Cantons de Valenciennes

Valenciennes

44 400 hab. (Valenciennois) dont 960 à part, 1 384 ha, sous-préfecture du département du Nord, 58 km au sud-est de la préfecture sur l’Escaut au confluent de la Rhônelle. Le centre, qui fut largement détruit en 1940, se tient à l’intérieur d’une ellipse de boulevards sur la rive droite de l’Escaut, avec en son sein l’hôtel de ville de 1867, la tour de la Dodenne du 14e s., une église du 13e s. et quelques belles demeures anciennes (Maison espagnole, maison du Prévôt). Le grand musée des Beaux-arts est un peu à l’est sur le boulevard, le grand parc de la Rhônelle au sud-est de l’autre côté du boulevard. Caserne, hôpital, gendarmerie ont pris place au nord, à l’intérieur de la ceinture, tandis que le théâtre et le siège de l’université sont de l’autre côté du boulevard, également au nord.

La ville est divisée en six quartiers, trois de chaque côté de l’Escaut. Le plus occidental, Chasse Royale, Saint-Waast, Dutemple, récent et d’habitat social aux quatre cinquièmes, a 8 200 hab. sur 51 ha et accueille un échangeur de l’A 23; il est classé en «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» avec le coron des Cent-Vingt d’Anzin, sous le nom de zone intercommunale d’Anzin-Valenciennes (120 ha et 6 700 hab.), et fait partie de la zone franche urbaine du Val d’Escaut. Son voisin au sud (faubourgs Sainte-Catherine et de Paris, le Vignoble), réunit 5 000 hab. sur 36 ha (hors du grand plan d’eau du Vignoble). Le quartier Cheminots-Acacias-faubourg de Lille est au nord du précédent, également en bordure de l’Escaut mais en aval.

En face, le Centre, Neuf-Bourg-Quesnoy-Delsaux, Musée-Canonniers, Gare accueille 9 300 hab. sur 36 ha. Au nord-est, le très vaste quartier Rôleur, Saint-Michel-les Tertiales groupe 5 900 hab. sur 335 ha et contient de larges emprises ferroviaires avec la gare de triage et la centrale électrique, plus un cimetière britannique, des installations de sports et des villas. La Briquette, faubourg de Cambrai est au sud-est et rassemble 5 800 hab. sur 97 ha; il a reçu le complexe de salles de cinéma Gaumont, la patinoire et une cité-jardin.

Valenciennes a été un centre d’extraction houillère, doté d’une quinzaine de fosses dont les deux plus actives étaient dans le quartier de Saint-Waast, mais fermées avant la fin du 19e s. La ville, où sont nés Froissart, Watteaux et Carpeaux, a un musée des Beaux-Arts, une école nationale de musique et d’arts dramatiques, l’espace culturel du château Désandrouin, une scène nationale (le Phénix) et un Festival international du film d’action et d’aventures; elle soutient de nombreux clubs de sports dont VAFC en football (Ligue 1), successeur en 1996 de l’USVA (Union sportive Valenciennes-Anzin). La ville est dotée de quatre collèges publics et deux privés, cinq lycées publics dont deux professionnels, trois lycées privés dont deux professionnels.

L’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis a commencé comme antenne de celle de Lille en 1964 puis est devenue indépendante en 1979; elle affiche 10 300 étudiants en comprenant les autres sites de Cambrai et Maubeuge, et s’étend surtout sur le site du Mont Houy à Aulnoy-lez-Valenciennes dans un campus de 45 ha où sont réunis lettres, droit et économie, sciences, un IUT et où se développe un technopole en cours, qui comprend aussi l’Institut polytechnique du Hainaut-Cambrésis en partenariat avec l’École des Mines de Douai, l’Ensiame (École nationale supérieure d’ingénieurs en informatique, automatique, mécanique, énergétique et électronique), l’Ente (École nationale des techniciens de l’Équipement).

