Canton de Ribécourt-Dreslincourt

Ribécourt-Dreslincourt

4 070 hab. (Ribécourtois-Dreslincourtois) dont 170 à part, 1 298 ha dont 456 de bois, chef-lieu de canton de l’Oise dans l’arrondissement de Compiègne, 15 km au NE de celle-ci, dans la plaine de l’Oise côté droit, et sur la N 32, avec une gare. Le nom résulte d’une fusion de 1973, Ribécourt étant dans la vallée et Dreslincourt un peu au nord, au pied du coteau qui la domine à l’ouest. Un lycée horticole est installé dans l’ancien château du 18e s.; la ville a aussi un collège et un lycée professionnel publics. Elle doit recevoir un quai de transbordement du futur canal Seine-Nord-Europe. La population communale a augmenté de 1973 à 1999 mais a diminué de 190 hab. depuis.

La ville est un centre d’industrie chimique, avec les usines Bostik Findley (résines, adhésifs et gélatines du groupe Total, 230 sal.), Momentive (états-unien, ancienne usine Rhodia, silicones, résines et peintures acryliques, 140 sal.), Ineos Styrenics (polystyrène, 70 sal., ex-Nova, au groupe pétrolier états-unien Ineos) et Secofert (engrais, 100 sal., groupe finno-belge Kemira-Prayon), les fabriques de résines phénoliques SI Group (Schenectady, 40 sal., états-unien), de produits chimiques BASF (30 sal.). S’y ajoutent une menuiserie spécialiste d’escaliers (Botemo, 65 sal.), l’installateur d’électricité Actemium (45 sal.); supermarché Leclerc (45 sal.), négoce de fruits et légumes Ribeprim (85 sal.), transports JV (60 sal.), traitement des ordures Flandrin (20 sal.).

Le canton a 24 000 hab. (24 500 en 1999), 17 communes, 13 342 ha; il est traversé par la vallée de l’Oise. Au nord, à 4 km NNE du chef-lieu sur la route de Noyon, Chiry-Ourscamps (1 170 Caouens, 1 325 ha dont 899 de bois) abrite une fabrique de pâtes alimentaires Rivoire et Carret (maintenant au groupe Pastacorp de la famille Skalli) de 140 emplois. Les restes de l’abbaye d’Ourscamps sont de l’autre côté de l’Oise (rive gauche) au bord de la vaste forêt domaniale d’Ourscamps-Carlepont; fondée en 1129, très restaurée au 19e s. et après 1918, elle conserve surtout des bâtiments du 18e s.; elle a été remise en activité en 1941.

Juste à l’ENE de Ribécourt au bord de l’Oise, rive droite, Pimprez (740 Pimpreziens, 949 ha) a gagné 50 hab. de 1999 à 2008; base de loisirs nautiques; atelier de couverture Lelu (25 sal.). Carlepont (1 440 Carlepontois, 1 954 ha dont 1 280 de bois) occupe une clairière fermée 8 km à l’est de Ribécourt; ancien château et fours à verre; pépinière, automatismes Prodel (équipements de contrôle et ingénierie, 45 et 25 sal.); sa population s’est accrue de 50 hab. depuis 1999. Tracy-le-Val (960 Traçotains, 469 ha dont 304 de bois), 3 km au sud de Carlepont, a une église classée; elle s’est accrue de 80 hab. depuis 1999, tandis que Bailly (640 Baillotins, 426 ha), juste à l’ouest de Tracy et à 4 km à l’est du chef-lieu, gagnait 40 hab. .

Le sud-est du canton est dans la forêt domaniale de Laigue, notamment dans les communes de Saint-Léger-aux-Bois (860 Saint-Giotains, 830 ha dont 610 de bois), 5 km SE de Ribécourt, et du Plessis-Brion (1 480 Plessis-Brionnais, 747 ha dont 609 de bois), 7 km SSE du chef-lieu, qui se rejoigent au carrefour forestier du Puits d’Orléans. Le Plessis-Brion se flatte de posséder au bord de l’Oise le seul grand château renaissance de l’Oise (1490-1524), en brique à grosses tours rondes de façade, avec un musée de cire.

