Canton de Berlaimont

Berlaimont

3 240 hab. (Berlaimontois), 1 310 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l’arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe, 13 km au NO de celle-ci et à 8 km au sud-ouest de Maubeuge, au bord de la Sambre canalisée. La commune est bordée à l’ouest et au nord par la forêt de Mormal et a une église classée, refaite après chacune des deux guerres du 20e s. Berlaimont a un collège public, une clinique psychiatrique (Les Courtils, 30 sal.); une fabrique de machines pour la métallurgie (Akers, 110 sal.), une fonderie d’acier (Aciérie et Fonderie de la Haute-Sambre, 130 sal.), une fabrique de clôtures métalliques (Place, 50 sal.); traitement de surfaces Tuboscope Vetco (30 sal.). La commune avait 2 600 hab. en 1900, et sa population a augmenté jusqu’à dépasser 3 800 hab. de 1962 à 1974 ; elle diminue depuis. Elle est le siège de la communauté de communes Sambre-Avesnois, qui groupe 10 communes et 22 600 hab.

Le canton a 22 000 hab., 12 communes, 8 458 ha dont 347 de bois. Deux petites communes se partagent le sud-ouest du canton et le confluent de la Sambre et de l’Helpe. Sassegnies (270 Sassegnisiens, 415 ha), 2 km au sud du chef-lieu, est sur la rive gauche de la Sambre et son finage s’appuie à l’ouest sur la forêt de Mormal. Noyelles-sur-Sambre (320 Noyellais, 649 ha) est sur la rive droite de l’Helpe, à 7 km au sud de Berlaimont, et la moitié de son territoire est occupé par les fonds humides de la vallée de la Scarpe et du confluent. C’est le pays natal du peintre Marcel Gromaire (1892-1971), qui y est enterré et dont une toile orne l’église du 18e s. La mention «sur Sambre» est de 1962; la population est restée sensiblement au même niveau pendant tout le 20e s.

Aulnoye-Aymeries trône au milieu du canton, flanquée au nord par Pont-sur-Sambre et Bachant, au sud par Leval. Cette grosse agglomération industrielle laisse au sud-est trois communes. Monceau-Saint-Waast (520 Moncéens, 593 ha) est à 6 km au SSE du chef-lieu, dans la vallée de la Tarsy; elle avait déjà ce nom en 1793 et sa population n’a guère changé depuis. Saint-Rémy-Chaussée (500 Saint-Rémisiens, 517 ha) est à 7 km au SE dans la même vallée; son complément de nom vient de la chaussée Brunehaut de Bavay (D 961) qui traverse la Tarsy dans la commune. Écuélin (110 Écuélinois, 340 ha) est à 8 km ESE de Berlaimont et conserve la chapelle (13e s.) d’une ancienne commanderie d’hospitaliers, et un château; elle a une part de la réserve naturelle du bocage de Marache (7 ha).

Vers le nord, Vieux-Mesnil (590 Vieux-Mesnilois, 599 ha dont 99 de bois) et Hargnies (590 Hargniesiens, 514 ha) sont à 8 km NNE du chef-lieu et très proches l’une de l’autre. Hargnies est un village-rue qui s’aligne parallèlement à la D 961 de Bavay à Aulnoye, ancienne voie romaine bavésienne. La limite communale vers l’ouest et celle de la forêt de Mormal suivent cette route. Vieux-Mesnil est hors du Parc régional mais englobe au nord-est le bois de Hoyaux et combine un secteur de prés et un secteur de grande culture. On y voit quelques restes d’un aqueduc romain vers Bavay, qui est à 7 km au NO. Sa population croît un peu depuis les 380 hab. de 1975, tandis que celle d’Hargnies a gagné 130 habitants depuis 1999.


Aulnoye-Aymeries

8 850 hab. (Aulnésiens) dont 210 à part, 866 ha, commune du département du Nord dans le canton de Berlaimont, juste à l’est du chef-lieu, sur le plateau de rive droite de la Sambre. La commune résulte d’une fusion de 1953 entre Aulnoye (6 000 hab.) au sud et Aymeries (900 hab.) au nord, dans une boucle de la Sambre, rive droite. La population a culminé à 10 100 hab. en 1982 et diminue depuis.

