton de Méru

Méru

13 000 hab. (Méruviens), 2 283 ha dont 292 de bois, chef-lieu de canton de l’Oise dans l’arrondissement de Beauvais, 26 km au sud de la préfecture dans la vallée de l’Esches. Proche de l’Île-de-France, Méru est atteinte par l’expansion de l’agglomération parisienne; elle avait 5 700 hab. en 1962, 8 700 en 1975; mais elle n’aurait gagné qu’une centaine d’habitants de 1999 à 2008. Jadis, elle s’était fait une spécialité de boutons de nacre et de corne, ce que rappellent le musée de la Nacre et de la tabletterie, voire, dans une ancienne fabrique, « l’Usine éphémère», un lieu d’exposition d’art moderne. De gauche jusqu’en 1995, la mairie est passée alors à droite; le maire est Yves Leblanc, UMP.

L’activité a presque disparu mais la ville a reçu des usines au 20e siècle, à renouvellement assez rapide il est vrai: la fabrique de stylos Parker a disparu, parmi d’autres. La plus vaste, à l’équipementier automobile Faurecia (groupe PSA, tableaux de bord et intérieurs de portières), issue d’une usine Allibert, et dotée d’un centre de recherche, emploie 1 200 salariés; Thales Avionics (ex-Auxilec) fabrique des moteurs électriques annexes pour avions (270 sal.); ITW (Illinois Toolworks) des plastiques (135 sal.); Worthington des compresseurs (Creyssensac, jadis Dresser, au groupe suédois Atlas Copco), mais l’usine a supprimé en 2009 plus de la moitié des 220 postes de 2005.

Les autres sont plus petites, et diversifiées: boulangerie Aux Épis de Blé (Rebucco, 20 sal.), transports et entrepôts Prévoté (110 sal.) et AS (35 sal.); analyses industrielles Quali Contrôle (40 sal.); maçonnerie Cobat (35 sal.), traitement de déchets Remondis (30 sal.). Méru a aussi un atelier protégé DTS (35 sal., assemblage et conditionnement), un centre de tri de la Poste, un hypermarché Auchan (210 sal.) et un magasin Intermarché (45 sal.); négoce de quincaillerie La Quincaillerie Principale (30 sal.). La ville est équipée de deux collèges publics et d’un lycée général et professionnel public, et d’un hôpital de 50 lits. Une «zone urbaine sensible», la Nacre, a été délimitée à l’ouest du centre-ville de l’autre côté de l’Esches; elle est flanquée au nord par le grand lotissement de villas des Villages de Méru, au sud par la zone industrielle. L’unité urbaine Insee est limitée à la commune, l’aire urbaine est absorbée dans celle de Paris.

Le canton, limitrophe du Val-d’Oise, a 31 400 hab. (30 000 en 1999), 20 communes, 17 042 ha. Bornel, tout en aval dans la vallée de l’Esches, et Andeville à l’angle nord-est, sont les communes les plus peuplées hors de Méru. Amblainville (1 740 Amblainvillois, 2 098 ha dont 300 de bois), 4 km au sud de Méru, comme Esches (1 260 Eschois, 769 ha), 4 km au SE, sont étroitement liées au petit bassin d’emploi du chef-lieu. Esches a une fabrique d’emballages plastiques Mauser (65 sal.) et une cartonnerie INE (45 sal.), une chaudronnerie Soudo-Métal (20 sal.) et une maison de retraite (55 sal.). Amblainville a un site des transports Exapaq (50 sal.), ainsi qu’une cartonnerie Turquet (boîtes ondulées standard, 30 sal.). L’intérieur de l’église a été décoré à la fin du 19e s. de façon surprenante dans un style néogothique-néorenaissance, «grotte de Lourdes» comprise; au NE du village, grand château néoclassique de Sandricourt (19e s.). Amblainville a gagné 40 hab. de 1999 à 2008, Esches 170 hab.

Fosseuse (760 Fosseusois, 444 ha dont 163 de bois), juste au SE d’Esches et également sur la rive gauche de l’Esches, a un château de brique et pierre du 16e et du 18e s. à une tour ronde et une carrée, qui fut aux Montmorency; parc de 16 ha. Anserville (490 Anservillois, 681 ha), 2 km au NE de Fosseuse, a un château du 17e s. avec parc et jardin, et a gagné 50 hab. depuis 1999. Au sud-ouest du canton, Hénonville (790 Hénonvillois, 684 ha), à 7 km de Méru, a un château de 1554 en restauration, qui fut un haut lieu de chasses et a été repris par la commune; l’industrie est représentée par un ensemble de fabrication de sachets et fermetures plastiques Minigrip de 160 emplois en plusieurs unités, au groupe international Flexico par le jurassien Moreau, ainsi que par une fabrique de peintures et vernis pour métaux (Max Perles, 30 sal.).

