Cantons d'Auxerre

Auxerre

39 500 hab. (Auxerrois) dont 2 600 à part, 4 995 ha, préfecture du département de l’Yonne, sur la rive gauche de l’Yonne à 168 km de Paris. Autessiodurum passe pour avoir été une création romaine. La ville a eu une grande activité de batellerie, comme l’indiquent le vieux quartier de la Marine et le musée du coche d’eau. Assez tôt, elle a associé et juxtaposé abbaye Saint-Germain (crypte, musée), cathédrale (Saint-Étienne, gothique) et couvents, et des fonctions régionales qui en ont fait une ville de bourgeoisie et de clergé. Promue «ville d’art et d’histoire» et «ville fleurie 4 fleurs», elle a conservé des cryptes romanes, de grands édifices religieux, une belle place de l’hôtel de ville et la tour de l’Horloge (15e s. flamboyant), des hôtels particuliers et maisons anciennes qui font du centre-ville l’un des hauts lieux du tourisme de la grande couronne de Paris; musées de la chapelle des Visitandines (sculptures sur bois), d’art et d’archéologie, d’histoire naturelle avec parc botanique, de géologie, musée Leblanc-Duvernoy (collection de faïences), maison de l’eau et de l’environnement.

Auxerre a maintenant quelques éléments d’enseignement supérieur (IUFM, IUP, IUT, UFR de sciences), une école des Beaux-Arts, une école nationale de musique, et depuis 1991 un centre social actif (le Phare); 4 lycées et 4 collèges publics, un collège-lycée privé, un centre hospitalier général et spécialisé (440 lits), une polyclinique (160 lits, 190 sal.), institut médico-éducatif (Grattery), maisons de retraite dont les Opalines (Les Lys, 60 sal.). La commune a été gouvernée par la droite jusqu’en 2001, date à laquelle la mairie est revenue à Guy Férez, socialiste, chargé de communication à la Caisse d’assurance-maladie, président de la communauté d’agglomération et également l’un des vice-présidents de la région.

Outre ses équipements de préfecture, Auxerre a bénéficié de sa relative proximité de Paris pour obtenir un éventail d’emplois industriels assez ouvert, étalant ses zones industrielles le long de l’Yonne: atelier de remorques General Trailers ex-Fruehauf (280 sal.), repris en 2005 par la holding Caravelle, qui possède aussi les bennes Marrel; médicaments des laboratoires Macors (200 sal.), électro-aimants Précilec (170 sal.); pompes Blackmer (ex-Mouvex, 150 sal.); panneaux de bois (Isoroy, 120 sal.); installations électriques Forclum (Borhauser-Molinari, 90 sal.).

Toutefois, cet ensemble a subi des contractions: les ateliers de mécanique Slicom Aéro (SM2A) sont passés de 140 à 70 sal. entre 2005 et 2010, Outillage-Presse (MPO) de 150 à 35 sal.), tandis que disparaissaient la fabrique d’accumulateurs CEAC ex-Fulmen (360 sal.), au groupe états-unien Exide, un temps renforcée par la fermeture de l’usine de Nanterre du même groupe, mais fermée en 2009, et l’usine de reliures en série NRI (groupe SIRC, 220 sal.,), entreprise créée par l’éditeur Larousse et pouvant relier 100 000 ouvrages par jour, fermée en 2007.

Le club sportif AJA (Association de la Jeunesse auxerroise), dont l’équipe de football joue en première division, emploie 260 salariés, le journal local (l’Yonne républicaine) 130 (230 en 2005), EDF 90, l’Opac (Domanys, logement) 270, Radio-France 65 sal.; centre d’appels Armatis (120 sal.). Dans les commerces et services, se distinguent les deux hypermarchés Leclerc (220 sal.) et Géant Casino (190 sal.), plus la base logistique Casino (Easydis, 200 sal.), les magasins Monoprix (100 sal.), Atac (50 sal.) Intermarché (45 sal.) et Carrefour (45 sal.), Decathlon (85 sal.), Conforama (45 sal.), MrBricolage (40 sal.), Servet-Duchemin (matériaux, 120 sal.), Congy (matériaux, 55 sal.), le distributeur pharmaceutique Alliance Santé (45 sal.), des sociétés de nettoyage (Derichebourg 430 sal., Limpa 130 sal., Alternative 60 sal.), et de nombreux magasins, entrepôts et garages, secrétariat Id’Ees 89 (45 sal.), publicité Mediapost (65 sal.), transports BM Virolle (75 sal.), transports par cars Les Rapides de Bourgogne (140 sal.) et Cresson Voyages (50 sal.); travaux publics Eurovia (100 sal.) et Michel Didier (50 sal.), constructions C3B (50 sal.), peinture Delagneau (45 sal.), distribution de chaleur GDF-Suez (50 sal.).