La ville est l’un des foyers industriels du bassin de la Sambre et dispose d’une gare avec carrefour ferroviaire et triage, débordant sur les communes voisines de Leval et Bachant. Elle a reçu en 1839 ses premiers hauts fourneaux (L’Espérance), un fort contigent de cheminots à partir de 1854, puis le groupe Montbard-Aulnoye a installé sur le site une usine de tubes en 1906; les usines sont réunies en 1932, puis Montbard-Aulnoye fusionn avec Louvroil-Recquignies, et finalement le groupe Vallourec (le nom contracte Valenciennes, Louvroil, Recquignies et date de 1930) est formé en 1957, puis fusionne en 1997 avec l’allemand Mannesmann.

Deux unités distinctes voisinent à Aulnoye: les tubes d’acier VM Tubes (400 sal.) et VAM-Drilling de Vallourec-Mannesmann (260 sal.) et les tubes et filetages Vallourec-Mannesmann Oil & Gas (620 sal.) travaillant surtout pour les exploitations d’hydrocarbures; le centre de recherches du groupe Vallourec (Setval) y ajoute 150 salariés. La ville a un collège public et un privé, un lycée privé et un lycée professionnel public, une maison de retraite et des magasins Simply (60 sal.) et Intermarché (35 sal.); constructions Tommasini (150 sal.), travaux publics J. Lefebvre (60 sal.). La commune s’orne d’une tour florentine à Aymeries, propose un centre nautique, et des fêtes nocturnes en août. L’Insee attribue à Aulnoye-Aymeries une «unité urbaine» de 19 400 hab. et une «aire urbaine» de 19 600 hab…


Bachant

2 400 hab. (Bachinois), 937 ha, commune du département du Nord dans le canton de Berlaimont, 5 km ENE du chef-lieu à la sortie NE d’Aulnoy-Aymeries, dont elle détient l’emprise de la gare de triage. Le village central longe la rive droite de la Sambre. La commune a une part de la réserve naturelle du bocage de Marache (7 ha); entreprise de peinture Sambre Avesnois Entretiuen (30 sal.). Sa population, en partie formée de cheminots, a atteint 1 000 hab. en 1886, 2 000 en 1935 et a culminé à 2 800 hab. en 1968 avant de perdre quelques dizaines d’habitants puis de se stabiliser.


Leval

2 300 hab. (Levallois), 589 ha, commune du département du Nord dans le canton de Berlaimont, 3 km au SE du chef-lieu, au confluent de la Sambre et de la Tarsy. Elle a une gare et abrite un carrefour ferroviaire. Le quartier industriel du Petit-Maubeuge, au nord, est en continuité avec l’urbanisation d’Aulnoye-Aymeries. La tour florentine d’aiguillage de la gare d’Aulnoye (1922), classée et restaurée, à horloges, est sur le territoire de Leval. Celle-ci n’a atteint 1 000 hab. qu’en 1921, puis 2 000 en 1970; elle perd des habitants depuis le maximum de 1982 (2 600 hab.).


Pont-sur-Sambre

2 600 hab. (Pontois), 1 133 ha, commune du département du Nord dans le canton de Berlaimont, 4 km au NE du chef-lieu sur le pédoncule d’un grand méandre de la Sambre, rive gauche. La ville et sa commune sont traversées par la D 961, ancienne voie romaine de Bavay vers Reims. Une tour de guet carrée du 17e s. sert de beffroi ; une Maison de pays propose un musée historique, qui fait notamment état des découvertes archéologiques de l’époque romaine faites au hameau de Quartes, qui fut le Locus Quartensis de l’Itinéraire d’Antonin. La commune abrite un atelier de mécanique Equa (30 sal.). Une centrale thermique y a fonctionné de 1961 à 1997 ; il en reste le plan d’eau du Val Joly et quatre cités EdF. Une nouvelle centrale à cycle combiné à gaz de 412 MW construite par Siemens pour Poweo a ouvert en 2009 (50 sal.) mais était déjà en difficulté en 2012.