La ville s’est donné une forte orientation vers les nouvelles technologies avec une télévision locale, des studios, des rencontres, un «Anneau citoyen Valenciennois» et deux écoles Supinfocom (image de synthèse) et Supinfogame (conception et production de jeux vidéo). Elle accueille aussi l’Agence ferroviaire européenne (2004) et dispose d’un tramway depuis 2006, qui va de l’université à Denain (27 km) et offre neuf stations dans la traversée de la commune, dont une à l’hôtel de ville. Son centre hospitalier dispose de 1 800 lits dont 900 médicaux, auxquels s’ajoutent ceux des polycliniques Vauban (240 sal., 150 lits) et Tessier (140 lits) et de deux autres cliniques, deux instituts médico-éducatifs (65 et 55 places), des maisons de retraite. Valenciennes est également dotée d’un tribunal de grande instance et d’une prison ouverte en 1964 (220 places).

Les plus grandes usines de l’agglomération sont dans les communes voisines. La commune de Valenciennes accueille néanmoins le minotier Soufflet Alimentaire (200 sal.), la mécanique Team (140 sal.), la métallerie Obled Sacsum (70 sal.), les prouits réfractaires Magnesia (60 sal.) et les Ateliers mécaniques de l’Escaut (55 sal.), l’imprimerie-cartonnages CPC (75 sal.). La plupart des lieux d’emplois relèvent cependant du secteur tertiaire : Caisse d’Épargne (160 sal.), BNP (80 sal.) ingénieries Seca (40 sal.), LM (40 sal.), ATMI (40 sal.); gestion KPMG (65 sal.), contrôles Apave (65 sal.), comptabilité B2S (40 sal.), gestion de logements SA du Hainaut (250 sal.) et Val Haunaut Habitat (150 sal.). La ville est également le lieu de naissance et le siège du groupe de services industriels Hiolle Industrie, qui traite diverses sortes de déchets et d’épaves, et a une vingtaine de filiales et 800 salariés en tout.

Valenciennes a un hypermarché Auchan (280 sal.), des magasins Match (65 sal.), Metro (55 sal.), Fnac (50 sal.), Carrefour (30 sal.), Simply (30 sal.) ; restauration collective Dupont (85 sal.), Grand Hôtel (50 sal.), installations électriques Team (140 sal.) et Wibell (80 sal.); transport d’électricité RTE (90 sal.), centre d’appels Arista (120 sal.); services funéraires OGF (60 sal.); transports urbains Veolia (Transvilles, 150 sal.) et autocars Cars Valenciennois (50 sal.). La SNCF (1 180 sal.), EDF-ERDF (350 sal.) et France Télécom-Orange (470 sal.) sont de gros employeurs locaux. S’y ajoutent un large ensemble d’intérims Adecco (410 et 180 sal.), Randstad (360 sal.), Solutions (180 sal.), Start People (160 sal.), Triangle Flandres (160 sal.), Manpower (150 sal.), Supplay (110 sal.), DLSI (90 sal.), Nework’s (60 sal.), Temis (55 sal.), Acrex (40 sal.), les nettoyages GSF (300 sal.), Derichebourg (110 sal.) Clean Office (50 sal.), le gardiennage SMP (105 sal.), les grands garages.

Valenciennes avait 20 000 hab. au début du 19e s., 30 000 à la fin; sa population a culminé à 46 600 hab. en 1968 puis diminué jusqu’à 38 400 en 1990; elle augmente à nouveau et a gagné 2 000 hab. de 1999 à 2010. De longue tradition, la municipalité est à droite; au long règne (1947-1986) de Pierre Carous (RPR) a succédé Jean-Louis Borloo (1989-2001) qui a laissé sa place à son adjoint Dominique Riquet (UMP) lorsqu’il est devenu ministre. La communauté d’agglomération Valenciennes-Métropole réunit 35 communes et 191 300 hab. L’Insee met l’«unité urbaine» de Valenciennes à 367 000 hab. (partie française). L’arrondissement a 349 600 hab., 9 cantons, 82 communes, 63 480 ha.

