Canton de Moulins-Engilbert

Moulins-Engilbert

1 700 hab. (Moulinois), 4 076 ha dont 974 de bois, chef-lieu de canton du département de la Nièvre dans l’arrondissement de Château-Chinon, 17 km au SO de la ville, juste à la bordure occidentale du Morvan. Le bourg est surtout connu pour ses marchés de bestiaux avec ventes «au cadran» et spécialité de foire aux «maigres». Il se rehausse d’un ancien château, d’une église abbatiale, d’un label «station verte de vacances» et d’un titre de «petite cité de caractère» et de «porte du Parc» du Morvan; un collège public, foyer social (30 sal.); magasin Atac (30 sal.), négoce d’aliments du bétail (Epis-Centre, 20 sal.). Sa population a diminué depuis les 3 600 hab. de 1886, mais a repris 130 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 4 400 hab., 10 communes, 29 647 ha dont 9 529 de bois. La moitié orientale est dans le massif du Morvan, où trois petites communes, Sermages (220 hab., 2 207 ha dont 568 de bois) au nord-est du chef-lieu, Onlay (170 hab., 1 954 ha dont 574 de bois) et Préporché (210 hab., 2 989 ha dont 600 de bois) au sud-est, font partie du parc régional; Onlay a eu 920 hab. en 1886, Préporché 1 400 avant 1870. Le château de Montjoux (18e s.), au nord du finage de Préporché, est à 4 km SE de Moulins-Engilbert; source chaude non exploitée à Onlay, qui a conservé plusieurs manoirs et a un atelier de charcuterie (Terrine du Morvan, 30 sal.).

Villapourçon (460 hab., 5 043 ha dont 2 030 de bois), 14 km ESE du chef-lieu, est aux sources de la Dragne, affluent de l’Aron (30 km de long), sous les hauteurs des monts Prénelay et Beuvray. La commune inclut au sud-ouest la butte du mont Genièvre (637 m, vaste panorama) et le site de la Pierre Aiguë, un filon de quartz dentelé; mais elle ne fait pas partie du Parc. Elle avait atteint 3 200 hab. en 1901, puis est passée au-dessous de 2 000 en 1929, au-dessous de 1 000 en 1965 et a encore perdu 90 hab. de 1999 à 2008. La partie SO du canton est traversée par la vallée de l’Aron, qui y reçoit la Dragne, et le canal du Nivernais. La partie méridionale est marquée par la présence de la station thermale de Saint-Honoré-les-Bains.


Saint-Honoré-les-Bains

860 hab. (Saint-Honoréens), 2 512 ha dont 1 105 de bois, commune de la Nièvre dans le canton de Moulins-Engilbert, 11 km SSE du chef-lieu, station thermale et «station verte de vacances» au milieu des bois, avec un casino du groupe Partouche (30 sal.), 126e en France, 5,4 M€/an), relativement petit mais tout de même nommé le «Végas»; plusieurs établissements de cure (dont la Société des thermes de Bourbon-l’Archambault, 40 sal.) et maisons pour enfants; maison familiale rurale. La station, qui reçoit 3 000 curistes par an (54 000 nuitées), est sur la faille bordière du Morvan, dont les proches reliefs montent à 637 m au mont Genièvre (panorama), 6 km à l’est; musée de la Résistance (G. Perraudin). Saint-Honoré a ajouté «les Bains» à son nom en 1974 seulement; sa population avait atteint 1 720 hab. (sdc) en 1886 et a diminué jusqu’en 1999, mais aurait repris 90 hab. depuis.