Cantons de Lille

Lille

234 100 (Lillois) dont 6 500 à part, 2 538 ha, préfecture du département du Nord. La ville est au bord de la Deûle canalisée. Elle fut dans la province de Flandre, comme chef-lieu de la partie de langue romaine, et à la tête d’une châtellenie où elle tenait une position de contact entre Flandre, Artois et Hainaut. Localement, elle y tenait le contact entre les petits pays du Ferrain au nord, de Weppes à l’ouest et du Mélantois au sud. Le nom de la ville équivaut bien à «l’île» en français, comme établissement sur une légère butte dans une zone de convergence de cours d’eau et de plaines marécageuses. Lille a émergé assez tardivement parmi les villes flamandes, et comme ville drapante, obtenant sa charte bourgeoise en 1235 de la part de la comtesse de Flandre, Jeanne. Elle devint ensuite au 15e siècle une place majeure de la Flandre bourguignonne, notamment financière, fort prospère au 17e s., prise par Vauban, en 1667 et devenue française par le traité d’Aix-la-Chapelle l’année suivante.

Le centre-ville s’inscrit dans un triangle aux angles arrondis formé par les boulevards à l’emplacement de l’ancienne enceinte, et dont les pointes sont au nord, au sud-est et au sud-ouest. Au nord-ouest campe la Citadelle, encore munie de ses bastions et à laquelle le canal de la Deûle, ses annexes et ses espaces verts servent de douves. Le Nouveau Port longe ce flanc occidental au sud-ouest de la citadelle. Le glacis du flanc méridional est occupé par des voies ferrées et la gare de Lille-Sud, l’A 25 et des espaces verts.

Le flanc oriental a reçu de larges emprises ferroviaires et la gare ancienne en cul-de-sac (Lille-Flandres), puis a été complètement remanié pour accueillir à la fois la pénétrante autoroutière A 1, ses échangeurs et ses prolongements vers Roubaix et Tourcoing, ainsi que la ligne ferroviaire à grande vitesse et la gare Lille-Europe. De ce fait ont été aménagés un grand ensemble de bureaux et commerces à l’architecture audacieuse et contestée (centre Euralille), des parcs et le Grand Palais des congrès avec le Zénith, l’hôtel de région, le parc d’expositions Norexpo. Le triangle central lui-même comprend cinq des dix grands quartiers qui divisent l’administration de la commune, tous pourvus de conseils de quartier et d’une mairie de quartier.

Le quartier Centre est un peu décentré vers l’est du triangle. Peuplé de 23 000 hab., il comprend l’hôtel de ville de 1924-1932, assorti d’un très haut beffroi de 104 m en brique et béton, au sud-est, où l’ancien quartier populaire et insalubre de Saint-Sauveur a été rasé. La porte de Paris, de 1692, marque l’emplacement des anciens remparts. L’École des arts et métiers, l’École de commerce, l’Institut Pasteur et le musée Pasteur flanquent au sud l’hôtel de ville, tout près de la gare de marchandises Saint-Sauveur, qui y occupe encore une grande surface, limitée à l’ouest par le beau parc J.-B. Lebas (3 ha). Des établissements universitaires anciens, l’Espace Gantois et le Musée d’histoire naturelle, la Trésorerie, le Forum et l’hôtel du Département se dispersent alentour. De cette fraction de quartier part vers la citadelle, donc vers le nord-ouest, une avenue rectiligne, le boulevard de la Liberté, où sont le jardin et le musée des Beaux-arts, la place de la République, la préfecture. Au-delà, au sud-ouest du quartier, la place Philippe le Bon est à la convergence de huit rues, dont la grande rue de Solférino, parallèle au boulevard de la Liberté.

La partie nord du quartier inclut les deux gares principales, Lille-Flandres et Lille-Europe, le parc Matisse et l’ensemble de bureaux et commerces Euralille. Un peu plus à l’ouest elle s’organise autour des places du Général de Gaulle et du Théâtre, où sont notamment la colonne dite de la Déesse, érigée en 1845, le siège de La Voix du Nord, l’opéra, la chambre de commerce, l’ancienne bourse, le centre de spectacles du Nouveau Siècle où officie l’Orchestre national de Lille, le théâtre du Nord, un multiplexe de cinéma Ciné Cité (UGC), le palais et la place Rihour, l’église Saint-Maurice (hallekerque à cinq nefs), en plein cœur de ce qui fut la ville marchande et qui est aussi le haut lieu des vitrines, des spectacles et des rues piétonnes. Le quartier englobe aussi à l’est le Grand Palais et Norexpo, et l’hôtel de Région ainsi que, plus au nord et près des gares, le grand parc des Dondaines traversé par l’autoroute devenue boulevard Pasteur.

La partie septentrionale du triangle central forme le quartier du Vieux-Lille. Les rues y sont plus étroites et tortueuses, et le poids de l’ancienne puissance ecclésiastique s’y remarque encore: cathédrale-basilique néogothique (1854-1999) et églises du 17e s., évêché, lycées catholiques, hospice général, palais de justice, musée de l’Hospice Comtesse (15e au 18e s.) à l’emplacement du premier castrum lillois, musée diocésain d’art religieux, etc. Longtemps dégradé et insalubre, le Vieux-Lille récuré est devenu un quartier à la mode, proche des commerces et spectacles du Centre et des gares, accueillant galeries d’art et de mode et restaurants assortis.

Vers l’ouest le long de la Deûle, le quartier a une allure très différente: il avait été agrandi et quadrillé par Vauban face à la citadelle, sur l’axe de la rue Royale, où l’évêché et la Banque de France se font face, et vers le nord à Saint-André, où la rue Princesse croise encore la rue Royale; des casernes y avaient trouvé place, ainsi que les abattoirs. La maison natale du général de Gaulle, qui propose un musée, y est aussi, rue Princesse. Un grand «jardin écologique» y a été aménagé en 1985, à la pointe nord de la commune, avec réserve naturelle.

Le quartier Vauban Esquermes correspond à la partie occidentale du triangle et abrite 17 000 hab. Il englobe l’ensemble de la Citadelle, le jardin Vauban et son théâtre de marionnettes, le palais Rameau (1881) de brique et pierre, destiné par son fondateur à des expositions horticoles et florales, et va jusqu’à l’angle sud-ouest en s’appuyant sur le boulevard Vauban. Il est réputé d’habitat cossu, et inclut toute une série d’établissements d’enseignement supérieur catholiques autour de l’Institut catholique de 1875: médecine et pharmacie, droit et lettres, arts et métiers, hautes études industrielles et commerciales. Esquermes fut une commune, rattachée à Lille en 1858.