Les trois cantons groupent 132 100 hab., 30 communes, 21 478 ha dont 897 de bois. Ils comprennent pour l’Est Marly, Onnaing, Quiévrechain, Quarouble et Saultain, pour le Nord Wallers et Petite-Forêt, pour le Sud Aulnoy-lez-Valenciennes, Trith-Saint-Léger, Hérin, Maing, La Sentinelle, Thiant, Haulchin, Famars, Prouvy. Bellaing (1 200 hab., 342 ha), 8 km à l’ouest de Valenciennes, accueille un hypermarché Leclerc (160 sal.) et une métallerie TEMI (35 sal.). La commune avait 400 hab. vers 1900, 810 en 1954 et a culminé à 1 600 hab. en 1982 avant de perdre quelques dizaines d’habitants, dont 110 de 1999 à 2010.

Deux autres petites communes sont au nord-ouest de Valenciennes et dans le Parc régional Scarpe-Escaut. Aubry-du-Hainaut (1 500 Aubrysiens, 432 ha) est à 6 km ONO de Valenciennes, dans le canton de Valenciennes-Nord comme Bellaing; elle s’orne d’un château renaissance (1526) avec parc et a un musée d’histoire locale. Elle se nommait Aubry simplement avant 1966; sa population croît depuis la dernière guerre (970 hab. en 1954). Oisy (570 Oisillons, 257 ha) à 7 km à l’ouest de la ville, dans le canton de Valenciennes-Sud, croît lentement; elle a gagné 90 hab. de 1999 à 2010.

Vers l’est dans le canton de Valenciennes-Est, Rombies-et-Marchipont (770 Rombinois, 481 ha), issue d’une fusion de 1806, est une petite commune frontalière à 10 km à l’est de la ville, bordée à l’est par le cours de l’Aunelle; le moulin de la Vallée sur l’Aunelle (18e s. en briques) fut connu par les tristes exploits des «chauffeurs du Hainaut» ou «bande à Moneuse» dans les années 1790; sa population s’est accrue de 190 hab. entre 1999 et 2010 (presque un tiers).

Sebourg (1 900 Sebourgeois, 1 423 ha) est en amont, à 10 km ESE de Valenciennes. Son finage chevauche l’Aunelle et réunit plusieurs hameaux; il est borné à l’est par la frontière. Sebourg est un «village de charme» avec un château refait au 19e s. avec parc, une église classée, la maison Verley dessinée par Szekely en 1971 en formes arrondies qui lui ont valu le surnom de maison-plante, bouteille ou fleur… La commune a un collège privé, une minoterie (Morage) et une association de «pressophiles» qui tient des rassemblements biennaux et qui dispose d’une ample collection de fers à repasser. Montée à 1 800 hab. en 1881, Sebourg n’en avait plus que 1 300 en 1954; sa population a crû après 1970 (+60 hab. de 1999 à 2007).

Estreux (980 Estreusiens, 530 ha) est à 5 km à l’est de Valenciennes et son nom évoque l’ancienne chaussée romaine de Bavay à Tournai; le nombre de ses habitants croît depuis les 520 hab. de 1954. Curgies (1 100 Curgissiens, 608 ha) est un village-rue à 7 km ESE de Valenciennes, sur la route de Maubeuge (ex-N 49) doublée par la voie rapide, avec un échangeur dans la commune. Elle conserve l’ancien fort Rochambeau de 1881, des restes d’un château de brique des 18e-19e s. avec ferme; mécanique Lainé-Thiébaut (30 sal.). Sa population est très stable depuis trois demi-siècles.

Préseau (1 900 Présellois, 634 ha) est la commune la plus méridionale du canton, à 7 km au SE du chef-lieu et en bordure du parc régional de l’Avesnois. Son village est bien groupé; la commune a quelques restes castraux, des fermes à pigeonniers. Sa population a atteint 2 000 hab. en 1875, est peu à peu descendue à 1 600 hab. en 1968 et a repris un peu ensuite.

Dans le canton Sud, Artres (1 050 Artrésiens, 655 ha) est dans la vallée de la Rhonelle à 9 km SSE de Valenciennes et sa population est plutôt stable. Elle a une gare et un atelier de mécanique Dury (35 sal.), et s’orne des parcs des châteaux Minel et Boêtes, ce dernier abritant un foyer de vie pour déficients visuels; ancienne sucrerie. Quérénaing (960 Quérénaingeois, 432 ha) est à 9 km au sud du chef-lieu sur la route du Cateau-Cambrésis; elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2010. Monchaux-sur-Écaillon (560 Moncalciens, 455 ha) est à 11 km du chef-lieu au bord de l’Écaillon et a précisé son nom en 1962. Verchain-Maugré (920 Verchinois, 962 ha), à 13 km au SSO de Valenciennes, est également dans la vallée de l’Écaillon. Ces communes ont des populations qui changent peu depuis un siècle, mais étaient un peu plus étoffées au 19e s.

