Cantons de Bailleul

Bailleul

14 800 hab. (Bailleulois) dont 230 à part, 4 342 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l’arrondissement de Dunkerque, 44 km au SE de celle-ci. La ville est à la frontière de la Belgique, à 18 km au SO d’Ypres et à 12 km ONO d’Armentières. Bailleul est desservie par la voie ferrée, la N 42 et l’A 25 (échangeur). Détruite pendant la première mondiale mais soigneusement restaurée, elle a un grand hôtel de ville à beffroi (62 m de haut) et carillon de 35 cloches, un Présidial (palais de justice) du 18e s., une grand-place reconstituée après 1920 et de belles façades de style flamand; églises néoflamande de 1931 et néobyzantine de 1932 (vitraux), monument britannique de 1921 et grande bibliothèque municipale récente. Bailleul honore son ancienne spécialité de dentelles dans une Maison de la dentelle et fête un carnaval réputé avec son géant Gargantua. Le musée Benoît Depuydt est consacré à l’art flamand; jardin du Grœnberg (le mont Vert), jardin des Plantes sauvages.

La ville est dotée d’un hôpital psychiatrique (420 places), d’un centre hospitalier de 260 lits (30 médicaux) et d’un établissement de rééducation fonctionnelle, du Centre médical des Monts de Flandre (centre de la mémoire, 80 places) et d’une maison de retraite de 175 places (Les Dentellières); elle a un collège public et un privé. La gare est au sud de la ville. La ligne de TGV passe dans la partie sud agricole de la commune, rasant le gros hameau de Outersteene, qui est à son extrémité occidentale, dans l’angle formé par les deux voies ferrées.

L’emploi industriel est dominé par la laiterie Danone (yaourts, 300 sal.) et l’usine PGI (ex-Nordlys) de cordes et filets du groupe états-unien Polymer (280 sal.) et la fabrique de matériel agricole FPF (120 sal.) ; mais les derniers tissages ont récemment fermé et la société de tentes de camping Cabanon s’est transférée à Dunkerque en 2005; chaudronnerie Mag (30 sal.); maçonnerie Tecobat (60 sal.), blanchisserie Initial BTB (40 sal.). Bailleul accueille un centre Leclerc (140 sal.), un Intermarché (50 sal.), un Brico-Dépôt (70 sal.) et un Decathlon (40 sal.), le négoce de matériel agricole FPF (45 sal.); ingénierie SEL (45 sal.).

La population de Bailleul avait atteint 13 500 hab. dès 1890 et a été très affectée par la première guerre mondiale (9 700 hab. en 1931) ; elle a augmenté ensuite, y compris dans les années 1990, et a gagné 400 hab. de 1999 à 2010. Le maire de la ville est Michel Gilloen (socialiste), également conseiller général et président du pays Cœur de Flandre. Bailleul est le siège de la communauté de communes Monts de Flandre-Plaine de la Lys, qui rassemble 7 communes et 33 400 hab. L’Insee donne à Bailleul une «unité urbaine» de 17 200 hab., une «aire urbaine» de même contour.

Les 2 cantons ont 34 300 hab., 11 communes, 16 480 ha dont 445 de bois et touchent à la frontière belge. On y cultive un peu de houblon (35 ha, ce qui en fait le premier producteur français hors de l’Alsace). Saint-Jans-Cappel (1 700 Cappellois, 796 ha), 5 km au nord de Bailleul, a un institut médico-éducatif (50 places), un parc départemental et un centre littéraire européen Marguerite Yourcenar, avec musée au mont Noir, une butte de l’alignement des monts de Flandre culminant à 159 m; la population augmente depuis le creux des années 1960 (1 060 hab.).

Méteren est à 4 km à l’ouest de Bailleul; de l’autre côté de Méteren, le finage de Flêtre (940 Flêtrois, 898 ha) s’étire du nord au sud de part et d’autre de la route de Cassel et de l’autoroute A 25. Le village est à 7 km ONO de Bailleul et se nommait Fleteren au 18e s.; il conserve le donjon du château de Vignacourt (15e s.). La population a diminué entre 1836 (1 200 hab.) et 1975 (620 hab.) et augmente depuis (+180 hab. de 1999 à 2010).