La Citadelle est l’œuvre de Vauban, gouverneur de Lille après la prise de la ville en 1667, et a été construite de 1668 à 1671 au confluent de la Deûle et du Bucquet, «reine des citadelles» selon Vauban lui-même; tous ses abords étaient inondables sur 1 700 ha. Elle est restée sous autorité militaire (quartier Boufflers) et abrite le 43e RI et le Corps de réaction rapide France (CRRFR) de l’Otan (400 personnes). On y accède par la Porte Royale, tournée vers la ville; vers le sud-ouest, la porte Dauphine était une issue de secours. Le Champ de Mars et le fameux stade Grimonprez-Jooris (1975, 25 000 places) ont pris place sur le glacis, non sans mal; le stade est désaffecté et doit être rasé. Au sud, le parc de loisirs de la Citadelle comprend le bois de Boulogne et le zoo.

Le quartier de Wazemmes est au centre-sud-ouest du triangle et s’organise autour du marché très animé de Wazemmes et de la place de la Nouvelle Aventure, qui porte le nom d’une ancienne guinguette réputée, et accueille le marché couvert de 1869, rénové en 1979 et en 2002. Le marché attire 40 000 personnes le dimanche matin; un festival international de la soupe a lieu le 1er mai, suivi d’un festival de l’accordéon. Le quartier ne comporte pas de bâtiment remarquable, si ce n’est à sa pointe nord-est le théâtre Sébastopol, qui est proche de la place de la République, ou l’école privée des industries lilloises (EPIL) au sud-est; une Maison Folie a été aménagée dans une ancienne usine près de la place du marché. Le quartier accueille aussi les théâtres la Verrière et le Biplan. Au sud, le long du boulevard de Metz, d’anciens ensembles d’assistance publique ont été réaménagés et abritent les Archives départementales et le lycée Montebello. Peuplé de 25 000 hab., Wazemmes est un quartier populaire à population très mélangée et forte proportion d’immigrés. La moitié environ du quartier est en «zone urbaine sensible» (63 ha et 9 200 hab.). Wazemmes était une commune indépendante jusqu’en 1858; elle avait alors 29 400 hab. sur 505 ha mais le décret de 1858 divisait son territoire entre trois des nouveaux arrondissements de Lille: 18 300 hab. à Wazemmes-Centre, 7 400 à Moulins-Lille, 3 700 à Esquermes.

Le cinquième quartier central est le quartier des Moulins (19 000 habitants, 172 ha), dit aussi en raccourci Moulins ou quartier de Moulins. Il comprend l’angle sud-est du triangle au sud du boulevard Victor Hugo et de la gare Saint-Sauveur, et déborde largement de l’ancienne ceinture vers le sud-est dans le faubourg de Douai, où il englobe le Jardin botanique, l’Observatoire et quelques îlots du faubourg de Douai, ainsi qu’une partie du grand échangeur autoroutier. Il y englobe des établissements d’enseignement (lycées Faidherbe et Baggio) et des installations de sports; toutefois, le complexe sportif universitaire et le groupe scolaire voisin sont dans la commune de Ronchin. Vers l’intérieur, le quartier des Moulins accueille l’université de droit et l’institut d’études politiques, l’Institut régional d’administration, l’école d’optique et lunetterie, le théâtre du Prato; une Maison Folie est dans l’ancienne brasserie des Trois Moulins. Vers l’ouest, le quartier va jusqu’à la porte des Postes, englobant ainsi le centre hospitalier Saint-Antoine.

C’est un ancien quartier suburbain de léproseries («faubourg des malades» jadis), puis de moulins au 18e s., puis de filatures et d’habitat ouvrier, aujourd’hui à forte part de population immigrée et de jeunes, de chômeurs et de pauvres, ainsi que d’étudiants. Sa plus grande partie, sous le nom de Vieux-Moulins (95 ha, 12 700 hab.), est classée en «zone urbaine sensible» et zone de rénovation urbaine. Au sud du boulevard de ceinture, le quartier est en zone franche urbaine avec Lille-Sud. Jadis inclus dans la commune de Wazemmes, le Faubourg des Moulins était devenu commune en 1833, sous le nom des Moulins, puis est devenue Moulins-Lille en 1849 en intégrant la commune de Lille. Le grand projet de réaménagement de la Porte de Valenciennes concerne directement le quartier.

À l’extérieur du triangle central, la commune de Lille est divisée en cinq quartiers, et deux anciennes communes. Sur le flanc occidental s’étend le quartier des Bois-Blancs, au sud-ouest de la Citadelle. Peuplé de 8 000 hab. sur 168 ha (hors emprises portuaires), il inclut aussi le Nouveau Port et il est traversé par les deux bras de la Deûle (canaux de la Deûle et de Haute-Deûle), encadrant une grande île habitée, dite parfois l’«île de Lille». De composition sociale complexe, et juxtaposant immeubles collectifs, maisons et pavillons, il tend à s’embourgeoiser et reçoit de nouveaux aménagements (piscine olympique, parc d’activité Euratechnologie).

Les deux tiers méridionaux sont en «zone urbaine sensible» sur 45 ha (4 400 hab.). La partie nord de l’île, vers Lambersart, est plus riche du côté des Terrasses de Boulogne et des Résidences du Bois, appréciées des professions libérales; il contient la base nautique de Canteleu et la piscine, la polyclinique du Bois, le théâtre du Grand Bleu. Le quartier inclut aussi le secteur de Canteleu au-delà de la Deûle vers le nord-ouest. Le port de Lille a été créé en 1948 comme institution; il occupe en tout 335 ha et enregistre un trafic de 8,6 Mt/an, dont 1,4 pour la voie d’eau, ce qui le situe derrière Paris et Strasbourg mais avant Lyon. Les entrepôts et installations portuaires sont surtout à l’est du quartier, entre le canal de la Deûle et les boulevards de Moselle et Lorraine.

