Canton de Quarré-les-Tombes

Quarré-les-Tombes

730 hab. (Quaréens), 4 605 ha dont 2 142 de bois, chef-lieu de canton du département de l’Yonne dans l’arrondissement d’Avallon, 20 km au SSE de la ville, à 460 m sur le plateau du Morvan. Elle descend de l’ancienne Careacum ; son nom a été complété en raison des 112 sarcophages qui y ont été trouvés, et dont l’origine reste obscure. Dans la forêt domaniale du Duc (1 230 ha) au sud du village, on visite des rochers granitiques, dont la Roche aux Fées, et un parc à daims. La commune avait plus de 2 000 hab. en 1900, 1 200 en 1950.

Le canton a 2 200 hab., 7 communes et 16 618 ha dont 6 375 de bois; il est limitrophe des départements de la Nièvre et de la Côte-d’Or et occupe la plus grande partie de l’extrémité nord du Morvan; il est le seul canton vraiment morvandiau du département de l’Yonne, et presque toutes ses communes sont dans le Parc. À 4 km au NE de Quarré-les-Tombes, Saint-Léger-Vauban (430 hab., 3 381 ha dont 1 659 de bois), lieu natal du maréchal architecte (1633-1707), lui a emprunté de quoi compléter son nom en 1867 et a ouvert une maison Vauban comme branche de l’écomusée du Morvan. Dans un vallon en forêt, au SE, l’abbaye de la Pierre-qui-vire a été fondée en 1850 en forêt, au fond de la petite vallée du Trinquelin, affluent du Cousin; fabriquant des fromages (proches du saint-florentin), admettant retraites, stages, visites et quasi-pèlerinages, elle reçoit près de 40 000 visiteurs par an.

Tout à l’ouest du canton, Chastellux-sur-Cure (170 hab., 1 055 ha dont 236 de bois) a un château du 13e s. restauré au 19e, et le barrage et la centrale hydroélectrique du réservoir du Crescent. Celui-ci, de type «poids», édifié en 1932, a 330 m de long et 31 de haut et retient un lac de 138 ha et 14 Mm3, dont les eaux remontent loin le long de la vallée de la Cure à l’est et de son affluent le Chalaux au sud.