La croissance d’après-guerre a créé des problèmes sociaux et urbanistiques: quatre quartiers, les Brichères, Est, Rosoirs et Saint-Siméon-Sainte-Geneviève, font partie des «zones urbaines sensibles». La ville est sur le trajet de la N 6 et contournée par l’autoroute A 6 (deux accès) mais sur une voie ferrée secondaire; le canal du Nivernais apporte un petit trafic de plaisanciers. La commune a absorbé en 1972 celle de Vaux, dont le village est à 4 km au SSE de la ville sur la rive gauche de l’Yonne; sa population était de 18 000 hab. en 1900, 24 000 en 1936, 31 000 en 1962 et a plafonné en 1990 à 38 800 (sdc), puis a perdu 1 000 hab. au recensement de 1999, 800 entre 1999 et 2008. La communauté de communes de l’Auxerrois rassemble 19 membres (61 800 hab.) et siège en ville. L’arrondissement d’Auxerre a 182 500 hab. (178 700 en 1999), 22 cantons, 196 communes, 351 455 ha. L’unité urbaine Insee est donnée pour 40 500 hab., l’aire urbaine pour 86 900 hab.

Les 5 cantons ont 59 500 hab. (50 200 en 1999), 15 communes et 24 909 ha, dont 4 996 de bois. Saint-Georges-sur-Baulche, Monéteau et Appoigny sont les communes les plus peuplées de l’agglomération, à l’ouest et en aval de la ville. Perrigny (1 200 hab., 1 262 ha dont 484 de bois), 4 km au NO d’Auxerre, a un établissement hospitalier psychiatrique pour enfants et une maison de retraite (Mailly, 50 sal.); Brico-Dépôt (80 sal.), jardinerie Botanic (35 sal.); sa population était de 500 hab. en 1968. Charbuy (1 700 Charbuisiens, 2 340 ha dont 838 de bois) est le site d’un haras; la croissance est sensible depuis 1970 (750 hab.). Au SO, Chevannes (à 8 km) a passé le cap des 2 000 hab. Au sud, à 9 km d’Auxerre sur la rive droite de l’Yonne, Champs-sur-Yonne (1 700 Champicaunais dont 170 à part, 439 ha), qui a un lycée professionnel agricole public une maison de retraite (25 sal.) et un atelier de carrosserie d’automobile Nicolas (200 sal.), plus les carrières Cloutier (45 sal.), est également en croissance: elle n’avait pas 500 hab. avant 1950; non loin apparaît Saint-Bris-le-Vineux.

À l’est d’Auxerre (7 km), Venoy (1 900 hab. dont 280 à part, 2 274 ha) tient l’un des deux accès autoroutiers de l’agglomération et possède un lycée agricole public avec formation d’adultes et antenne à Champignelles; sur l’aire de service de l’autoroute A 6, le restaurant emploie 75 personnes. Un peu au sud de Venoy à 8 km ESE d’Auxerre, Quenne (480 hab., 972 ha) a un écomusée de la vigne et du vin mais ne cultive que 18 ha de vignes. Augy (1 200 hab. dont 100 à part), 6 km au SE d’Auxerre sur la rive droite de l’Yonne, a une maison d’accueil spécialisée, et une population croissante depuis les 300 hab. des années 1930.


Appoigny

3 200 hab. (Épiniens), 2 209 ha dont 928 de bois, commune du département de l’Yonne dans le canton NO d’Auxerre, 10 km au NNO d’Auxerre sur la rive gauche de l’Yonne et la N 6, avec accès direct à l’autoroute; église collégiale des 13e et 16e s.; clinique psychiatrique (80 sal.) du château de Régennes, rebâti au 20e s. La fabrique de cornichons du groupe Amora (130 sal.) a été fermée en 2009; restent les viandes de volailles Laguillaumie (80 sal.), les emballages de carton FP Pack (45 sal.); traitements de surfaces Electro-Peinture (25 sal.), découpage Lea (20 sal.). La commune accueille également les négoces d’équipements industriels (Dephy, 60 sal.) et de surgelés Thiriet (25 sal.), des entreprises de construction et travaux publics Gebat (80 sal.), Colas (75 sal.), TPA (35 sal.), installations électriques Spie (40 sal.), maçonnerie Sébillot (25 sal.); transports Alloin (45 sal.); nettoyage ESM (55 sal.), publicité Adrexo (120 sal.). Sur l’aérodrome de Branches, qui déborde dans la commune, la société Bayo s’est fait connaître dans la cartographie numérique pour GPS (45 sal.). La population de la commune augmente régulièrement depuis la guerre (1 100 hab. en 1936).


Chevannes

2 300 hab., 2 354 ha dont 434 de bois, commune du département de l’Yonne dans le canton Sud d’Auxerre, 8 km au SO de la ville, résidentielle et agricole; château des 16e et 18e s. (Fontaine-Madame) avec jardins à la française. La population, qui atteignait 1 500 hab. en 1886, avait baissé jusqu’en 1950 (780 hab.) et a fortement augmenté ensuite, gagnant encore 270 hab. de 1999 à 2008; maison de retraite.