Le quartier du Faubourg de Béthune, qui a 7 500 hab. et s’étend sur 150 ha, occupe l’angle sud-ouest de la commune, entre les boulevards et Loos, et accueille un gros échangeur de l’A 25, à l’une des principales entrées de la métropole. Il est divisé par la coulée de l’A 25; entre celle-ci et les boulevards, le secteur Verhaeren-boulevard de Metz, collection de barres d’immeubles collectifs, montant jusqu’à quinze étages, est séparé du reste; le Vieux Faubourg, au contraire, est fait de maisonnettes de brique. L’ensemble comprend plus de trois quarts de logements sociaux; les immigrés sont nombreux, le taux de chômage atteint 35%, ce qui a justifié l’inscription du quartier en zone franche urbaine, du moins pour la partie des HLM du boulevard de Metz.

Le quartier Lille-Sud a 20 000 hab. et occupe 300 ha. Il comprend tout le reste de la commune de Lille au-delà du faisceau voies ferrées-A 25, dont les faubourgs des Postes, d’Arras et une partie de celui de Douai. Le premier englobe le vaste centre hospitalier régional, ainsi que les facultés de médecine et de pharmacie, en débordant un peu sur Loos, l’ensemble formant le vaste pôle Eurasanté; il devrait en plus recevoir un «Faubourg des modes». Le deuxième faubourg entoure le grand cimetière du Sud (33 ha) et conserve une grande friche industrielle. Le troisième comprend surtout un secteur habité autour de la rue Berthelot, entre le Jardin botanique et la limite de Faches-Thumesnil.

Lille-Sud est limitrophe des communes de Ronchin, Faches-Thumesnil, Wattignies et Loos; dans sa plus grande partie, il est d’habitat pauvre et réputé «difficile» et il est l’objet d’une série de mesures de réaménagement - dont un nouvel hôtel de police pour 1 700 employés, en bordure des voies ferrées (rue de Marquillies), ou une halle de glisse de 5 000 m2 dont 3 000 couverts, au Faubourg des Postes. La quasi-totalité du quartier, à l’exception du centre hospitalier et de l’aile orientale du faubourg de Douai, est d’ailleurs classée dans la «zone urbaine sensible» Lille-Sud, Faubourg de Béthune, Moulins (256 ha, 23 000 hab.), elle-même intégrée dans une zone franche urbaine dite Faubourg de Béthune, Moulins, Lille-Sud, L’Épi de Soil, sur 264 ha (23 000 hab.). Cette zone déborde un peu au sud sur la commune de Loos, et englobe au nord tout le flanc sud des boulevards dans le faubourg de Béthune et le quartier des Moulins.

Le quartier de Fives, à l’est, s’étend au-delà de l’A 1 et au sud de la voie ferrée de Roubaix. Peuplé de 19 000 hab., il est bordé par l’ancienne commune d’Hellemmes et par Mons-en-Barœul et correspond à une ancienne commune, intégrée elle aussi en 1858. L’usine Fives-Lille, devenue Cail-Babcock et qui eut jusqu’à 8 000 salariés, s’y voit encore côté sud, mais comme friche industrielle en cours de réaménagement en zone d’activités. Le quartier reste ouvrier, pauvre, avec 27% de chômeurs. Toute sa partie centrale est classée en «zone urbaine sensible» et zone de redynamisation urbaine sur 69 ha (9 000 hab.). Il comprend quelques petits squares et touche au nord-ouest au parc des Dondaines. Il englobe au sud les installations ferroviaires du triage, au milieu desquelles se trouve enfermé le quartier populaire du Maroc et où a pris place le complexe de sports du Mont de Terre.

Le quartier Saint-Maurice-Pellevoisin est au nord-est de la commune de Lille et correspond à l’ancien faubourg Saint-Maurice, étiré en direction de Roubaix entre la voie ferrée de Roubaix au sud et l’avenue de la République au nord, qui lui est parallèle et qui est desservie par le tramway. Il est donc bordé par Mons-en-Barœul et Marcq-en-Barœul à l’est, La Madeleine au nord. Ce quartier inclut le cimetière de l’Est et les parcs Saint-Gabriel, de l’Orangerie et Monceau, la polyclinique de la Louvière, le Grand séminaire et des écoles privées, ainsi que, à sa pointe occidentale, l’hôtel de la Communauté urbaine (LMCU).

Hellemmes est une ancienne commune à l’est de Fives, qui a été réunie à Lille en 1977, tout en gardant une relative autonomie. Elle avait alors 17 600 hab., mais son plafond avait été atteint en 1962 avec 19 200 hab. (1 000 en 1850, 10 000 en 1903). Son territoire est occupé au sud par des emprises ferroviaires, le Centre de formation de la Sncf et un centre commercial, au nord-est par un complexe sportif et un cimetière; elle a un collège public et un privé. Elle a un statut de commune associée; sa population est estimée à 18 200 hab. en 2006, dont 470 à part. La commune de Lille se complète au nord-ouest par Lomme, récemment intégrée mais dont le poids et le degré d’autonomie en font encore une quasi-commune un peu à part.

Lille, comme commune, n’est guère que la dixième de France, et encore grâce à l’intégration de Lomme. Mais comme métropole c’est une ville «millionnaire», au quatrième rang après Paris, Lyon et Marseille ; l’Insee lui attribue une unité urbaine de 1 016 000 hab. (partie française) et une aire urbaine de 1 155 000 hab. La communauté urbaine de Lille-Métropole est l’une des toutes premières de France, réunissant 85 communes et 1 106 900 hab. : c’est moins que Lyon, mais plus que Marseille. L’arrondissement a 1 208 000 hab., 28 cantons, 125 communes, 87 947 ha.

Lille a bien les caractères et les équipements d’une des toutes premières métropoles régionales en France. Toutefois, la forte urbanisation de la région entraîne la dispersion de certains équipements: ainsi des universités, des centres hospitaliers, même des tribunaux où, en raison de son passé, Douai a conservé un rôle éminent. Douai avait notamment l’université, depuis le 16e s. Les premiers enseignements supérieurs ne sont apparus à Lille qu’à partir de 1854 avec une faculté des sciences, suivie par la médecine en 1876, et l’université de Lille a été créée en 1896.