Rouvignies (660 Rouvigniésiens, 323 ha) est dans une position différente. C’est une commune peu étendue à 8 km au sud-ouest de Valenciennes sur la N 30, entre Prouvy et Denain. Elle avait 520 hab. en 1962, 590 en 1990. Elle contribue au parc d’activités Valpark en bordure de l’aérodrome de Valenciennes, où a pris place notamment l’usine SKF Aeroengines (660 sal.), spécialisée dans les roulements à billes pour moteurs d’avions ; fabriques de clôtures métalliques Place (75 sal.) et d’équipemenst aérauliques Frigory (40 sal.), métallerie Mapi (40 sal.), ingénieries Assystem (200 sal.) et RGI (35 sal.), Bureau Veritas (60 sal.) ; installations électriques SPIE (50 sal.), production de chaleur Cofely (Suez, 55 sal.), finitions de bâtiment Dekerpel (30 sal.) ; négoce interentreprises Martin Sellier (70 sal.), transports Geodis-Calberson (90 sal.), Safen (50 sal.), Delquignies (35 sal.), Exapaq (35 sal.); nettoyage urbain Sita Nord (65 sal.); Novotel (30 sal.).


Aulnoy-lez-Valenciennes

7 400 hab. (Aulnésiens), 612 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, juste au sud du chef-lieu et de l’A 2. Son territoire est traversé par la Rhonelle, qui s’y encaisse avant son confluent avec l’Escaut. Elle est une banlieue résidentielle de Valenciennes, équipée d’un collège public et d’un centre commercial avec un hypermarché Carrefour (330 sal.), des magasins Brico Dépôt (60 sal.) et Decathlon (55 sal.); négoce pharmaceutique Facon (30 sal.), transports par autocars Finand (45 sal.), nettoyage Proimpec (220 sal.); un cimetière militaire anglais. Sa géante évoque Louise d’Épinay, qui fut l’un des grands auteurs du 18e s. (1726-1783), intime de Grimm et en conflit avec Rousseau, et qui est née à Valenciennes; le géant Baloute le Coulonneux est venu plus tard.

L’Université de Valenciennes est installée au mont Houy, au sud-ouest de la commune, et déborde sur Famars. Le tramway de Valenciennes propose trois stations dans la commune, dont celle du Campus Mont Houy. Le quartier de la zac (zone d’aménagement concerté) de l’Aérodrome, à l’ouest, qui groupe 3 300 hab. sur 57 ha, est classé en «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine». La commune a repris en 1976 son nom complet, qui avait été simplifié en Aulnoy à partir de 1801. Elle avait moins de 1 000 hab. au tout début du 19e s., 2 500 en 1900, et a connu une forte croissance de 1968 (3 600 hab.) à 1982 (8 600 hab.); mais elle perd des habitants depuis.


Famars

2 600 hab. (Sarrasins), 473 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 5 km au sud du chef-lieu sur le plateau qui domine à l’est la vallée encaissée de la Rhônelle. Elle est issue d’un site très anciennement occupé et nommé Fanum Martis par les Romains (temple de Mars); des restes d’aqueduc et de thermes romains y ont été découverts. Famars est au terminus du nouveau tramway de Valenciennes, dont les deux dernières stations, Morames Recherche et Université, signalent la présence des nouveaux locaux de l’université du Valenciennois, celle du Campus Mont Houy étant dans la commune d’Aulnoye-lez-Valenciennes; elle accueille le centre d’entraînement et les installations du club de sports de Valenciennes (VAFC, 100 sal.). La commune n’a atteint les 1 000 hab. qu’en 1967 et sa population poursuit sa croissance depuis ; mais, si elle a gagné près de 500 hab. au cours de la seule décennie 1990, elle s’est contentée d’une cinquantaine d’habitants supplémentaires entre 1999 et 2010.