Monéteau

3 900 hab. (Monestésiens) dont 140 à part, 1 819 ha dont 597 de bois, chef-lieu de canton du département de l’Yonne, 5 km au nord d’Auxerre sur les deux rives de l’Yonne. La ville, fleurie (trois fleurs), est surtout de résidence ouvrière; pont Eiffel fleuri sur l’Yonne, château Colbert avec parc et villa Montmorency (19e s.), gare; une patinoire, une zone d’activités de 90 ha, ancien centre d’instruction des gendarmes auxiliaires (Ciga). La commune inclut au NE l’enclave de Sougères-sur-Sinotte, fusionnée en 1972 mais restée dans le canton de Seignelay, où se trouve une maison de convalescence. La population de la commune est passée par 750 hab. en 1900, 1 400 en 1965, 4 000 en 1985 (sdc) mais a stagné après 1990, puis diminué: la population municipale a perdu près de 400 hab. de 1999 à 2008, et la population totale 1 120 hab.

Le canton se limite à la commune, où s’activent de nombtreuses entreprises en banlieue d’Auxerre: la célèbre métallerie HMY (Hermès Métal et Yudigar, 640 sal.), spécialiste de mobilier de magasins, passée en 2005 du fonds Bridgepoint au fonds canadien Sagard; une cartonnerie acquise par l’autrichien Mayr-Meinhof (MM Packaging ex-Gagnier, 200 sal.); une grosse laiterie Yoplait (230 sal.) traite 140 millions de litres de lait par an pour 100 000 t de yaourts et desserts; il reste aussi un atelier de meubles de cuisine (Acta, 130 sal.), mais dans ce domaine la maison Guyon a fermé en 2004; fabrique de peintures Hamelin (35 sal.), métalleries Anthalys (30 sal.) et Hérold (30 sal.).

Dans le tertiaire et le bâtiment, hypermarché Cora (250 sal.), magasin Metro (50 sal.); négoces Bourgogne Produits Frais (90 sal.), 110 Vert (45 sal.), Hamelin (40 sal., matériaux et sanitaires), SV Pro (matériel agricole, 40 sal.), Cichy (matériel de manutention, 30 sal.), Argos (combustibles, 30 sal.), Maximo (vente à domicile, 30 sal.), Virly (fournitures industrielles, 25 sal.); transports Upsilon (70 sal.); plâtrerie Martin Fernand (30 sal.), peinture Chiavazza (30 sal.), travaux publics Screg (55 sal.); analyses et essais Bonnefoy (25 sal.), maintenance d’ascenseurs Thyssenkrupp (35 sal.), nettoyage Onet (290 sal.); collecte de déchets Sita (30 sal.). La coopérative agricole emploie 260 personnes. Le distributeur de fournitures scolaires Nouvelle Librairie Universitaire (30 sal.) se partage entre Monéteau (siège) et Appoigny.


Saint-Bris-le-Vineux

1 200 hab., 3 123 ha dont 589 de bois et 566 de vignes, commune du département de l’Yonne dans le canton d’Auxerre-Est, à 11 km SE d’Auxerre. Situé au pied du coteau des calcaires portlandiens, c’est un village viticole comme son nom l’indique, qui joue sur trois appellations: une AOC bourgogne-côtes-d’auxerre de 280 ha (chardonnay et pinot noir), une de bourgogne aligoté (200 ha) et un VDQS particulier sauvignon-de-saint-bris de 100 ha, étendu à 5 communes. Le vignoble a été en partie sauvé par la cave coopérative et le choix du sauvignon d’une part, du crémant de bourgogne de l’autre, traité en coopérative au hameau de Bailly, qui est au bord de l’Yonne; on y visite une chapelle et un centre d’art Georges Hoste et surtout un complexe réseau ancien de caves souterraines, dont l’élaboration du crémant a profité. Au village de Saint-Bris, église gothique du 13e s. et maison-musée du vignoble; mécanique TMS (20 sal.), vins pétillants Fabul (25 sal.). La mention «le Vineux» est de 1903. La population augmente depuis 1968 (800 hab.), mais elle atteignait 2 000 hab. au début du 19e siècle et encore 1 400 en 1900.


Saint-Georges-sur-Baulche

3 500 hab. (Baulchois) dont 140 à part, 960 ha dont 268 de bois, commune du département de l’Yonne dans le canton SO d’Auxerre, en banlieue ouest de la ville; surtout résidentielle et fleurie (trois fleurs), elle a de petites entreprises de service, dont une expertise comptable ETC de 100 sal., et un collège public; institut médico-éducatif; nettoyage GTS (20 sal.), couverture Dury (35 sal.), maçonneries SATR (35 sal.) et Chênes (30 sal.), peinture TTB (20 sal.); horticulture des Serres de Bon Pain (fleurs, 40 sal.). Le nom était simplement Saint-Georges avant 1918. La population n’était guère que de 500 hab. avant 1950 et a fortement augmenté entre 1965 et 1980, est restée étale ensuite et a gagné encore 180 hab. après 1999.