Il existe à présent quatre universités dites de Lille, dont trois publiques qui totalisent 89 000 étudiants. Mais Lille-1 (USTL) et Lille-3 (Charles de Gaulle) sont à Villeneuve-d’Ascq principalement, ainsi que plusieurs «grandes écoles». L’Université Lille-2 (Droit et Santé) est restée lilloise au sens strict; elle affiche 26 600 étudiants, 1 000 enseignants-chercheurs et 810 employés, qui se dispersent en 17 sites, soit cinq ensembles principaux dont trois à Lille même: le siège à Lille-Centre, les enseignements médicaux à Eurosanté (Lille-Sud), l’École supérieure d’administration et l’Institut d’études politiques aux Moulins, les sports à Ronchin et un IUT (C) et l’Institut de Management de la Distribution à Roubaix.

L’Université catholique de Lille a été créée en 1875 grâce à la loi Dupanloup sur la liberté de l’enseignement, avec une ambition polyvalente: elle a 20 000 étudiants, et couvre la plupart des champs du savoir avec six facultés, six écoles d’ingénieurs et six «instituts transversaux», un centre hospitalier de 700 lits, un centre sportif et un centre culturel, le tout maintenu et agrandi sur 10 ha au total dans le quartier Vauban-Esquemes de Lille. L’École supérieure de journalisme de Lille, à Lille-Centre, créée en 1924, a grande réputation dans la profession; elle admet 56 élèves par an. L’École nationale supérieure d’Arts et Métiers (centre Ensam de Lille), ouverte en 1900, et le Conservatoire national des Arts et Métiers sont présents à Lille-Centre.

À se limiter à la commune, Lille compte 9 collèges publics et 8 privés, 11 lycées publics dont 5 professionnels, 11 lycées privés dont 5 professionnels. Le centre hospitalier régional et universitaire totalise 2 300 lits médicaux, 3 400 en tout en plusieurs hôpitaux; les cliniques totalisent 1 500 lits dont polycliniques de la Louvière (580 sal., 250 lits), du Bois (660 sal., 200 lits), Pavillon du Bois (120 sal.), de la Mitterie (150 sal.), Lille Septentrion (95 sal.). Lille a aussi quatre instituts médico-éducatifs, des centres d’aide par le travail et des maisons de retraite. Elle dispose d’un tribunal de grande instance, mais la cour d’appel reste à Douai. Lille demeure une ville de garnison avec l’état-major interarmées de la zone de défense (Emia ZD) Nord, le commandement de la force d’action terrestre (CFAT), le 43e régiment d’infanterie, la 6e compagnie du 53e régiment de transmissions, un établissement du génie, le CTAC (Centre territorial d’administration et de comptabilité), le corps de réaction rapide France (CRRFR) de l’Otan.

Dans le domaine culturel, Lille, qui a bénéficié d’une année de promotion comme «capitale européenne de la culture» en 2004, est réputée à plus d’un titre, notamment par son Orchestre national, l’Opéra, cinq salles de musique dont un Zénith, et sept théâtres dont un centre dramatique national (Théâtre du Nord) et une scène des arts du burlesque (le Prato), plus une scène de musiques actuelles (Aéronef). Outre le grand centre de rencontre du Tri Postal près d’Euralille et de ses gares, elle a installé dans les quartiers des «Maisons Folie» à l’occasion de 2004, en aménageant des bâtiments industriels désaffectés comme lieux de spectacle et d’animation (Wazemmes, Moulins, Faidherbe). Elle propose de nombreux musées: Palais des Beaux-Arts, Hospice Comtesse (historique), musée d’Histoire naturelle et de géologie, musée de l’Institut Pasteur, Écomusée des Écoles, Fondation Charles de Gaulle, musée des Canonniers.

La ville affiche également un nombre élevé de festivals, dont les Transphotographiques, Wazemmes l’accordéon, la Louche d’or (musiques du monde à Wazemmes), Paysages électroniques, le Name (Nord Art musique électronique), Latitudes contemporaines (chorégraphie), Planetado (théâtre pour adolescents). La grande Braderie de Lille, début septembre, attire des foules durant deux jours et deux nuits. L’Opéra de Lille (350 sal.), Le Grand Palais (salles de spectacle, 95 sal.), l’organisateur de concerts Verone (140 sal.), le multiplexe de cinéma Kinepolis (120 sal.), le casino Barrière (175 sal.), France-Télévisions (180 sal.) et le groupe de presse de La Voix du Nord (420 sal.) sont des lieux d’emploi ; la librairie Le Furet du Nord (120 et 80 sal.) est l’une des plus grandes de France tandis que la Fnac affiche 150 salariés. Toutefois, le nouveau grand stade Lille-Métropole est à Villeneuve-d’Ascq.

Dans les bureaux apparaissent un centre technique Apave (180 sal.), les ingénieries Eurofins (groupe Carrefour, 330 sal.), Siemens (140 sal.), Fives FCB (130 sal.), Akka (120 sal.), AZbylsen Sigma (50 sal.), les sociétés d’informatique CapGemini (500 sal.) CGI (Logica, 400 sal.), GFI (350 sal.), Proxiad (le Jemmapes, 150 sal.), CBA (120 sal.), Archimed (60 sal.), CB Info (60 sal.); de conseil Joma (140 sal.), Altedia (90 sal.), Texa (50 sal.), de secrétariat Penelope (110 sal.) ; gestion comptable Grant Thornton (130 sal.), Ernst & Young (65 sal.), In Extenso (50 sal.).

Dans la finance se signalent la BNP (2 200 sal.), le Crédit Mutuel (980 sal.), la Banque CIC Scalbert-Dupont (230 sal.), la Société Générale (540 sal.), le Crédit du Nord (470 sal.), le Crédit Agricole (400 sal.), le Crédit Lyonnais (170 sal.), la Caisse d’Épargne (360 sal.), la Banque de France (210 sal.), CA Sofinco (90 sal.), HSBC (90 sal.), Crédit Immobilier (85 sal.), BCMNE (60 sal.), les assurances Gan (920 et 140 sal.), Gras-Savoye (100 sal.), AFI Esca (85 sal.), Solly Azar (75 sal.), la Banque Postale (65 sal.), Unifrance (50 sal.), transports de fonds Brinks (60 sal.).

