Canton d'Orchies

Orchies

8 400 hab. (Orchésiens), 1 092 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l’arrondissement de Douai, à 16 km au NE de Douai, en Pévèle. La ville conserve des vestiges de remparts dont une tour à Diables du 13e s., et propose un musée de la Chicorée dans l’ancienne maison Leroux, qui fut en 1858 la pionnière du traitement industriel de la chicorée. Elle a un collège public et un privé, un lycée professionnel privé (hôtelier), une maison de retraite, une gare et un gros échangeur de l’A 23 au croisement de la route de Douai à Tournai. Orchies est également le siège du groupement de producteurs de volailles Pigeonord. La ville a eu 3 000 hab. en 1820, 4 000 à la fin du 19e s., 5 000 en 1936 et poursuit sa croissance. Elle a gagné 800 hab. de 1999 à 2010. La ville est le siège de la communauté de communes du Cœur-de-Pévèle (11 200 hab.) qui ne l’associe qu’à Beuvry-en-Forê…

Les principaux établissements sont la fabrique de chicorée Leroux (170 sal., holding Finaler), les installations électriques Sertec (120 sal.), plus le gardiennage Lancry (250 sal.) et le nettoyage TFN (490 sal.); mais l’usine de mécanique et maintenance industrielle Stem Industries (250 sal. en 2005) a été liquidée en 2010. En outre, cartons et emballages Lhomme (25 sal.), métallerie MTI P (30 sal.); informatique Conex (40 sal.), transports de voyageurs Lapage (Phlypo, 55 sal.), de fret Olivier (55 sal.) et DOM (40 sal.); négoces de graines et semences Carneau (40 sal.) et de matériel agricole Casa Agripro (50 sal.) et Lambin (30 sal.), magasins Super-U (65 sal.), Intermarché (50 sal.) et Simply (40 sal.) ; constructions ECA (35 sal.), couverture Beghin (30 sal.), dépollution Dommery Désamiantage (35 sal.).

Le canton a 24 700 hab., 9 communes, 10 358 ha dont 537 de bois; il est traversé par l’A 23 et la voie ferrée de Lille à Valenciennes. Les trois communes orientales sont incluses dans le parc régional. Saméon (1 500 Saméonniens, 882 ha) est la plus éloignée, à 9 km d’Orchies, et comprend plusieurs hameaux étirés le long des chemins, dont Vieux Condé; elle avait 1 800 hab. en 1861, 1 000 à 1 100 seulement entre 1910 et 1980 puis a augmenté un peu. Plus au nord, Aix (1 100 Aixois, 655 ha), 6 km NE d’Orchies, qui s’est jadis nommée Aix-en-Pévèle, touche à la frontière mais n’est pas dans le parc régional. Elle a révélé des traces de thermes romains et quelques restes castraux (motte); transports Fromont (35 sal.). La commune a eu plus de 1 000 hab. au milieu du 19e s., 580 seulement en 1968, et sa population remonte depuis; elle a encore gagné 170 hab. de 1999 à 2010 et dépasse donc largement le millier d’habitants.

Beuvry-la-Forêt, Faumont, Landas, Coutiches et Nomain ont plus de 2 000 hab. Auchy-lez-Orchies (1 500 Alcyaquois, 779 ha) est juste à l’ouest du chef-lieu, et réunit également plusieurs hameaux et abrite le producteur de semences Lemaire-Deffontaines (35 sal.) ; elle a culminé à 1 700 hab. en 1856 et a été à son plus bas en 1975 (890 hab.) ; elle a gagné 320 hab. de 1999 à 2010.


Beuvry-la-Forêt

2 800 hab. (Beuvrygeois), 1 252 ha dont 279 de bois, commune du département du Nord dans le canton d’Orchies, 4 km ESE du chef-lieu. La commune s’est nommée Beuvry, puis Beuvry-Nord en 1933, et a pris son nom actuel en 1969; elle a une église du 18e s. Elle comptait déjà plus de 2 000 hab. dans les années 1830, s’est légèrement dépeuplée ensuite (moins de 1 700 hab. dans l’entre-deux-guerres) avant de reprendre un peu; le nombre d’habitants n’a pas changé de 1999 à 2010. Son finage s’étend en partie dans un secteur de marais et mord au sud sur la forêt de Marchiennes. Il est traversé par l’autoroute A 23 mais sans accès direct. Le village principal est sur la route d’Orchies à Saint-Amand-les-Eaux. Quatre hameaux-rues traversent au sud les marais en direction de la forêt domaniale de Marchiennes, dont la commune détient une fraction.

La principale industrie est l’usine chimique Minakem ex-Seac (150 sal.), qui produit des bases pharmaceutiques et cosmétiques, occupe 7 ha et qui est classée Seveso 2. Elle est passée en 2005 de l’australien Nufarm à la société française Minakem, formée pour l’occasion par deux cadres de l’usine et dont le siège est à Beuvry-la-Forêt. Une extension prévue a été annulée fin 2008 au profit du site allemand de Leuna, en raison de fortes oppositions locales. La commune accueille aussi la métallerie Pliages Industriels (30 sal.) et les transports 3G (Transaliance, 130 sal.).


Coutiches

2 800 hab. (Coutichois), 1 634 ha, commune du département du Nord dans le canton d’Orchies, 3 km au sud-ouest du chef-lieu. Elle est traversée par le ruisseau de Coutiches, qui va vers les marais de Marchiennes, et son habitat se disperse en hameaux-rues le long de chemins tortueux. Elle était en forte croissance au début du 19e s., mais Faumont en est sortie en 1830, avec ses 1 400 hab.; puis la population a stagné, et peu à peu diminué jusqu’à 1 500 hab. en 1975 et 1982. Elle a repris depuis, et a encore gagné 550 hab. de 1999 à 2010.


Faumont

2 100 hab. (Faumontois), 958 ha, commune du département du Nord dans le canton d’Orchies, 10 km OSO du chef-lieu. Elle a été créée en 1830 à partir de Coutiches, avec 1 400 hab.; après être montée à plus de 1 600 hab. en 1876 elle est descendue jusqu’à 1 250 hab. en 1962 puis a repris sa croissance et gagné encore 200 hab. de 1999 à 2010; château de la Caignerie (18e s.).


Landas

2 400 hab. (Landasiens), 1 195 ha, commune du département du Nord dans le canton d’Orchies, 5 km à l’est d’Orchies. C’est un ancien siège de seigneurie, dont l’habitat dessine une longue rue, complétée de plusieurs hameaux. Sa population est passée de 2 300 hab. dans la première moitié du 19e s. à un palier bas vers 1 700 hab. entre 1926 et 1968 à 1 700 hab., puis a entamé une nouvelle et lente croissance (+130 hab. de 1999 à 2010).


Nomain

2 500 hab. (Nomainois), 1 911 ha, commune du département du Nord dans le canton d’Orchies, 4 km au nord du chef-lieu. L’habitat s’étire le long des chemins. La commune est traversée à l’ouest par l’A 23 mais l’accès est à Orchies; une gare (Nomain-Ouvignies) est maintenue sur une ligne secondaire. La commune a reçu la première église baptiste en France (1820). Elle a eu 2 500 hab. en 1866, a perdu des habitants jusqu’à 1 700 en 1968, et en reprend depuis. Elle est le siège de la communauté de communes Espace en Pévèle, qui groupe 7 communes et 12 700 hab.