Haulchin

2 400 hab. (Haulchinois), 515 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 9 km au SO du chef-lieu sur la rive droite de l’Escaut. Son territoire contient les échangeurs de l’A 2 et de la N 30, une gare, un centre de loisirs. Une pyramide (classée), érigée en 1875, commmémore la bataille de Denain de 1712. Les principaux établissements sont dans le bâtiment, avec Eternit (fibrociments, 60 sal.), Euro-Cloisons (50 sal.), Escaut Construction (45 sal.), les maçonneries Delannay (30 sal.), Demathieu et Bard (30 sal.). La commune est passée de 500 hab. en 1836 à 1 300 en 1900, est restée à peu près à ce niveau dans la première moitié du 20e s., puis est montée à 2 950 hab. en 1975 avant de se mettre à perdre des habitants (-200 hab. de 1999 à 2010).


Hérin

3 900 hab. (Hérinois), 448 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 5 km à l’ouest du chef-lieu. Elle fut un site d’extraction de la houille, avec trois puits de la compagnie d’Anzin descendant jusqu’à 809 m et actifs entre 1854 pour le premier et 1955 pour le dernier; terril (n°159), anciennes brasseries, nouveau tramway de Valenciennes-Denain. La commune est dans le parc régional Scarpe-Escaut. Elle avait 1 000 hab. vers 1850, 2 500 en 1900 et a crû jusqu’en 1990.


Maing

4 000 hab. (Maingeois), 1 188 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 7 km au SSO du chef-lieu au bord de la vallée de l’Escaut, dont le canal borde la commune au nord. Elle a une gare et une station d’interconnexion électrique, une maison de retraite (45 sal.), un cimetière britannique; donjon et tour du Castel des Prés (14e s.), quelques restes d’une abbaye cistercienne de Fontenelle. Le nom, qui fut jadis Mahen, évoque un lieu de prés humides. La population communale a crû durant tout le 19e s. (2 900 hab. en 1906), s’est stabilisée ensuite à ce niveau jusqu’en 1954, puis a crû à nouveau jusqu’en 1975, où elle a atteint 4 500 hab. avant de se réduire quelque peu; elle a toutefois regagné une centaine d’habitants de 1999 à 2010.


Marly

12 000 hab. (Marlisiens), 1 080 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Est, juste à l’ESE du chef-lieu. L’autoroute A 2 y a un échangeur. La commune a eu 1 000 hab. en 1831, 2 000 en 1884 et 3 500 en 1911; sa croissance a été très forte entre 1954 (5 800 hab.) et 1975 où elle a culminé à 15 400 hab. (sdc) avant de redescendre.

La ville a un collège et un lycée professionnel publics, un centre de formation d’apprentis du bâtiment (1 000 apprentis), un centre d’aide par le travail, une maison de retraite. Elle offre aussi un terrain de golf depuis 1911, et le moulin Souverain du 13e s., restauré, qui abrite un atelier de peinture. L’ensemble de la Briquette et du Faubourg de Cambrai forme une «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de 36 ha et 2 700 hab. Le maire est Fabien Thiémé, communiste, élu en 2008 après une dizaine d’années de municipalité de droite.

L’industrie proprement dite y est limitée aux ateliers de bicyclettes Quantum, qui fournissent la grande distribution mais qui sont réduits de 140 à 70 sal. en 2008, et de 120 000 à 70 000 cycles par an, aux métalleries Concept Alu (65 sal.), DCX Chrome (55 sal.), Fonderies de Marly (55 sal., affectée en septembre 2008 par un incendie), Record (portes automatiques, 40 sal.) et Quinet (30 sal.); plastiques Odice (35 sal.), produits réfractaires Refracol Dupont (45 sal.), briqueterie Chimot (25 sal.). Le secteur para-industriel est bien représenté : ingénieries PPG (200 sal.) et DI (130 sal.), installations électriques Electro Team (50 sal.) et SVEE (30 sal.), installations thermiques Gaz Service (130 sal.) et Technigaz Valengreen (35 sal.).