Lille a un hypermarché Carrefour (410 sal.) du côté d’Euralille et un autre à Lomme (350 sal.), des magasins Ikea (300 sal.), Metro (245 sal.), Decathlon (200 sal.), Galeries Lafayette (170 sal.), Le Printemps (170 sal.), Match (150, 80 et 70 sal.), Leclerc (100 sal.), Castorama (90 sal.), Douglas (parfumerie, 70 sal.), Monoprix (65 sal.), Carrefour Market (60 et 55 sal.), H&M (55 sal.), le Carré des Halles (50 sal.); négoces de fruits et légumes Pomona (160 et 100 sal.), d’informatique Ingram Micro (140 sal.), de fournitures Vision CHD (140 sal.), de surgelés Davigel (120 sal.), d’électronique Tel and Com (90 sal.) et Mediaveil (50 sal.)de fournitures Aricad (85 sal.), de sucres Tereos (75 sal.), de matériel de chantier Salti (65 sal.), de matériels de nettoyage Airflux (55 sal.), de fermetures SFO (55 sal.); vente à domicile Ranger (60 sal.).

La commune de Lille a aussi son contingent d’industries avec les Laboratoires Anios (agrochimie, 360 sal., à Hellemmes), LFB Biomédicaments (520 sal., filiale de l’Institut Pasteur) au pôle Eurasanté ; les piles et accumulateurs Exide (300 sal., états-unien de Phladelphie) ; fabriques de cartonnages Ondulys (160 sal.), carreaux de céramique Winckelmans (95 sal.), compresseurs Atlas Copco (80 sal., suédois), articles en caoutchouc Colmant-Cuvelier (75 sal., courroies de transmission et bandes transporteuses), colorants Richard (55 sal.) et détergents Brunel (55 sal.) ; routage Reprocolor (55 sal.); installations électriques Eiffage (260 sal.) et thermiques Favier-Setrem (75 sal.).

Dans les services ressortent la fourniture de chaleur Dalkia (320 sal.), EdF (1 500 sal.); France-Télécom (85 sal.) et Numericable (50 sal.); travail temporaire Adecco (600 sal.) et Adia (60 sal.); formation d’adultes Vip-Excelangues (75 sal.), Efab (70 sal.), Maestris (65 sal.); publicité Experian (150 sal.), Mediapost (110 sal.), Publicis (100 sal.), Altavia (65 sal.); gardiennage Vigilance (VDS, 60 sal.), nettoyages GSF (210 sal.), Guilbert (110 sal.), Eurolimpe (85 sal.), nettoyages urbains Esterra (90 sal.), Derichebourg (Polyseane, 105 sal.), recyclage Triselec (310 sal.). Dans le bâtiment, constructions Sylvagreg (140 sal.), Tommasini (100 sal.), Maçons du Nord (60 sal.), peinture et revêtements Caronor (80 et 50 sal.); service des eaux Eaux du Nord (70 sal.); immobilier Nacarat (85 sal.), Sigla (80 sal.) et Poste Immo (55 sal.). En outre, transports Geodis-Calberson (220 sal.), Brévière (60 sal.); hôtel Crown Plazza (L’Hermitage Gantois, 55 sal.), brasserie La Chicorée (60 sal.), restauration d’autoroute Autogrill (85 sal.).

La ligne de métro n°1 (VAL) va du centre hospitalier régional à la cité scientifique de Villeneuve-d’Ascq en passant par le centre de ville et la gare Euralille, puis par Hellemmes (13,5 km, 18 stations). La ligne n°2 du métro, de même technologie VAL, va de Lomme à Tourcoing en passant par les Bois Blancs et le port de Lille, les boulevards au sud de Wazemmes et des Moulins, la porte de Valenciennes et le Grand Palais, Lille-Europe, Saint-Maurice, Mons-en-Barœul et le fort de Mons, puis Wasquehal et jusqu’au centre hospitalier de Dron à Tourcoing, près de la frontière (31,7 km, 44 stations). Au total, le métro fonctionne sur 45 km, offre 60 stations, et utilise 140 rames de deux wagons, pouvant se succéder à une minute en heure de pointe. Deux lignes de tramway anciennes ont été maintenues et rénovées entre Lille-Europe et Tourcoing (ligne T) et Roubaix (ligne R), toutes deux divergeant à partir du Croisé Laroche à Marcq-en-Barœul (22 km en tout, 36 arrêts).

Une nouvelle liaison intensive par bus, dite Ligne à niveau élevé (Liane) n°1 a été ouverte début 2008 de Ronchin à Wambrechies et Comines par le centre de Lille et la Citadelle, sur 25 km (55 arrêts), une seconde (Liane 2) fin 2008 de Lille à Loos et Wattignies sur 12 km; trois autres sont prévues. Ces lignes, et les nombreuses lignes de bus (42, avec 300 véhicules, la plupart au gaz de ville), sont gérées par la société d’économie mixte Transpole, qui a compétence pour toute la LMCU (communauté urbaine). Le port fluvial de Lille s’étend sur 355 ha et emploie directement 130 personnes; son trafic total est de 8,6 Mt par an dont seulement 1,4 Mt pour le trafic fluvial proprement dit.

La mairie a une longue tradition de gauche, marquée notamment par les mandats de Roger Salengro avant la guerre, Augustin Laurent (1955-1973), Pierre Mauroy (1973-2001) puis Martine Aubry (depuis 2001), tous socialistes. Lille a eu 70 000 hab. en 1833. L’absorption d’Esquermes, Fives, Moulins et Wazemmes l’a fait passer de 78 600 hab. en 1856 à 131 700 en 1861, lançant une forte croissance qui l’a menée à 216 300 hab. en 1896. Elle a alors perdu des habitants (205 600 en 1906) et sa population a lentement diminué jusqu’à 168 400 hab. en 1982 malgré l’intégration d’Hellemmes. Puis le nombre de ses habitants s’est remis à augmenter; il était de 191 000 hab. en 1999 et a donc gagné 42 900 hab. de 1999 à 2010, un saut largement dû à l’intégration de Lomme (27 600 hab.) en 2000.

Les 8 cantons de Lille divisent la commune et groupent 347 600 hab. dans 10 communes, 7 305 ha. Lille-Nord contient La Madeleine, Lille-Nord-Est Mons-en-Barœul, Lille-Ouest Lambersart, Marquette-lez-Lille, Saint-André-lez-Lille et Wambrechies, Lille-Sud-Est Ronchin, Faches-Thumesnil et Lezennes.