Neuville-Bosc (530 Neuville-Bosciens, 889 ha dont 320 de bois), à l’extrémité sud-ouest du canton sur le plateau du Vexin français, est dominée par la butte boisée du mont Rouge (216 m) et a un château du 19e s. avec étangs et centre de conférences Châteauform (20 sal.); sa population s’est accrue de 90 hab. entre 1999 et 2008. Ivry-le-Temple (670 Ivriens, 1 247 ha), 8 km à l’ouest de Méru, où il ne reste rien d’une commanderie de templiers sauf dans le nom, a quelques maisons anciennes, un golf sur 65 ha, et une fabrique d’implants des laboratoires Pérouse (95 sal.). Villeneuve-les-Sablons (1 270 Villeneuvois, 443 ha), 4 km à l’ouest de Méru, est le siège de la communauté de communes des Sablons, qui correspond à peu près au canton (25 communes, 33 500 hab.); la commune a gagné 170 hab. entre 1999 et 2008.

Lormaison (1 330 Lormaisonnais, 498 ha), 4 km au NO de Méru, accueille un négoce de métaux CP Inox (20 sal.); aire de repos de l’A 16 au sud-ouest du finage; la population a diminué de 60 hab. après 1999. Saint-Crépin-Ibouvillers (1 200 Saint-Crépiniens, 1 443 ha), 6 km au NO de Méru, est le site de la grosse usine Norfond (500 sal., groupe Norinco), qui produit des plaques de fonte pour réseaux de voirie et appartient depuis 2004 au groupe états-unien EJIW (East Jordan Iron Works), de l’usine de matériaux composites pour les avions Aerazur (130 sal.), et de l’usine de peintures Hempel (danoise, 100 sal.); équipements de levage Selvex (25 sal.). Le village a une église à gros clocher, en partie du 12e s., et une maison de retraite (La Closerie des Tilleuls, 50 emplois); la population communale augmente nettement depuis 1980 (630 hab.), et a encore gagné 160 hab. entre 1999 et 2008.

Corbeil-Cerf (320 Corbeillois, 395 ha), 6 km NNO de Méru sur la route de Beauvais, s’orne d’une église à beau mobilier et château du 17e s. avec jardin à la française. Un peu plus au nord, à Ressons-l’Abbaye (100 Ressonnais, 543 ha), une église de style jésuite de 1704 peine à rappeler l’existence antérieure d’une abbaye de prémontrés fondée en 1218. Fresneaux-Montchevreuil (750 Frenexilliens, 1 118 ha dont 271 de bois), 12 km au NO de Méru, fut un pays de la dentelle et du bouton; musée du Boutonnier, château du 15e au 20e s. avec hôtellerie et très grand parc.


Andeville

3 400 hab. (Andevillois), 417 ha, commune de l’Oise dans le canton de Méru, 4 km au NE du chef-lieu. Ancien village de nacriers et d’artisans spécialistes de la fabrication d’éventails, la ville a stagné vers 1 200 à 1 400 hab. entre 1945 et 1975, puis bondi à 3 000 dans les années 1990 et a encore gagné 380 hab. de 1999 à 2008. Les emplois industriels y ont été fluctuants; une petite verrerie VSM (La Verrerie soufflée mécanique, 25 sal.), emballages plastiques (Somater, 25 sal.), Nettoyage européen (25 sal.), divers petits ateliers.


Bornel

3 670 hab. (Bornellois), 1 248 ha dont 426 de bois, commune du département de l’Oise dans le canton de Méru, à la limite du Val-d’Oise. La ville est sur la rive gauche de l’Esches à l’extrémité SE du canton, à 8 km au SE de Méru, au confluent de la Gobette. Le finage s’étend des deux côtés de la valéle; au sud, il est traversé par l’A 16 et inclut le hameau de Courcelles. La commune comprend plusieurs anciens moulins, le château de Ménillet (19e s.), un collège public. Les principales entreprises sont une fonderie-tréfilerie de cuivre CLAL-MSX (Lyon-Alemand-Louyot, 200 sal.) et la fabrique de matériel chirurgical Pérouse Plastie (130 sal.); mécanique Lorentz (20 sal.); transports Payen (30 sal.), Camoit (30 sal.) et GP Fret (20 sal.); collecte d’ordures et vidanges Butin-Sedic (Sanet, 50 sal.). La population communale progresse sans arrêt depuis le 19e siècle et a gagné 340 hab. de 1999 à 2008. La commune est le pays d’enfance et de formation de la championne de tennis Amélie Mauresmo, née en 1979 à Saint-Germain-en-Laye mais venue très jeune à Bornel.