La principale entreprise est celle des fournitures et organisation de bureau Lyreco (670 et 190 sal.), groupe fondé en 1926 par la famille Gaspard. S’y ajoutent le négoce de produits chimiques PPG (110 sal.) et les nettoyages Onet (230 sal.) Elior (Sin&Stes, 110 sal.), Samsic (65 sal.), les constructions Eiffage (85 sal.) et Eiffage-Rail (60 sal.), un Carrefour Market (25 sal.); intérim Manpower (175 sal.); transports TMF (40 sal.).


Onnaing

8 800 hab. (Onnaingeois), 1 297 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Est, 7 km au NE du chef-lieu. La ville est dans le couloir de circulation vers Mons, où passent la N 30 et une voie ferrée, et la commune est traversée par l’A 2, qui y a deux échangeurs. Au nord, elle touche aux marais boisés de rive droite de l’Escaut, où subsiste un terril. Elle a un collège public. La commune avait déjà plus de 3 000 hab. en 1840, 5 000 en 1902 et a poursuivi sa croissance jusqu’en 1962 (10 000 hab.), mais sa population a diminué ensuite.

L’activité est largement dominée par l’usine d’automobiles Toyota (3 500 sal., plus de 1 000 véhicules par jour), ouverte au sud-est de la commune en 2001 et accompagnée par Toyota Tsusho (logistique, 100 sal.), les panneaux métalliques ACF (Arcelor Mittal, 110 sal.), les tableaux métalliques Vanerum (Polyvision, 70 sal.), les plastiques Simoldes (230 sal.), les pièces pour automobiles Ogura (55 sal., embrayages de climatiseurs), les emballages en bois Soflog-Telis (30 sal.). Elle accueille aussi une boulangerie Barilla (120 sal.), les transports Transfreight (130 sal.), Willi Betz ’120 sal.), FM Logistics (40 sal.) et Gefco (40 sal.); (Lacquemant, 30 sal.), négoce d’équipements d’automobiles Mcsyncro (35 sal.); travail temporaire Randstad (120 sal.).


Petite-Forêt

5 000 hab. (Franc-Forésiens), 455 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Nord, juste au nord-ouest du chef-lieu. traversée par l’A 23 (un échangeur). Elle est devenue une grande plate-forme industrielle de la banlieue de Valenciennes avec l’usine Alstom Transport (1 220 sal.), «centre d’excellence mondial» du groupe qui fabrique des trains à étages et rames de métro, et un centre d’essais ferroviaires ; menuiseries Victoire (40 sal.) et Flamant (30 sal.). Elle héberge également un grand hypermarché Auchan (680 sal.) et des magasins Brico-Dépôt (75 sal.), Boulanger (65 sal.), Decathlon (35 sal.), Darty (35 sal.), Kiabi (35 sal.) ; installations électriques SVEE Actemium (45 sal.), peinture et finitions Roth (60 sal.) et Décor Peinture (30 sal.), transports Lannutti (110 sal.) et Transfreight Automotive (50 sal.); formation d’adultes Ecole chez soi (30 sal.), restaurant Les Trois Brasseurs (35 sal.). Petite commune de 800 hab. au milieu du 19e s., elle a alors entamé une croissance durable, atteignant 2 700 hab. en 1954 et 5 300 en 1990 ; puis sa population a plafonné et a même perdu 270 hab. de 1999 à 2010.


Prouvy

2 300 hab. (Prouvysiens), 441 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 7 km au sud-ouest du chef-lieu sur la rive gauche de l’Escaut. Elle a une gare, une fabrique de médicaments Rottendorf (210 sal., groupe allemand), un atelier de métallerie Wave (50 sal.), malterie (Franco-Belge, 25 sal.), imprimerie Woelffle (30 sal.); ingénierie Amodiag (35 sal.),; négoce de machines-outils Valoutil (150 sal.), entrepôts du groupe textile ECCE (80 sal., ex-Bidermann), transports Soudant (40 sal.), Pedretti (35 sal.), DHL (35 sal.); installations électriques Hiolle (35 sal.), démolitions Revilis (50 sal.), nettoyage Saninord (35 sal.), traitement de déchets Saninord (50 sal.).