Faches-Thumesnil

17 600 hab. (Faches-Thumesnilois) dont 170 à part, 462 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-SE, 4 km au sud de Lille. L’orthographe officielle de Faches est sans accent, bien que celui-ci apparaisse souvent. Son finage s’étire dans le sens nord-sud, de Thumesnil à Faches, réunies dans les années 1790. La ville bénéficie du centre musical des Arcades, avec théâtre et centre de loisirs, et de l’espace naturel intercommunal des Périseaux à l’ouest, partagé avec Wattignies. Un échangeur de l’A 1 est à la pointe sud-est de la commune, avec une zone d’activités. La ville a deux collèges publics, des cliniques (85, 85, 60 et 40 sal.) dont deux du groupe Lille Septentrion, une maison de retraite (50 sal.).

Le principal employeur est un puissant hypermarché Auchan (590 sal.) flanqué de magasins comme Brico-Dépôt (75 sal.), Boulanger (50 sal.), jardinerie Amiland (25 sal.), les négoces de boissons Elidis (55 sal.), de matériaux et sanitaires Lubrez (50 sal.), de pharmacie France Neir (35 sal.), de métaux Nicodeme (30 sal.), nettoyages Agenor (400 sal.) et Service Plus (40 sal.), plusieurs garages et halls de restauration rapide; isolation Kaefer Wanner (170 sal.), imprimerie Calingaert (40 sal.), métallerie STM (30 sal.). La commune a eu 2 000 hab. dès 1841, 4 500 en 1900 ; sa population est montée à 8 500 hab. en 1954, et a plafonné à 18 600 hab. en 1975, avant de perdre près de 3 000 hab. Mais elle a regagné 1 600 habitants entre 1999 et 2010. Le maire est Nicolas Lebas, UDI.


Lambersart

28 900 hab. (Lambersartois) dont 460 à part, 628 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-Ouest, juste au nord-ouest de Lille et de sa citadelle. La Deûle sépare Lambersart de Lille. C’est une banlieue résidentielle et riche de Lille, dont la municipalité est traditionnellement de droite; le maire est Marc-Philippe Daubresse (UMP), ingénieur, également député et ancien ministre. La ville a de belles maisons arts déco, plusieurs parcs et jardins, un émetteur de télévision. Le centre culturel et de spectacles du Colysée s’entoure de jardins modernes. Lambersart bénéficie de trois stations de métro (ligne 2), d’une gare avec bifurcation ferroviaire, d’un échangeur de la rocade (D 710) lilloise. Elle reçoit deux collèges publics et deux privés, un lycée public, deux lycées privés dont un professionnel; clinique (55 sal., 45 lits), institut de rééducation psychologique, caserne des 11e et 12e CRS.

Les principaux établissements industriels sont ceux des équipements hertziens du groupe Thales (190 sal.), du matériel de contrôle Siem (50 sal.), des laboratoires d’homéopathie Boiron (45 sal.), des équipements aérauliques Cofrino Froid (35 sal.), de la blanchisserie-teinturerie Edmé (30 sal.), de la biscuiterie Blond (25 sal.). Lambersart a des magasins Match (65 et 40 sal.) et Intermarché (70 sal.), des négoces de matériaux Technino (groupe Culligan, 65 sal.) et de fournitures Bergerat-Monnoyeur (55 sal.), la vente ) distance Chronodrive (30 sal.); stations de France-3 (80 sal.) et France-Télévisions (100 sal.).

Dans les services et le bâtiment figurent le nettoyage Pro Impec (650 sal.), les réseaux d’eau et de gaz Proxiservice (85 sal.), le dragage SDI (35 sal.), les constructions Nord France (230 sal.) et la publicité DDB (85 sal.) et Cometik (30 sal.) ; BC Finance (30 sal.), aide à domicile Dom’en Nord (30 sal.). ERDF signale 100 sal., GRDF 45.

Lambersart n’avait encore que 1 200 hab. en 1850 et a crû surtout à partir du quatrième quart du 19e s., passant à 6 800 hab. en 1901. Elle a atteint 19 000 hab. en 1954 et culminé à 29 600 en 1975. Sa population a un peu diminué ensuite, mais aurait repris, gagnant 500 hab. de 1999 à 2010.


Lezennes

3 100 hab. (Lezennois), 214 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-SE, juste au sud-est de Lille. Encombré de voies ferrées et de voies rapides (A 27 et N 227), son finage touche à la commune de Lille au nord-ouest et il est proche, à l’est, de la cité scientifique de Villeneuve-d’Ascq. Sa population croît assez régulièrement depuis deux siècles: 1 000 hab. en 1831, 2 000 en 1900, 3 000 en 1985. Lezennes fut connue pour ses carrières souterraines de craie, interdites à la visite mais qui pourraient être partiellement réaménagées, et elle a été le siège du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Elle offre un golf et un circuit pour motos, les zones d’activité du Hellu et de Synergie Park.

Les principaux établissements industriels sont ceux des articles de papeterie Ghesquières (130 sal.), de la mécanique RTI (35 sal.). Dans le tertiaire, banque belge KBC (55 sal.), comptabilité CTN (50 sal.), gestion de fonds Cegedim (35 sal.), informatique Pro Servia (35 sal.), ingénieries Setinor (35 sal.), Lebas (30 sal.). S’y ajoutent la distribution pharmaceutique Alliance (120 sal.) et Arthrex (35 sal.), la location de matériel médical Pharma Dom (75 sal.), les négoces de matériel de bureau Ricoh (130 sal.) et Hewlett-Packard (40 sal.), de fournitures Nes (45 sal.).

En outre, Lezennes accueille les installations électriques Paritel (30 sal.), les transports Heppner (90 sal.), les nettoyages urbains Esterra (170 sal.) et StTMC (30 sal.); restauration SP2D le Patacrêpe (30 sal.). Lezennes conserve des magasins Leroy-Merlon et Bricoman (200 et 120 sal.) mais le siège et la logistique du groupe Adeo (filiale de Mulliez) a été transféré à Ronchin en 2011.