De l’autre côté de l’Oise au sud-ouest du canton, Thourotte, Cambronne-lès-Ribécourt et Longueil-Annel ont plus de 2 000 hab. Mélicocq (680 Mélicocquois, 653 ha), sur la rive gauche du Matz à 6 km au SO du chef-lieu et 3 km au NO de Thourotte, a une métallerie (Techni-Métal, 60 sal.). Sa voisine Chevincourt (850 Chevincourtois, 816 ha dont 341 de bois), 8 km à l’ouest du chef-lieu et 4 km au NO de Thourotte dans la vallée du Matz, a gagné 50 hab. depuis 1999; carrières Antrope (20 sal.). La communauté de communes des Deux Vallées, qui siège à Thourotte, est très proche du canton.


Cambronne-lès-Ribécourt

1 920 hab. (Cambronnais), 693 ha dont 221 de bois, commune de l’Oise dans le canton de Ribécourt-Dreslincourt, juste à l’ouest du chef-lieu sans discontinuité d’habitat. Nécropole nationale d’après 1918; nombreux ateliers dont CICR (Constructions industrielles de Cambronne-lès-Ribécourt, 110 sal.) et EDP (Électricité de Picardie, armoires électriques, 40 sal.), transports Comaldis (20 sal.); Intermarché (40 sal.). Une maison des jeunes et de la culture a été ouverte dès 1964. Le nom de la commune a été précisé en 1937; elle n’avait alors guère que 740 hab. et sa population croît depuis 1960; elle a gagné 80 hab. de 1999 à 2008.


Longueil-Annel

2 340 hab. (Longueillois), 594 ha, commune de l’Oise dans le canton de Ribécourt-Dreslincourt, 8 km SO du chef-lieu, en aval de Thourotte à 7 km de Compiègne, sur la rive droite de l’Oise. Située à l’extrémité du canal latéral à l’Oise et au commencement de l’Oise navigable, elle s’est dotée d’un musée et d’une cité des Bateliers. Elle a aussi un établissement de santé psychiatrique (IRPR, 150 sal.) de 130 places, et un supermarché Carrefour (80 sal.); routage SDVP (Le Parisien, 30 sal.), placements financiers Lesterlin (40 sal.). Elle se nommait Longueil-sous-Thourotte avant 1903, mais la fusion de Longueil et Annel remonte à 1826; la population n’a cessé d’augmenter jusqu’en 1990; elle a baissé de 40 hab. après 1999.


Thourotte

4 960 hab. (Thourottois), 438 ha, commune de l’Oise dans le canton de Ribécourt-Dreslincourt, 4 km au SO du chef-lieu sur la rive droite de l’Oise au bord du canal et de la voie ferrée Paris-Saint-Quentin; elle a un collège public. Le siège de la communauté de communes des Deux Vallées est à Thourotte; elle réunit 16 communes (22 500 hab.). La population communale n’était que de 480 hab. en 1900; elle a fortement augmenté dans les années 1920 (2 000 hab. en 1926) et a poursuivi son ascension jusqu’en 1990; mais elle a perdu 450 hab. de 1999 à 2008. Le canal Seine-Nord-Europe devrait apporter à Thourotte une écluse et un quai de transbordement.

Thourotte est l’un des sites d’industrie lourde de l’Oise, avec les gros établissements du site de Chantereine de Saint-Gobain pour le verre plat (170 sal.), assorti d’un gros centre de recherche-développement (220 sal.) et d’une logistique (30 sal.), et la fabrique de verre Sekurit du même groupe (190 sal., contre 490 en 2005, et naguère plus de 1 000); plus la fabrique d’encres Coates Lorilleux (180 sal.), devenue Sun Chemicals (États-Unis), firme absorbée ensuite par le groupe japonais DIC (Dainippon Ink & Chemicals); chaudronnerie Vast (50 sal.); magasin Brico-Dépôt (65 sal.), travaux publics Eurovia (110 sal.) et Pivetta (50 sal.), nettoyage Propreté 2000 (210 sal.), traitement des eaux de la Lyonnaise (60 sal.).