Canton de Cambrin

Cambrin

990 hab. (Cambrinois), 177 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l’arrondissement de Béthune, 8 km à l’est de la ville. Le village a une ancienne brasserie coopérative et une maison de retraite. Un marais protégé de 22 ha, avec étangs, est partagé avec le nord d’Annequin et l’ouest de Cuinchy, et ses eaux ont servi naguère au refroidissement de la centrale thermique de Violaines. La population de Cambrin était de 400 hab. vers 1880; elle croît lentement mais continûment depuis.

Le canton a 20 000 hab., 8 communes, 5 288 ha; il a une forme très étirée du nord au sud et plutôt contournée, en raison du détachement du canton de Douvrin en 1991. Ses villages ont été détruits lors de la Première Guerre mondiale. La partie septentrionale est formée par la commune de Richebourg. À l’est et au sud, Auchy-les-Mines, Vermelles, Noyelles-lès-Vermelles et Annequin ont également plus de 2 000 hab.

Cuinchy (1 800 Cuinchynois, 415 ha) est juste à l’ouest de Cambrin et traversée par le canal de La Bassée et la N 41, et par la voie ferrée entre Béthune et Lille. Elle a une gare et une halte fluviale, une maison de retraite. Son finage entoure celui de Cambrin au nord et à l’est; le château à Diable est au nord. Cuinchy avait déjà plus de 1 500 hab. en 1911; la population a fortement fluctué ensuite, puis s’est à peu près stabilisée.

Festubert (1 340 Festubertins, 764 ha) est à 4 km au nord du chef-lieu, 7 km ENE de Béthune. Elle a un marais protégé avec la znieff (zone d’intérêt floristique et faunistique) des Fontaines, et des cimetières britanniques. La commune a eu plus de 1 500 hab. de 1830 à 1875, culminant à 1 630 hab.; puis elle s’est vivement dépeuplée, jusqu’à 670 hab. en 1975. Elle croît depuis, gagnant encore 200 hab. de 1999 à 2010.


Annequin

2 380 hab. (Annequinois), 399 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Cambrin, juste à l’ouest du chef-lieu sur la route de Béthune. Le finage s’étire du nord au sud, entre le canal Dunkerque-Escaut au nord et la N 43 de Béthune à Lens au sud; il touche au nord au marais de Cambrin. Annequin a participé à l’aventure minière: en 1892 et 1910 ont été ouvertes deux fosses (n°9 et n°12) de l’ancienne Compagnie de Béthune (ou de Grenay) d’où ont été extraites plus de 14 Mt de charbon jusqu’à la fermeture en 1963; restent un terril et une cité minière; blanchisserie RLD2 (groupe Dreyfus, 140 sal.), négoce d’appareils électriques Import Elec (30 sal.), maison de retraite. Annequin n’avait que 600 hab. durant la plus grande partie du 19e s., puis a atteint 1 900 hab. en 1911 grâce à l’extraction minière; elle est montée à 2 200 hab. en 1962, puis s’est tassée jusqu’à moins de 1 900 (1975) avant de reprendre une nouvelle croissance, qui se poursuit (+250 hab. depuis 1999.


Auchy-les-Mines

4 500 hab. (Alciaquois), 510 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Cambrin, 4 km à l’est du chef-lieu et 2 km au sud de La Bassée. Le finage atteint au nord la N 41 et le canal de la Bassée et frôle la gare de Violaines sur la ligne de Béthune à Lille. Vers le sud s’étend la cité Madagascar, héritage des Houillères. La fosse n°8 des Mines de Béthune (ou Grenay), en effet, a été fondée en 1893 et elle est restée en service jusqu’en 1961; son terril a été exploité pour la construction d’autoroutes. La commune accueille un hypermarché Carrefour (200 sal.) et un centre d’aide par le travail (Apase, 80 sal.). Elle s’est jadis nommée Auchy, puis Auchy-lez-la-Bassée, et a pris son nom actuel en 1926. De 1 000 hab. au début du 19e s., sa population est passée à 2 300 en 1900, 3 600 en 1954; elle a frôlé 4 000 hab. (sdc) en 1968, a perdu ensuite 330 hab. jusqu’en 1982, a entamé alors une nouvelle croissance, mais qui s’est arrêtée après 1999.


Richebourg

2 500 hab. (Richebourgeois), 1 731 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Cambrin, 8 km au nord du chef-lieu. L’habitat est dispersé dans la plaine parcourue de fossés, et le village principal s’étire le long de la route de Béthune à Arrmentières. La commune a rassemblé en 1971 les territoires de Richebourg-l’Avoue et Richebourg-Saint-Vaast. Le finage s’allonge ainsi vers le nord et sa limite orientale suit la route rectiligne de Lens à Estaires, ancienne voie romaine entre Lens et la mer du Nord. Les hameaux du Bout-Delville et de Croix Barbet sont au nord.

La commune a un Mémorial indien avec jardin et cimetière, un cimetière portugais avec jardin, un cimetière britannique; travaux publics STDN (45 sal.), négoce de matériel agricole Patoux (40 sal.). Richebourg a atteint les 2 000 hab. dès 1851 et 2 300 en 1872, s’est affaiblie ensuite jusqu’à moins de 1 000 hab. en 1936, puis a repris quelque croissance après 1970.


Vermelles

4 500 hab. (Vermellois), 1 039 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton de Cambrin, 4 km SSE du chef-lieu. Elle jouxte Mazingarbe au sud et fut aussi une ville minière, dotée des fosses 3 et 4 de la Compagnie de Béthune (Grenay), fermées en 1965. Elle a un collège public, un magasin Super-U (65 sal.), gardiennage Hexagone (50 sal.). De 800 hab. au milieu du 19e s., Vermelles est montée à 3 700 hab. en 1911 et a culminé à 4 800 hab. en 1962, puis sa population a fluctué un peu au-dessous de ce niveau.