Madeleine (La)

22 800 hab. (Madeleinois) dont 320 à part, 284 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-Nord, juste au nord de la préfecture. Elle est bordée à l’ouest par le cours de la Deûle fleurie. La ville est fleurie (trois fleurs) et offre un parc des Dames de Saint-Maur à l’est, un jardin botanique au sud-est près du grand cimetière lillois de Saint-Maurice. L’hôtel de la communauté urbaine lilloise est à la pointe sud-est, proche de la gare Euralille avec le jardin des Géants, les grands immeubles modernes d’habitation du quartier du Romarin et le quartier de bureaux Euralliance.

L’ancien quartier ouvrier et industriel de Berkem, au bord de la Deûle, a été vigoureusement réaménagé après la dernière guerre, tandis que le faisceau de circulation entre Lille et Roubaix-Tourcoing, desservi par le tramway le long de l’avenue de la République, a évolué vers l’habitat bourgeois. La ville a un collège public et un privé, deux lycées publics dont un professionnel, deux maisons de retraite dont une de 60 sal. (Saint-Maur), une gare.

Les principales entreprises de production sont la torréfaction Fichaux (140 sal.), la boulangerie Château Blanc (150 sal.) du groupe Holder et les bureaux et la logistique du groupe (80 sal.), une métallerie Descamps Ventilation (45 sal.), le matériel de levage MC (Métal Création, 45 sal.) et d’aéraulique MAD (30 sal.), les menuiseries SMCDN (45 sal.) et Dewailly (45 sal.).

Dans le secteur tertiaire ressortent les bureaux de la banque Accord du groupe Auchan (610 sal.), du crédit Finaref (Sofinco, 190 sal., groupe Pinault-Redoute), de la BNP (35 sal.), des assurances Descamps d’Haussy (ADH, 40 sal.) et Exper (30 sal.) ; gestion de logements Logis Métropole (85 sal.), informatique Sopra Group (530 sal.), ITS (45 sal. et Solucia (30 sal.); supermarchés Match (290 et 30 sal.) et Carrefour (100 sal.) ; négoces de boissons AB Inbev (280 sal.) et d’équipements pour automobiles Dhenin (45 sal.), maintenance informatique APX (40 sal.); maçonnerie Septentrionale de Construction (80 sal.); télécommunications SPIE (95 sal.); peinture Catteau (30 sal.); cabinet d’architectes Atlante (40 sal.), ingénierie AD Tech (30 sal.); publicité Circular (90 sal.); intérim Adecco (370 sal.).

La Madeleine n’avait encore que 800 hab. en 1831 et a crû surtout dans la seconde moitié du 19e s., atteignant 6 300 hab. en 1872, 12 400 en 1901 ; la population est montée à 23 400 hab. en 1962 puis a baissé jusqu’à 21 000 en 1975, avant de se stabiliser. La municipalité a une majorité de droite ; elle est dirigée par Sébastien Leprêtre (UMP).


Marquette-lez-Lille

9 900 hab. (Marquettois), 486 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-Ouest, 5 km au nord de la préfecture au confluent de la Deûle et de la Marque, dont elle tire son nom. Elle conserve quelques restes d’une abbaye cistercienne de 1226, avec un hospice pour les pauvres, que rappellent le quartier de l’Abbaye et le pont de l’Abbaye sur la Deûle au sud. Elle est traversée au nord par la rocade nord-ouest de Lille (N 352) et dispose d’une zone industrielle à l’ouest sur la rive gauche de la Deûle. Un tramway touristique circule en saison. La ville a un collège public et une maison de retraite. Le maire est Jean Delebarre, divers droite.

Ses anciennes industries de poids, comme les wagons Decauville, les tracteurs Massey-Ferguson et la chimie Kuhlmann, ont laissé des friches industrielles qui ne sont pas encore entièrement résorbées. De ses minoteries ont hérité le groupe Lesaffre (75 sal. sur place), qui a fermé une malterie en 2006, et la boulangerie Delifrance (100 sal.). Marquette a un Intermarché (45 sal.) et un Simply (30 sal.), un magasin d’articles ménagers KBane (45 sal.), des négoces de sanitaires Argos (45 sal.) et de fournitures CTA (30 sal.); vente à distance Domoti (190 sal.), informatique Safig (100 sal.), services funèbres OGF (30 sal.); canalisations Axeo (30 sal.), recyclage de métaux Cibie (30 sal.) et de déchets Vanheede (30 sal.); entreposage Sadas (100 sal.). Le nom de la commune a été complété en 1962. Sa population a atteint 2 000 hab. en 1853, 5 000 en 1901, et a augmenté jusqu’en 1999 où elle a atteint 10 900 hab. ; les estimations pour 2010 lui en attribuent un millier de moins.


Mons-en-Barœul

22 000 hab. (Monsois) dont 210 à part, 288 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-NE, 3 km ENE de la préfecture. Son territoire se tient entre le faisceau de la voie rapide (N 356) et de la voie ferrée de Lille à Roubaix à l’ouest, et la D 48 à l’est; il inclut au nord-est le fort de Mons (1880), affecté à des activités artistiques et ludiques (Maison Folie du Fort) dont un théâtre de plein air. Vers l’ouest, il partage avec Lille la zone d’activité n°4. La ville, surtout résidentielle, bénéficie de trois stations de la ligne 2 du métro de Lille; elle a deux collèges publics et un privé. Le principal établissement est la brasserie Heineken (275 sal., ex-Pelforth) au nord, en bordure de la zone d’activités de la Pilaterie. Mons a aussi une chaudronnerie Mercier (40 sal.), une imprimerie Monsoise (55 sal.), une fabrique de vêtements Promod (30 sal.).

Dans le tertiaire dominent les bureaux des assurances Arial (AG2R-la Mondiale, 750 sal.), issues d’initiatives mutualistes d’industriels du Nord; magasin Intermarché (45 sal.), négoces d’électroménager Alliance Optique (55 sal.) et de matériel électrique Rexel (30 sal.), location de matériel médical Elia (30 sal.), restaurations collectives Api (300 sal.) et Régionale de Restauration (45 sal.), nettoyages Net et Clair (TEP, 420 sal.), Net Service (60 sal.), Stop Graf (35 sal.), Altalis (35 sal.) et techni Clean (30 sal.).

La commune n’avait encore que 1 000 hab. vers 1850 puis est montée à 4 200 en 1901, 9 100 en 1954 et sa population a fait un bond jusqu’à 28 100 hab. en 1975 ; elle diminue depuis et a perdu 1 100 hab. de 1999 à 2010. La «zone urbaine sensible» du Nouveau Mons s’étend en plein centre de la commune, sur 85 ha, et contient plus de la moitié de la population communale (12 800 hab.). Le maire est Rudy Elegeest, apparenté socialiste, également conseiller régional.


