Canton de Nolay

Nolay (Côte-d’Or)

1 500 hab. (Nolaytois), 1 430 ha, chef-lieu de canton de la Côte-d’Or dans l’arrondissement de Beaune, 21 km au SO de Beaune. La bourgade est dans une grande reculée dégagée dans le plateau calcaire par un affluent de la Dheune, où l’on visite les rochers du Bout du Monde, qui sont un site d’escalade et de vol libre. Elle a eu des mines de fer et a été ainsi liée au proche charbon d’Épinac. Le musée local rappelle un passé qui avait valu à Nolay d’atteindre 2 500 hab. en 1876. L’équipement commercial reste assez complet, et l’on compte sur des ressources touristiques propres et sur celles des environs.

Classé «station verte de vacances» et «petite cité de caractère», le bourg de Nolay a de superbes halles en bois du 14e s. à toit de lauzes, des maisons à pans de bois, des lavoirs; des artistes s’y sont installés; ce fut aussi le pays de Lazare Carnot, mathématicien et général (1753-1823). La commune a 74 ha de vignes, un atelier de mécanique pour levage et manutention (Cleia, 45 sal.), nettoyage Hygialice (85 sal.), vente à domicile du Coteau des Saveurs (40 sal.), un collège public, un institut médico-éducatif. Sa population diminue légèrement depuis 1975 et a encore perdu 40 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton, limitrophe de la Saône-et-Loire, a 6 500 hab., 17 communes, 17 209 ha dont 3 435 de bois. À l’ouest, il s’étend sur le revers du plateau de la Montagne bourguignonne. Celui-ci est accidenté juste au nord de Nolay par un profond vallon où se mussent les villages de Cormot-le-Grand (150 hab., 588 ha, 15 ha de vignes) et sa dépendance Cormot-le-Petit juste en amont, et plus haut de Vauchignon (40 hab., 424 ha, sans vigne), dont le territoire est fermé par le site du Bout du Monde qui cache la grotte de la Tournée; site de vol libre.

Un peu à l’est, le puissant escarpement de l’arrière-côte bourguignonne, quasi rectiligne le long d’une ligne de faille, se dessine juste à l’est de Nolay par les falaises de Cormot (sites d’escalade). Celles-ci dominent des lieux prestigieux: La Rochepot (290 hab. contre 640 en 1881, 1 391 ha), «petite cité de caractère» par ses maisons anciennes, ses vignes (85 ha) et son célèbre château (13e, 15e et 19e s.) à tuiles vernissées, 5 km à l’est de Nolay; juste au nord, la commune qui juxtapose les villages perchés de Baubigny (270 hab., 1 031 ha dont 87 de vignes) et son annexe Evelle; un peu plus loin à 10 km de Nolay et 6 km de Meursault, Saint-Romain (260 hab., 965 ha dont 586 de bois et 120 de vignes), qui avait dépassé 900 hab. vers 1860, conserve des restes de fortifications sur l’éperon calcaire de Saint-Romain-le-Haut avec une vue superbe sur le Vignoble, une exposition d’archéologie et ethnologie dans le petit village de Saint-Romain-le-Bas, et surtout une AOC viticole communale appréciée de 115 ha (moitié en blanc) quoique sans premier cru; tonnellerie François (45 sal.).

Au-delà, vers le SE, mais toujours dans le canton, règnent les villages de la côte viticole: Puligny-Montrachet, Chassagne-Montrachet et Santenay, ainsi que Saint-Aubin un peu en arrière. Corpeau (1 100 hab., 467 ha), à l’angle SE dans la plaine, est au carrefour des N 6 et 74 et a une part de la bifurcation ferroviaire de Chagny; la société TEB y fabrique depuis 1978 du matériel de vidéosurveillance (80 sal.); magasin Carrefour (35 sal.); la population communale augmente nettement depuis les 390 hab. de 1962. La N 6 traverse tout le canton du NO au SE, en faisant deux grandes boucles entre Nolay et Chagny pour passer de la Montagne à la plaine de la Saône.