Merris (1 100 Merrisiens, 1 009 ha), traversé par les deux voies ferrées, est à 6 km OSO de Bailleul. Le village, qui avait entre 1 200 et 1 300 hab. au 19e s., a été détruit en 1918. La population, qui était de 640 hab. à son minimum en 1975, aa augmenté jusqu’en 1999. Merris a une fabrique d’équipements aérauliques (Debèvre, 110 sal.). Vieux-Berquin occupe la partie occidentale du canton. Steenwerck et Nieppe, en bordure de la Lys au sud-est de Bailleul, sont plus peuplées.


Méteren

2 200 hab. (Méterennois), 1 844 ha, commune du département du Nord dans le canton de Bailleul-SO, 4 km à l’ouest de Bailleul. Elle contient des échangeurs de l’A 25 avec la route de Bailleul à Cassel et la N 42, et pratique des cultures maraîchères et de houblon. Le village avait été anéanti en 1914-1918. La commune avait 2 700 hab. à son maximum de 1876, était tombée à moins de 1 700 hab. en 1968 et croît depuis. Méteren est le siège de la communauté de communes Rurale des Monts de Flandre, qui réunit 10 communes et 12 400 hab.


Nieppe

7 700 hab. (Nieppois), 1 730 ha, commune du département du Nord dans le canton de Bailleul-NE, 9 km au sud-est du chef-lieu et touchant à Armentières. Elle offre tout un ensemble municipal du musée d’histoire locale au château et le parc du château (7 ha) ; le château, troisième sur le même site, a été refait à l’italienne en 1802 et reconstruit après 1920. L’habitat s’étire le long de la route d’Armentières à Bailleul. La commune est frontalière et a une gare, un échangeur de l’A 25 ; collège privé, maison de retraite.

Elle accueille une biscuiterie Delacre du groupe United Biscuits (390 sal.), un tissage de coton Vanderschooten (150 sal.) et la fabrique de tissus Confection des Flandres (55 sal.); imprimeries H2D Lys (100 sal.) et Decoster (30 sal.), clôtures en béton Sobanor (35 sal.), couverture Dubois (40 sal.); ambulances Star2 (35 sal.), entreposage et conditionnement Mehez (40 sal.), Transports Frigorifiques des Flandres (30 sal.) et transports Van Haecke (35 sal.); négoce de matériel antifeu Desautel (40 sal.); un magasin Super-U (65 sal.).

La population communale avait atteint 4 000 hab. en 1860 et culminé à 5 900 en 1901 ; elle était descendue à 4 300 hab. en 1931 et 4 400 en 1954 puis a repris quelque croissance (+120 hab. de 1999 à 2010). La forêt domaniale de Nieppe, qui s’étend sur 2 602 ha sur la rive gauche de la Lys, est à 20 km à l’ouest de la ville dans la commune de Morbecque.


Steenwerck

3 500 hab. (Steenwerckois), 2 747 ha, commune du département du Nord dans le canton de Bailleul-Nord-Est, 6 km au sud-est du chef-lieu. Le village avait été détruit en 1914-1918; il offre un musée de la vie rurale dans une grande ferme du 18e s. à cour fermée, une ferme aux orgues (musique mécanique), un géant Totor de 5,70 m. Le finage est traversé par la ligne ferroviaire à grande vitesse de Lille à Calais et, au nord, par l’A 25 (aire de repos); il atteint au sud le cours de la Lys. La ville accueille un tissage de coton Vlaemynck (30 sal.), un atelier de matériel agricole Flauw (40 sal.). Elle a eu 4 800 hab. en 1851 et sa population s’est peu à peu abaissée jusqu’à 3 000 hab. en 1936. Elle est ensuite restée à ce niveau, mais sa population augmente depuis 1990; elle a gagné 240 hab. de 1999 à 2010.


Vieux-Berquin

2 500 hab. (Vieux-Berquinois), 2 596 ha dont 350 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Bailleul-Sud-Ouest, 9 km au SO du chef-lieu. L’habitat s’aligne au long de la route d’Estaires à Caëstre, ancienne voie romaine, et forme de gros hameaux au nord-ouest (Sec Bois) et au sud-ouest (Verte Rue). La commune englobe une fraction de la forêt domaniale de Nieppe et a deux mottes féodales, une entreprise de bâtiment (maisons Levoye, 50 sal.), un cabaret réputé ; minoterie Lemort. La commune a eu 3 500 hab. dans la première moitié du 19e s., 2 700 en 1911, et moins de 1 800 en 1975 ; sa population croît un peu depuis et a augmenté de 310 hab. entre 1999 et 2010.