La population communale a augmenté lentement mais continûment jusqu’en 1999 mais a perdu 120 hab. de 1999 à 2010. Sur le plateau, la commune englobe une moitié de l’aérodrome de Valenciennes-Denain, dont l’aérogare. Cet aérodrome a trois pistes, de 1 710 m en bitume, 850 et 620 m en herbe, un aéroclub, et a vu passer en 2011 environ 2 400 passagers et 270 t de fret, et il est en forte progression depuis 2003 pour l’aviation d’affaires; il a enregsitré 22 000 mouvements aériens en 2011, dont 660 commereciaux et 2 800 voyages.


Quarouble

3 100 hab. (Quaroubains), 1 227 ha dont 209 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Est, 8 km ENE du chef-lieu sur la route de Mons (N 30), entre Onnaing et Quiévrechain. Le nom, issu de quadruvium, désigne un ancien carrefour. La commune s’étire du sud au nord, où elle est traversée par l’A 2. Elle est incluse dans le périmètre du parc régional Scarpe-Escaut; Intermarché (35 sal.). Quarouble avait 2 000 hab. en 1836 et sa population a lentement augmenté jusqu’en 1975 (3 400 hab.); elle diminue depuis et a perdu 210 hab. entre 1999 et 2010.


Quiévrechain

6 000 hab. (Quiévrechinois), 471 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Est, 11 km ENE du chef-lieu. La ville est sur la N 30 vers Mons, à la frontière belge que longe l’Aunelle et qui la sépare de Quiévrain ; parc de l’Aunelle. La commune est la plus orientale du parc régional Scarpe-Escaut. Un puits de mine, le n°2 de la Compagnie de Crespin, ouvert en 1925 au terme de difficiles travaux commencés en 1902, a été exploité jusqu’en 1950 et laisse un terril de 118 m. Le quartier de Blanc-Misseron, sur la route, a reçu jadis des industries ; une zone industrielle y est en voie de réaménagement avec Crespin. La «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» du Blanc-Misseron s’étend sur 87 ha et réunit plus de la moitié des habitants de la ville (3 700 hab.). Celle-ci accueille les métalleries TER (75 sal.) et Spefinox (35 sal.) et des supermarchés Carrefour (50 sal.) et Match (35 sal.). Elle dispose d’un collège public, un centre d’aide par le travail, une prison pour mineurs de 60 places ouverte en 2008. La commune n’a atteint le millier d’habitants qu’en 1865, et a crû ensuite jusqu’en 1975 (7 300 hab.). Sa population décroît depuis et a perdu 100 hab. de 1999 à 2010.


Saultain

2 100 hab. (Saultinois), 645 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Est, 4 km ESE du chef-lieu. Cette banlieue a reçu plusieurs entreprises de l’agglomération. La principale est la fabrique de peintures et encres PPG (140 sal., états-unien de Pittsburgh), qui avait plus de 500 salariés en 2005; emballages plastiques RKW Rémy (100 sal., groupe allemand), négoce de miroiterie SVF (65 sal.), installations thermiques Desbarbieux (45 sal.). La commune, dont la population croissait depuis deux siècles (600 hab. dans les années 1820, 1 200 hab. vers 1900) a pour la première fois perdu quelques habitants après 1999.


Sentinelle (La)

3 400 hab. (Sentinellois), 389 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, juste à l’ouest du chef-lieu sur la rive gauche de l’Escaut, où s’étale le lac du Vignoble, avec base de loisirs. Elle a été un site minier de la Compagnie des mines d’Anzin dont elle avait reçu les deux fosses Dutemple de 1764, l’une fermée en 1911 et l’autre en 1940 après avoir livré 6,9 Mt de charbon, ainsi que la fosse Davy (1843-1942) et plusieurs autres de moindre notoriété.