Chassagne-Montrachet

400 hab., 650 ha dont 339 de vignes, commune de la Côte-d’Or dans le canton de Nolay, au pied de la côte de Beaune à 12 km SO de celle-ci. C’est l’une des grandes appellations viticoles bourguignonnes, sur 294 ha, fournissant 7 500 hl de blancs et 6 500 de rouges par an; nombreux premiers crus et trois grands crus prestigieux en vins blancs de chardonnay, en partie partagés avec Puligny: Montrachet sur 7,5 ha, Bâtard-Montrachet sur 9,5 ha et Criots-Bâtard-Montrachet sur 1,5 ha. L’AOC chassagne-montrachet déborde au sud sur Remigny, proche de Chagny en Saône-et-Loire. La commune se nommait Chassagne-le-Haut avant 1879; elle avait alors un millier d’habitants et sa population a diminué jusqu’en 1990, puis a perdu à nouveau 80 hab. après 1999.


Puligny-Montrachet

430 hab. (Pulignaciens), 728 ha dont 287 de vignes, commune de la Côte-d’Or dans le canton de Nolay, 10 km au SO de Beaune, au pied de la côte viticole entre la N 6 et la N 74; appellation viticole de grand prestige, sur 200 ha dont 121 de premiers crus, presque tout en vins blancs de chardonnay (10 000 hl/an, contre 300 en rouge); grands crus Montrachet (7,5 ha), Chevalier-Montrachet (7,2 ha), Bâtard-Montrachet (9,5 ha) et Bienvenues-Bâtard-Montrachet (4 ha), en partie partagés avec Chassagne-Montrachet. Puligny bénéficie aussi d’une petite appellation attachée au hameau de Blagny, sur la côte, pour 6 ha et 250 hl de vins rouges, dont les caractéristiques sont les mêmes qu’à Meursault, commune voisine. L’adjonction de Montrachet au nom de Puligny est de 1879, comme pour Chassagne; la commune avait alors plus de 1 100 hab. et sa population n’a pas cessé de diminuer depuis; hôtel le Montrachet (30 sal.), vins Leflaive (30 sal., 23 ha).


Saint-Aubin

280 hab., 942 ha dont 247 de vignes, commune de la Côte-d’Or dans le canton de Nolay, un peu en retrait de la côte dans un profond vallon qu’emprunte la N 6; elle est titulaire d’une AOC communale des côtes-de-beaune, mi-blanc mi-rouge, sur 140 ha dont 100 ha partagés entre 19 premiers crus. Elle inclut au NE le hameau de Gamay, au coude du vallon dans la «combe de Gamay», qui conserve un château ancien à donjon, restauré, et dont le cépage bourguignon, qui pourtant serait venu de Dalmatie, a pris le nom. Ces villages vignerons abondent en maisons anciennes et ruelles tortueuses. La commune avait 820 hab. en 1881 et s’est dépeuplée jusqu’en 1990.


Santenay

850 hab., 1 036 ha dont 478 de vignes, commune de Côte-d’Or dans le canton de Nolay, 18 km au SO de Beaune, à l’extrémité méridionale de la côte de Beaune sur le versant gauche de la vallée de la Dheune, 4 km à l’ouest de Chagny. Le village est dominé à l’ouest par la montagne des Trois-Croix (521 m, panorama) et va au SE jusqu’au canal du Centre.

Santenay est connue à double titre. C’est une ancienne ville d’eaux avec source d’eaux minérales salines, dotée d’un actif casino (75 sal., 40e de France avec 21 M€ de jeux, une moyenne de 600 personnes par jour) et «station verte de vacances»; mais la société des thermes a fermé en 1995 et la municipalité essaie de reconstituer peu à peu un centre thermal; la station n’est pas encore ouverte.

C’est aussi et sans doute surtout le lieu d’une AOC communale des côtes de Beaune, étendue sur 379 ha dont 124 ha à 11 premiers crus; 300 ha sont en production pour le rouge (pinot noir) et 30 pour le blanc, fournissant respectivement 14 000 et 1 600 hl; 13 ha se situent à Remigny, commune voisine mais en Saône-et-Loire. Santenay a un château ancien avec donjon carré du 15e s. et logis du 18e (et un domaine viticole de 97 ha, 35 sal.) , et de belles maisons des 17e-18e s. La population de la commune a lentement baissé depuis les années 1870 (1 600 hab.) et a encore diminué de 50 hab. entre 1999 et 2008.