Ronchin

18 300 hab. (Ronchinois ou Bruants) dont 130 à part, 542 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-SE, juste au sud-est de Lille, dont elle est limitrophe. Le gentilé vient du bruant, nom local du hanneton, associé aux ronces qui sont réputées être à l’origine du nom de la ville. Une cité-jardin est au centre de la commune, réunissant dans les années 1950 et 1960 le Grand et le Petit Ronchin qui étaient restés séparés.

Le finage contient aussi le quartier plus récent du Champ du Cerf et le parc de la Lorelei, une gare, deux voies ferrées plus la LGV, plus l’autoroute A 1 qui traverse à l’est, avec un grand échangeur. Le territoire communal déborde largement l’autoroute vers l’est en direction de Villeneuve-d’Ascq dans une section où ont pris place une zone d’activités, un golf, des installations sportives et un centre hippique régional. La Faculté de sports (Staps) de l’université de Lille-II est au nord de la ville, ainsi que l’Institut de réhabilitation de la parole et de l’audition (280 places). Ronchin a également deux collèges publics.

Elle vient de recevoir (2011) le siège et la logistique du groupe Adeo (680 sal.), filiale de Mulliez pour les magasins de matériaux, outils et bricolage du groupe (Leroy-Merlin Weldom, Bricoman, Kbane, etc.), transférés de Lezennes. Elle est le site de la fabrique d’équipements de levage ECL (Électrification Charpente Levage, 450 sal.) qui appartient au groupe Rio Tinto, et y ajoute le matériel électrique Siemens (140 sal.), les ateliers de matériel agricole Guillebert (85 sal.) et de mécanique Semeca (55 sal.), l’imprimerie Caractères (30 sal.); un supermarché Match (65 sal.), vente à distance Selectronic (30 sal.); ingénierie Galtier (30 sal.); installations électriques Ineo (35 sal.), nettoyage Isor (230 sal.); ambulances Star (90 sal.). Ronchin avait 1 600 hab. en 1850, 5 600 en 1911, 11 500 en 1962 ; sa population n’augmente que peu depuis 1982 (+130 hab. de 1999 à 2010). Le maire est Alain Rabary, socialiste.


Saint-André-lez-Lille

11 500 hab. (Andrésiens) dont 140 à part, 316 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-Ouest, 4 km au nord-ouest de la préfecture et limitrophe de Lille. Son territoire est à l’ouest de la Deûle, entre ceux de Lambersart et de Marquette-lez-Lille. La ville est fleurie (trois fleurs) et offre les parcs de Ratintout et de la Cessoie, une école de musique au château Vandame dans le parc municipal, le quartier de Port-Royal à l’extrême sud sur la Deûle. Elle reçoit une gare de triage au nord-est et dispose d’un collège public et un collège privé, un lycée professionnel public, un grand centre de soins (Ulysse Trélat) en centre-ville, une maison de retraite.

a principale usine est celle des viandes et conserves Jean Caby (420 sal.), qui appartient au groupe états-unien Smithfield depuis 2004 ; les autres sont les sous-vêtements Lemahieu (110 sal.), l’imprimerie Dourdin (90 sal.), la menuiserie Charpentes et Couverure du Nord (35 sal.), l’ennoblissement textile Domotex (25 sal.) ; fourniture de chaleur Dalkia (500 sal., groupe Veolia) et ingénierie Dalkia (45 sal.), réseaux et canalisations Claisse (100 sal.); négoce d’habillement Berthier (30 sal.); transports Abeille Rush (45 sal.). La commune est passée à 1 000 hab. en 1856, 3 500 en 1901, 7 600 en 1954 et a culminé à 12 400 en 1975 ; sa population a diminué ensuite puis s’est stabilisée en 1990 vers 10 100 hab. Elle aurait gagné 1 300 hab. de 1999 à 2010. Le maire est Olivier Henno, UDI, également conseiller général.


Wambrechies

9 900 hab. (Wambrecitains) dont 100 à part, 1 547 ha, commune du département du Nord dans le canton de Lille-Ouest, 7 km NNO de la préfecture. La ville se tient de part et d’autre du canal de la Deûle, au-delà de la voie rapide D 710 qui la sépare de Marquette-lès-Lille. L’ancien fort du Vert Galant est au nord-ouest, celui de la Redoute à l’est; le territoire communal contient une partie de l’aérodrome de Lille-Marcq-en-Barœul à l’est. Le grand château de Robertsart (19e s.) est en centre-ville, sur un ancien site du 13e s. et renaissance, avec un parc et un musée de la poupée et du jouet ancien. La commune offre aussi un parc floral et les jardins de la Ferme, un port de plaisance, un espace Gutenberg sur l’imprimerie, un tramway touristique vers Marquette; maison de retraite. Wambrechies a un établissement des éditions Bayard (70 sal.) et un atelier associé de prépresse Chroma (30 sal.), des atelier sde matériel de levage Fenwick (65 sal.) et de menuiserie Optispace (portes et placards, 60 sal.). Dans le commerce, magasin de fleurs Les Jardins de la France (50 sal.), négoces de produits pharmaceutiques Phoenix (45 sal.) et Symmetry Polyvac (40 sal.), d’articles médicaux Eolien (35 sal.), d’articles ménagers Tertosyl (30 sal.); vente par automates LAD (35 sal.); publicité Mediapost (250 sal.).

Dans les services et le bâtiment, installations thermiques ETDE (90 sal.), ascenseurs Schindler (100 sal.), travaux publics Sade (150 sal.), Nord Signalisation (50 sal.), location de matériel de travaux publics Sofranel (50 sal.), entreposage Sadas (460 sal.), transports Lampe (45 sal.); nettoyage Gom (550 sal.), nettoyage urbain Veolia (35 sal.); locations et livraisons à domicile Ipsante (35 sal.). Une distillerie de genièvre (Claeyssens) maintient une tradition de la commune. Wambrechies avait 3 000 hab. au début du 19e s., 4 600 hab. un siècle après, et a poursuivi sa croissance ; elle a gagné 1 300 hab. entre 1999 et 2010.