Elle accueille les métalleries Cochez (70 sal.) et Saint-Christophe (35 sal.), des magasins Leroy-Merlin (180 sal.) et Conforama (65 sal.), But (30 sal.); constructions Eiffage (75 sal.) et Pagani (30 sal.); nettoyages Clinitex (200 sal.), Agenor (100 sal.), publicité Adrexo (200 sal.); transports Geodis-Calberson (140 sal.) et TMF (55 sal.). Le groupe Vinci y transfère de Valenciennes un centre routier d’une capacité de 350 camions sur 78 ha en bordure de l’aérodrome. La commune a été créée en 1875 à partir de Trith-Saint-Léger, avec 2 700 hab. ; elle a crû jusqu’à 3 700 hab. en 1982 mais baisse lentement depuis.


Thiant

2 600 hab. (Thiantais), 839 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 9 km au SO du chef-lieu dans la plaine de l’Écaillon à son confluent avec l’Escaut. Elle a un collège public, deux fabriques d’écrous et pièces pour automobiles Lisi Automotive (110 sal.) et de panneaux alvéolaires Nidaplast Honeycomb (100 sal.); transports SNM (40 sal.), ambulances Mistral (35 sal.); restauration collective API (200 sal.). La population communale a progressé durant trois demi-siècles, passant par 1 000 hab. vers 1850, 1 900 en 1900, et culminant à 2 900 hab. en 1968 ; elle s’est ensuite un peu tassée, puis stabilisée.


Trith-Saint-Léger

6 500 hab. (Trithois), 687 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 5 km au SO du chef-lieu sur la rive gauche de l’Escaut. Trith, issu de trajectus, évoque le passage d’un cours d’eau, comme dans Utrecht; Saint-Léger était à l’origine une paroisse distincte, sur le talus du plateau un peu au nord de Trith. La commune a perdu en 1875 le territoire de La Sentinelle, devenue indépendante avec 2 600 hab. Trith a néanmoins poursuivi une croissance engagée depuis le début du 19e s., et qui l’a portée à 7 600 hab. en 1968; puis sa population est retombée à 6 000 hab. en 1982 et a oscillé ensuite, gagnant 240 hab. de 1999 à 2016.

Le finage s’étend au nord sur le plateau, où sont un gros échangeur A 2-N 30, une zone d’aménagement concerté et l’aérodrome de Valenciennes-Denain, partagé avec Prouvy. Il possède aussi une extension sur la rive droite de l’Escaut dans le quartier du Poirier qui jouxte Valenciennes. La ville a deux gares, dont une au Poirier, un collège public et un lycée professionnel public et abrite un ensemble industriel: Peugeot-Citroën UMV (Usine Mécanique de Valenciennes, 2 220 sal.) fabrique des boîtes de vitesses; l’aciérie électrique LME Trith (Laminés Marchands Européens, 410 sal.), du groupe italien Beltrame, fait du laminage à froid; Valdunes, jadis à Usinor et passée à l’états-unien Freedom Forge comme l’usine dunkerquoise de Leffrinckoucke, fabrique des essieux et roues forgées pour les voies ferrées (290 sal.); menuiserie Petit (30 sal.), installations électriques Satelec (40 sal.), travaux publics Colas (120 sal.), transports Gefco (100 sal.), autocars Place (35 sal.).


Wallers

5 600 hab. (Wallersois), 2 089 ha dont 476 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Nord, 10 km ONO du chef-lieu. L’habitat forme deux gros noyaux, Wallers proprement dit et l’ensemble de cités minières d’Arenberg à l’est. La commune a une part de la forêt de Saint-Amand et de la mare à Goriaux, elle-même sur un site d’affaissement minier. La fosse d’Arenberg, ouverte en 1899 par la compagnie d’Anzin, avait été rénovée en 1954 mais a cessé son activité en 1989. Le film Germinal y a été tourné en bonne partie et le site minier d’Arenberg a été restauré, conservant des chevalements et des hangars, avec une salle de musée. La ville a un collège public et un atelier de confection (Satel, 55 sal.). Wallers est le siège de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut, qui rassemble 39 communes et 148 000 hab. autour de Denain et Saint-Amand-les-Eaux. Sa population a progressé au 19e s. (2 700 hab. en 1821, 5 300 en 1911) et a culminé à 7 600 hab. en 1962 avant de décliner (-40 hab. de 1999 à 2004).